Camisole chimique ou traitement : Vaincre l’Autisme lance une pétition pour Loïg
A la suite difficultés familiales qui ont touché successivement sa sœur et une blessure invalidantes de sa mère, celle-ci demande l'application à l'automne 2014 pour le motif de « droit au répit » au Centre d'accueil de jour de l'Institut les Tournesols dans le Haut-Rhin (68). Un jeune garçon qui aura eu la chance, comme le reconnaît le Directeur de l'établissement Daniel LE, la présence importante de sa mère au détriment de sa carrière et de sa vie sociale, mais ce dernier qui refuse néanmoins les accusations porter par l'association Vaincre l'autisme ou de camisole chimique...
Enfants handicapés de la Galère a l’exil faute d’une prise en charge en France
Aujourd'hui, en France, on compte près de 670 000 enfants porteurs d'un handicap mental Autisme, Trisomie 21, maladies génétiques, chaque année, il naît entre 6000 et 8500 enfants qui ne pourront jamais, pour la plupart, être totalement autonomes. Comment prendre en charge ces enfants ? Pour les parents, c'est un engagement qui commence dès la naissance. Un engagement total parfois et contraint a tout y compris celle de l'exil, comme Sonia, mère de Florian, âgé 16 ans, qui vit désormais en Belgique pour apporter à son fils l'accompagnement qu'il n'a jamais eu en France.
Reconnect lance un Cloud Solidaire pour les personnes sans domicile fixe
Reconnect, membre de Groupe SOS Solidarités, développé une solution innovante qui permet à une personne en situation de d'isolement ou de précarité de stocker et partager ses papiers personnels dans un espace confidentiel, sécurisé, et accessible partout. Selon une étude de l’Insee publiée en 2012, ils étaient 111 700 dans les moyennes et grandes agglomérations, dont 31 000 enfants. Rappelons que l’agglomération parisienne concentre le plus grand nombre de SDF. Pour répondre à leur précarité, le Cloud Solidaire pourra peut-être les aider à retrouver un emploi, un logement et une nouvelle vie sociale.
Cinq ans de prison avec sursis pour une mère qui a tué sa fille lourdement handicapée
Le procès d'une mère qui a mis fin aux jours de sa fillette très lourdement handicapée, Méline, en 2010 à Saint-Malo, s'est achevé mardi avec ses cris de colère et ses invectives aux jurés après sa condamnation à cinq ans de prison avec sursis alors qu'elle attendait un acquittement. Une mère qui a déjà annoncé rennoncé a faire appel de cette décison qui prouve selon elle "que la société française n'a aucune considération pour le handicap..."
Laurence NAIT KAOUDJT risquait la réclusion criminelle à perpétuité mais la justice a été clémente. Bien que la cour ait retenu comme circonstance atténuante une altération de son discernement et que sa peine soit intégralement assortie de sursis, l'accusé a crié sa colère et son écœurement aux jurés, aussitôt après l'énoncé du verdict.
« J'aurais mieux fait de mourir. Vous n'avez pas de cœur, vous n'avez pas compris mon geste d'amour: si, demain, vous lisez que je me suis suicidée, je vous regarde tous dans les yeux, c'est sur votre conscience », leur a crié cette femme de 49 ans aux cheveux grisonnants depuis le box des accusés, tandis que le président de la cour d'assises,Philippe DARY, mais aussi sa propre mère, lui demandaient de se calmer.
Ses avocats avaient plaidé pour son acquittement. « Elle a tué sa fille, mais elle n'est pas une meurtrière, contrairement à ce qui a été requis: la contrainte morale intérieure existe », avait ainsi déclaré Me Éric DUPOND-MORETTI.
Yann LE BRIS : « Personne n'est propriétaire de son enfant »
« Oui, elle a tué, mais est-elle coupable de l'avoir fait? Vous avez des experts qui disent qu'en réalité, elle n'avait pas d'autre choix », a-t-il ajouté. Elles ne faisaient qu'une, elles étaient fusionnelles, c'était une peau pour deux... ».
L'avocat général, Yann LE BRIS, dont les réquisitions ont été intégralement suivies, avait pour sa part rappelé combien, dans ce dossier sensible, depuis la découverte du corps de la fillette de huit ans étranglée au matin du 23 août 2010 jusqu'à l'audience, l'ampleur de la peine de la mère, dont le placement en détention n'a jamais été envisagé, avait pris le pas sur la démarche judiciaire.
Il avait appelé la cour à « l'empathie » avec sa douleur pour déterminer sa peine, tout en les rappelant à la « raison » afin qu'ils la déclarent bel et bien coupable de meurtre. « Personne n'est propriétaire de son enfant », a souligné l'avocat général. Même si cet enfant est handicapé, il est autonome, il a sa vie, il a son humanité : si vous dites aujourd'hui elle n'est pas coupable, vous niez cette humanité. Dans le référentiel commun de la société, on a toujours le choix de ne pas étrangler une petite fille ».
Le Drame de la désespérance
M. LE BRIS a rappelé les derniers éléments de la vie de huit ans de la petite Méline, brune aux longs cheveux frisés dont plusieurs photos, y compris sur son lit de mort, ont été montrées à l'audience juste avant son
réquisitoire: « Elle avait des peluches, des jouets, elle souriait, elle aimait faire du poney (pas toute seule), elle aimait la musique, elle aimait le contact... C'est quelqu'un qui a eu une existence, elle a eu une vie, elle a été heureuse ».
Dans la matinée, dans un récit qui a glacé la cour et l'audience, souvent en larmes mais assumant tous ses actes, Laurence NAIT KAOUDJT a expliqué comment le 15 août précédant les faits, se sentant impuissante à continuer à lui épargner les souffrances de son handicap et craignant d'en être séparée, elle avait pris sa décision.
Le 22 août 2010, elle a couché sa fille après lui avoir donné un peu de somnifère et un anti-douleur. « pour qu'elle n'ait pas mal ». Puis elle a étouffé Méline à l'aide d'une écharpe. « J'ai dit : Méline, c'est Maman qui t'aime, c'est Maman ma chérie... J'ai dit : Seigneur, prenez mon enfant », raconte-t-elle. « Je lui ai chanté une petite chanson, je suis restée comme ça... et puis au bout de quelques temps, je sais pas, je me suis dit : ça doit être fini ». A l'aide d'une forte dose de somnifères et en se tranchant les veines, elle tente de se suicider mais se réveillera le lendemain matin. « Je serais partie avec ma fille, on aurait dit : c'est un drame de la désespérance et je ne serais pas là à être jugée », conclut-elle.
La Rédaction / Avec AFP
L'AP-HP et Audition Solidarité se mobilisent pour la mission humanitaire « Audition Solidarité »
Pour la troisième fois en 2015, l'Association « Audition Solidarité » et l'Assistance publique Hôpitaux de Paris organisent conjointement les 29 et 30 septembre prochains, une mission « Audition » au sein de l'hôpital Hôtel Dieu AP-HP de Paris.
Lancée en partenariat avec l'Assistance publique Hôpitaux de Paris pour la première en janvier 2015, ces missions « Audition » se pérennisent grâce à la signature en mai dernier d'une convention entre Martin HIRSCH, directeur général de l'AP-HP et la présidente de l'association Audition Solidarité, Christine BOURGER, mettant en place trois missions par an sur une période deux ans.
Quant aux bénéficiaires , leur nombre augmente significativement au fil des missions. En mai dernier, ce sont 87 personnes qui ont été accueillies et qui ont bénéficié d'une consultation avec Otho-Rhino Laryngologue (ORL)et d'un test d'audition. 35 d'entre-elles ont été appareillées.
Fin septembre, les équipes médicales de l'hôpital de l'Hôtel Dieu espère faire aussi bien. Durant ces deux journées, les oto-rhino-laryngologues, audioprothésistes, orthophonistes et fabricants d'embouts accueilleront et prendront en charge les personnes défavorisées, sans papiers ou bénéficiaires de l'Aide médicale de l'Etat (AME).
Cela permettra aux médecins d'avoir un suivi de plus en plus efficace avec ces personnes souffrant de problèmes auditifs.
Depuis son lancement, les objectifs restent les mêmes : appareiller les personnesnécessiteuses souffrant de troubles auditifs mais également
d'éventuels problèmes associés et inscrire les personnes lorsque cela est nécessaire dans un parcours de soin.
Ainsi 12 personnes ont bénéficié de cette prise en charge plus poussée lors de la dernière et 17 sont déjà appareillées par Audition Solidarité et qui sont revenues faire contrôleer leur appareillage. Grâce à ce genre de manifestation, les personnes qui sont dans les failles du système peuvent ainsi avoir accès aux soins et retrouver ainsi un certain confort de vie.
La Rédaction



