La SNCF au cœur d’une nouvelle plainte pour discrimination par un jeune étudiant toulousain
Âgé de 25 ans, Kevin FERMINE est un étudiant en droit qui prend régulièrement le train pour ses études, loisirs ou déplacement quotidiens, pas toujours très facile faute d’accès adaptés a son fauteuil électrique et son chien d'assistance. Pourtant me direz-vous des systèmes ont été mise en place ? Mais sont-ils réellement adaptés en fonction du handicap de chacun comme oblige la SNCF à le faire ? Il semblerait que non ! Une situation qui a poussé le jeune étudiant a déposé une plainte devant le tribunal administratif et saisir le procureur de la République de Toulouse, pour discrimination, déclarant « voyager des conditions indignes ».
Un combat pour la reconnaissance d’une citoyenneté...
Des voyages qui sont devenus pour lui aujourd’hui un parcours du combattant et parfois synonymes d'épreuve avec des toilettes toujours inaccessibles aux personnes en situation de handicap « Si bien, que lors de mes voyages de Toulouse à Paris, je suis forcé de me retenir pendant presque 6 heures, s'il n'y a pas de retard ... » précise-t-il. Auquel s’ajoutent des rames au passage intérieur trop étroit le contraignant à rester aux portes d’entrée des rames. Une plainte et la décision de saisir la justice après plusieurs lettres restées sans réponse de la part de la direction régionale de la SNCF.
Au plutôt deux plaintes l’une devant le procureur de la République pour discrimination, mais aussi le Tribunal administratif ou au-delà des dommages et intérêts il souhaite avant tout une véritable reconnaissance de la situation de citoyens des personnes en situation de handicap.
Interrogé, Kévin FERMINE, explique ne pas comprendre que « les boutons d'assistance sont très souvent désactivés et je dois demander aux contrôleurs du train leurs activations » une obligation que bien souvent les contrôleurs de
la SNCF seraient incapables d’accomplir. « Or, nous, personnes handicapées, payons nos billets au même prix que les autres voyageurs », souligne-t-il.
Des rames accessibles dans une décennie...
Alors que la France n’a déjà pas respecté la date fixée par la loi de 2005 et qui fixé le délai au 1er janvier 2015 et que les collectivités et tous les espaces recevant du public comme en fait partie la SNCF. L’entreprise qui avait d’ailleurs dans Ad'Ap (agendas d'accessibilité programmés), obtenu un délai supplémentaire à 2024, contre 3 ans pour la plupart des établissements recevant du public, ce qui avait déclenché la colère des associations personnes handicapées.
Si de son côté la SNCF réfute toute discrimination, elle reconnaît cependant que les objectifs d’accessibilité des gares ainsi que des quais, mais encore des rames plus adaptés au problématiques de l’accessibilité ont commencé à faire leurs apparitions. La SNCF qui assure avoir lancé un plan de 824 M€, des rames qui demeurent deux ans après les Ad'Ap encore trop peu nombreuses. En décembre 2016, l'État et la SNCF ont par ailleurs signé le schéma directeur national d'accessibilité des services ferroviaires qui prévoit de rendre 160 nouvelles gares accessibles d'ici 2024
Une situation pour lequel ont est en droit de se demandé si la SNCF ne demandera pas neuf années dérogatoires supplémentaires pour respecté un droit fondamental celui de la liberté de circulation...Un combat que ce jeune étudiant toulousain compte bien aller jusqu’au bout pour faire respecter les droits des personnes en situation de handicap
La Rédaction
Publication : 13/01/2017
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