INTERVIEW

13 édition de la semaine pour l'emploi des personnes handicapées organisée par l'adapt et l'agefiph
2009.11.15 — Si il s’agit bien sur d’un évènement important de l’année, sa disparition dans quelques année voudrait aussi indiqué la parfaite insertion des travailleurs handicapées dans la société. Malgré de bon résultat l’édition 2008 et malgré qu’il soit convaincu parait-il de la qualité de leurs travail. La majorité des entreprises continue a ne pas atteindre leurs les quotas fixé par la loi. Avec un taux de chômage de 19,5% soit deux plus importante que chez les valides, les travailleurs handicapées continue a connaitre de bon nombre de difficultés. Mais lesquels me direz-vous ? Elle sont aujourd’hui au nombre de deux. Tout d’abord le manque de formation et le niveau très bas de qualification de bon nombre des demandeurs d’emploi mais cette réalité ne doit pas servir d’excuse a des patrons peu enclin a répondre a leurs obligation. La principal difficulté vient de la méconnaissance d’une société qui continue préfère exclure se quel ne connait pas ou ne veut pas connaitre !
Pour tout ces raisons nous proposons donc d’ouvrir cette semaine pour l’emploi avec un premier interview avec Éric Blanchet, Directeur général adjoint de l’ADAPT, assurant actuellement l’intérim du poste de secrétaire général qui sera nommé en janvier 20010 et qui a bien voulu répondre a une série de questions que certains d’entre vous nous ont parfois proposer Voici ce qu’il a gentiment répondu.

Éric Blanchet, Directeur général adjoint de l'ADAPT
F.H.I — Le chômage affecte-t-il moins les travailleurs handicapés qui restent selon les statistiques environ 19,5 % . Pensez-vous réellement que cette situation puisse s’améliorer dans les prochains mois ?
Éric Blanchet — La situation de l’emploi des personnes handicapées est toujours préoccupante puisque leur taux de chômage est deux fois plus élevé que celui des personnes valides. A ce jour, et selon les sources, leur nombre est estimé entre 220 000 et 250 000 personnes au chômage. Parmi elles, plus de 58 000 sont au chômage depuis plus de deux ans. Alors même si, en cette période de récession économique, l’augmentation du chômage des PH est moins importante que celle des personnes valides, la situation est difficile et doit faire l’objet de toutes les attentions, entreprises privés et publiques et aussi des pouvoirs publics.
F.H.I — La majorité des emplois aujourd’hui pour les travailleurs handicapés reste des contrats précaires ne trouvez-vous pas cette situation inquiétante ?
Éric Blanchet — En effet bons nombre d’emplois sont des contrats précaires ce qui reste une situation difficile pour des personnes déjà fragilisées par leur situation. Néanmoins, il faut apporter une nuance. Pour bons nombre de personnes en situation de handicap l’accès à l’emploi est une véritable bataille. La forme juridique que prend la première relation à l’emploi n’est pas toujours la priorité, c’est l’expérience qui va compter pour que l’entreprise change son regard sur le handicap et qu’une relation sur le long terme puisse se construire. Bien en tendu l’objectif est d’arriver à pérenniser les postes sur le long terme.
F.H.I — Dans un rapport rendu il y a une semaine la HALDE affirme que la discrimination touche aussi les travailleurs handicapés dans leurs carrières, quel et votre opinion a ce sujet ?
Éric Blanchet — Aujourd’hui, les situations que fait ressortir la HALDE sont malheureusement réelles et nous avons à LADAPT des témoignages de personnes en détresse dans des situations difficiles. Nous essayons de faire le lien quand cela est possible.La gestion des situations de handicap au sein de l’entreprise fait partie intégrante de son management. Nous allons devoir travailler de plus en plus longtemps l’entreprise sera donc confrontée à la gestion de ce type de situation ou des salariés seront confrontés dans leur vie à des périodes où ils seront touchés par des formes diverses de handicap.
L’entreprise doit se préparer à accompagner ces salariés sans remettre en cause leur évolution professionnelle mais en l’adaptant. On peut retrouver ici des points communs avec la gestion des séniors dans l ‘entreprise.Les mentalités doivent encore évoluer sur ce sujet. La discrimination touche en priorité les personnes qui ont une différence affichée. Il faut changer le regard sur le handicap et cela passe par l’éducation, la sensibilisation dans les écoles, collèges, lycées, universités, écoles supérieures…..il faut enlever la peur dans le regard de l’autre. Sur le long terme c’est le travail auprès des jeunes, le contact direct avec le handicap qui changera les comportements, les regards, les rejets. Les actions de prévention sont aussi importantes aupr ès de la population jeune.
Il faut refaire le lien sur la solidarité. Pour le court terme ce sont des actions de sensibilisation auprès des salariés sur l’image handicap. Il faut savoir que pour bons nombres de personnes le handicap est encore représenté par le fauteuil roulant alors qu’il représente moins de 5% des formes de handicap. LADAPT intervient dans les entreprises pour les accompagner sur le changement des regards et mentalités face à ce sujet.

les femmes souvent doublement handicapés comme le confirme l'association « Femme pour le dire, Femme pour agir »
F.H.I — Les femmes sont-elle doublement concernées par cette discrimination comme l’affirme l’association « Femme pour le dire, Femme pour agir » quel sont selon les solutions à mettre en œuvre pour remédier a celle-ci ?
Éric Blanchet — Les femmes sont souvent plus touchées du fait de leur isolement géographique, de leur manque de formation, de leur situation personnelle où elles sont souvent seules avec de jeunes enfants ce qui ne permet pas facilement le retour à l’emploi. Il faut utiliser plusieurs leviers dont les deux principaux sont à mon sens régler leur situation personnelle en trouvant une réponse pour les enfants, les conditions d’hébergement et ensuite travailler avec elle sur les actions de formation qui vont permettre à la personne de se reconstruire, de retrouver de la confiance et d’aller vers un métier. Pour cela, il faut une bonne coordination des différents acteurs pour la prise en charge aboutisse à une solution.
F.H.I — Malgré de nombreuses campagnes de communication engagées depuis 2005 par l’Agefiph, les employeurs affichent une certaine réserve quand a l’handicap. Selon vous quelles en sont les raisons ?
Éric Blanchet — On revient toujours à la même ambition changer le regard sur le handicap. N’oublions pas que les employeurs sont des hommes et femmes qui ont eux même leur représentation de ces situations de handicap. La communication est importante mais souvent insuffisante. Il faut aider les entrepreneurs à passer le cap de la rencontre et de l’expérience pour que le déclic se fasse.
Je pense qu’il s’agit d’une méconnaissance des employeurs vis à vis du handicap. Le handicap fait peur quand on ne le connaît pas. Est-ce que l’on sait que le handicap moteur représente seulement 5% des handicaps ? Nous, à L’ADAPT, nous pensons que c’est la rencontre qui permet de démystifier les à priori et c’est la raison pour laquelle nous organisons pendant la Semaine pour l’emploi des actions qui permettent aux recruteurs de rencontrer des personnes en situations de handicap et donc d’être confrontés à la réalité du handicap.
F.H.I — Près de 35 % continue à ne pas embaucher et 15 % environ reste en dessous de leurs quotas il s’agit là essentiellement de PMI-PME situation qui reste la même depuis 5 ans et ceux malgré le soutient quel bénéficie parfois. Comment percevez-vous cette situation ?
Éric Blanchet — On estime à 27% les entreprises ayant un quota égal à zéro et 28% des entreprises qui remplissent en partie leur obligation d’emploi. Le chemin est encore long. Je pense que les entreprises ont besoin d’être accompagnées pour les aider dans leur politique handicap. 2010 représente un tournant pour la majorité d’entre elles qui n’auront effectué aucune action en faveur de l’emploi des personnes handicapées : en plus de la sensibilisation, cela va obliger les recruteurs à se pencher sur des compétences de profils différents !
F.H.I — La fonction publique atteint un chiffre d’embauche globale de 4,4 % contre 4,2 % en 2007, il manque malgré tout près 90 000 emplois, estimez-vous
que celui soit un exemple pour le secteur privé et que sa politique d’embauche soit suffisant ?
Éric Blanchet — Les deux secteurs, privé et public, n’atteignent pas le quota des 6%. Il y a encore des efforts à faire des deux côtés. .. Les mentalités dans la fonction publique doivent aussi évoluer sur le handicap. Il faut sensibiliser, former, échanger sur ce sujet pour bouger les frontières. Le secteur public doit être exemplaire pour que le secteur privé y trouve une expérience et un repère indiscutable.
F.H.I — Certaines entreprises affirment avoir du mal à recruter des salariés handicapés qualifiés, situation confirmée par la FNATH ou l’APF, comment améliorer leurs accès à l’emploi, et le manque de formation n’est-il pas toujours le problème ?
Éric Blanchet — Une des principales difficultés reste l’inadéquation entre les besoins de compétences des entreprises et celles que peuvent offrir les candidats handicapés. La formation reste une priorité pour combler ce fossé. Les centres de rééducation professionnelle, même s’ils apportent une partie de la solution, forment des personnes handicapées de niveau 3 maximum. La formation qualifiante n’est pas le seul moyen d’atteindre l’adéquation entre les profils demandés par les entreprises et le niveau des candidats à l’emploi. La formation qu’un candidat peut acquérir en entreprise en termes de savoir, de savoir-faire et de savoir-&eci rc;tre est aussi très importante.
F.H.I — Prévus par la loi depuis trois ans, les CV anonymes selon sont-ils utile ou pas, et ne faut-il pas prévoir plutôt à cela un changement de comportement au niveau du management de l’entreprise ?
Éric Blanchet — Le handicap dans l’entreprise fait partie intégrante du management et du projet d’entreprise : Cette volonté doit clairement être impulsé par la direction générale ce n’est pas le domaine réservé des ressources humaines. Pour ce qui est de l’anonymat, nous n’avons pas de préconisation type à faire aux travailleurs handicapés de nos établissements. C’est leur libre arbitre que de déclarer sur le CV leur situation de handicap ou non. Une chose est sûre : nous les poussons à mettre en avant leurs compétences et leur parcours, et seulement dans un second temps à parler de leur handicap sous forme d’adaptation de poste. Il ne s’agit pas de masquer les évidences ou de cacher les situations, cela n’aurait pas de sens ? Par contre à L’ADAPT, nous travaillons avec les personnes en situation de handicap pour qu’elles soient bien préparer vis-à-vis des rencontres avec les employeurs potentiels. On les amène à démystifier leur situation d’handicap, d’arriver à en parler comme un élément qui fait partie de leur personne comme leur caractère, leur compétence, leur choix de vie…..Plus la personne en situation de handicap sera à l’aise, plus le recruteur sera lui aussi disponible pour la discussion. On insiste bien sur le fait que ce qui doit compter l’entreprise s’est bien l’apport de compétence avant tout.
L’ADAPT travaille avec les recruteurs, employeurs sur le changement du regard en les faisant participer à des HANDI CAFE ou JOB DATING sur toute la France. C’est ce type de rencontre qui permettra de changer les choses.

La formation reste la véritable solution pour un gouvernement qui souhaite travailler a tout prix les travailleurs handicapés, faut-il que ont leurs donne les moyens d'apprendre un métiers
F.H.I — Certaines associations et travailleurs affirment que les nombreuses conventions d’emploi signé par l’Agefiph permettront notamment à celle-ci d’échapper à la nouvelle réglementation applicable en janvier 2010 sur la contribution. Quel et votre analyse a se sujet et pensez-vous que celle-ci permettre d’embauche ?
Éric Blanchet — 88 % des salariés côtoyant des personnes en situation de handicap jugent facile de travailler avec elles, pour ceux qui n’ont pas de collègues handicapés, la perception est beaucoup plus négative : 55 % pensent, qu’ils ont du mal à accomplir leur travail… et même 19 % qu’elles compliquent le travail ? Comment expliquez-vous se résultat et l’analyse que vous en avez ?
Il faut se baser sur l’expérience de ceux qui ont travaillé avec des personnes handicapées et non sur une perception générale ! Cela conforte qu’il y a un travail important à mener sur les mentalités. L’emploi des personnes en situation de handicap correspond à de la haute couture. Pour un qu’un projet se passe bien, il faut anticiper un certain nombre de chose pour gagner la réussite de l’intégration au sein de l’entreprise. Ce sont souvent des choses simples et de bon sens qu’il suffit de mettre en œuvre avant son arrivée.
Les conventions signées avec l’Agefiph sont un premier pas dans le dispositif. Il faut lutter contre les effets « cosmétologique » que certains pourraient employer dans une communication qui ne serait pas le reflet réel d’une volonté d’intégrer dans leur entreprise les personnes en situation de handicap. L’ADAPT est là pour les aider en menant des actions de sensibilisation, formation, conseil….
F.H.I — Certains travailleurs handicapés lourdement handicapés affirment ne plus pouvoir trouver du travail dans les ESAT ou les Ateliers protégés, ont tendance a mettre en ouvre de politique de rentabilité embauchent que les A et B des TH. L’ADAPT propriétaire de 15 ESAT comment voit-elle cette critique ? Éric Blanchet — Cela peut être une réalité dans certains endroits ou la vocation médico-sociale de l’ESAT a diminué face à une recherche accrue de la rentabilité. Il faut bien rappeler sans ambigüité aucune que les ESAT sont des établissements médico-sociaux dont l’objectif est de permettre la réinsertion professionnelle des personnes qu’ils ont en charge. L’économie de ces structures doit être saine et permettre le développement et la formation des stagiaires. L’ADAPT a développé dans ces ESAT, les ESAT hors mur. Ces derniers permet de mettre as sez rapidement les populations handicapées les plus à même de retourner vers l’emploi dans des situations réelles au sein de l’entreprise. Ce type d’établissement est très intéressant et complète la palette des ESAT classique. Ils sont un pas de plus vers l’insertion professionnelle. Ils permettent aussi aux entreprises de faire connaissance avec la réalité du monde du handicap et participent aux changements de regard.
F.H.I — Votre association fête cette année ces 80 ans d ‘existence, comment percevez-vous l’évolution du travailleur handicapé dans notre société depuis votre création ?
Éric Blanchet — La loi et notamment celle de 2005 a fait avancer les droits des personnes handicapées et nous nous en félicitons. Notre fondatrice qui a eu l’intuition il y a 80 ans de donner du travail aux grands handicapés de l’époque, les femmes victime de tuberculose osseuse s’avère toujours d’actualité : travailler, c’est recouvrer une dignité et une citoyenneté et c’est permettre à la personne handicapée d’être actrice de sa vie.
Demain est pour nous une bataille à gagner où L’ADAPT s’inscrit comme une association qui veut mettre les personnes en situation de handicap dans la cité, au milieu des autres pour partager la citoyenneté. Il ne faut plus d’établissement fermé sur eux même ouvrons les murs, permettons les rencontres avec les jeunes, les personnes âgées, mixons les populations pour les enrichir. L’ADAPT lutte pour que les personnes en situation de handicap soit des citoyens à part entière avec leur droits et obligations. La réussite de l’insertion professionnelle et sociale est un vecteur important dans la construction du futur pour notre société.


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novembre 17th, 2009 at 10 h 33 min
Né le 1er février j’avais alors 18 ans lors du vote de la loi, j’entends encore mes parents qui avait placé leurs espoir face a M. Jacques Chirac et qui 4 ans plus tard malgré un léger un instant d’espoir ont vite prit le chemin de la réalité…Tout comme moi d’ailleurs, pour lequel toujours au chômage et malgré une qualification en informatique et poursuivant une formation complémentaire, mes revenus sont 860,94 € entre l’AAH et le Complément de Ressource. Ce qui aujourd’hui me rend véritablement triste face a cette situation provient du fait que mes parents ce eux sacrifié afin de pouvoir de permettre une scolarisation, et malgré tous ces efforts je reste aujourd’hui dans une situation de recherche d’emploi tout cela par la fait qu’il existe toujours en France des entreprises plus 49% qui ne respecte pas la législation. Alors que faire, croyez-vous honnêtement que un éventuel RSA destiné aux personnes handicapées pouvant travaillé pourrait être la solution honnêtement cela me paraît peu probable a moins que l’entreprise ne se serve de nous que pendant la période d’exonération des charges sociale puis nous jeter comme un déchet la première poubelle venu !
novembre 20th, 2009 at 12 h 21 min
Je ne puis que donner mon expérience personnelle, handicapée à 70 % j’ai passé un test réservé personne handicapée dans la fonction publique territoriale. L’écrit a très bien marché mais les “recruteurs” ne savent visiblement pas ce qu’est un handicap. J’ai eu droit à des questions humiliantes sur mon handicap, mon traitement médicamenteux pour être finalement renvoyée chez moi. Dans le public, les jurys (j’en ai vu 2) ne sont pas tendres avec les personnes handicapées accusées de se complaire dans leur handicap. Je précise qu’ils s’agissaient de mairies socialistes ! Alors oui le PS a intérêt à se bouger et j’espère que les personnes non handicapées vont prendre un minimum conscience du problème, on peut tous devenir handicapé, j’en suis la preuve ! Les quotas ne sont pas respectés dans la fonction publique territoriale les handicapés ça fait peur même à gauche ! Ca ne prévient pas ça arrive comme disait une copine dans la même situation.