Le Front national part à la conquête des électeurs en situation de handicap pour les régionales 2015
Une fois de plus, le Front national lance ses excursions dans le champ social. Après avoir dragué HandiPop, (v.article) ce parti s'attaque aux électeurs handicapés, lancé le 14 ocotbre dernier. La question véritable et de savoir si le dessepoir de bon nombre de personnes en situation de handicap seront se laissé convaincre par les propositions de ce dernier. La question est loin d'être anondine, a ce tire nous vous invitons a participer a ce sondage.
Un livre noir du handicap sera remis aux députés pour dénoncer l'exil des handicapés français en Belgique
Ils sont autistes, polyhandicapés ou souffrent de maladies rares. Plus de 6500 enfants et adultes sont « exilés » en Belgique faute de structures adaptées en France, une situation à laquelle « », remis aujourd'hui aux députés, appelle à y mettre fin alors que les députés vont commencé a étudier le budget de la sécurité sociale de 2016. Une situation de ras bol pour tous ces familles qu'exprimez egalement Eglantine EMEYE dans son livre qui est paru «Le voleur de brosses à dents» paru en septembre dernier et qui était l'invité le 17 octobre dernier dans l'emission On n'est pas couché sur France 2.
L'Adapt s'en remet à l'Europe pour l'emploi des personnes handicapées face a un taux chômage de 23 %
À moins d'un mois de la Semaine européenne pour l'emploi des personnes handicapées, qui aura lieu du 16 au 22 novembre 2015, l'Adapt et ses partenaires agissent depuis trois ans pour donner une dimension européenne à cette Semaine pour l'emploi des personnes handicapées (SEPH). À cette occasion, de nombreuses actions seront mises en œuvre afin de sensibiliser le grand public à la question de l'emploi des personnes en situation de handicap. Plus d'une centaines prévus, disponible sur le site mise en oeuvre il y a quelques jour par l'Adapt.
Opcalia organise sa première édition des Trophées F d'Or handicap
Opcalia vient de lancer l'appel à candidatures pour inviter les entreprises à participer à la première édition nationale des Trophées « F d'Or Handicap », qui se déroulera le 14 janvier 2016, à Paris. Les Trophées « F d'Or Handicap » récompenseront les actions de formation mises en place en faveur de l'intégration et du maintien dans l'emploi des salariés handicapés.
Nicolas BONNEMAISON accusé d'empoisonnement sur sept personnes, sera fixé le 24 octobre
Ballotté entre les exposés savants sur les sédatifs et l'insaisissable « fragilité » d'un urgentiste sous pression, le procès en appel de Nicolas BONNEMAISON peine à appréhender pleinement la dantesque réalité, la responsabilité du médecin face à l'agonie, la mort. Le verdict sera rendu le 24 octobre prochain.
Le létal curare (via le médicament Norcuron) est-il utilisable dans le cadre d'une sédation, ou juste pour apaiser certains types d'agonie ? Seul, ou avec un anxiolytique ? Au bout de combien d'heures, de jours, la mort peut-elle intervenir pour un agonisant sous sédatif ? Avec quel dosage ? La décision collégiale doit-elle s'appliquer pour le seul arrêt de thérapie active, ou aussi pour la sédation de toute fin de vie, pour aider à partir ? Une pluie de questions médico-techniques - dont peu ont reçu des réponses unanimes des spécialistes - a résonné aux oreilles des jurés de la cour d'assises du Maine-et-Loire. Elle juge en appel Nicolas BONNEMAISON, ex-urgentiste de Bayonne, pour « empoisonnement » en 2010-2011 de sept patients âgés, en phase terminale et au pronostic vital engagé à court terme.
S'il n'est pas sûr que ces considérations aient réellement éclairé les jurés sur la nature des gestes (tué ? pas tué ?), l'accusé s'est, lui, efforcé de fermer les portes au doute. « J'insiste sur ce point », « je tiens à être extrêmement clair »... Avec vigilance, méthodiquement, Nicolas BONNEMAISON a rappelé, pour chaque « victime » dont il répond, que « tout ce qu'(il) voulait, c'était soulager" avec des sédatifs, mais "en aucun cas abréger la vie", "provoquer le décès ».
Des témoignages à la limite du soutenable
Car l'accusé de 54 ans est apparu plus détendu, plus combatif aussi, qu'au procès en première instance en juin 2014 à Pau, où, il avait semblé initialement tétanisé, comme sentant planer la menace de la prison. Il avait finalement été acquitté, alors même que le parquet avait requis modestement (cinq ans de prison avec sursis possible sur l'intégralité). Il encourt toujours à Angers la réclusion criminelle à perpétuité.
Mais ce que la cour ne peut qu'essayer d'imaginer, c'est l'inouïe détresse et solitude face à l'agonie. Même si des témoins ont parlé avec éloquence, pudeur, de ce « colloque singulier », de cet « espace sacré » entre le mourant et son médecin. Même si d'autres, soignants ou familles de patients, ont évoqué en larmes, avec des termes crus à la limite du soutenable, parfois en les mimant, une « carotide qui pète », un agonisant convulsant « comme un poisson », un vomi de « morceaux d'intérieur »...
Comme à Pau, Nicolas BONNEMAISON, prend des notes, mais à Angers il intervient davantage, demande la parole, amène une précision, une contradiction, après un témoin, voire s'agace quand on évoque son psychique « fragile » - il a eu plusieurs épisodes dépressifs dans sa vie, notamment en 2009. « Ces rumeurs que j'entends depuis quatre ans : C'est un mec fragile, qui a tenté de se suicider ( ) c'est faux », a-t-il assuré.
Me Benoît DUCOS-ADER : « Revivre ici ce procès est très dur pour les témoins, les parties civiles »
La défense pressent-elle une vulnérabilité sur ce flanc ? « C'est peut-être nous que nous essayons de sédater, notre propre angoisse », a laissé planer un témoin, spécialiste français des soins palliatifs. Ou anticipe-t-elle les dépositions d'experts-psychiatres la semaine prochaine ? Elle s'est en tout cas efforcée de dépeindre un Nicolas BONNEMAISON « déterminé » au « moral d'acier ». Sans omettre d'évoquer la prochaine bataille, au-delà d'Angers: le recours devant la Cour européenne des droits de l'Homme contre sa radiation de l'Ordre des médecins.
Bernard KOUCHNER, ancien ministre de la Santé, Jean LEONETTI, député (Les Républicains) et père de la loi fin de vie de 2005 (et d'une proposition en cours d'examen au Parlement), ou encore Frédéric CHAUSSOY, un médecin « pionnier » qui fut en 2003 poursuivi dans un cas célèbre d'euthanasie (il obtint un non-lieu) : d'autres « grands témoins » viendront en deuxième semaine défendre un « interdit » (donner la mort) à ne pas franchir, ou au contraire le devoir de le transgresser pour aider.
« Intéressant, mais dommageable pour tous; revivre ici ce procès est très dur pour les témoins, les parties civiles », a résumé vendredi pour la défense Me Benoît DUCOS-ADER, sans décolérer contre un « procès de trop, ou l'hypocrisie » qui perdure dans la loi. « Entre sédation profonde et continue et euthanasie, quelle différence ? Dans aucun pays, on ne va faire mourir des gens en bonne santé... » Le verdict est attendu samedi 24 octobre prochain.
La Rédaction / Avec AFP




