SOCIAL

Le Service d'Aide Humaine de l'association qui intervient auprès des personnes handicapées ou âgées ici a Bourges ©APF
2010.03.09 — L’association des Paralysés de France (APF) a interpellé à plusieurs reprises, ces derniers mois, la Direction Générale de la Cohésion Sociale (DGCS) au sujet très préoccupant de la situation économique des Services d’Aide et d’Accompagnement à Domicile (SAAD) et Services d’Aide Humaine (SAH) de l’association. A ce jour, seules 2 des 21 structures APF ont obtenu une subvention de leur DDASS d’un montant qui ne couvrira pourtant pas leur déficit !
Pour l’association, Il est désormais indispensable de prendre des mesures d’urgence pour que l’APF puisse continuer à assurer sa mission d’aide et de soin à domicile pour les personnes en situation de handicap. Sans compter qu’il en va également de la sauvegarde d’emplois des professionnels du médico-social intervenant à domicile.
Malgré de nombreux courriers envoyé, informant la DGCS de la situation alarmante de ses SAAD et SAH, ces courriers sont restés sans réponse. Une situation qui pourtant une table ronde qui avait eu lieu le 22 décembre 2009 réunissant 16 organisations représentant les professionnels et usagers du secteur n’ont pas été entendu. L’association estime qu’aune décision n’a été prise au sujet de la création d’un fonds d’urgence et ceux malgré la promesse du gouvernement de la mise en Å“uvre de travaux sur une refonte du système de l’aide et des soins à domicile. Une situation qui reste d’actualité en pleine discussion sociale, mais pour lequel concernant se dossier aucun calendrier de travail n’a été établi alors que ces travaux doivent être finalisés en juin.
Pour le Président de l’APF Jean-Marie Barbier, les pouvoirs publics restent sourds aux alertes des associations, alors que certains gestionnaires de ce type de services sont dans l’obligation de fermer leurs services laissant des centaines de personnes en situation de handicap sans réponse adaptée !
Pour rappel l’association celle de 2008, ou l’État considérant que la prestation de compensation du handicap (PCH) permettrait aux usagers de financer les interventions des « services d’aide humaine », avait supprimé sa contribution de 50Md€ destinée jusqu’à alors à financer ces services.
Jean-Marie Barbier qui tire ici la sonnette d’alarme, souhaitant que le gouvernement puisse prendre des mesure d’urgence en proposant des avancées concrètes et un soutien financier aux services d’aide à domicile des associations ! « Au final il est inacceptable que ce soient les usagers et les associations sur leurs fonds propres qui doivent payer le déficit. Au cÅ“ur de cette situation : la reconnaissance de l’utilité publique et sociale, qui fait aujourd’hui débat dans la transposition de la directive européenne sur les services sociaux d’intérêt général. L’enjeu essentiel qui va de pair est une tarification à hauteur des besoins et des coûts de fonctionnement« . Selon lui.
La Rédaction


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