THEATRE
2009-09-02 — On avait annoncé un peu vite sa fin. L’Éponge Théâtre est une dure à cuire. Abandonnée en chemin par le centre hospitalier ? La compagnie poursuivra seule sa route. Seule, enfin pas tout à fait quand même. Car le conseil régional d’Auvergne veille au grain. Et a donné un bon petit coup de fouet : pas moins de 15.000 euros.
De quoi noircir encore quelques pages ! Et prolonger l’aventure qui dure depuis 18 ans. Avec en ligne de mire, la création d’un CAT théâtre, le premier en Auvergne dont l’Éponge serait le principal levier.
Pour le moment, la troupe reprend ses esprits. Le noyau dur, une dizaine d’acteurs, a retrouvé le chemin du Théâtre et Fabrice Dubusset, son metteur en scène fétiche, secondé désormais par un art-thérapeute. Les Journées du patrimoine sont une belle occasion pour l’Éponge de se remettre en selle. Et au travail. Pas à Vichy, cette fois, mais à Saint-Pourçain-sur-Sioule, dans l’ancien hôpital Marie Laval où elle prendra ses quartiers à partir du 14 septembre. Samedi 19 septembre, dans « My Saint-Pourçain is rich », il sera question d’une histoire, véridique, de prince et de bergère, celle de Marie Laval et de son comte anglais tombé du ciel. Bus et taxi britanniques seront de sortie. Et avec eux l’évocation d’un lieu qui accueillit les miséreux.
Le thème des Journées du patrimoine est le handicap et la culture. Ça tombe bien. L’Éponge veut entraîner dans sa valse des malades de l’alcool, des handicapés moteur, des vieilles gens. Ceux-là même qu’on entend si peu et dont prend soin l’hôpital C’ur du Bourbonnais avec qui les liens sont forts. Dans le même temps, la compagnie n’a pas abandonné l’idée de son « Buffet vivant ». Simplement reporté sa présentation. La première est prévue pour Noël, à Vichy. Reste à fixer le lieu. Ce buffet, c’est sûr, n’aura rien de commun. Il se jouera autour de quatre serveurs et acteurs mêlés aux plats, aux fruits et aux légumes. Un scénario cuisiné aux petits oignons par une troupe à l’imagination féconde et décalée.
Fabrice Dubusset s’en régale d’avance. « C’est une ribambelle de mots. C’est poétique, surréaliste, foisonnant comme un banquet. C’est fait pour rire aussi de ces grandes phrases qu’on entend à chaque inauguration ». Morceaux choisis : « la langue de b’uf, c’est la langue de bois » ; « la sexualité de la carotte, c’est cru ! » A vous maintenant de vous rendre compte sur place du spectacle !
La Rédaction


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