Nino : Une rencontre et l’histoire d’un trentenaire qui découvre alors son Cancer
Bouleversant, et d’une tendresse infinie qui vous donne un aperçu de réelle de la vie et de celle de la maladie très individualisé. Dans trois jours, Nino devra affronter une grande épreuve. D’ici là, les médecins lui ont confié deux missions. Deux impératifs qui vont mener le jeune homme à travers Paris, le pousser à refaire corps avec les autres et avec lui-même. Un film né d'une expérience vécu par la réalisatrice Pauline LOQUÈS qui a perdu un proche Romain, d’un Cancer.
Un film au cœur des familles…et de la jeunesse !
Présenté à Cannes, celui-ci aura suscité une véritable émotion, on a tous été bouleversés par Nino interprété par le jeune Québécois, Théodore PELLERIN, qui est le jour de ses 29 ans qui apprend par le médecin qu'il est atteint d'un cancer de la gorge le papillomavirus sexuellement transmissible. Mais aussi celle des seconds rôles comme celui de Sofian interprété par William LEBGHIL qui le joue meilleurs amis de Nino et qui sera aussi à l’occasion l’oreille attentive.
Comme « beaucoup de familles j'étais confrontée à la maladie on a perdu un jeune homme dans ma famille dans sa trentaine emportée par un cancer très agressif Il s’appelait Romain et le film lui est dédié » indique la réalisatrice Pauline LOQUÈS. Un cancer dont les campagnes sexuellement transmissibles ne sont que peut entendu par les jeunes de 18 à 30 ans. Ce que ne comprend pas Nino qui affirme être « Mais je suis Célibataire ». Pour la réalisatrice avant tous « il m’importait de sauver mon personnage. J’étais fâchée contre la maladie, il me fallait réinventer l’histoire, réparer ce qu’elle m’avait enlevé de manière symbolique ».
Quatre jours avant…
Un film qui porte son regard et qui s’étend sur les quatre jours précédant le début de son traitement ? Un film qui permet de mieux comprendre que le combat ne commence pas à partir du traitement, mais a l’annonce de la maladie. « Un sujet très peu traité (…) il y a bien des jours et des nuits à vivre...comment les traverser ? » selon Pauline LOQUÈS. Nino, lui, est quelqu’un de discret à qui il arrive quelque chose de trop grand pour lui, ce qui lui offre un potentiel de transformation. Il règne, dans NINO, une atmosphère flottante, que viennent rompre des micro-événements très ancrés dans le réel…
Le fait que Nino ait perdu ses clés le projette dans la réalité de la ville et des autres, Paris étant un endroit où il est difficile d’être seul. Nino, qui
, toute sa vie, a été en retrait, se réfugie dans les salles de bain, les toilettes, mais se cogne au réel. C’est vrai que pour Nino qu’il n’a pas trop de symptômes quand ça lui arrive donc le dire c'est faire exister c'est la maladie donc c'est ça il passe aussi tout un temps. Je ne vais pas le dire parce que je vais devenir malade et puis dans le film va aussi susciter l'inquiétude très forte de mère, interprété par Jeanne BALIBAR, a qu’il n’arrive pas à parler. On se prend aussi du regard d'une mère très inquiète, raison pour lequel Nino hésite à lui dire cette nouvelle réalité qu’il ne connaît pas encore.
L’autre point du Film après une première partie qui se déroule au plus près de ce qui se joue dans sa tête, puis, une part de lui le mène à comprendre qu’il lui faut emprunter un autre chemin. C’est d’ailleurs après cette séquence et celle de la piqûre dans la salle de bain qu’il parvient à parler à son ami. Au début, où l’on voit peu les extérieurs, on ne peut savoir si Nino est dans un hôpital, un commissariat ou une mairie. À la fin, la réalisatrice souhaitait qu’on sente que l’hôpital allait faire partie de sa réalité et qu’il était intégré au milieu de la ville, des immeubles et de la vie autour. Nino est malade, va être soigné tout en continuant à vivre dans son environnement habituel.
Un Film à voir absolument notamment pour la jeunesse Française dont la maladie encore mal connue malgré de grande campagne de prévention
Chez les jeunes adultes (18–30 ans) C’est une tranche d’âge très exposée, car elle correspond à une période de forte activité sexuelle. Ou le taux de vaccination reste insuffisant : en 2023, seulement 41,5 % des filles de 16 ans et 8,5 % des garçons avaient reçu le schéma vaccinal complet. En conclusion : Le HPV est extrêmement répandu chez les jeunes adultes en France, même si beaucoup d’infections sont transitoires et
asymptomatiques. La prévention par la vaccination est donc cruciale pour réduire les risques de complications graves.
Qui est Pauline LOQUÈS
Après des études de lettres puis de droit, Pauline cherche à assouvir sa soif d’écriture dans le journalisme. Pendant plusieurs années, elle est rédactrice pour des émissions culturelles. À l’âge de trente ans, elle se dit qu’il est temps pour elle de sortir du statut de spectatrice. Après une formation de scénariste, elle fait le choix, pour son premier essai, de la simplicité et de l’humilité et choisit de dépeindre avec le plus de sincérité possible la vie des jeunes filles qui l’entourent. Après La Vie de Jeune Fille, et toujours dans le même élan, Pauline écrit puis réalise son premier long-métrage NINO avec Théodore PELLERIN un acteur d'origine Quebecoise âgé de dans le rôle-titre.
Publication : 15/09/2025
Articles en relation
Nino : Une rencontre et l’histoire d’un trentenaire qui découvre alors son Cancer
Bouleversant, et d’une tendresse infinie qui vous donne un aperçu de réelle de la vie et de celle de la maladie très individualisé. Dans trois jours, Nino devra affronter une grande épreuve. D’ici là, les médecins lui ont confié deux missions. Deux impératifs qui vont mener le jeune homme à travers Paris, le pousser à refaire corps avec les autres et avec lui-même. Un film né d'une expérience vécu par la réalisatrice Pauline LOQUÈS qui a perdu un proche Romain, d’un Cancer.
Ma Perception : Regard sur la perception du quotidien des personnes aveugles et malvoyantes dans la société
Ce Documentaire Coproduit par l’UNADEV / La Trame 2024, montre une facette du handicap visuel que l'on ne connait que trop peu : celle de la perception du quotidien des personnes aveugles et malvoyantes. Le spectateur est invité à voyager au cœur du handicap visuel pendant près 1h30, partageant des moments de vie et vivant une expérience immersive dans une tout autre perception du monde. Une présentation qui fait suite a une avant-première en février 2024 a Toulouse.
Habitat, Pauvreté, Exclusion, Handicap : L'Abbé Pierre « Une vie de combats »
Mort il y a dix ans, le 22 janvier 2007, à l'âge de 94 ans. Henri Grouès, il aura prit le nom d’Abbé Pierre. Un nom qui aura marqué l’histoire de France. A la fois résistant, moine, député, il aura finit sa vie en s’engageant auprès des plus faibles, après un appel qui l’aura rendu célèbre celui de l’hiver 54. Puis quelques années plus avec la création d'Emmaüs aujourd’hui présente dans le monde entier. Sortie le 8 novembre prochain, le film d’un budget de 15 M€ il retrace la vie d’un homme qui aura eu mille combats au profit des plus exclus y compris sur le handicap. Un film réalisé formidable réalisé par Frédéric TELLIER et dans le rôle de l’Abbé Pierre l’acteur Benjamin LAVERNHE, et celle qui aura suivit tous vie ce dernier Lucie COUTAZ et jouer par Emmanuelle BERCOT.
Film Carmen's talent « Le talent de Carmen » : Le handicap au-delà de tous : un secret bien caché
Andalousie. 1936. Carmen, une jeune danseuse de flamenco, voit sa carrière professionnelle interrompue par la Guerre, la contraignant à fuir vers Madrid où un événement tragique va bouleverser tous ses espoirs de devenir un jour une danseuse reconnue. Toutefois, sa passion pour la danse, son courage et sa détermination, couplés à l'aide de Dominique, un brillant metteur en scène de l'Opéra de Paris, la conduiront à remonter sur scène où elle connaîtra un succès inattendu.
« Mes frères » dont l’un est atteint de la maladie de l’homme de pierre
Ce film est une belle histoire de famille qui traite de la relation entre deux frères dont l'un est atteint de la maladie de l'homme de pierre, pathologie génétique rare qui transforme les muscles et les tendons en plaques osseuses. Un soir, leur sœur Lola réapparaît dans leurs vies. Tiraillements passés et souffrances ne vont pas empêcher les trois personnages de retrouver la joie et la complicité. Réalisé par Bertrand GUERRY avec David ARRIBE.
« Monsieur Je-Sais-Tout » un film entre joie de vivre et réalisme et un jeune acteur saisissant de vérité
Quelques semaines après la journée mondiale de l’autisme, « Monsieur Je-Sais-Tout » sera à l’affiche partout en France. Un film inspiré du roman d’Alain GILLOT, La Surface de réparation. Un film qui aborde sous un angle drôle et émouvant comme le montre l’extrait, un sujet de société et de santé publique rarement évoquée dans le cinéma français : celui de l’autisme. Un sujet abordé pourtant plusieurs au cinéma comme Rai man, Le phare des orques ou encore Crazy in love sur le syndrome d’Asperger, l’une des variante de l’autisme. Un film français soutenu par des nombreuses associations comme SOS Autisme, Autistes sans frontières…
