Une succession de praticiens irresponsables : responsable ou non de la mort David C. ?
Tout commence avec une petite tâche dans les yeux. Une tâche qui grossit et finit par devenir gênante. Le 7 octobre 2014, David C. prend rendez-vous chez son médecin, le docteur A. qui le reçoit dès le lendemain.
Le généraliste recommande la consultation d'un ophtalmologue, le docteur F. à Albi. Le spécialiste diagnostique une inflammation liée à la résurgence d'une toxoplasmose contractée dans l'enfance. Il prescrit un arrêt de travail et un traitement comprenant un antibiotique, de la cortisone, des vitamines et du Malocide contre la toxoplasmose.
De retour chez lui, David se rend chez son pharmacien qui doit effectuer une commande pour fournir toute la prescription, sans doute à cause de la dose importante de Malocide : deux comprimés quatre fois par jour. En consultant la notice, David s'aperçoit que la dose habituelle n'est que de 2 comprimés par jour. Il s'étonne, mais prend son médicament en confiance : le pharmacien n'a-t-il pas validé l'ordonnance de l'ophtalmologue ?
Dès le premier soir, David ne se sent pas bien, vaguement nauséeux et fatigué. Le lendemain, alors qu'il fête ses trente-quatre ans avec sa compagne, son état s'aggrave et le samedi matin, les premiers vomissements apparaissent. David décide de diminuer la dose de Malocide et envoie un SMS à son généraliste. Le docteur A. se contente de le renvoyer chez son ophtalmologue dès le lundi.
Le week-end est très éprouvant. David vomit trois fois par jour, mais suit scrupuleusement l'ordonnance, persuadé que, sans traitement, il risque de perdre son œil. Il lui faut du courage, le lundi matin, pour reprendre la route pour Albi. Là, le docteur F. ne semble avoir aucun doute : il ne s'agit que d'effet secondaire. Il faut se reposer et continuer le traitement.
Au retour, David va faire part de son inquiétude à son généraliste. Ce dernier relit l'ordonnance, trouve la posologie du Malocide un peu lourde, consulte son Vidal et conclut que l'ophtalmologue doit savoir ce qu'il fait.
Le soir même, David est pris de convulsions. Il est hospitalisé dans un état critique à Albi puis à Castre où il meurt deux jours plus tard.
Les mines consternées des médecins d'Albi devant l'ordonnance du docteur F. Les explications embarrassées de ce dernier expliquant qu'il a confondu la posologie des vitamines avec celles du Malocide ne laissent aucun doute sur l'origine du drame. La compagne de David dépose plainte dès le lendemain, mais le procureur d'Albi laisse l'affaire sans suites.
Je suis désolé d'être en désaccord avec ce magistrat : cet enchaînement d'irresponsabilités me semble bien plus préoccupant qu'une simple erreur médicale. Admettons l'erreur de prescription initiale bien qu'elle soit énorme. Pourquoi le docteur F. n'a-t-il pas pris la peine de vérifier son ordonnance, à la deuxième consultation, devant les symptômes alarmants de son patient ?
Comment le pharmacien a-t-il pu délivrer les médicaments sans sourciller, sans téléphoner au médecin ? ( Et, remarque subsidiaire, si ce praticien fait si peu ce cas de ses devoirs de conseil et de vigilance, que valent les arguments de cette profession devant la commercialisation des médicaments en grande surface ?.
Pourquoi le médecin généraliste, alerté sur l'état de son patient se contente-t-il de renvoyer David vers le spécialiste sans l'examiner en urgence ? Comment peut-il, deux jours plus tard, entériner l'ordonnance du docteur F. après l'avoir enfin consultée ?
Cette succession de démissions signent l'arrêt de mort d'un système de santé fondée sur le contrôle réciproque et la responsabilité de chaque praticien. N'est-ce pas suffisamment grave pour interpeller un procureur de la République, garant de l'ordre public ?
Par Me Jehanne COLLARD
La Fondation LEJEUNE souhaite mettre l’Europe à l’écoute des défis scientifiques et humains de la trisomie 21
Alors que le 21 Mars prochain aura lieu la journée mondiale de la trisomie 21 qui touche en France plus de 00 000 personnes, la Fondation procatholique, Jérôme LEJEUNE qui considère celle-ci comme les oubliées des programmes de santé publique et de recherche à visée thérapeutique. Un constat qui vaut selon ces dirigeants sur les plans nationaux et européens. L'évènement se déroule au cœur de l'exposition « Jérôme Lejeune une découverte pour la vie » présente dans le Parlement les 10, 11 et 12 mars
La fondation, qui si elle reconnaît une dynamique récente dans le domaine de la recherche exige une prise de conscience et une mobilisation des responsables politiques. Estime néanmoins que l'urgence aujourd'hui reste double à la fois sur le plan scientifique avec la présence de certains pays européens privilégient depuis des années une politique de détection prénatale conduisant à qui conduit à « l'élimination en masse des enfants trisomiques avant leur naissance ou en France par exemple 96% des fœtus détectés trisomiques sont avortés ».
Et de précisé que « Sur le plan scientifique, si l'Europe marque une volonté politique forte, par la mise en place d'une stratégie, une organisation, un budget, elle peut jouer un rôle déterminant pour accélérer l'élaboration d'un traitement ».
Afin de lutter contre ce choix de l'avortement et la création d'un traitement a l'invitation du député européen slovaque Dr Miroslav MIKOLASIK, et la WORLD YOUTH ALLIANCE, la Fondation Jérôme LEJEUNE, proposent ce mardi 10 mars, 3 évènements auxquels participent le commissaire européen à la recherche Carlos MOEDAS, et plusieurs parlementaires parmi lesquels la vice-présidente de la commission recherche ITRE Mme Patrizia TOIA (Italie) et la vice-présidente de l'intergroupe handicap Rosa ESTARAS FERRAGUT (Espagne).
Trois rendez-vous pour l'avenir de la trisomie 21
La première intitulée, traiter la trisomie 21 : un défi scientifique pour l'Europe a pour objectif de sensibiliser les responsables politiques européens aux attentes des personnes atteintes de trisomie 21 en matière de recherche, et les informer sur les avancées de la recherche thérapeutique. L'évènement sera lui introduit par le commissaire européen à la recherche M. Carlos Moedas. Des chercheurs de renommée internationale seront présents, parmi lesquels le Dr Mara Dierssen et le Dr Rafaël de la Torre, de Barcelone, qui présenteront leur essai clinique visant un traitement de la trisomie 21. Des résultats sont annoncés pour les mois à venir.
Le deuxième rendez-vous de la journée concernera la remise du 5ème prix SISLEY-JEROME LEJEUNE. Un prix décerné en 2015 au Pr Randi Hagerman, de l'Université de Californie, dont les recherches sur la déficience intellectuelle sur l'X fragile sont déterminantes. La dotation s'élève à 30 000 euros.
Le 5ème prix Jérôme Lejeune destiné aux jeunes chercheurs, afin d'encourager la recherche thérapeutique pour la trisomie 21 et les autres déficiences intellectuelles d'origine génétique. Les deux lauréat son Julien Thévenon (Dijon), Jilian Iafrati (Californie), et Ricardos Tabet (Strasbourg). Avec une dotation qui s'élève à 10 000 euros pour chacun d'eux.
Enfin Une mobilisation ludique sur les réseaux sociaux est proposée depuis le 4 mars et jusqu'au 21 mars: « Être différent c'est normal ! ». Chaque citoyen est invité à s'y associer : Twitter : @Fondlejeune / @WYAeurope #socksbattle4DS
La Rédaction
L’Association Tourisme & Handicaps présente au Salon Mondial du tourisme à Paris du 19 au 22 mars
Depuis 2001, l’Association Tourisme & Handicaps participe au Salon Mondial du tourisme, vitrine de l’offre touristique nationale et internationale avec 500 destinations qui célébrera, en 2015, son 40e anniversaire et son alliance avec le Salon Destinations Nature.Dans le cadre du salon, l'Association Tourisme & Handicap fédérera au sein d'un village, des acteurs nationaux et internationaux sensibles à l'accès aux vacances pour tous.
Toulouse accueille la 10ème édition d’Autonomic Sud sous le thème de « L'Autonomie pour Tous »
Avec plus de 11 217 visiteurs en 2013, le Salon Autonomic Sud revient à Toulouse du 26 au 27 mars prochain. Une exposition attendue par les Toulousains et les 150 expositions professionneelles, associative du handicap et grand âge. La ville de Toulouse aura un stand tout comme le conseil général à la veille du deuxième tour des élections départementales. Autonomic Sud qui sera inauguré en présence , de l'adjoint au maire en charge du Handicap, Christophe ALVES, mais aussi des élus de la ville et de la métropole de Toulouse, du département et de la région.
28% des électeurs pense faire de ce rendez-vous un geste de sanction a l’égard du gouvernement
Selon le baromètre TNS Sofres pour Metronews et LCI, 28 % des Français se préparent à voter fin mars pour sanctionner l'action du gouvernement. 42 % des interrogés ne souhaitent pas de consigne de vote en cas de duel PS-FN ou UMP-FN. Près de 6 Français sur 10 ne s'intéressent pas au scrutin à venir. Un raz de marée, qui inquiète a tel point les partis politiques mais aussi le gouvernement et le chef de l'État, a fait de ces élections locales un enjeu national. Un risque de sanction, qui si les sondages se confirment, pourrait cher a la majorité et obliger Manuel VALLS à démissionner.





