En octobre, L’œil et la main s’intéressent aux initiatives dont le but est de protéger des situations fragiles…
Trois émissions, dont les documentaires proposés, le premier, « Les abeilles et nous » de Lisa Diez Gracia.Autre sujet est véritablement d'actualité « Naître sans stress » de Claire Chognot. Enfin troisième rencontre avec celui du sport avec une question qu'est-ce qui fait courir les sourds lors des Deaflympics de David Boisseaux-Chical et Laurent Valo.
Les abeilles ne servent pas qu'à produire le miel : 35 % de la production mondiale de nourriture serait directement dépendante des pollinisateurs. Leur disparition fragiliserait la chaîne alimentaire, les espèces végétales et aussi animales. Jean-Marie Hallégot part à la rencontre de ceux qui, en travaillant avec les abeilles, participent à la préservation de notre environnement. Un documentaire à voir où à revoir les 14 et 19 octobre a 20 h 35 et 23 h
Le deuxième reportage concerne lui mal du siècle celui du stress l'occasion de comprendre au cœur de la polémique qui entoure le vote de la loi autorisant l'expérimentation des maisons de naissance, Sophie-Dorothée KACZMAREK cherche à savoir si ces lieux peuvent répondre aux attentes de couples sourds.
Ces lieux pilotes gérés par des sages-femmes proposent un suivi personnalisé des grossesses sans risque et réalisent des accouchements dits « naturels ». Sont-ils une solution intermédiaire entre l'accouchement médicalisé en milieu hospitalier et l'accouchement à domicile ? Un documentaire à voir où à revoir les 21 et 26 octobre a 20 h 35 et 23 h
Enfin le dernier documentaire de ce mois d'octobre sera lui consacré au sport, avec une simple question, qu'est-ce qui fait courir les sourds. Les "Deaflympics", événement mondial sourd le plus fédérateur, ne sont rattachés ni aux JO ni aux Jeux paralympiques.
Les Deaflympics 2013, accueillis in extremis par la Bulgarie après avoir été annulés par la Grèce, sont fragilisés pour des raisons politiques et financières. Laurent Valo, en se rendant à Sofia, pose la question : les sourds pourront-ils continuer à revendiquer leur spécificité linguistique et culturelle au sein des Deaflympics ? Comment les « Deaflympics » ont et vont évoluer ?
La Rédaction
CISS : Stratégie nationale de santé : du pain sur la planche...Maintenant passons aux actes
Au lendemain de la présentation de ce que a présenté Marisol Touraine comme la stratégie nationale, nous laissons la parole au Collectif inter-associatif sur la santé qui exprime son sentiment et de celui de plus 40 associations qui le compose. Après que le rapport Cordier ait fuité en plein été, c'était hier jour de remise officielle. Nous partageons les constats présentés par le président du comité des sages et la ministre des affaires sociales et de la santé. Ce sont ceux qui nous attristent et nous atterrent parfois : inégalités de santé, nouveaux besoins insatisfaits, faible appétence pour la santé publique, démocratie sanitaire trop souvent de façade...
Valentin Haüy donne la parole aux aveugles dans une campagne de communication «Les victoires »
Le mois d'octobre est un rendez-vous de sensibilisation pour la cause des aveugles et des malvoyants. L'Association Valentin Haüy a conçu un spot de 30 secondes qui met en scène des femmes et des hommes aveugles ou très malvoyants sous forme de portraits-témoignages des gestes du quotidien.
Des hommes, des, femmes ne cessent avec l'allongement de la durée de la vie de progresser, le nombre de malvoyants augmente chaque année. Près d'un quart des personnes âgées de plus de 75 ans sont atteintes de malvoyance. Elles sont donc de plus en plus nombreuses.
Gestes banals, ordinaires pour des voyants mais qui représentent de véritables « victoires » pour les aveugles et les malvoyants. Ainsi, Damien, Nathalie, Riowen ou encore Isabelle partagent avec nous, la joie de pouvoir réaliser ce que d'autres font naturellement et leur volonté de « vivre...tout simplement ».
L'Association Valentin Haüy leur apporte un accompagnement, des services et des outils nécessaires à l'accomplissement de ces exploits du quotidien. De « J'adore aller au cinéma ! » à « Hier, j'ai envoyé mon premier e-mail » en passant par « Je sais retirer de l'argent au distributeur » ou encore « J'emmène ma fille à la crèche tous les jours ».
Ce film rappelle les différentes actions menées par l'association pour l'accessibilité à la culture, aux loisirs, aux sports et à la vie sociale et professionnelle.
Un spot dans lequel comme on le voit ici apparaître sous forme de gros plans des femmes et des hommes qui ont les yeux masqués par un bandeau flouté, ce spot nous présente une succession de portraits témoignages.
Ils s'appellent Marcel, Nathalie, Damien, Saméra, Khadija, Isabelle, Riowen, Solaine... et partagent avec nous la joie de pouvoir réaliser des gestes du quotidien que des personnes voyantes font naturellement : lire, aller au cinéma, envoyer un e-mail, prendre le métro...
Solaine, dernière à apparaître à l'écran, retire son bandeau flouté et le spectateur remarque alors qu'elle est déficiente visuelle. Les autres acteurs apparaissent alors en arrière-plan. Une voix off rappelle que l'Association Valentin Haüy aide ces femmes et ces hommes, aveugles ou malvoyants, à être plus autonomes dans leur vie de tous les jours et que pour accomplir cette mission, l'association a besoin du soutien de tous.
Un spot TV sur les « victoires » du quotidien sera diffusé du 5 octobre jusqu'à la fin de l'année, essentiellement en passages gracieux, sur France 2, France 3, TF1, M6, TV5 Monde, BFM Business, RMC découverte, RTL9, La Chaîne Parlementaire, Ushuaïa TV...
Les affiches seront-elles présentes dans près de trois cents villes parmi les plus importantes de France. Les mairies ont généreusement accepté de les apposer gratuitement sur leurs espaces publicitaires.
La Rédaction
Français et l’accessibilité il sont trois sur quatre a avoir déjà rencontré des difficultés d’accessibilité
Alors que se tient mercredi 25 septembre le premier Comité interministériel du handicap, l'Association des paralysés de France (APF) publie une enquête réalisée par Mediaprism(1) qui montre que 75 % des Français ont déjà rencontré des difficultés d'accessibilité pour eux ou leurs proches.
Une enquête qui prouvent la place de question dans notre société et les collectivités un véritable défi, mais aussi l'aspect encore mal en compte celui de l'universalité de l'accessibilité.
Un défi pour les collectivités territoriales ?
Un défi ? Oui sans nul doute que 97 % des Français estime comme un sujet prioritaire ou important. A la question: « Avez-vous déjà rencontré des difficultés d'accessibilité en ville, que ce soit vous personnellement ou dans votre entourage ? », la moitié des sondés (50 %) a répondu « oui, à plusieurs reprises ».
25 % « oui, une ou deux fois » et 25 % ont dit « non ». Si ce sujet est essentiel pour les Français, il ne semble pas être au cœur des préoccupations des pouvoirs publics et notamment des maires et président d'agglomération ou de communauté urbaine.
Ils sont ainsi plus de 77 % des Français estiment que la France est plutôt en retard par rapport à d'autres pays en ce qui concerne l'accessibilité des lieux publics et des transports, et seuls 44 % des Français considèrent que les pouvoirs publics prennent bien en compte cette problématique.
Les sondés ont dit rencontrer ou avoir déjà rencontré des difficultés pour accéder aux transports en commun (58 %), aux commerces (52 %) et aux lieux publics (50 %).
En outre, une large majorité des Français (95 %) estime « que chacun d'entre nous peut être confronté à des difficultés d'accessibilité ».
Ainsi, 76 % ont répondu « oui, tout à fait », 19 % « oui, plutôt », 4 % « non, plutôt » et 1 % « non, pas du tout ». 92 % des personnes adhèrent à l'idée que « l'accessibilité des villes est une problématique qui concerne tout le monde et pas uniquement les personnes en situation de handicap » (58 % « oui, tout à fait » et 34 % « oui, plutôt »).
À la question « parmi les catégories de personnes suivantes, quelles sont celles qui selon vous peuvent rencontrer des difficultés d'accessibilité en ville », les sondés ont principalement répondu : les personnes en situation de handicap (96 %), les personnes âgées (76 %) et les personnes avec jeunes enfants (75 %), les blessés temporaires (60 %).
Des communes peu enclins aux investissements
L'accessibilité prévue dans la loi de 2005, pour les communes de plus de 5000 habitants pouvant et devenir un cout rapidement important se chiffrant parfois en millions d'euros. Des montants que quelques communes ou communautés d'agglomérations ont commencé à investir dès les années 2007.
Des collectivités pour celle-ci qui ont une à mener et d'une hiérarchisation de ces travaux selon des critères de centralité, une méthode qui a permis de faire baisser le montant des travaux sur 10 ans de 15 M€ à 10 M€ et donc de démultiplier les lieux et les services accessibles.
Reste qu'aujourd'hui près 60 % des lieux des moyens de transport et pour ne citer que Paris ou encore à Marseille, comme le prouve la plainte déposée par des usagers. Autre difficulté, celui du logement notamment social dont les communes ont pour priorité de recenser les logements accessibles pour rapprocher l'offre et la demande via des commissions CAPH(3).
Pour preuve là encore le document de la délégation interministérielle à l'accessibilité qui relève cependant une différence d'approche et de temporalité entre les communes : certaines avaient pour objectif de recenser en 2012 les logements accessibles, quand d'autres comptabilisaient les livraisons 2009-2011 de logements adaptés.
Les villes disent se heurter à des difficultés, notamment financières, outre l'aspect financier, perçu comme un des freins, les villes expriment aussi des difficultés techniques. À Amiens, ainsi on estime que respecter les règles techniques, comme la largeur des emplacements réservés, est une difficulté en raison de rues ou de trottoirs souvent étroits.
Des situations et exemple que donne également des villes comme Angoulême, Grenoble, Toulouse..., on précise que la planification vient se heurter à d'autres diagnostics obligatoires, diagnostics énergétiques par exemple, et oblige les services à avoir une vision globale sur un bâtiment pour ne pas faire et défaire.
Des élus qui dans leurs majorités qui souhaitent que soit revu l'objectif du tout accessible pour un consensus local sur les priorités à court et moyen terme. D'une manière générale, les élus regrettent que le législateur fasse peser le poids de cette loi sur les collectivités et qu'il n'ait pas été prévu d'accompagner financièrement celles qui s'engagent sur une programmation.
L'accessibilité inscrite dans une ligne budgétaire
Dans la présentation de cette enquête l'APF a demandé au premier ministre de réunir le CIH au mois deux fois par an, pour pouvoir "mesurer régulièrement les avancés vers une société ouverte à tous". L'association qui demeure une nouvelle fois demande que le respect soit tenu. Vaine demande, alors que tous reconnaissent que cela est désormais plus possible.
Autre demande de l'association des paralysées de France, celle également au gouvernement d'envisager le recours au grand emprunt et l'adoption de mesures budgétaires ou fiscales destinées aux acteurs privés ou publics. "Le chantier de la mise en accessibilité de la France doit également être pris en compte dans le projet de loi de finances à venir.
Stéphane LAGOUTIÉRE
(1) L'enquête a été réalisée sur internet du 2 au 10 septembre auprès de 1.037 personnes représentatives de la population française et âgées de plus de 18 ans.
(2) À la question: "Avez-vous déjà rencontré des difficultés d'accessibilité en ville, que ce soit vous personnellement ou dans votre entourage ?", la moitié des sondés (50%) a répondu "oui, à plusieurs reprises", 25% "oui, une ou deux fois" et 25% ont dit "non".
(3) Commission communale ou intercommunale pour l’accessibilité aux personnes handicapées.
Marisol TOURAINE annonce la généralisation du tiers payant d’ici 2017, promesse du candidat Hollande
Adapter le système de santé aux maladies du XXIe siècle et réduire les inégalités de santé. Tels sont les deux objectifs de la stratégie nationale de santé présentée ce lundi matin par la ministre de la Santé Marisol Touraine.
a tenu à apaiser toute crainte parmi les professionnels, et d'assuré que la stratégie nationale de santé «n'est pas une étatisation de la médecine libérale, ni une revanche de la médecine libérale contre l'hôpital».
Et d'ajouter « Notre système de santé reste remarquable, mais il a été construit pour faire face aux pathologies aiguës des années 1950, pas aux défis du vieillissement et aux maladies chroniques d'aujourd'hui», a expliqué la ministre devant les journalistes.
Parmi les principales mesures l'annonce la généralisation du tiers payant, une promesse du candidat François HOLLANDE, pour lequel l'accueil de l'information a été diversement apprécié des médecins généralistes qui doutent de son bien fondé. Une réalité cependant pour la majorité des pays en Europe la France pratiquant avec trois autres pays une exception.
Un tiers payant a selon ces concepteurs l'objectif de permettre ainsi de réduire l'engorgement des services des urgences, dont les Français croient souvent à tort en leur gratuité. « D'ici à 2017, quand vous irez voir votre médecin, vous n'aurez plus à avancer le prix de la consultation », déclare Marisol Touraine, en ajoutant que « dès la fin de l'année prochaine, le tiers payant sera possible pour les ménages aux revenus modestes ».
Une promesse dont beaucoup doute fortement et notamment les personnes à faible revenue : minimum vieillesse, allocataires de l'AAH ou des pensions, fortement illusoires. Ces derniers ayant véritables des difficultés d'accès aux soins tels que le dentiste, l'ophtalmologiste...qui eux représente une réelle difficulté et ou le tiers pays reste une exception.
Actuellement, les Français qui vont consulter leurs médecins généralistes avancent les frais pour les consultations chez les médecins du secteur 1 ne dépassant pas les honoraires. Seul pour les a l'heure le patient couvert par une prise en charge à 100 % ainsi que les personnes bénéficiaires de la CMU et de l'AME en sont dispensé.
Situation qui devrait être totalement supprimée d'ici à 2017. Mais aussi du secteur 2 dès lors que les mutuelles prendront en charge le dépassement d'honoraires.
Le cout d'une consultation d'un généraliste...
Selon l'UFC-Que choisir, dans une enquête en juillet 2012, les dépassements a augmenté de 1,7 % sur un an dans trois spécialités : pédiatrie, ophtalmologie et gynécologie. Désormais, une consultation chez un spécialiste de secteur 2 (secteur à honoraires libres) coûte en moyenne 52,10 euros, 61,50 euros dans les grandes villes. Soit plus du double du tarif conventionnel établi à 28 euros. Pour l'UFC, cette progression tient d'une part aux comportements des médecins déjà installés. E
L'UFC qui tire à boulets rouges sur le nouveau Contrat d'accès aux soins qui doit entrer en vigueur le 1er octobre prochain. « Il se contentera de geler les dépassements d'honoraires des seuls médecins volontaires », argumente l'association. Des dépassements déjà beaucoup trop élevés au goût de l'UFC qui continue de réclamer sans délai leur plafonnement à 40 % du tarif de la Sécurité sociale et la fermeture de l'accès au secteur 2.
Maisons de santé, information des patients...
Parmi les autres mesures annoncées, Marisol TOURAINE, a noté celle de l'ouverture de 300 maisons de santé pluridisciplinaire seront prochainement ouverte afin de pour faciliter l'accès aux soins dans les zones où l'offre médicale est peu fournie. Une pratique soutenue par l'arrivée d'ici à la fin 2013 de 200 « praticiens territoriaux » s'installera aussi dans les régions faiblement médicalisées.« Ce sont des médecins généralistes qui s'installent dans des zones désertées, auxquels on assure un revenu garanti de 3600 euros par mois », confie la ministre.
Une proposition contestée par la Fédération des médecins de France (FMF) qui a promis de s'opposer à cette « mesure démagogique » qui pourrait mettre à mal la liberté tarifaire des médecins libéraux en contribuant à « une étatisation de la médecine de ville ».
D'autres grandes orientations, destinées à « refonder » le système de santé, ont été présentées : amélioration de l'information des patients par la mise en ligne d'une base de données publique. Les médicaments vont inaugurer ce projet, puisque le nouveau site internet devrait être lancé dès la semaine prochaine.
Mais aussi la création d'« actions de groupe » permettant à une association ou à un groupe d'individus ayant subi le même préjudice de saisir un juge... Ces orientations devraient être fixées dans une loi de stratégie nationale de santé en 2014.
Seul dossier qui fait l'objet d'un large et véritable consensus celui du lancement du dossier médical personnalisé. Sujet plus consensuel. Ce sont les personnes âgées et les victimes de maladies chroniques qui seront effectivement concernées par la mesure, qui visera à faciliter l'échange d'informations entre les différents professionnels de santé.
Stéphane LAGOUTIERE
A consulter pour information :



