POLITIQUE — HANDICAP
2009.09.02 — Prise en main gouvernementale ou restructuration la création d’un Comité Intermisteriel du Handicap en remplacement de l’actuel déléguation comme la annoncé le gouvernement, ne semblent pas avoir convaincu les association et personnes handicapées. Décision qui annonce aussi la disparition de M. Jean-Marie SCHELERET au poste de président du CNCPH  remplacé par M. Patrick Gohet dont le prochain rapport et prévus pour 2010. CNCPH qui se réunira a la mi-octobre pour il lui sera demandé a titre consultatif son avis sur se changement. Interrogé voici ce que nous répondent M. Patrick GOHET et M.Jean-Marie SCHELERET…

Conseil des Ministres
Pour rappel le Gouvernement a effet lors d’un communiqué debut septembre a annoncé la suppression de la Délégation Interministériel des Personnes Handicap au profit du Comité Intermisteriel présidé par le Premier Ministre François Fillion. Cette décision prise sans aucune concertation avec les associations concernées serait le résultat selon les services gouvernement d’une restructuration des services, la création d’une sous-direction des Personnes Handicapées au sein de la direction générale de la cohésion sociale qui se substituera à l’actuelle. Le C.I.H. serait chargé de mettre en oeuvre une politique transversale. Celle-ci sera dirigée par Thierry Dieuleveux, 49 ans, Inspecteur général des affaires sociales et chef de la mission de révision générale des politiques publiques pour la politique familiale.
Pour d’autres, les déclarations de Jean-Marie Schléret et son bilan 2008 sur la politique du handicap n’auraient pas été très apprécié du chef de l’Etat. Quelle que soit la raison, le manque de discussion avec le monde associatif incompréhensible. Enfin, ce changement semble donné raison aux associations qui craignent une prise de contrôle par le Gouvernement empêchant tout critique sur sa politique.
De son côté le Collectif des démocrates handicapés (CDH) indique sa stafisfaction mais reste semble t-il prudent, en déclarent “qu’avec la création du Comité interministériel du handicap (CIH) le gouvernement vienne à traiter le handicap à travers une politique “transversale “. L’ensemble des difficultés que rencontrent les plus vulnérables de notre société (scolarisation, travail, revenus, logement, santé) doit être traité de la même façon que pour le citoyen « ordinaire ». Là est le vrai sens d’une inclusion réussie. Mais ne nous y trompons pas ! Sans objectifs précis, avec à la clef, de réelles enveloppes budgétaires qui répondent aux besoins urgents de concitoyens en grande désespérance, le CIH ne sera que feu de paille sur de la braise ! La crise touche d’autant plus nombre de personnes handicapées, que celles-ci vivaient déjà dans la précarité auparavant. De récentes mesures pour juguler le déficit des services sociaux et de santé, n’ont fait que rajouter drames et injustices à une situation particulièrement intolérable au XXI° siècle.
Le collectif encourage donc M. François FILLON, à dicter au CIH des objectifs clairs et précis, en adéquation avec la forte attente exprimée lors des récentes mobilisations des grands mouvements de personnes handicapées. Le CDH exige des hauts décideurs politiques qu’ils mettent en face des objectifs affichés les moyens financiers nécessaires pour leur réalisation effective.  Avec la création du CIH, il est impératif qu’une rupture avec le passé se fasse : que cesse les « effets d’annonce » sans budgétisation avérée !  La cohésion sociale chère aux sociétés dites modernes passe par de vraies réponses concrètes !
Entretien avec M. Patrick GOHET

Président de la Délégation Interministérielle des Personnes Handicapées remplacé prochainement M. Patrick Gohet devrait ainsi remplacé M. Jean-Marie Schleret au poste du CNCPH
F.H.I — La Délégation interministérielle va disparaître dans quelques semaines. Pourquoi une telle décision et les raisons de « cette prise de contrôle par le Premier Ministre » ?
M. Patrick GOHET — Nous sommes en train de changer d’époque. Nous passons d’une époque où il s’agissait avant tout d’adopter des textes législatifs et règlementaires destinés à réformer la politique du handicap, à une époque où la priorité est la mise en Å“uvre de ces textes. Nous sommes nombreux à considérer qu’il convient donc d’adapter la gouvernance de la politique du handicap et de le faire en respectant les grandes orientations de la réforme de l’Etat. Je suis de ceux qui ont proposé que soit installé le Comité interministériel que prévoyait déjà la loi d’orientation de 1975. En plaçant cette instance auprès du Premier Ministre, nous renforçons sa capacité de décision et d’action.
F.H.I — Vous même allez être nommé au CNCPH en remplacement de l’actuellement président Jean-Marie SCHLERET. Des associations, des personnes handicapées ou d’autres institutions affirment pour certaines d’entres elles qu’il s’agit d’une prise de contrôle. Quand pensez-vous et comment voyez vous cette nomination ?
M. Patrick GOHET — La part que j’ai prise dans la conception et l’élaboration de la nouvelle politique du handicap, d’une part, et ma contribution à l’exceptionnelle concertation qui a marqué l’adoption de la loi nouvelle sont la garantie que le CNCPH continuera d’être un lieu collégial de dialogue véritable et de propositions constructives.
F.H.I — Pouvez-vous nous dire les délais pour la mise en place du changement d’organisation et sa future composition ?
M. Patrick GOHET —La composition du CNCPH est pratiquement achevée. Il fait l’objet d’un élargissement en direction de handicaps qui n’étaient pas représentés jusque là ainsi que d’acteurs des secteurs de l’éducation, de la médecine du travail, de la rééducation fonctionnelle… Fidèle à ce qu’il a été sous la présidence de Jean-Marie SCHLERET, le CNCPH sera un partenaire vigilant et positif des pouvoirs publics.
Entretien avec M. Jean-Marie SCHELERET

Jean-Marie Schleret actuel Président du Conseil Nationale Consultatif des Personnes Handicapée (CNCPH)
F.H.I —  La Délégation va interministérielle disparaître dans quelques semaine pourquoi une tel décision et les raisons selon vous considérer par certains comme une “prise de contrôle par le premier ministre” ?
Jean-Marie SCHELERET — Il y a deux aspects à ce problème, l’un positif, l’autre négatif. Depuis février 2008, le CNCPH demandait un pilotage interministériel de la politique du handicap, placé auprès du premier ministre. Il a donc été entendu avec la création du comité interministériel. Par contre, il n’était peut-être pas souhaitable de supprimer pour autant la délégation interministérielle qui aurait pu constituer un excellent appui.
F.H.I — Selon-vous cette réorganisation sera tel ou non bénéfique pour les intéressé et comment voyez-vous sa composition ?
Jean-Marie SCHELERET — Dans le principe, un comité interministériel sous la présidence du premier ministérie, devrait favoriser une meilleure prise en compte de l’esprit et des dispositions de la loi de 2005, et par voie de conséquence, mieux servir les personnes handicapées. La question reste de savoir si l’adossement à la DGAS - DGCS,  apportera au secrétaire général les aides indispensables à la dynamisation d’un tel dispositif.
F.H.I — Actuellement Président du CNCPH vous allez être prochainement remplacé a ce poste par M. Patrick Gohet. Si celui-ci parait satisfait, associations, personnes handicapées ou autres institutions affirment pour certaines d’entres elles qu’il s’agit encore d’une main mise. Quand Pensez-vous et comment voyez vous cette nomination ?
Jean-Marie SCHELERET — La nomination prévue de Patrick Gohet à la tête du CNCPH ne peut que rassurer le président sortant qui y a consacré beaucoup d’énergie depuis 2002. C’est sans doute le meilleur choix, compte-tenu de la grande expérience du délégué interministériel qui a toujours été à mes côtés au CNCPH et qui, depuis 2004, a assuré un secrétariat extrêmement efficace. La seule incertitude réside dans l’adossement à la DGAS-DGCS qui nous ramène à la situation d’avant 2004, celle que j’ai trouvé en accédant à la présidence du CNCPH. Si un tel adossement peut garantir à coup sûr des compétences, il peut également s’avérer contreproductif. De 2002 à 2004, j’avais éprouvé beaucoup de difficultés à mobiliser de manière efficace cette administration. M’était alors apparu qu’il n’était pas souhaitable de confier à une administration chargée de produire les principaux textes d’application, la logistique d’une instance chargée de se prononcer à leur sujet.
Propos receuilli à Paris le 01 Octobre 2009
par Stéphane Lagoutiére


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octobre 8th, 2009 at 2 h 25 min
y sont contents ces carriéristes qui font du handicap leur cheval de bataille pour être promulgués au plus haut de qu’ils n’auraient jamais espéré sans le concours du handicap !!! (pas de la majorité des handicapés il va de soi, mais eux s’en contrefoutent, ces petits valides carriéristes merdiques)
A VOMIR ! Et en attendant la France d’en bas crève un peu plus… merci qui ?