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Les Français, de plus en plus sensibles aux inégalités de revenus, s’opposent à la baisse des prestations sociales

Des retraités dans la rue en septembre 2018 protestant contre les inégalités sociales 70058Alors que la France connaît depuis cinq mois un mouvement social d’ampleur nationale, le plus important depuis mai 1968 qui a obligé les politiques à réfléchir à nouveau sur la solidarité et la politique sociale. Le chantier reste ouvert et les Français attendent maintenant les déclarations d’Emmanuel MACRON venant clôturer le Grand Débat nationale. Des Français qui souhaitent voir leur pouvoir d’achat progresser et qui selon le dernier baromètre de la DREES, réalisé du 15 octobre au 1er décembre 2018* et qui sont « de plus en plus sensibles aux inégalités de revenus et s’opposent à la baisse des prestations sociales ».

Des Français de plus pessimiste…

Selon le baromètre d'opinion de la DREES, la perception qu'ont les Français* de leur propre situation se dégrade. Huit Français sur dix estiment que les inégalités ont plutôt augmenté et vont continuer à augmenter. Ainsi, fin 2018, 48 % des Français se disent pessimistes pour leur propre avenir, contre 41 % fin 2017. Un sentiment qui trouve sa plus progression dans les classes sociales les plus fragiles. Ils sont ainsi 58 % avoir ce sentiment chez les ouvriers (+13%) et 55 % chez les retraités (+12%). Des retraités particulièrement touchés par des décisions du gouvernement réduisant sans cesse leurs pouvoirs d'achat. Un sentiment qui n'aura à contrario guère varié chez les cadres supérieurs et professions libérales.

Le sentiment d’une injustice sociale…

Ainsi, ce nouveau baromètre se met aux couleurs des « gilets jaunes avec en tête des préoccupations majeures des Français, celle des niveaux de salaire du pouvoir d'achat, de l'avenir du système de retraite, de la pauvreté du chômage. Mais aussi preuve que le sujet devient un véritable de société celui de l’environnement. Des Français dénoncent, pour la première fois les inégalités de revenus ou en d’autres termes sociale, jugés comme la moins acceptable par 22 % en 2018, soient +7 % en un an. Un sentiment qui trouve sa confirmation la moitié des Français pense que les ouvriers non qualifiés devraient gagner 25 % de plus et les PDG des grandes entreprises françaises 40 % de moins.

Dépassant les inégalités d'accès aux soins (20 %) et ceux malgré la progression des déserts médicaux sur le territoire 86 % des Français se disent satisfaits de la qualité des soins offerts par les médecins généralistes, mais moins de la Graphisme les inégalités de revenus désormais jugées les moins acceptables par les français 02596moitié le sont par les urgences hospitalières. Des chiffres, qui tendent à prouver la justification, des grèves actuelles au sein de ses services. Il

Un besoin d’unité et de solidarité…

Ainsi fin 2018, les Français s'opposent plus que jamais et encore plus fortement que 2017 à une baisse des prestations sociales, et ce, même en échange d'une baisse de leurs impôts ou cotisations, ainsi qu'à la restriction de leur accès aux seuls cotisants. Ils sont ainsi près trois quarts contre une baisse des allocations familiales (+4 points depuis 2017), 78 % contre une baisse des allocations logement (+7 points), 86 % contre une baisse des aides aux personnes handicapées (+5 points) et 88 % contre une baisse des retraites (+6 points).

En termes de cohésion sociale, le sentiment de proximité des Français avec d'autres groupes sociaux a globalement progressé par rapport à 2017. En particulier, le sentiment de proximité aux personnes résidant dans le même quartier ou village est celui qui s'est le plus renforcé dernièrement (+ 11 % depuis 2017) et concerne 60 % des Français en 2018. Les deux échelons auxquels les Français s'identifient avant tout sont l'échelon national pour 39 % des Français et la commune ou le quartier pour 21 % des Français. Le sentiment d'appartenance à la région a gagné 6 % entre 2016 et 2018, année de création des nouvelles grandes régions.

Les Français en attente des réponses du Chef de l’État…

Graphisme le pessimisme en hausse chez les ouvriers et les retraités a4841Près de cinq mois après le début de la crise lancé par les gilets jaunes et qui aura vu la mobilisation de centaine de milliers de personnes dans les rues chaque samedi. Puis le lancement d’un grand débat nationale annoncé comme une réussite par le premier ministre Édouard PHILLIPPE le 10 avril. Pourtant force et constaté tant dans la participation, les revendications et sa restitution celui-ci aura été un échec.

Concernant la participation, les chiffres annoncés dans un premier temps de 5 06 333 participations ont rapidement été revenu a la baisse par différents organismes comme Odoxa ou le journal le monde qui a démontré que la plateforme n’avait enregistré au final que 255 003 à l’une des questions sur l’un des quatre thèmes proposé au débat. Des contributeurs parfois étrangement actifs qui ont mise en avant que plus de la moitié de ces contributions sont des copies collées. Alors que Édouard PHILIPPE annonçait que le RIC ne concernait que 10 % des contributions ces analyses sur la restituions et l’analyse des demandes des français sont largement sujette a caution. En effet seule 47 % ont été analysé. Le doute au final de ce débat annoncé comme une véritable photographie de la préoccupation des français laisse donc largement a désiré ! a l’image de la question relative au handicap qui n’apparaît que dans moins de 5 % des contributions.

Mais le chef de l’État veut-il véritablement changer de politique ou simplement mener une campagne de communication pour tenter de rassurer sa base de 24 % des ces élections a l’aube des élections européenne. Entre suppression de l'ENA, RIC locaux, niches fiscales, convention citoyenne tirée au sort qui aura pour mission de « travailler à la transition écologique et aux réformes concrètes à prendre ». Plusieurs éléments de l'allocution que devait prononcer Emmanuel Macron le 15 avril et qui ont été dévoilés prouve qu’il ne compte pas ni revenir sur la justice sociale en revenant sur l’impôt sur la fortune….

Seule satisfaction peut être pour une partie des retraité, le président qui devait annoncer la réindexation des retraites de moins de 2000 €sur l'inflation à partir du 1er janvier 2020, toujours selon l'AFP. Il doit également annoncer que la prime exceptionnelle de 1000 € annoncée fin 2018 sera « pérennisée » et ouverte aux employeurs « chaque année ». Affichant son intention de « baisser les impôts des classes moyennes », une mesure qui sera financée par la « suppression de certaines niches fiscales ». Des mesures qui selon vraisemblance ne seront suffisante pour calmer la colère et le sentiment d’injustice…

Stéphane LAGOUTIÉRE

Sources : DREES 2019

Catégorie : STATISTIQUES -- SONDAGES
Publication : 17/04/2019
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