60% des Français contre le don d’organes automatique
Alors que le projet de loi de Santé est en première lecture au Sénat, un amendement adopté le 14 avril défraie la chronique. Ce dernier prévoit qu’à partir de 2018, le prélèvement d’organes sur une personne décédée sera automatique.
Seule exception, si elle figure sur le registre national des refus. Devant tant de contestataires, cet amendement pourrait être mis à mal. Il reste pourtant fortement soutenu par le Député Fernand SIRÉ, qui a déposé un amnendement pour les patients en fin de vie, un proposition soutenu par le Collectif Inter-Associatif sur la Santé (CISS).
C’est un amendement relatif au projet de loi de santé portée par Marisol TOURAINE qui fait couler beaucoup d’encre. Adopté le 14 avril en première lecture à l’Assemblée nationale, ce dernier stipule qu’à partir de 2018, le prélèvement d’organes sera automatique chez tous majeurs décédés à moins que son nom figure sur le registre national des refus. Ce serait donc une vraie avancée…
Pourtant d’après les chiffres de l’Agence de la biomédecine parues en 2013, 52 330 personnes sont porteuses d’un greffon fonctionnel. Et l’enquête commandée la même année par « Greffe de vie », montrait que que 80% des Français étaient favorables à donner un organes pour eux-mêmes.
Mon corps m’appartient
Apparemment, la situation est tout autre lorsqu’il faut décider ou non, pour une personne décédée, de donner l’un de ses organes pour sauver une vie. Preuve en est puisque d’après un sondage réalisé par Le Lynx.fr auprès de 722 personnes qui ont donné leur avis dans ka newsletter d’avril 2015, près 60% des sondés sont opposés aux dons d’organes automatiques.
Pour ces opposants, le corps est perçu comme un espace profondément intime, parfois spirituel (c’est contre ma religion), mais il est primordial avant toute décision politique de consulter le peuple. Avec cet amendement, il faut craindre certaines dérives graves visant à désacraliser le corps humain. Allons-nous devenir des machines en pièces détachées ? Pire encore, pourquoi ne pas sacrifier certains citoyens pour greffer des organes à des gens riches ?
Dans un entretien accordé au journal La Croix, le Dr Jean-Marie FAROUDJA, à la tête de la section éthique et déontologique au Conseil national de l’Ordre des médecins, conclut que cela « pourrait remettre en cause le dialogue avec les familles lors de circonstances très douloureuses ».
Vers une généralisation du don d’organes
Pour les partisans, le don d’organes est une étape nécessaire pour sauver des vies. Ils soulignent que : « Les gens ne verront plus que l’intérêt de la chose et le don entrera alors naturellement dans les mœurs ». Grâce à la solidarité et la générosité, les internautes démontrent que : « c’est un geste social qui ne coûte rien ».
Rien n’est plus précieux que la vie ! Notre mort permettra de donner l’espoir à une autre personne. Avec un tel sondage, cet amendement risque d’être abrogé alors que le projet de loi de Santé n’est qu’en cours de lecture au Sénat.
Convaincu que il convient d'amplifier le dons d'organe et d'inciter les Français dans cette voie, un avis partage par les associations comme, le CISS, le député Fernand SIRÉ, avait déposé un amendement le 5 mars 2015,dans le cadre de la proposition de loi créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie visant à donner la possibilité à toute personne qui souhaite faire don d'éléments de son corps après sa mort, en vue de greffe, de faire apparaître sa volonté par une mention inscrire sur sa carte vitale. Un amendement qui sera pourtant rejeté.
Un sondage qui ne semble pas véritablement refleté la pensé des français et qu'il convient donc de prendre avec prudence, surtout si ont y ajoute celui également publié sur la question par Ipsos ou la grande majorité des Français serait pour le don d'organes, mais seule une personne sur deux communique effectivement son choix.
Une situation inquiétante qu'il convient de résoudre
En France, en 2013, près de 19 000 personnes avaient besoin d’une greffe mais seulement 5,123 greffes ont été réalisées selon l’agence de biomédecine. D’après les équipes médicales, on arrive aujourd’hui à un taux de survie de 85 % à 90 % pour les personnes greffées, pourtant nous faisons face à une pénurie extrême des dons. Un tiers seulement des patients qui sont en attente sont greffés. Près de 500 personnes décèdent avant d’être appelées.
Un fossé qui n'a eu de cesse de s'agrandir depuis le début des années 90, entre les malades inscrits en liste d'attente et le nombre de greffe réalisé, alors si certe la technologie avance, la greffe des trois coeurs articicielle en est la preuve le chemin reste encore pour pouvoir remplacé rein, foie, poumon, et autres organes. Une situation qui n'a cesse de se creuser, et ceci malgré toutes les campagnes de communication qui ont pu être faites en faveur du don d'organes.
La Rédaction
Atout âges : un concept de salon de coiffure dédié aux personnes à mobilité réduite
À l’occasion de la Journée mondiale des mobilités et de l’accessibilité, qui aura lieu ce jeudi 30 avril 2015, les Institutions de la Coiffure ont pensé à un concept innovant. Ils ont ainsi développé un salon de coiffure totalement adapté aux personnes à mobilité réduite au sein (PMT) au sein des Établissements d’hébergement pour les personnes âgées et dépendantes (Ehpad). L’objectif est de s’étendre vers d’autres structures telles que les hôpitaux et les maisons de retraite. Et pourquoi dans la société civile ?
Ce n’est pas parce que l’on est une personne handicapée que l’on n’a pas le droit de se sentir belle et pimpante. Se faire coiffer lorsqu'on est en fauteuil roulant, ce n'est pas toujours évident, de passer au bac à shampoing où de trouver une position confortable...
Autant de contraintes qui peuvent transformer ce moment de bien-être en galère ! Soucieuse de répondre à cette problématique, la profession a alors décidé de lancer « Atout âges », un concept de salon de coiffure accessible et offrant plus de confort aux personnes à mobilité réduite (PMR) au sein des Établissements d’hébergement pour les personnes âgées et dépendantes.
Selon les chiffres de l’Insee, on dénombre 12 millions de personnes handicapées en France. Parmi elles, 850 000 sont en fauteuil ce qui représente 2 à 3% de la population française. Des chiffres qui montrent bien que les PMR ne doivent pas être laissées sur le bord de la route et qu’il faut penser à leurs besoins.
Faciliter leur déplacement au sein du salon de coiffure
« On veut accueillir tous les publics y compris les personnes souffrant d’un handicap définitif ou temporaire ainsi que les personnes en fauteuil. On veut leur offrir un espace de coiffage convivial et adapté à leur handicap. La personne handicapée ne bouge plus », explique le Directeur des Institutions de la Coiffure, Jacques MINJOLLET.
L’objectif est de leur faciliter leurs déplacements au sein du salon afin qu’elles fassent le moins d’efforts possibles. Par ailleurs la table de coiffage pourra ainsi être surélevée afin de pouvoir intégrer un fauteuil et les équipements se déplaceront autour de la personne handicapée. Par ailleurs, le bac à shampoing épousera le cou de la personne en fauteuil afin que l’eau tombe dans le bac et non pas sur la personne.
Pour l’heure, ce concept ne concerne que les PMR
Maintenant, les salons de coiffure dans la société vont-ils enfin prendre conscience de ce fait ? « On ne peut pas ne pas accueillir ce public là car ils ont conscience qu’il faut des espaces adaptés pour les accueillir. Après, on constate que très peu de PMR se rende dans les salons de coiffure. Même si cela coûte un peu plus chez, les professionnels doivent être ouverts à toutes les situations », souffle-t-il.
Pour l’heure, le concept ne concerne que les personnes à mobilité réduite. Il faudra attendre un peu pour voir des évolutions pour les personnes souffrant d’une déficience sensorielle ou mentale. « Pour les autres types de handicap (sensoriel et cognitif), ce sont d’autres problématiques à prendre en compte. Ce n’est pas le tout de dire que mon salon est adapté pour recevoir des personnes handicapées, il faut que le personnel soit formé afin de les accueillir le mieux possible dans son salon de coiffure », rappelle-t-il. Des problématiques surlesquellesl il faudra réflechir un jour ou l’autre...
Par Romain BEAUVAIS
Ouverture du 7e édition du concours de création d'entreprise éco-citoyenne par l'ESAM et le CFA IGS
L'ESAM et le CFA IGS du Groupe IGS, ont lancé les inscriptions a la 7ème édition du Concours de Création d'Entreprise Eco-citoyenn qui seront close le 1er juin 2015. Depuis sept ans, l'ESAM, European School of Advanced Management, et le CFA IGS, Pôle Apprentissage du Groupe IGS, organisent avec le soutien d'entreprises ce concours dont l'objectif et de soutenir et accompagner de futurs entrepreneurs dans leurs démarches de création éco-citoyennes et favoriser la réalisation de leur projet. Parmi les trois prix qui seront attribué une concernera l'accompagnement des personnes en situation de handicap, avec un trophé intitulé, « Entreprise et Handicap ».
L’Agefiph met en place son Plan Alternance 2015 et relancer l'emploi !
Pour cette année 2015, l'Agefiph annonce dans un contexte ou la reprise économique semble revenir, faire de l'alternance sa priorité. Objectif, la signature de plus de 1 000 contrats supplémentaires par rapport à 2014 et sensibilisé demandeurs d'emploi et entreprises a faire le choix de l'alternance, à travers notamment les contrats d'apprentissages et en professionnalisation donnent aux entreprises les moyens de former des candidats en situation de handicap...Un pari que se fixe l'organisme de contribution et qui semble laisser qu'il soit un moteur supplémentaire a l'emploi.
Le Défenseur des droits relance le comité de suivi de la Convention internationale des personnes handicapées
Le Défenseur des droits, en lien avec la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH), le Conseil français des personnes handicapées pour les questions européennes (CFHE) et le Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH), a assuré le suivi de l'application de la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées (CIDPH). L'Etat, représenté par le secrétariat général du Comité interministériel du handicap (CIH), participe également aux travaux du comité de suivi en tant qu'observateur. Leur objectif, à travers certains axes de travail, est d'améliorer la situation des personnes handicapées.




