Handicap et alternance se conjuguent lors des « Rencontres TREMPLIN Alternance » le 28 mai a Paris
À l'heure où les entreprises privilégient la professionnalisation des étudiants, les jeunes font de plus en plus le choix de la formation en alternance, y compris ceux qui sont en situation de handicap. Afin d'encourager et d'accompagner ces derniers dans la recherche d'une entreprise, l'association Tremplin Etudes-Handicap-Entreprises organise la 4e édition des « Rencontres TREMPLIN Alternance », le 28 mai prochain à Paris. Une nécessite plus que jamais quand alors que le taux de chômage des moins de 25 ans atteint 22,5 % en France.
La gestion des comptes de l’institut pasteur mise a mal par le dernier rapport de l'IGAS
L'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) vient de terminer un rapport requis par la loi et portant sur les comptes de l'Institut Pasteur, et consultable sur le site internet de ce dernier. Un rapport intitulé : , et ne portant que sur l'aspect financier et non scientifique de l'institut. Rapport qui pointe notamment des recours à des artifices comptables, un manque de transparence quant à la destination des dons et une concentration excessive du pouvoir au sein de l'institut de recherches. La direction de la fondation dément catégoriquement.
Parmi les principales recommandations, l'IGAS a notamment fait état d'interrogations sur l'interprétation et l'application par l'Institut des règles comptables et fiscales applicables aux fondations. Il considère également qu'il appartient à l'Institut d'assurer la traçabilité parfaite des dons afin que leur affectation soit en stricte conformité avec l'intention des donateurs. Il observe enfin que les statuts et la gouvernance de l'Institut Pasteur s'éloignent sur certains points des dispositions types recommandées pour les fondations reconnues d'utilité publique. "La communication de la fondation indique pour l'essentiel aux donateurs que la totalité des fonds va immédiatement aux équipes de recherche", indique l'Igas. Or "une partie importante des dons et legs est statutairement affectée aux fonds propres", relève l'Inspection générale. En 2011 par exemple, l'Institut Pasteur a augmenté ses fonds propres de 15 millions d'euros.
Une critique dementie immédiatement par sa directrice Alice Dautry, pour qui "conteste totalement formellement" et se dit "très choquée". et d'jouter sur la gestion des legs que "Tout l'argent est affecté directement à la recherche. Si quelqu'un donne 100 euros ces 100 euros vont directement dans les laboratoires. Seuls certains leg très importants au dessus de 300.000 euros ne sont pas utilisés directement car nous travaillons à long terme". Répondant a nos collegue de France Info celle-ci c'est dit ""Je considère que ce rapport est malveillant, c'est une attaque insidueuse", conclut la directrice.
La ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol TOURAINE et la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso, tiennent à rappeler que les statuts de l'Institut et leurs révisions successives, approuvées par le Conseil d'État, reflètent à la fois l'histoire, les spécificités et la volonté des représentants des membres fondateurs, conformément aux possibilités d'adaptation des statuts types qu'offre la loi à toutes les fondations.
Les Ministres, soulignant leurs ouvertures à discussions à toutes les propositions éventuelles que pourra être amené à formuler l'institut Pasteur, concernant les observations rédigées dans ce rapport. Les ministres ont pris connaissance des conclusions de ce rapport. Elles prennent acte des fortes réserves que l'Institut vient d'exprimer dans un communiqué de presse à l'égard des constats de l'Inspection, ainsi que des réponses de l'Institut et des engagements pris pour améliorer encore la qualité de sa gestion budgétaire et comptable.
La Rédaction
Information complementaire :
Rapport annuel des recettes de l'institut pour l'année 2011
Réservés aux personnes handicapées sociales du rez-de-chaussée ? peut-on parler d’inclusion sociale ?
Enregistré à la présidence de l'Assemblée nationale le 28 mars 2013 dernier, une proposition de loi du député Gérald DARMANIN, qui vise à réserver prioritairement les appartements sociaux situés au rez-de-chaussée aux personnes handicapées ou à mobilité réduite. Reste que déjà la polémique gonfle au sein des associations et des adhérents dont certaine ne comprend pas l'utilité face à des immeubles dont les plus anciens disposants souvent d'une cage d'ascenseur.
Cette proposition de loi vise selon ces auteurs à faciliter l'autonomie et l'accessibilité des lieux aux personnes avec handicap moteur mais aussi éviter qu'une panne d'ascenseur ne vienne problématique pour les personnes présentant des problèmes de locomotion.
Cette facilité visant les PMR est rendu nécessaire par l'évolution démographique qui voit le nombre de personnes âgées avec problèmes de déplacements augmenter. Pour éviter ces complications, il est donc important de revoir le mode d'attribution des logements sociaux au sein même des immeubles, afin que les rez-de-chaussée soient prioritairement réservés aux personnes handicapées ou à mobilité réduite et aux personnes ayant à leur charge une personne en situation de handicap.
Un raisonnement qui véritablement ne trouve aucun justificatif ni dans le fond, ni dans la forme, reste que si chacun de nous doit pouvoir être placé avec ou contre sa volonté et le cas échant dans un appartement situés au rez-de-chaussée tout simplement parce que il a perdu partiellement son autonomie a cause l'âge, de la maladie ou d'un handicap, cela s'appel tout simplement de la discrimination, rejetant tout simplement les principes d'inclusion de la loi du 11 fevrier 2005.
La Rédaction
L’APAJH salue la dynamique du 3e plan autisme, mais la polémique continue !!!
Moins d'une semaine après sa présentation a la presse, puis au Conseil national de l'autisme présidé par la députée socialiste Mme Martine PINVILLE, le nouveau plan autisme 2013-2017 fait semble-t-il toujours polémique. Les associations comme Autisme France où Vaincre l'autisme ont vivement critiqué le comportement du gouvernement en matière de coopération tout comme le peu de contenu de ce 3é plan et son budget jugé bien trop faible. La Fédération des APAJH a fait savoir dans un communiqué sa satisfaction et se « réjouit de la mobilisation du gouvernement autour de l'autisme ».
L'association qui a saluant la progression du budget s'élevant à 205.5 M€ reconnaissant l'effort du gouvernement dans une situation économique difficile difficulté de la situation « économique complexe ». Un avis loin d'être partagé partagé par la présidente de l'autisme France Mme Danièle Langloys , qui à déclaré notamment la « faiblesse de son montant face a l'ampleur de la tache ».
Éducation, Vie quotidienne une vision différente...
Contrairement aux associations et Vaincre l'autisme pour qui si ce plan semble voire se profiler timidement le dépistage et de diagnostic, celui-ci va à contre-sens des recommandations de la Haute Autorité de Santé.
La Fédération des Apajh affirmant elles que parmi les mesures proposées, « tout en prolongeant ce qui avait été initié en 2008, beaucoup tiennent compte des recommandations de la Haute Autorité de Santé et de l'ANESM et constituent une réelle avancée ». Elle rappelle notamment la mise en place d'un diagnostic et d'une intervention précoces, pour laquelle le rôle des CAMSP est renforcé, du développement de la formation initiale et continue du personnel des secteurs médico-social et sanitaire, ainsi que de la formation pour les aidants familiaux.
En ce qui concerne la création annoncée de places pour adultes et pour enfants, l'APAJH se félicite tout particulièrement des 700 places en unités d'enseignement en maternelle sur la durée du plan, des 300 places de SESSAD dédié, des 1500 places pour adultes, ainsi que du soutien apporté aux familles par la création de places d'accueil temporaire qui leur offrent des solutions de répit. La Fédération approuve également les mesures visant à dégager des axes prioritaires de recherche ainsi qu'une structuration de la communauté scientifique.
Pour lequel les Autisme France et Vaincre l'autisme n'estime notamment qu'avec l'annonce dans ce 3e Plan autisme de l'intégration par la voie de la création de classes spécialisées dès la maternelle, « le gouvernement qui ne fait qu'accentuer l'exclusion dont sont victimes les enfants atteints d'autisme selon l'association ».
Pour Jean-Louis Garcia, président de la Fédération des APAJH, « il était essentiel que ce troisième plan autisme, particulièrement attendu par les familles, ne soit pas sacrifié sur l'autel de la rigueur budgétaire. Ses préconisations concrètes, qui prennent en compte les différents âges de la vie ainsi que l'environnement de la personne (structures et acteurs intervenant auprès d'elle), permettent de surmonter ces craintes. L'APAJH se félicite notamment de la prise en considération de différentes sphères, parmi lesquelles figurent notamment les mondes du médico-social, du sanitaire et de l'éducation, qu'elle appelle de ses voeux à faire collaborer davantage. Nous serons vigilants dans son application et engagé de façon déterminée dans sa mise en oeuvre ».
L'Apajh qui développe cependant un double logique selon elle à la fois de pluridisciplinarité et d'accompagnement individualisé que l'association développe sont accompagnement de l'autisme dans de nombreux territoires. À titre d'exemple, dans l'Ain, l'APAJH a créé un pôle autisme, comprenant des structures et services aux rôles complémentaires. Un Institut-Médico-Educatif (IME) ouvert sur la Cité, proposant aux jeunes accueillis un accompagnement sur mesure, et présentant locaux adaptés aux spécificités de l'autisme, vient d'être inauguré en avril. Une équipe mobile pluridisciplinaire qui se déplace sur les lieux de vie des adultes vient de voir le jour, en janvier dernier, tandis qu'un Service d'Éducation et de Soins Spécialisés à Domicile (SESSAD) accompagne des jeunes autistes. Selon Jean-Louis Garcia, « comme il n'existe pas un autisme, mais des autismes, il faut mobiliser un maximum d'acteurs pour développer non pas un type d'accompagnement standardisé, mais bien un projet cousu main, centrant le dispositif sur la personne en vue de la construction d'habiletés utiles à son autonomie sociale ».
La Rédaction
Marie-Arlette CARLOTTI présente le 3e plan autisme sans validation du comité national de l’autisme
Attendu depuis longtemps, promis par l'ancien gouvernement, repoussé par l'actuel par trois fois en novembre 2012, janvier et avril 2013. Le 3e plan autisme 2013-2017 a enfin été présenté aujourd'hui par Marisol TOURAINE au côté de Marie-Arlette CARLOTTI, avant même d'avoir été validé par le Conseil national de l'autisme qui sera invité à le faire qu'en fin journée. Mme CARLOTTI qui auparavant aura visité dans l'après-midi un Centre d'action Médico-sociale Précoce à Gonesse. Un plan qui avant même d'être officiellement validé montre sa division alors que certaine association semble en partie satisfaite, la grande majorité tout de même restent très prudentes, voire déçues tant par le contenu que par le manque de concertation et doute de la volonté réelle du gouvernement de donner les moyens d'une lutte efficace.
Ce « 3e plan autisme répondra aux exigences »
Lors de sa présentation, la ministre déléguée chargée des personnes handicapées a affirmé « nous prenons enfin la direction d'un accompagnement respectueux des personnes autistes et de leur famille ». Marisol TOURAINE reconnaissant que « Notre pays accuse encore un trop grand retard dans la prise en charge de l'autisme, de nombreux enfants sont dépistés trop tardivement ». Marie Arlette CARLOTTI qui affirmé refusait cette situation de « quasi-abandon » et de souligné que ce 3e plan répondait à cette série d'exigences. « Qu'il était urgent d'agir pour améliorer la vie des personnes autistes, de leurs entourages et des professionnels ».
Répondant aux critiques des associations, tel que Autisme France où vaincre l'autisme Marie Arlette CARLOTTI, elle affirme que ce plan a été réalisé « en concertation avec toutes les parties prenantes, dans un esprit de respect et d'apaisement. Il était indispensable de fixer une orientation et des axes clairs. Enfin, il était juste d'y mettre des moyens substantiels ».
Un plan dont le budget sera lui de 205 M€ avec une progression de + 18 M€ en comparaison du précédent. Un budget dégagé afin de financer cinq axes d'intervention : le diagnostic précoce, l'accompagnement tout au long de la vie depuis l'enfance, le soutien aux familles, la recherche et la formation de l'ensemble des acteurs de l'autisme.
Parmi les annonces : la création de 350 places dites « de répit » permettant des placements de courte durée contre les 40 places existe actuellement. Tout comme la création de 700 places pour les petits en unité d'enseignement en maternelle; la formation de 5.000 professionnels du secteur médico-social aux méthodes éducatives et la création 1.500 places d'accueil de plus pour les adultes autistes dans le cadre de l'accompagnement tout au long de la vie.
La ministre ayant souligné qu'« Il est inconcevable que les familles doivent aller en Belgique pour qu'on s'occupe des adultes. Tous les établissements existants auront des postes s'ils s'ouvrent aux méthodes modernes de traitement de l'autisme. Au moins, la société ouvre les yeux ». En ce qui concerne le diagnostic précoce, « à partir du premier trimestre 2015, profitant de la refonte du carnet de santé, nous y inclurons une grille de dépistage des premiers signes, dès l'âge de 18 mois », a également précisé Mme CARLOTTI
Face aux nombreuses divisions encore présence la ministre souhaite également que la France s'oriente vers une autre méthode dans la prise en charge de l'autisme » affirmant que les familles devaient pouvoir disposer du choix de la prise en charge « En ouvrant ce dossier, j'ai trouvé une situation conflictuelle, un climat tendu », déclare-t-elle. « Je n'en veux plus. En France depuis quarante ans, l'approche psychanalytique est partout, et aujourd'hui elle concentre tous les moyens. Il est temps de laisser la place à d'autres méthodes pour une raison simple: ce sont celles qui marchent,et qui sont recommandées par la Haute autorité de santé ».
La ministre de lancé tout de même un avertissement, « Que les choses soient claires », ajoute-t-elle a destination des partisans d'une méthode de soin psychiatrique d'une part, et éducative et comportementale d'autre part ou il vrai l'opposition reste vive « n'auront les moyens pour agir que les établissements qui travailleront dans le sens où nous leur demanderons de travailler ». Conclut-elle !
Associations et Familles envahies d'incertitude
Des associations pourtant aujourd'hui son encore nombreux à estimer ne pas avoir été entendu parmi elles Autisme France, mais aussi Vaincre l'autisme pour qui si ce plan semble voir se profiler timidement le dépistage et de diagnostic, celui-ci va à contre sens des recommandations de la Haute Autorité de Santé .
Un gouvernement qui préfère renforcer « l'existant », à savoir les hôpitaux de jour, les CAMPS (Centre d'Action Médico-Sociale Précoce) et les CMPP (Centres Médico Psycho Pédagogiques). « Le plan qui ne prévoit pas la création de places dans des structures innovantes", a notamment déploré M'Hammed Sajidi Président de Vaincre l'Ausitme, estimant que la France allait mettre encore plusieurs dizaines années à former des professionnels aux méthodes éducatives. Des structures dites « expérimentales » et/ou « innovantes » qui sont en réalité celles qui pratiquent les prises en charge éducatives et comportementales reconnues et appliquées dans le monde entier précise le communiqué de Vaincre l'autisme.
Autre regret de l'association autisme France, et de Vaincre l'autisme qui regrette malgré les nombreuses actions de sensibilisation et de revendication auprès du ministère de l'Éducation Nationale, notamment par le recours devant le Conseil d'État à propos du décret du 2 avril 2009 relatif à la scolarisation des enfants, des adolescents et des jeunes adultes handicapés mais également par la mise en demeure du Ministre de l'Éducation Nationale en mars 2011, la discrimination envers les enfants autistes n'a de cesse d'empirer.
Notamment avec l'annonce dans ce 3e Plan autisme de l'intégration par la voie de la création de classes spécialisées dès la maternelle, le gouvernement qui ne fait qu'accentuer l'exclusion dont sont victimes les enfants atteints d'autisme selon l'association.
Un plan qui pour l'association président du collectif autisme, qui regroupe près de 200 associations qui a lui souligné la mise en place d'un plan « tournant le dos aux mauvaises pratiques en s'appuyant sur les recommandations de la Haute autorité de santé ». « Les bonnes pratiques sont clairement privilégiées dans tous les secteurs », a-t-il reconnu. « Mais on peut avoir quelques inquiétudes », a-t-il poursuivi, relevant que le plan s'appuyait exclusivement sur les structures existantes. « Il faudra une volonté politique dans la durée pour que les choses bougent », a-t-il ajouté, promettant une grande « vigilance » des associations.
Stéphane LAGOUTIÉRE




