Accéder au contenu principal

Journée du don d'organes les associations en appel à une reconnaissance véritable des donneurs

Rédigé le 22 Juin 2013
Affiche de la 13e journée nationale de reflexion sur le don d'organe et de greffe et de reconnaissance aux donneurs

Ce samedi 22 juin aura lieu la 13e édition de la "Journée nationale de réflexion sur le don d'organes et la greffe, et de reconnaissance aux donneurs ». l'occasion pour de nombreuses associations comme France Adot ou l'Agence de la biomédecine invitant les Français à se mobiliser massivement en faisant connaitre leur position sur le don d'organes à leurs proches afin qu'en cas de décès, ces proches puissent en faire part aux équipes médicales.

En France, le don d'organes se situe sous le régime du consentement présumé institué dans la loi de bioéthique, étant tout présumés donneurs. Néanmoins, si l'on est opposé au don de ses organes, la loi permet de s'inscrire sur le registre national des Refus ou de préciser sa position à ses proches. Ainsi, lorsqu'un prélèvement d'organes est possible, les équipes hospitalières doivent consulter le registre national des refus dans un premier temps. Puis si le nom du défunt n'y figure pas, elles ont le devoir de s'assurer de la non-opposition de ce dernier au don de ses organes auprès de ses proches, même s'il est détenteur d'une carte de donneur.

Il est donc important de transmettre sa position sur le don de ses organes à ses proches, car ce sont eux qui portent la décision du donneur décédé à la connaissance des équipes médicales. Ne pas connaître la position du défunt peut créer un grand désarroi chez les proches, car ils doivent choisir à la place du défunt, ce qui les conduit souvent à s'opposer au prélèvement.

En 2012, pour la première fois, le seuil des 5 000 greffes a été franchi, 5 023 greffes d'organes ont été réalisées en France. C'est un résultat très encourageant pour les malades. Cependant, de plus en plus de malades sont inscrits chaque année sur la liste nationale d'attente. Ainsi, en 2012, 17 627 malades ont eu besoin d'une greffe.

Il est possible de sauver davantage de vies en permettant à plus de malades d'être greffés. C'est tout l'enjeu de la transmission de sa décision à ses proches. Car bien que 81% de la population française soit favorable aux dons d'organes, seuls 49% transmettent effectivement leur position à leurs proches, qu'ils soient pour ou contre le don de leurs organes.

Une journée aussi dédiée à la reconnaissance aux donneurs pour se souvenir que la greffe est possible grâce à la générosité des donneurs et de leurs proches.

À voir, ce film événementiel de 2 minutes de la campagne a été réalisé par Olivier Nakache et Éric Tolédano, les réalisateurs du film intouchables. Ce film inédit met en scène la transmission de la position de plusieurs personnalités à leurs proches sur le don de leurs organes. À la fin de leurs interventions, ces personnalités invitent chacun à faire de même avec son entourage.

La Rédaction

75 % des Français jugent l’argent des politiques de santé mal dépensé dans un sondage IFOP

Rédigé le 21 Juin 2013
Graphique du sondage IFOP sur l'argent dépensé dans le cadre des politique sante graphique 1

Graphique du sondage IFOP sur l'argent dépensé dans le cadre des politique sante graphique 1Un résultat bien supprenant au vu des dépenses de santé effectuées par les Français eux même notamment en ce qui concerne les médicaments. Reste que selon le sondage publié pour Acteurs publics et Ernst & Young l'amélioration de l'accès aux soins sur l'intégralité du territoire et la diminution des coûts figurent en priorité des 1007 sondés.

Des Français qui comme l'avait démontré déjà de précédente enquête et qui semble ici à nouveau pour 47 % faire de moins en moins confiance au regard des pouvoirs publics pour moderniser le système de santé, préférant à tort ou raison que des professionnels de santé ou encore les mutuelles et les assureurs semblent mieux disposés. Un avis loin de convaincre à titre d'exemple le CISS.

La santé restant une préoccupation majeure pour des Français inquiets de la capacité de la nation à financer un système de soins coûteux.

L'attention du public sur des dysfonctionnements du système de santé ou encore sur des alertes sanitaires récentes (affaires du Mediator, des prothèses PIP, du bisphénol, des risques liés au H7N9 ou encore au coronavirus) est particulièrement forte et renforce la spécificité aux yeux de l'opinion de la politique de santé, un domaine d'action du gouvernement particulièrement "surveillé".

Déserts médicaux

Le premier constat est sévère : 35 % seulement des personnes interrogées estiment que les sommes annuellement consacrées par la France à la politique de santé sont utilisées de manière efficace. C'est plus que ce que l'Ifop mesurait en début d'année s'agissant de la politique du logement (18 %) ou encore de celle de la formation professionnelle (24 %), mais cela reste minoritaire.

Les catégories socioprofessionnelles inférieures sont les plus dures (28 % soulignent l'efficacité) alors que les CSP + sont un peu plus clémentes (41 %).

Apparaît également sur cette question un clivage politique, les proches de la droite faisant preuve d'une moindre mansuétude (29 %) que les sympathisants de gauche (44 %).

On relève aussi, signe d'un ressenti négatif dans ce que l'on appelle traditionnellement les "déserts médicaux", que les habitants des zones rurales sont les moins nombreux à considérer que l'argent est utilisé efficacement (31 %), comparativement aux habitants des villes de province (36 %) ou à ceux de l'agglomération parisienne (39 %).

Plus grande justice

Invités à dégager les priorités que devrait se fixer la politique de santé publique en France, les interviewés sont partagés entre quatre objectifs qui recueillent des niveaux significatifs de mentions : l'amélioration de l'accès aux soins sur l'ensemble du territoire (citée par 50 % de l'échantillon), la diminution des coûts de la santé afin de baisser les cotisations (49 %),

une meilleure coordination entre hôpitaux et médecine de ville (40 %) et une amélioration de la prévention (30 %). Les progrès dans l'information sur la santé (17 %) ou encore le meilleur remboursement des soins quitte à augmenter les cotisations (14 %) sont nettement moins souvent évoqués.

Il semble ainsi que les souhaits des Français se concentrent majoritairement sur une plus grande justice dans l'accès aux soins ainsi que sur une rationalisation des dépenses de santé. Les priorités sont toutefois nettement différentes selon la proximité politique : ainsi les proches de la gauche mettent en tête à 57 %.

un égal accès sur le territoire, tandis que les sympathisants de droite privilégient la diminution des coûts (58 %) devant une meilleure coordination ville-hôpital (43 %). On relève, s'agissant de la prévention, une attention plus grande portée par les CSP + (36 % l'évoquent, contre 23 % seulement des CSP -).

Médecin traitant

Graphique du sondage IFOP. Question posée Parmi les acteurs suivants, auquel faite vous le plus confiance pour moderniser notre système de santé ? En ce qui concerne, pour terminer, les acteurs les plus susceptibles de moderniser le système de santé en France, les personnes interrogées mettent nettement en avant les professionnels de santé, cités au total par près d'un Français sur deux (47 %).

Viennent ensuite, à des niveaux très proches, les mutuelles et assurances complémentaires (16 %), l'État (15 %) et l'assurance maladie (14 %). Les collectivités locales sont quant à elles marginalement citées (8 %).

On connaît l'attachement traditionnel des Français aux professionnels de santé, et en particulier à leur médecin traitant ; il n'est donc pas étonnant que ces acteurs arrivent en tête dans toutes les catégories de la population.

Derrière eux, la hiérarchie des réponses varie sensiblement selon la proximité politique : les sympathisants de gauche restent, pour 26 % d'entre eux, attachés au rôle de l'État, contre seulement 7 % des proches de la droite. L'État est par ailleurs nettement plus cité par les CSP + (25 %) que par les CSP - (12 %).

Damien PHIPPOT
Directeur des études politiques au département "Opinion et stratégies d'entreprise" de l'Ifop

Forum de la formation professionnelle à destination des personnes handicapées dans le 3e à Paris

Rédigé le 21 Juin 2013
Un stands mise en place pour l'information de travailleurs handicapés sur la formation professionnelle

La Mairie du 3e et son conseil Local du handicap organisent le 25 juin prochain de 10 h à 16 h a l'hôtel de ville un rendez-vous d'information d'autant plus utile en cette fin d'année scolaire. Dispositifs d'insertion, contrats d'alternance, apprentissage, bilans de compétences... Institutionnelles, entreprises et associations seront ainsi présentes pour aider les personnes en situation de handicap à trouver la bonne information en fonction de leur parcours, de leurs compétences et de leurs objectifs professionnels. Un rendez-vous dans lequel auront plusieurs animations et rencontre.

Le ministre de l'éducation nationale confirme la créeation de 8000 postes pour les élèves handicapés

Rédigé le 20 Juin 2013

Vincent Peillon au Sénat le 20 juin 2013 répondant lors des questions au gouvernement sur la rentrée scolaire 2013Le ministre de l'Education nationale Vincent Peillon a annoncé jeudi au Sénat "8.000 postes à la rentrée pour accompagner les enfants en situation de handicap". "En 2005, la loi Fillon a prévu une école inclusive (scolarisant les enfants handicapés). Entre 2010 et 2012, le nombre d'aides pour les enfants en situation de handicap est tombé de 20.000 à 5.000", a dit le ministre, lors de la séance des questions d'actualité. "8.000 postes seront consacrés à nouveau à la rentrée pour accompagner les enfants en situation de handicap. Il y a les discours et il y a les actes", a-t-il déclaré, en réponse à une question sur la rentrée scolaire de Françoise Cartron (PS, Gironde).

La rue de Grenelle avait déjà annoncé mardi le recrutement d'environ 10.000 personnes à la rentrée scolaire pour l'aide "administrative et éducative" des directeurs d'école. Les 8.000 postes pour l'accompagnement des élèves handicapés s'inscrivent dans une volonté affirmée dans la nouvelle loi d'avoir une école "bienveillante, accueillante et inclusive", selon le ministère. Ces contrats aidés seront "recrutés rapidement, mais tout le monde ne sera pas recruté au 1er septembre", a précisé le ministère à l'AFP. "L'objectif, c'est de satisfaire la totalité des demandes et des prescriptions de la part des MDPH" (maisons départementales des personnes handicapées). Les 8.000 contrats correspondent "à notre estimation la plus précise à date. Si évidemment il y a un besoin supérieur, il sera pourvu", a ajouté le ministère, qui prévoit un "effort particulier en matière de formation de ces personnels". On essayera de concentrer la formation dès le début".

Efficacité discutée et effet d'annonce !!!

Pour la rentrée scolaire 2013-2014, les nouveaux recrutements devront être «prévus dès début juillet, avec une date d'embauche qui intervienne si possible en septembre» est-il précisé dans une autre circulaire. Il est précisé que «la date d'embauche pourra être avancée si des actions de formation sont prévues au cours de l'été ou pour assurer la continuité pour les AVS en charge de l'accompagnement des élèves handicapés». Utilisés depuis 30 ans par tous les gouvernements, l'efficacité des contrats aidés est régulièrement discutée.

La Rédaction

Corps sexues et handicaps : la notion de corps sexué et en particulier de corps sexués handicapés

Rédigé le 19 Juin 2013
Un homme handicapé nue en compagnie d'une assistante sexuelle (illustration

L'association Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir – FDFA se propose de reformuler la question de la vie affective et sexuelle des personnes en situation de handicap en abordant ce qui lui semble fondamental : la notion de corps sexué et en particulier de corps sexués handicapés. Une journée placée sous la repaire de Djemila Benhabib écrivaine québécoise qui affirme parlant de la sexualité « La négation du sujet sexuel se traduit par la négation du sujet citoyen. »

La reconnaissance du corps handicapé comme corps sexué et de la personne en situation de handicap comme individu à part entière, légitime dans son envie de rencontres affectives et sexuelles et porteur de désirs est très récente. La vie sexuelle des personnes handicapées est restée dans l'obscurité pendant de nombreuses années. Les personnes handicapées n'étaient pas considérées comme des personnes sexuées, mais plutôt comme des objets dont la monstruosité, la laideur, la cécité provoquaient le rejet et l'exclusion.

Corps « biologique », corps « socialement construit », corps sexué, corps sexuel, corps généré : les approches du corps apparaissent en pleine évolution conceptuelle. Parler de corps sexué, c'est se reporter à une norme (génétique et/ou sociale), celle définissant le féminin et le masculin.

Il est temps aujourd'hui de « regarder » les personnes handicapées et plus particulièrement les femmes comme des êtres sexués, désirant-es, capables d'enfanter et d'éduquer leurs enfants. Chaque handicap doit être considéré de manière particulière. Par cette conférence-débat, Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir – FDFA veut s'attacher à questionner, à réfléchir sur la vie sexuelle et affective des personnes handicapées.

Pour rappel de ce qui est la raison aujourd'hui de ce débat la décision rendu par la Conseil Consultatif National d'Éthique relative à l'assistance sexuelle affirmant dans sa décsion « On ne peut évacuer la difficile question de l'instrumentalisation, même consentie, rémunérée ou compassionnelle du corps d'une personne pour la satisfaction personnelle d'une autre. Il ne peut être considéré comme éthique qu'une société instaure volontairement des situations de sujétion même pour compenser des souffrances réelles. Le CCNE considère qu'il n'est pas possible de faire de l'aide sexuelle une situation professionnelle comme les autres en raison du principe de non utilisation marchande du corps humain.

Si la sexualité peut être source de plaisir, elle peut être aussi le champ de toutes les violences y compris lorsqu'elle ne peut se vivre. Force est de constater qu'il n'y a pas une norme qui serait celle de l'harmonie et de l'équilibre, mais une réalité plurielle dont nous devons prendre conscience, plus ou moins brutalement, plus ou moins crûment. La complexité de ce qui y est mis en jeu nous oblige à entendre les questions dérangeantes sur la dignité, la vulnérabilité, et les limites de ce qui est éthiquement acceptable.

En conséquence en matière de sexualité des personnes handicapées, le CCNE ne peut discerner quelque devoir et obligation de la part de la collectivité ou des individus en dehors de la facilitation des rencontres et de la vie sociale, facilitation bien détaillée dans la Loi qui s'applique à tous. Il semble difficile d'admettre que l'aide sexuelle relève d'un droit-créance assuré comme une obligation de la part de la société et qu'elle dépende d'autres initiatives qu'individuelles. »

Si vous souhaiter participer a ce débat vous pouvez joindre l'association Femmes pour le dire, Femme pour agir  : 2, rue Aristide Maillol - 75015 PARIS ou par téléphone au 01 45 66 63 97 ou vous rendre sur le site de l"association 

La Rédaction