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Les Français invités à réfléchir le don d’organes et de la greffe « Tous donneurs, tous receveurs »

Affiche de la Journée nationale de reflexion sur le don d'organe 2024Chaque année le 22 juin, se tient la Journée nationale de réflexion sur le don d'organes et la greffe, et de reconnaissance aux donneurs. Pour cette édition 2024, une fois encore, les citoyens sont invités à réfléchir sur ces questions. Une journée dont les chiffres confirment combien elle demeure importante. Le dons le plus fréquent restant celui du rein. Journée qui a pour objectif de faire prendre conscience à la population que tout le monde est un donneur potentiel d’organes et de tissus, à moins de s’y être opposé de son vivant.

En France, en 2023, ce sont 5 634 greffes qui ont été réalisées, ce qui représente une quinzaine de vies sauvées chaque jour grâce à la formidable coordination des équipes de transplantation. Le don et la greffe sont largement plébiscités par les Français, conscients de son intérêt pour les patients. « L’adhésion des Français au principe de la greffe et du don d’organes ne s’érode pas d’une année sur l’autre, ce qui est une source d’espoir et de satisfaction pour tous les acteurs de la chaîne du don, d’autant que le besoin ne cesse de croître : aujourd’hui, il y a environ 20 000 patients en attente de greffe dans notre pays !» confirme Marine JEANTET, directrice générale l’agence de la biomédecine.

Une loi du don encore mal connue…

Alors que chacun de nous peut être receveur, chacun de nous peut aussi être donneur. Un don dont la loi sur le don d’organe et de tissu reste mal connue ou atteinte de nombreuses peur ou réticentes comme en Martinique par exemple. Une loi qui pose trois grand principes fondateur : le consentement présumé, la gratuité et l’anonymat. Selon le dernier baromètre (Viavoice, 2019), deux catégories de Français ne connaissent pas suffisamment la loi et ne se sentent donc pas concernés par le don d’organes : les personnes jeunes (16 à 24 ans), et les personnes plus âgées (60 ans et plus).

Donneur ou pas…

La nécessité de le dire à mes proches voir de la déclarer permet a vos proches lors de votre décès de leur permettre de se décharger du poids parfois difficile de la décision. Ou souvent les convictions religieuse sont fortement présente. Être pour ou contre le don d'organes post mortem, est un choix qui nous engage, mais qui engage aussi nos proches. Si a contrario 80% des Français sont favorables au don de leurs organes, véritable prouesse logistique et médicale qui permet de sauver des milliers de vie chaque année. Ils sont bien moins nombreux à faire connaître leur position à leurs proches. Cette journée nationale a notamment pour objectif de faire prendre conscience de la nécessité a chacun d’exprimer sa position à ses proches. Car pour augmenter le nombre de greffes en France, il existe un moyen simple : rappeler à ses proches que l’on est donneur ! Ainsi, le moment venu, la volonté de chacun pourra être connue et respectée par leurs proches.

Outre une absence de dialogue avec les proches, et des questions hospitalières, le taux d’opposition au don d’organes s’explique notamment pour trois raisons. Seuls 24% des Français savent que les organes prélevés ne servent pas à la science mais servent uniquement à sauver des vies. En second, 26 % des Français pensent que le donneur n’est pas encore décédé au moment du prélèvement d’organes. Or c’est faux, le certificat de décès est établi avant même d’envisager un don d’organes et de tissus. Enfin seuls, 6 Français sur 10 estiment que le don d’organes profite de manière équitable à toutes les catégories de la population.
Les différents organes et tissus humains pouvant fait l'objet d'une greffe

Quel est l’organe le plus greffe en France ?

En France c’est la transplantation rénale reste de loin la plus fréquente 3 525 greffes réalisées en France en 2023 le rein qui est l’un des rares organes qui peut être donnée par donneur vivant. Qu'elle soit due au diabète ou à d'autres maladies, l'insuffisance rénale condamne les patients à se rendre régulièrement à l'hôpital pour subir une dialyse, ou à recevoir une transplantation. Suivent le foie, le cœur, les poumons, le pancréas et des parties de l’intestin. Par ailleurs certains organes et tissus peuvent très bien être greffés comme la peau, les veines, les tendons, les ligament ou les os. Ainsi que le don de la cornée de l'œil mais encore largement boudés. A contrario d’autres organes comme le cerveau, par exemple, ne fait pas partie des plus greffés. Et pour cause. La transplantation de cerveau est très compliquée, tant sur le plan technique qu'éthique.

La France en pénurie…

Un don d’organes ou de tissu ne peut être prélevé que sur une personne décédée en état de mort encéphalique au sein d’un service de réanimation. Un décès généralement provoqué par l’arrêt définitif du fonctionnement du cerveau, le plus souvent, à la suite d’un accident vasculaire cérébral ou à un traumatisme crânien. Situation qui représente a peine plus de 1 % des décès hospitaliers. Un greffon d’autant plus précieux pour les milliers de personnes actuellement en liste d’attente.

Malgré une mobilisation croissante, la France connaît toujours une situation de pénurie. Après une baisse liée à la pandémie de Covid-19, l’activité de greffes d’organes a légèrement progressé en France, de 2,5 %, en 2023 par rapport à 2022 avec 5 634 greffes réalisées, selon les chiffres de l’Agence de la biomédecine (ABM) publiés 13 février 2024. Plus de la moitié (3 525) sont des greffes de rein, en progression de 5 % par rapport à 2022, dont 557 à partir de donneurs vivants. Ces chiffres restent toutefois au-dessous du niveau d’avant la crise sanitaire, en 2019 (5 901 greffes au total).

Point préoccupant : le taux d’opposition au don d’organe pour les patients décédés en mort encéphalique montre « une hausse significative », selon l’ABM, de 9,4 % par rapport à l’année précédente : il est passé de 30 % en 2019 à 36,1 % en 2023. C’est très disparate selon les régions. Il est particulièrement élevé dans les zones urbaines, il atteint 48,6 % en Ile-de-France et dépasse les 50 % dans les DROM, tandis qu’il est inférieur à 25 % en Bretagne, en Pays de la Loire ou encore en Corse. Or, 21 866 patients sont en attente de greffe d’organes au 1er janvier 2024.

Une femme au grand cœur…

Née en mai 1938, le Professeur Francine LECA elle devient après une longue formation la première femme chirurgien cardiaque en France. Cette femme est décédée le 15 juin 2024 à l'âge de 86 ans. Décorée de la Légion d’honneur, de l’Ordre National du Mérite, et dernièrement élevée au rang de Grand Officier de la Légion d’honneur. Cette femme qui n’aura eu de cesse d’être pionnière dans bien de domaines, qu’elle va exercer en pédiatrie. Un métier dans laquelle elle n’aura de cesse de montrer à sa façon aussi l’importance du dons d’organe. Un dons dont la liste d’attente chez les enfants restent encore plus longue que chez les adultes. Francine LECA qui était chef des services de chirurgie cardiaque des hôpitaux Laennec et Necker pendant dix-sept ans. Lors de sa retraite, Francine LECA n’a pas pour autant arrêté son activité. Si elle a cessé d’opérer en 2016, elle continue à sauver des vies à travers l’association Mécénat Chirurgie Cardiaque (MCC) qu’elle a cofondée en 1996. Elle aura consacré sa vie aux enfants malades du cœur, tous originaires de pays défavorisés. À ce jour, près de 5 000 petits patients ont été opérés. Une vie dont France Télévision revient dans un documentaire "Francine Leca, femme de cœur" lui fait honneur en mettant en avant son association à travers sa personnalité dynamique et généreuse.

Le Redacteur : Stéphane LAGOUTIERE

Sources : Agence Biomédecine / Mécénat Chirugie Cardiaque / 

Rédacteur(s) : © Agence de la Biomédecine
Catégorie : CAMPAGNE DE SENSIBILISATION
Publication : 21/06/2024
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