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La Fédération des aveugles de France rend hommage aux personnes aveugles entrées dans la résistance

Rédigé le 13 Avril 2015
Siege national de la FAF

Pour rendre hommage aux centaines de personnes aveugles engagées dans la Résistance entre 1939 et 1945, la Fédération des aveugles inaugurera une plaque commémorative en leur honneur, le 15 avril à son siège situé dans le 15e arrondissement de Paris. Cet événement sera présidé par la secrétaire d’État en charge du Handicap et de la lutte contre l’exclusion, Ségolène NEUVLLE. 70 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, la Fédération des aveugles de France a décidé de rendre un hommage vibrant aux héros aveugles et malvoyants français qui ont lutté pour défendre la liberté.

Coincé dans son appartement depuis plus de quatre mois a cause d’une panne d’ascenseur

Rédigé le 13 Avril 2015

Albert GANAFARA locataire logement situe a MaxevilleAu lendemain de sa condamnation par la Cour européenne de Justice concernant le droit au logement opposable, pour n'avoir pas relogé une famille en difficulté, une décision qui intéressera les près de 60.000 ménages en attente de l'application de leur droit au logement opposable. Parmi eux de nombreuses personnes en situation de handicap comme celui d'un locataire handicapé d'un logement social de la banlieue de Nancy (Meurthe-et-Moselle), qui ne se déplace qu'en fauteuil roulant, bloqué chez lui depuis le 20 décembre, au 4e étage, à cause d'une panne d'ascenseur, selon l'AFP.

Voilà le cas concret de ce qui concerne et pas seulement dans les grandes agglomérations les personnes en situation de handicapés. "Cela fait quatre mois que je suis prisonnier chez moi", a déploré Albert GANAFARA, locataire depuis juin 2013 de ce logement situé à Maxéville. Face a lui un ascenseur hors d'état de fonctionnement à la suite d'infiltrations dues aux intempéries, ne peut être réparé, car la panne serait la conséquence de malfaçons, s'est défendu auprès de l'AFP le bailleur social privé, Vilogia, en litige avec le constructeur.

Une situation que le porte-parole du bailleur sociale regrette « Nous sommes désolés que cet ascenseur soit en panne et nous reconnaissons la patience de ce locataire, pour qui nous comprenons bien que cela soit compliqué », a-t-il souligné.

Une situation qu'il affirme aurait put être évité il y a deux ans lors de l'attribution de ce T2 « j'ai déjà trouvé étrange que l'on me mette au dernier étage. J'aurais dû de fait être au rez-de-chaussée, ou au premier. Car une panne d'ascenseur, ça n'est pas rare ».

Une situation invivable...

M. GANAFARA, locataire dans cet immeuble, qui pourtant affirme que depuis plus de quatre mois il n'a eu de cesse d'alerter de nombreuse autorité. « J'ai cru que tout rentrerait dans l'ordre assez vite, jamais je ne m'attendais à ce que cela dure aussi longtemps. Je ne peux plus faire mes courses, je ne peux aller me promener et surtout, je ne peux plus conduire ma fille à l'école et aller la chercher et sortir avec elle le week-end »

Un homme contraint à demander l'aide d'une association pour accompagner a l'école sa fille âgée de cinq ans. Mais également famille et amis pour d'autres activités de la vie courante. Une situation qui devient aujourd'hui difficile un peu plus chaque jour pour cet homme âgé de 52 ans et qui contracté la polio dans sa jeunesse.

Un logement vacant au rez-de-chaussée du même immeuble aurait par ailleurs pu régler rapidement le problème, mais, comble de malchance, l'ancien locataire en a conservé les clés. « Or, la loi nous oblige à uneJean-Christophe Bellotti, 42 ans procédure stricte, avec l'intervention d'un huissier, qui prend du temps », a insisté la porte-parole de Vilogia, qui espère tout de même que cette solution puisse être mise en œuvre « dans les prochaines semaines ».

Des cas loin d'être unique

Il suffit pour cela de se rappeler du cas en mars 2014, de Jean-Christophe BELLOTTI, 42 ans, qui vit avec sa femme et sa fille dans un logement social à Guyancourt ou il ne peut ni en sortir, ni accéder à la salle de bains et aux toilettes, et sa demande de relogement traîne. Un homme qui avait même reçu a l'époque des menaces par mail envoyé depuis une adresse similaire à celles des services de la mairie. « Vous n'aurez jamais ce logement social adapté sur la ville, et ce ne sont pas vos messages qui vont nous faire peur. [...] Notre maire est indétrônable (il est à la tête de la ville depuis 2002 et a obtenu 73% des voix lors des dernières élections) et ne quittera son poste que le jour où il le décidera ».

Le droit au logement opposable...

Pour être éligible au Dalo, une personne mal logée doit être dans une des six situations prévues par la loi: être dépourvue de logement (SDF, hébergée chez un tiers...); être menacée d'expulsion sans possibilité de relogement; vivre dans des locaux impropres à l'habitation, insalubres ou dangereux; vivre dans un local suroccupé ou non décent en étant handicapée ou en vivant dans ces conditions avec au moins un enfant ou avec une personne handicapée; ou demandeuse d'un logement social depuis un délai "anormalement long".

La Rédaction

Condamnée a dix ans prison pour maltraitance sur un bébé occasionnant un handicap irréversible

Rédigé le 10 Avril 2015
Cour interieurs de la Cours d'Appel de Versailles

Après deux jours procès, les jurées de la Cour d'assises des Yvelines auront donc estimé la responsabilité majeure de cette nourrice âgée de 45 ans et d'avoir alors quel était ivre (1,35 g d'alcool) avait secoué le bébé le 3 mars 2010, occasionnant un handicap irréversible. Les juges et jurées ont finalement suivi les réquisitions du parquet et condamné cette Géraldine Le GUSQUET à dix ans de prison accompagnés d'un suivi socio-judiciaire de cinq ans et d'une obligation de soins.

Interdiction de tout contact avec des mineurs

La Cour qui aura pris soin dans sa décision d'assortir celle d'une interdiction définitive contre Géraldine Le GUSQUET d'exercer le métier de garde d'enfants ainsi que toute activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact habituel avec des mineurs. Ainsi que tout contact avec la victime et sa famille.

Une condamnation auquel s'ajoute le versement de 50.000 € de dommages et intérêts aux parents et plus de 100.000 € à l'Assurance maladie et au fond d'indemnisation des victimes d'infractions. Un jugement dont l'avocat de la défense Me Vincent NIORE, a qualifié avant tout de "drame humain qui aboutit à une lourde sanction", précisant que la défense n'entendait "certainement pas" faire appel, selon l'AFP.

Les parents de la victime, représentée par Me Jean-Louis CHALANSET ayant eux annoncée leurs satisfactions et que la vérité ait été enfin reconnu plus cinq ans après les faits. Plus tôt, l'avocat des parties civiles n'avait pas souhaité demander de peine. « Mes clients ne demandent pas vengeance mais que justice soit faite pour cet enfant et cette famille brisée », a expliqué l'avocat. Précisant que « L'accusée a reconnu que l'enfant était tout à fait normal, pas plus difficile qu'un autre, et elle a reconnu les violences ».

Un soulagement partagé par la mère: qui a la sortie de l'audience c'est déclaré contente que l'honneur de son fils et de ma fille soit réhabilité, et que l'accusée « ait dit qu'ils n'étaient pas coupables et se soit excusée ».

Une personnalité complexe, mais responsable...

L'avocate générale, Sophie GALY-DEJEAN, qui dans son réquisitoire aura replacé l'accusé face à ces responsabilités. « Le responsable, c'est bien l'accusée. Pas le bébé que ses proches ont qualifié de "petit gueulard", pas plus que les parents, dont ils ont pu dire qu'ils n'étaient pas très responsables (...) ou l'alcool qui ne peut en aucun cas être une excuse", aura notamment précisé.

La magistrate qui avait demandé aux jurés de « tenir compte de la personnalité complexe de l'accusée, du chemin qu'elle a déjà parcouru, mais aussi du dommage éternel fait à la famille de la victime ».

Des difficultés que la défense aura également mises en avant dans sa plaidoirie, selon lequel "si elle en est arrivée là, c'est à cause de son parcours de vie", marqué par la dépression, l'alcoolisme. Me Sophie DOMINGOS revenant longuement sur le portrait de la petite quadragénaire apprêtée, à l'allure bienveillante, qui s'est dessiné au fil de l'audience. Celui d'une femme « obnubilée par l'image qu'elle souhaitait donner d'elle-même, celle d'une mère parfaite ».

Une femme qui a caché à son entourage l'ampleur de ses difficultés psychologiques puis s'est cachée pour boire. Une femme qui n'a pas pu admettre qu'elle n'arrivait pas à s'occuper du bébé et qui s'est entêtée dans le déni plutôt que de demander de l'aide.

« Ils ne me pardonneront jamais »

Géraldine Le GUSQUET qui, pendant toute l'instruction, décrit le bébé comme un enfant difficile, dont les pleurs incessants l'avaient poussée à bout. N'hésitant pas accusé sa soeur aînée de l'avoir lancé contre une hotte de cuisine, pour expliquer un des hématomes crâniens constatés à l'hôpital. L'accusé qui aura pendant l'audience d'hier aura maintenu avoir secoué le bébé pour le "réveiller", après qu'il fut tombé de la table à langer sur laquelle elle l'avait jeté.

Celle-ci aura attendu les derniers instants pour lâcher ses derniers mots, "Toutes mes excuses ne pourront jamais être entendues ni par l'enfant ni par sa famille. Ils ne me pardonneront jamais, comme moi je ne me pardonnerai jamais".

Stéphane LAGOUTIÉRE

Les députés suppriment une disposition relative à l’autisme du projet de loi Santé

Rédigé le 10 Avril 2015
Les deputes lors des questions au gouverment

Voté le 13 mars dernier cet amendement proposé notamment par la députée Mme CARRILLON-COUVREUR, a était supprimé le 9 avril en fin de journée, par l'Assemblée nationale lors projet de loi santé en discussion actuellement. Une mesure fortement contestée par les parents d'enfants autistes et les associations. Un amendement portant sur la mise en place d'un « dispositif permanent d'orientation » au sein des Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH).

La série « La tête de l’emploi » est de retour sur France 3

Rédigé le 10 Avril 2015
Gille Photographe Saison 2 la tete de l emploi par l_adapt

Réalisée par l’Adapt, en partenariat avec le Crédit Agricole, la deuxième saison de la série « La tête de l’emploi » fait son grand retour sur France 3 à partir du 11 avril. Vous pourrez retrouver ce programme court tous les samedis à 19h26 sur le réseau régional de France 3 avec comme objectif de changer le regard sur le handicap.C'est à chaque fois un portrait : Alvin, Cédric, Pauline ou Pierre ou comme ici Gilles et bien d'autres qui prennent la parole et s'expriment sans retenue.