L'oeil bionique pour aveugles une révolution qui pourrait changer leurs vies ?
L'œil « bionique » n'est plus un gadget de science-fiction: ce système futuriste d'implant électronique posé à la rétine a déjà permis à plusieurs dizaines d'aveugles de recouvrer en partie la vue. Une technologie déjà présenté par des scientifiques israéliens de l'Université Bar-Ilan en 2013.
Une technique qui concernerait en France entre 20 et 45 000 personnes. Des systèmes de « rétines artificielles » mis au point par trois sociétés concurrentes, aux États-Unis, en Allemagne et en France, équipent actuellement une centaine de personnes dans le monde.
Des scientifiques comme le Pr José Alain SAHEL a affirmer que l'oeil "bionique" « n'est plus un gadget de science-fiction : ce système futuriste d'implant électronique posé à même la rétine a déjà permis à plusieurs dizaines d'aveugles de recouvrer en partie la vue.
Grâce à ce procédé, des personnes devenues aveugles perçoivent à nouveau "des formes, des contrastes lumineux reconnaissent des objets de taille moyenne » et parviennent même à lire "des lettres et mots de grande taille", explique le Professeur José-Alain Sahel.
« Ce n'est pas une vision naturelle, mais une perception visuelle utile », précise cet expert renommé, qui dirige à Paris l'Institut de la vision, centre de recherche associé à l'hôpital ophtalmologique des Quinze-Vingts. Des Français affirment avoir changé leur vie « Une fois que j'ai ce système sur les yeux (...) cela devient vraiment indispensable si bien que je le porte du matin au soir et que j'épuise la batterie », explique cet homme, désigné par les initiales M. P, dans une vidéo diffusée par le fabricant. Il peut maintenant distinguer quand une porte est entrouverte.
Un appareil qui se présente sous la forme d'une paire de lunettes de soleil, équipée d'une caméra miniature, d'un boîtier électronique portatif pour retraiter les données visuelles captées par la caméra et d'un système de transmission jusqu'à l'implant oculaire.
Un prix encore importants 115.000 € pièce
L'implant « stimule » artificiellement, par impulsions électriques, la rétine déficiente de personnes aveugles par rétinopathie pigmentaire, maladie génétique et dégénérative qui touche 20.000 à 40.000 personnes en France.
Argus II, vendu 115.000 euros en Europe, équipe 86 personnes en Europe et aux États-Unis, explique Grégoire COSENDAÏ, vice-président Europe de Second Sight. Face à l'émergence récente de sociétés concurrentes, en France et Allemagne, ce responsable met en avant le « recul clinique » dont bénéficie l'entreprise américaine.
Autorisé depuis 2011 en Europe, ce système bénéficie en France depuis mars du label « forfait innovation » qui permet son remboursement par la Sécurité sociale.
« Ce système a ouvert la voie », explique le Pr Sahel. Mais ce spécialiste s'investit aujourd'hui dans un dispositif concurrent, baptisé Iris, qu'il a contribué à mettre au point avec son équipe à l'Institut de la Vision et la start-up Pixium Vision.
Cinq premiers patients ont reçu cet œil électronique made in France avec « des résultats très encourageants », selon le Pr Sahel. « Sa méthode de traitement de l'information avec des caméras qui miment le fonctionnement de la rétine (...) apporte une rapidité et une fiabilité de réponse remarquable », souligne-t-il.
Pixium Vision a fait son entrée en bourse, cette semaine à Paris, ce qui lui a permis de récolter 34,5 M€. « Nous n'avons pas un besoin urgent de financement, mais les perspectives encourageantes (...) nous conduisent à engager les investissements nécessaires », explique son PDG Bernard GILLY.
Autre fabricant, l'allemand Retina Implant entame tout juste la commercialisation en Europe de son propre système d'implants qui, lui, fonctionne sans caméra externe.
C'est l'implant électronique, logé sous la rétine, qui capte lui-même l'image et stimule l'œil. Les 40 aveugles bénéficiant de cet équipement, vendu 100.000 euros, voient « différentes nuances de gris », explique le PDG de la société, Walter-G Wrobel.
Son avantage ? « La puce électronique-caméra bouge avec l'œil, il n'y a pas de caméra externe et la sensation visuelle est stable et correspond à la vision réelle », assure-t-il.
Gènes et cellules souches
Les trois sociétés s'accordent à souligner l'aspect prometteur du marché. « Il y a entre 350.000 et 400.000 patients en Europe et aux États-Unis atteints de rétinopathies pigmentaires », souligne le PDG de Pixium.
Autres bénéficiaires potentiels de cette technologie, les nombreuses personnes souffrant de dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA), selon ce responsable. On en compte plus d'un million en France.
Mais la recherche médicale explore parallèlement deux autres voies radicalement différentes, explique le Dr Gérard Dupeyron, chef du service d'ophtalmologie au CHU de Nîmes.
Il s'agit de la thérapie génique qui consiste à modifier les gènes à l'origine de la maladie et de la thérapie cellulaire où des cellules souches sont injectées dans la rétine pour se substituer aux cellules déficientes.
Ces pistes pourraient s'avérer « complémentaires » des implants électroniques, souligne le Dr Dupeyron.
La chercheuse argentine Valeria Canto-Soler s'est spécialisée à l'Université Johns Hopkins de Baltimore (États-Unis) dans les recherches sur les cellules souches appliquées aux maladies de la rétine.
« La recherche (...) avance à un rythme incroyablement rapide. Ce que nous pensions impossible il y a quelques années est maintenant une réalité », commente-t-elle.
Une solution thérapeutique pour les maladies dégénératives de la rétine n'est pas encore pour demain, reconnaît-elle. « Mais nous sommes sur la bonne voie, c'est juste une question de temps », affirment scientifique et industrielles.
La Rédaction
8e Journées nationales d’information et de dépistage de la DMLA pour la première cause cécité en France
Organisée du 23 au 27 juin 2014 partout en France par l'association DMLA, la dégénérescence maculaire liée à l'âge qui touche plus d'un million de personnes dans l'hexagone entraîne une perte progressive de la vision centrale. Première cause de cécité chez les plus de 50 ans en France, un dépistage précoce peut néanmoins éviter des complications irréversibles. Une maladie dont le coût pour la sécurité sociale en 2013 a été évalué 428 M€.
Une entreprise auteur d’une escroquerie de six millions d'euros contre des personnes handicapées
Voilà qui prouve véritablement que les travailleurs handicapés comme les entreprises soucieuses de soutenir cette partie de l'économie française ne sont pas à l'abri de fraude totalement inadmissible.
Dévoilée par le Parisien, la société impliquée aurait vendu plus de 6 M€ de fournitures à diverses entreprises en leur assurant qu'elles étaient produites par des personnes handicapées.
Des sociétés croyant ainsi participer à la contribution handicapée en les achetant, difficultés aucune de ces fournitures vendues par la société n'étaient pas produite par des handicapés.
Une escroquerie possible grâce à la loi de 2005, prévoyant que les sociétés n'embauchant pas des personnes handicapées ou dont le taux et inférieur à 6 % celles-ci doivent alors verser une contribution à l'AGEFIPH.
Comme le prévoit la loi s'est entreprise ayant les moyens diminués le montant qu'elles doivent payer dans le cadre de cette contribution en achetant des produits avec des sociétés qui font travailler des personnes en situation de handicap de type Esat ou entreprise adaptée.
Une fraude qu'a réalisée la société Leclaireur, affirmant vendre des fournitures fabriquées par des personnes handicapées. Des produits qui en réalité étaient achetés par les arnaqueurs dans des grandes enseignes de fourniture de bureau telles qu'Office Depot ou Lyreco.
Mais les produits vendus par Leclaireur étaient tout à fait ordinaires, elles étaient achetées par les arnaqueurs dans les grandes enseignes de fourniture de bureau telles qu'Office Depot ou Lyreco permettant au final de récolter plus de 6 M€.
Les raisons d'une telle escroquerie ?
Alors que ce type d'entreprises reste fortement contrôlé, concernant les entreprises adaptées ne pouvant avoir leurs reconnaissances que par les DIRECTES sous le contrôle des régions et des directions départementales du travail. La tromperie aurait réalisé par l'entreprise LECLAIREUR en se faisant passer pour l'AGEFIPH. Une méthode qui a eu ses limites celle-ci ayant surpris quelques sociétés, qui ne reconnaissaient pas les manières de faire de l'Agefiph qui a alors alerté l'agence. L'AGEFIPH ayant porté plainte pour usurpation d'identité et escroquerie.
Saisie la justice a mis fin aux pratiques des escrocs, une satisfaction pour le réseau GESAT qui met fin à une pratique qui aurait duré depuis plusieurs années. Plusieurs associations qui défendent les droits des personnes handicapées ont rédigé un manifeste pour dénoncer les pratiques des sociétés qui profitent font du commerce sur le dos de la contribution handicapée.
Mise en examen, quatre personnes de la société Leclaireur, est placée sous contrôle judiciaire, celles-ci nient en bloc les faits qui leur sont reprochés. Une situation qui devrait durée face aux preuves qui sont à la disposition du juge actuellement en charge de l'affaire.
La Rédaction
Marisol TOURAINE accès a la santé pour tous et tiers payant généralisé, mais un manque de moyens
Présenté officiellement par la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol TOURAINE, le 19 juin dernier, avant d'être étudié en première lecture devant l'Assemblée nationale pour le début de l'année 2015, celle-ci est revenue sur les grandes orientations sa loi de santé.
Une réforme qui aura pour objectif d'améliorer l'accès aux soins pour tous. Une reforme soutenu dans les grandes lignes du CISS, notamment concernant l'instauration d'une action de groupe, pour les patients victimes de dommages médicaux dus à leurs traitements.
Une réforme surtout pour lequel les réponses a son financement reste lui largement incertain et totalement inconnu a ce jour.
Seule mesure concrète annoncée pour le moment : la réduction du délai entre les essais cliniques de produits médicaux et leur vente. Aujourd'hui, la durée d'attente est de dix-huit mois, elle n'en sera plus que de deux, affirme la ministre.
Une reforme dont la ministre qui lors de son intervention à rappeler les grandes lignes de celui-ci qui sont la prévention, parcours de soin, innovation et droit des patients.
Ainsi, la lutte contre les inégalités commencera dès l'école grâce à un parcours éducatif en santé, la possibilité de choisir un médecin traitant par les parents pour leur enfant, et une protection renforcée des adolescents face aux addictions (tabac et alcool).
Concernant le parcours de soin, il devra être pratique, facile à comprendre et à utiliser, et dans une logique de proximité du patient. Pour cela, le ministère de la Santé veut faire tomber toutes les barrières. D'abord celles liées à l'argent, en instaurant le tiers payant généralisé et en garantissant des produits de santé, tels que les lunettes, à des tarifs accessibles aux personnes à petit revenu. Ensuite, en s'assurant que tout patient peut accéder à un médecin quel que soit le jour, l'heure et sa région.
La permanence des soins va être renforcée par la mise en place d'un numéro à trois chiffres dans chaque département, permettant une orientation selon le besoin. De plus, une meilleure coordination entre professionnels de santé est recherchée, notamment entre ville et hôpital. Des plates-formes d'échange vont être créées dans ce but, et le futur DMP ou dossier médical partagé, dont le chantier vient d'être relancé, répondra aussi à cette problématique.
La 3e orientation, tournée vers l'innovation, comprend notamment des pistes pour réorganiser le 3e cycle d'études médicales et corriger les imperfections du développement professionnel continu (DPC). Enfin, le droit des malades est réaffirmé avec le développement de la démocratie sanitaire et la mise en place d'actions de groupe, sur le plan de la justice.
Vers une généralisation du tiers payant ?
C'est manifestement un engagement de la ministre qui souhaite que d'ici à 2017, "le tiers payant soit étendu à tous les assurés". Dès l'année prochaine, ceux qui bénéficient de l'aide CMU ne devront plus avancer de frais chez le médecin, et à partir de 2017, ce sont tous les Français qui bénéficieront de cette mesure.
Seule nouveauté de cette mesure : au lieu de payer son médecin et de se faire en suite rembourser par l'État, la Sécurité sociale paiera désormais directement les médecins. Le coût des soins ne sera donc pas mieux pris en charge par la réforme, les Français paieront simplement le reste à charge plus tard.
Action de groupe, les associations satisfaites, mais prudentes...
« Face aux dommages sériels en santé, un droit nouveau sera envisagé: l'instauration d'une action de groupe », a déclaré la ministre lors de la présentation des orientations du projet de loi santé. Ce type d'action permettrait de regrouper dans une seule procédure les demandes de réparation concernant un grand nombre de patients. Selon Mme Touraine, « cela représentera une avancée majeure ». Un projet qui selon l'entourage du ministre n'a toujours pas été rédigé.
Une proposition qui répond à la demande des associations de patient comme le CISS depuis quelques années et notamment suite aux affaires de l'amiante ou du médiator. Les associations de patients qui se sont félicités de cette annonce tout en se montrant prudents dans l'attente des détails du dispositif.
« C'est une bonne chose, mais tout dépendra dont la façon dont l'action de groupe se traduira concrètement, tout sera dans le détail du dispositif », a réagi le Collectif Interassociatif sur la Santé (CISS) qui regroupe une quarantaine d'associations de patients.
Pour le CISS, « l'important, c'est qu'il y ait une double approche, une procédure groupée et une indemnisation individualisée ». « Il ne doit pas y avoir de remise en cause du principe de la réparation intégrale des préjudices qui existe dans le droit français et qui ne peut être qu'individuelle », ajoute le Collectif.
Georges Alexandre Imbert, le président de l'Association d'aide aux victimes des accidents de médicaments AAA-VAM, s'est également félicité de cette annonce, estimant qu'elle permettrait de « solutionner des affaires qui traînent depuis longtemps en aidant les victimes à se faire entendre de la justice ».
Pour le député socialiste Gérard Bapt, un spécialiste des questions de santé qui avait présidé la mission d'enquête parlementaire sur le Mediator, le principe de l'action de groupe est « important ». Mais il reste « à travailler sur sa construction pour que le dispositif soit le plus simple possible afin qu'il soit le plus opérant possible ».
Il a ajouté qu'il fallait travailler « en concertation » avec les associations de patients, mais également avec les assureurs « parce que les indemnisations sont toujours complexes lorsqu'il s'agit de dommages corporels ».
Sécurité alimentaire...
Parmi les autres innovations de cette réforme, celle de la mise en place d'un code couleur sur les aliments. Trop gras, trop sucré, Marisol Touraine souhaite rendre plus visible la qualité nutritionnelle des produits alimentaires industriels via la mise en place d'un "logo". Celui-ci s'accompagnerait d'un code couleur pour que le consommateur puisse simplement faire son choix. La ministre propose également la mise en place d'un "parcours éducatif de santé" pour permettre "à tous les enfants, de la maternelle au lycée, d'acquérir des connaissances en santé et d'adopter des bons réflexes".
Une solution juridique pour les salles de shoot
La loi qui devrait également comporter selon la ministre, un volet pour « définir le cadre de l'expérimentation de salles de consommation à moindre risque » pour les toxicomanes. Cela devrait permettre de sortir de l'impasse actuelle : un projet d'une « salle de shoot » à Paris avait dû être reporté début octobre après une décision du Conseil d'État qui considérait qu'en l'état, la loi ne permettait pas une telle expérimentation.
La Rédaction
François HOLLANDE recevra les représentants des personnes en situation en de handicap
Dans une situation particulièrement difficile tant dans les sondages que vis-à-vis a de ses promesses électorales notamment en matière d'accessibilité, le Président de la République recevra les représentants des associations de personnes handicapées. La question reste pour leur dire quoi et pour quel engagement ?
Une rencontre à laquelle assistera la nouvelle secrétaire d'État en charge du handicap et de l'exclusion, Ségolène Neuville, qui aura lieu le 2 juillet dans le cadre de la préparation de la "Conférence nationale du handicap" qui aura lieu cet hiver et qui devrait durée avec les représentants des associations pendants une heure.
Les grandes lignes de la future conférence nationale
Au cours de ces échanges, les grandes questions du handicap seront abordées comme l'accessibilité et la planification des agendas programmés d'accessibilité qui sont au cœur de l'actualité bien sûr. Sans oublier des sujets vis-à-vis des ressources des personnes, mais aussi la scolarisation et l'emploi. Le Président qui annoncé vouloir connaître les thèmes que les associations représentatives du handicap souhaitent voir abordées lors de la Conférence nationale qu'il présidera en décembre prochain.
La Rédaction




