17e Semaine pour l’emploi des personnes handicapées : l'AGEFIPH mobilisée autour de la formation !
L'Agefiph a décidé comme chaque année de se mobiliser pour la Semaine pour l'emploi des personnes handicapées, une présence en 2013 qui aura pour la thématique de la formation et de l'alternance véritable fil rouge de la semaine. Face à une situation économique difficile peu propice aux recrutements, l'Agefiph fait le pari de la formation des personnes handicapées qu'elle a élevée en priorité sur les années 2012-2015, en y consacrant jusqu'à un tiers de son budget global pour 2013 (147 M€).
L’association des paralysées de France en deuil avec le décès brutal de Jean-Marie BARBIER
l'Association créée en 1933, vient de voir disparaitre un homme de terrain et de conviction attaché a de nombreuse comme celle de l'inclusion des personnes principal moteur qu'il représentait au sein de l'APF depuis son élection comme président en 2007. Âgé de 56 ans, Jean-Marie BARBIER qui avait cédé sa place en avril à Alain ROCHON, est décédé ce 22 octobre, des suites d'une atteinte cérébrale. L'APF qui devrait communiquer dans quelques jours la date de ces obsèques.
France Handicap Info se joint et tient à leur adresser ses sincères condoléances a son épouse et sa trois enfants, mais aussi a tous les adhérents de l'APF. Une figure charismatique qui a dédié une grande partie de sa vie à la défense des droits des personnes en situation de handicap et de leur famille, à l'APF et à ses acteurs dont il était très proche. L'APF communiquera les renseignements concernant ses obsèques dès que possible.
« Enfant de l'APF », adhérent de « toujours », entré au Conseil d'administration de l'APF en 1987, Jean-Marie Barbier a été président de l'association de mars 2007 à avril 2013. De nombreux combats auront étaient menés durant ses années de présidence, notamment la manifestation « Ni pauvre ni soumis » du 29 mars 2008, l'adoption du projet associatif « Bouger les lignes ! Pour une société inclusive » et la concrétisation des processus de démocratie interne dans toutes les strates de l'association.
Jean-Marie BARBIER, en situation de handicap depuis sa naissance, a milité à l'APF depuis presque toujours (son père était déjà militant à l'APF). Il a fait connaissance de l'association lors de séjours de vacances, d'abord en tant que vacancier puis animateur jusqu'en 1983. Il a ensuite intégré le Conseil d'administration de l'association en 1987, âgé de seulement 29 ans. En parallèle, il réussit des études supérieures – titulaire d'une maîtrise en mathématiques et en informatique – et travaille comme ingénieur en informatique.
Au sein du Conseil d'administration, Jean-Marie BARBIER occupe différents postes : administrateur, trésorier adjoint, trésorier puis vice-président à partir de 2000. Il a été en charge du suivi de la mise en œuvre du Projet associatif 2000-2005, puis président du comité de pilotage du Projet 2006-2011, « Acteur et citoyen ! », adopté au congrès de juin 2006.
Élu à la présidence de l'association le 24 mars 2007, Jean-Marie BARBIER s'est distingué par son militantisme, son implication et sa proximité avec les acteurs de l'APF.
Un homme de terrain et de conviction
Ainsi, de nombreux combats ont été menés et notamment tel la manifestation « Ni pauvre ni soumis » qui a réuni 100 associations et 35 000 personnes en situation de handicap ou atteintes de maladie invalidante dans les rues de Paris le 29 mars 2008 et qui a permis l'augmentation de l'AAH de 25% en 5 ans. L'édition du plaidoyer de l'association « Construire une société ouverte à tous ! » ou encore l'adoption du projet associatif « Bouger les lignes ! Pour une société inclusive » et bien sur la concrétisation des processus de démocratie interne dans toutes les strates de l'association.
Il a également été président de la Commission des Délégations et du groupe Finances Ressources; et représente ou a représenté l'APF dans plusieurs organismes – dont le Conseil de Surveillance de la CNAF, le CCAH, le CLAPEHAA, l'UNIOPSS, Handas et le Conseil national consultatif des personnes handicapées. Il a également été vice-président de la CNSA et vice-président de l'observatoire interministériel de l'accessibilité et de la conception universelle. Jean-Marie BARBIER qui été fait Chevalier dans l'Ordre de la Légion d'honneur le 30 septembre 2009.
La Rédaction
Les médecins refusent de soigner les plus pauvres pour une question « d’obéissance».
Imaginant le tiers payant comme un prétendu moyen d'asservissement, les médecins français à travers un communiqué de l'union française des médecins libérales ont annoncé leur refus a ce qui appel une « médecine aux ordres ».
L'UFML, qui rappelle que l'indépendance de la médecine, quelle que soit l'activité, est garante de la protection des droits des Français. La volonté de modifier le socle du système sanitaire par le tiers-payant généralisé et les réseaux de soins menace directement l'indépendance des praticiens et les droits des patients.
Le syndicat estimant notamment la mise en œuvre d'une politique médicale assujettie directement aux organismes payeurs, puisque directement rémunérés par l'assurance-maladie ou les organismes complémentaires au sein des réseaux, il en sera fini de la liberté d'agir en conscience au sein du colloque singulier qu'est la relation patient-praticien.
Une vision qui conduit ce dernier a craindre pour la protection des salariés concernant l'arrêt de travail qui serait alors « sous la dépendance de la politique comptable des financiers et de la crainte pour les prescripteurs de mesures de rétorsion directe ».
L'UFML qui tient a rappelé dans son communiqué le rôle de tampon social et de ciment sociétal, et qu'au sein de leur cabinet se jouent les médecins, non seulement la recherche de réponses aux pathologies mais également la mise en protection des salariés.
Une politique pour lequel l'union française des médecins libérales à l'heure du désengagement de la sécurité sociale, à l'heure où les raisonnements comptables, l'idéologie et la communication prennent le pas sur la déontologie et les intérêts des patients.
l'UFML qui affirme en tout état de cause ne pas vouloir « transiger pas avec la liberté, on ne marchande pas l'indépendance et appelle les Français à refuser toute intervention de tiers dans leurs relations avec les médecins et à soutenir le mouvement du 2 décembre contre la généralisation du tiers-payant ».
« Dès 2014 pour les revenus modestes »
« D'ici à 2017, quand vous irez voir votre médecin, vous n'aurez plus à avancer le prix de la consultation » et « dès la fin de l'année prochaine, le tiers payant sera ainsi possible pour les ménages aux revenus modestes », avait annoncé la ministre, dans un entretien à Libération. Un plan quel dont elle avait détaillé la stratégie nationale de santé du gouvernement le 22 septembre 2013. « L'enjeu n'est rien de moins que de refonder notre système de santé », a lancé Marisol Touraine.
La généralisation du tiers payant concernera les consultations chez les médecins du secteur 1 (ne pratiquant pas de dépassement d'honoraires) et du secteur 2 dès lors que les complémentaires prendront en charge le dépassement d'honoraires. Actuellement, le tiers payant, pratiqué en pharmacie, est octroyé seulement aux bénéficiaires de la CMU-C (couverture maladie universelle) et de l'AME (Aide médicale d'Etat).
La Rédaction
Dépistage rapide et ciblé du VIH : l'institut de veille sanitaire confirme l'efficacité du dispositif
Dans son Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire (BEH) publié ce jour 21 octobre, l'INVS dresse un bilan de l'offre et du recours au dépistage du VIH enFrance depuis 2003. L'institut y reconnaît en particulier l'efficacité du test rapide d'orientation diagnostique (TROD), tel que le pratique AIDES depuis 2011.
Il aura fallu à AIDES plusieurs années de plaidoyer et d'expérimentation pour enfin obtenir, fin 2010, le précieux décret permettant la généralisation du test rapide communautaire. Les résultats publiés par l'INVS aujourd'hui montrent à quel point ce combat était légitime.
D'abord, quelques chiffres bruts : sur les 31.700 tests rapides recensés par l'INVS en 2012, plus de 22.000 ont été réalisés par les militants d'Aides. L'INVS évoque également "un dispositif qui monte en charge rapidement". Et pour cause : sur les 6 premiers mois de l'année 2013, AIDES a déjà réalisé plus de 16.600 tests, soit une augmentation de 35% par rapport à 2012.
Une montée en charge rendue possible par la formidable mobilisation de nos militants, présents chaque jour sur le terrain. Que dit l'INVS ? Comme l'a fait valoir l'association, l'INVS confirme que le TROD permet de "toucher une population particulièrement exposée au VIH" et "d'aller à la rencontre de publiques cibles éloignées du système de santé, qui ne viennent pas ou ne peuvent pas se rendre habituellement dans les structures de dépistage".
Pour preuve, la proportion remarquable de primo-testants : 30% des personnes que nous avons dépistées en 2012 n'avaient jamais eu recours au test VIH de toute leur vie.
Sur le seul premier semestre 2013, Ce sont 27% des personnes dépistées séropositives réalisaient avec AIDES leur tout premier test[1]. Sans cette offre correspondant à leurs besoins et directement proposés sur leur lieu de vie, ces personnes auraient sans doute appris leur séropositivité beaucoup trop tard. Elles auraient alors mis en danger leur santé et risqué de transmettre sans le savoir le virus à leurs partenaires.
Des taux de découvertes de séropositivité deux à quatre fois plus élevés que dans les structures de dépistages classiques. C'est le résultat le plus significatif parmi les chiffres publiés par l'INVS. De l'ordre de 1% en 2012, il est 2 à 4 fois plus élevé que dans les centres de dépistage anonyme et gratuit (CDAG), les urgences hospitalières ou les laboratoires de ville.
Ce résultat démontre toute la pertinence de l'approche communautaire, en parfaite complémentarité avec l'offre de dépistage classique : aller vers et faire avec les communautés les plus touchées.
AIDES se félicite de la publication de ces résultats et entend intensifier plus encore son offre de dépistage rapide. Il y a urgence, car 30.000 personnes en France ignorent toujours leur séropositivité. Nous appelons les pouvoirs publics à s'emparer de ces données et à accroître les financements dédiés au TROD, aujourd'hui insuffisants, en particulier dans les régions les plus touchées : Ile-de-France, PACA, et départements français d'Amérique (Guyane, Martinique, Guadeloupe et Saint-Martin).
Enfants handicapés en milieu scolaire : le défenseur des droits lance un appel à témoignages.
Après la recommandation générale adressée au gouvernement en novembre 2012, le défenseur des droits, Dominique BAUDIS, lance un appel à témoignages à destination des enfants en situation de handicap et de leurs familles. Un objectif que le défenseur des droits souhaite double : apprécier la mise en œuvre de ses premières recommandations et mieux évaluer les difficultés auxquelles de trop nombreuses familles demeurent confrontées.
Un an après la recommandation générale par laquelle Dominique BAUDIS avait attiré l'attention des pouvoirs publics sur l'accès des enfants porteurs de handicaps aux activités périscolaires et extrascolaires, à quelles difficultés d'accueil et d'accompagnement sont-ils encore confrontés ? La continuité de leur parcours entre les temps scolaires et périscolaires est-elle assurée ? En cas de rupture de prise en charge, quelles contraintes organisationnelles pèsent sur les enfants et leurs familles ?
Un gouvernement déjà informé
Le défenseur qui avait déjà émis des recommandations en novembre 2012. La première au ministre de l'Éducation nationale, dans le cadre du projet annoncé de réforme de l'école et des rythmes scolaires, de veiller à prendre en compte les besoins spécifiques des élèves handicapés, s'agissant en particulier d'accompagnement sur le temps périscolaire.
La second au ministre de l'Intérieur, à la ministre des Sports, de la Jeunesse de l'Éducation populaire et de la Vie associative, à la ministre des Affaires sociales et de la Santé, et à la ministre déléguée chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l'exclusion d'adapter les dispositions législatives et réglementaires existantes en précisant les conditions d'accueil et de prise en charge des enfants handicapés dans les structures d'accueil collectif de loisirs.
Un appel a témoigné !
À compter d'aujourd'hui 18 octobre, les familles d'enfants handicapés scolarisés en milieu ordinaire, en école maternelle ou primaire, ou relevant d'un accueil en établissement ou service médico-social sont invitées à témoigner par l'intermédiaire d'un questionnaire accessible sur le site Internet du Défenseur des droits. Les témoignages ainsi recueillis permettront d'alimenter un diagnostic national. Les familles qui souhaiteraient saisir le défenseur pourront également se rendre sur le site Internet afin de lui en faire part.
La Rédaction





