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Graphisme les familles à aider en priorité selon les français 909e2Elle demeure une politique essentielle aux yeux des français. Une vision et un droit que la crise des gilets jaune avait aussi mise en avant. Une enquête publiée par la DREES(1) vient confirmer un sentiment ressenti en 2015 par deux chercheuses du Crédoc pour lequel la politique familiale devait servir en priorité a lutté contre la pauvreté et non la natalité. Selon la DREES, 48 % des personnes interrogées jugent que ce sont les familles les plus modestes qu’il faut aider en priorité et les familles concernés par le handicap sont évidemment prise en compte. Des dépenses qui en 2017, représentent un quart des dépenses publiques du risque famille soit 12,6 Mds.

Quatre minima sociaux représentent 95 % des allocataires 756eaFin 2017, 4,22 millions de personnes sont allocataires d'un minimum social. En incluant les conjoints et les enfants à charge, 7 millions de personnes sont couvertes par les minima sociaux, soit 11 % de la population. Le nombre d'allocataires est stable en 2017 (+0,1 % en un an), alors qu'en 2016 il avait diminué pour la première fois depuis la crise de 2008 (-1,3 %). En particulier, la baisse des effectifs du RSA est bien moindre en 2017 (-0,5 %) qu'en 2016 (-4,3 %). Au total, 26,5 milliards d'euros sont versés au titre des minima sociaux en 2017 (1,2 % du PIB). Ces dépenses sont stables par rapport à 2016 (+0,2 %). Des données réunies dans un ouvrage publié par la DREES sous la direction de Pierre-Yves CABANNES et Lucile RICHET-MASTAIN.

Une femme en compagnie dune personne âgée 52dd9Selon un rapport publié le 12 juillet dernier par la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) le taux de reste à charge moyen des bénéficiaires de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA), à cause de leur dépendance est reparti à la hausse en 2017 à 21,7%, contre 20,6% l'année précédente, rompant ainsi avec la tendance baissière qu'il avait amorcée en 2015. Une hausse qui intervient trois ans après l'entrée en vigueur d'une loi qui visait à réduire le reste à charge des patients dépendants, et qui peut notamment s'expliquer par l'augmentation des revenus des patients concernés.

Graphisme sur le taux de disparités des taux de chirurgie ambulatoire départementaux en 2008 et 2016 14051Encouragée par les pouvoirs publics et facilitée par les avancées technologiques, la pratique de la chirurgie ambulatoire – également appelée « hospitalisation de jour sans nuitée » – progresse : le taux de chirurgie ambulatoire est ainsi passé de 38 % en 2008 à 54 % en 2016. L'analyse d'impact des incitations tarifaires et de la procédure de mise sous accord préalable introduites à partir de 2009 montre selon une récente étude de la DREES que pour de nombreuses pathologies visées, les hôpitaux publics ont augmenté la prise en charge en ambulatoire à la suite des mesures. La chirurgie ambulatoire qui progresse ayant passé de 38 % en 2008 à 54 % en 2016 (chiffres ATIH) et représente en 2016 plus de 6.3 millions de séjours. En 2017, un peu moins des deux tiers des séjours de chirurgie ambulatoire sont réalisés dans les cliniques privées.

La commission des affaires sociales et de la santé du CESE étudiant la maladie chronique 32e80Estimé à 10,7 millions concernées par le dispositif dit des Affections longue durée, elles seraient en réalité plus du double selon l’Assurance maladie, soit 35% de la population couverte par le régime général, à avoir recours à des soins liés à une pathologie chronique. Sont-elles responsables pour autant du nouveau déficit que connaitra en 2019 la sécurité sociale qui va atteindre 1.7Mds€ à 4.4Mds€ ? Les maladies chronique qui représentent 60 % des dépenses de l’assurance maladies. La séance plénière du CESE qui à voté à 158 voix pour, ce 11 juin, l’avis sur les maladies chroniques rendu par Anne Gautier et Michel Chassang au nom la section des affaires sociales et de la santé.