Accéder au contenu principal

Greffe simultanée : foie, pancréas, estomac, duodénum et intestin grêle - une 1ère en France

Rédigé le 26 Décembre 2012
un jeune homme de 26 ans a bénéficié de la transplantation simultanée de 5 organes digestifs simultanée du foie, du pancréas, de l'estomac du duodénum et de l'intestin grêle  atteint de myopathie du tube digestif.© AP-HP

Il y a près de dix jour, le lundi 17 décembre 2012, les équipes de l'hôpital Beaujon (AP-HP) ont réalisé avec succès la 1ère transplantation multiviscérale de 5 organes de l'appareil digestif chez un jeune patient atteint de myopathie du tube digestif. Les équipes chirurgicales du Pr Jacques Belghiti et du Pr Yves Panis sont parvenues à greffer simultanément le foie, le pancréas, l'estomac, le duodénum et l'intestin grêle.

Le patient pris en charge et préparé à cette transplantation par les Dr. Olivier CORCOS et Francesca JOLY du service de Gastroentérologie et Assistance Nutritive. Une intervention très complexe, ou quatre chirurgiens et quatre anesthésistes réanimateurs de l'équipe du Pr Jean MANTZ se sont succédé au bloc opératoire pendant 12 heures. Tous les services digestifs de l'hôpital Beaujon ont participé à cet exploit réalisable uniquement dans un nombre limité de centres experts.

Ce jeune malade de 26 ans souffrait d'une maladie congénitale rare diagnostiquée à l'âge de 8 ans, entraînant une atteinte musculaire du tube digestif l'empêchant de se nourrir normalement. Entouré par sa famille, il a vécu jusque là grâce à une nutrition parentérale. Mais depuis quelques temps, cet apport parentéral était devenu impossible en raison d'une thrombose de ses axes veineux.

Pour surmonter cet obstacle majeur, les radiologues interventionnels du service du Pr VILGRAIN et les anesthésistes réanimateurs du service du Pr PAUGAM de l'hôpital Beaujon (AP-HP) ont conçu et mis en place un cathéter directement dans la veine cave inférieure afin de rendre possible une greffe intestinale qui devenait vitale. Pour lui permettre une alimentation orale, cette greffe devait inclure l'estomac et le duodénum. Comme il existait une atteinte hépatique due à la nutrition parentérale au long cours, la greffe du foie concomitante était de même préférable. Cette multiplicité des organes à greffer a conduit l'équipe chirurgicale à privilégier une intervention unique de tout le tube digestif incluant le foie et le pancréas.

L'intervention a consisté à retirer chez le malade, l'estomac, le bloc duodéno-pancréatique, le foie et le grêle en laissant la rate pour améliorer la tolérance immunologique de cette greffe à haut risque de rejet. Le prélèvement réalisé par des membres de l'équipe chirurgicale de Beaujon à plus de 400 km sur un donneur en mort encéphalique a été ramené en moins de 3 heures et la durée d'ischémie froide a été de 4 heures 30.

La technique de transplantation a consisté à réimplanter le foie selon la technique habituelle et à revasculariser tout le tube digestif et le pancréas sur une seule anastomose artérielle. La continuité digestive a été assurée par une anastomose avec l'estomac, l'extrémité du grêle ayant été mise en stomie, pour une longueur d'intestin de plus de 4 mètres ! Le patient se porte bien. Les suites opératoires se sont avérées favorables avec une extubation à la 12ème heure, une mise au fauteuil à la 24ème heure et le début d'une nutrition entérale par sonde à la 48ème heure. Le fonctionnement du foie et du pancréas est excellent et le patient réclame déjà une alimentation orale.

La réussite d'une telle intervention ouvre des perspectives encourageantes dans le domaine de la transplantation multi organes chez l'adulte. Mireille Faugère, directrice générale de l'AP-HP félicite l'ensemble des équipes médicales et paramédicales ayant permis cette prouesse, qui témoigne une fois encore de la capacité des personnels de l'AP-HP à innover, au bénéfice des patients.

La Rédaction

Maison d'arrêt de Rouen: un jeune plaquiste de métier risque de perdre l'usage d'un doigt

Rédigé le 26 Décembre 2012
Un homme dessinée s’interrogeant si il doit scier les barreaux ou sauter par la fenêtre (Illustration)

Une greffe de l'articulation d'un orteil sur celle d'un doigt de la main droite : telle était l'opération complexe qu'A.P. aurait dû subir le 27 juin 2012 pour lui permettre d'espérer recouvrir la mobilité de son doigt, indispensable à l'exercice de son métier de plaquiste. Cette opération n'a pu être réalisée, car le 1er juin, A.P. a été placé en détention provisoire à la maison d'arrêt de Rouen dans le cadre d'une affaire de trafic de stupéfiants en récidive.

L'opération n'a pas non plus pu être mise en oeuvre au sein du centre hospitalier de Rouen qui n'a proposé qu'une arthrodèse du doigt, opération entraînant la perte définitive et complète de l'usage du doigt... Une alternative à laquelle A.P. s'est toujours refusé, tandis qu'en parallèle l'ensemble de ses demandes de remise en liberté pour se soigner à l'extérieur ont été refusées.

Un certificat d'un médecin du service médical de la maison d'arrêt de Rouen du 12 décembre 2012 alerte : « si A.P. n'est pas opéré dans les plus brefs délais [...], il devra subir au niveau de son 4e doigt de la main droite une arthrodèse définitive ». Il ajoute que même en l'absence d'intervention «l'arthrodèse est actuellement en train de se constituer naturellement, ce qui entraîne une perte de chance sur le plan du résultat fonctionnel » et que « les conséquences fonctionnelles d'une arthrodèse définitive seraient d'ordre professionnel (patient plaquiste)».

L'intervention qui pourrait éventuellement permettre à A.P. de conserver la mobilité de son doigt consiste à remplacer l'articulation endommagée de la main par une articulation d'un orteil. Programmée le 27 juin 2012 au service SOS mains de Tourcoing, cette opération n'a pu avoir lieu en raison de la mise en détention provisoire d'A.P. le 1er juin 2012. Une fois incarcéré, comme le précise un certificat médical du 17 juillet 2012 réalisé par un médecin de la maison d'arrêt de Rouen, « il est extrêmement difficile d'obtenir des rendez-vous dans des délais décents auprès de SOS-mains au CHU de Rouen ».

Ce n'est que le 8 octobre 2012, qu'A.P. a pu bénéficier d'une consultation au service de chirurgie orthopédique et traumatologie du CHU de Rouen. Mais le chirurgien ne lui a pas proposé la greffe envisagée au départ, précisant : « au vu du dossier et de l'ensemble des éléments, notre équipe pencherait plutôt pour la réalisation d'une arthrodèse [...], solution avec laquelle le patient n'est pas d'accord. ». De fait, cette arthrodèse entraînerait la perte totale et définitive de l'usage du doigt.

Opportunité thérapeutique ou contraintes liées au statut de détenu ? Selon l'Agence régionale de santé saisie le 13 novembre par l'OIP, A.P. « a bien bénéficié de toute l'attention et de tous les soins nécessaires à son état de santé. Ses droits et son consentement libre et éclairé ont bien été respectés dans toutes les propositions de soins qui lui ont été faites».

Ce qui est certain, c'est que plusieurs certificats précisent que l'opération initialement prévue ne serait pas compatible avec un maintien en détention : « ce type d'intervention pourrait être pratiquée sur Rouen, mais les suites opératoires seraient incompatibles avec le maintien en détention normale.

Elle exigerait a priori deux à trois mois pour qu'elle soit réalisée dans de bonnes conditions et que la convalescence se termine ». Un transfert vers l'Unité hospitalière sécurisée interrégionale (UHSI) de Lille pour permettre au détenu de subir l'opération initialement prévue n'a pas non plus été possible dans la mesure où elle devait se dérouler dans une clinique privée.

C'est pourquoi l'équipe médicale avait estimé « souhaitable qu'A.P. puisse bénéficier d'une suspension de peine pour que cette opération puisse être réalisée comme il était prévu à Tourcoing, et ce dans les meilleurs délais ». De son côté, l'avocat d'A.P. avait immédiatement interjeté appel contre l'ordonnance de mise en détention provisoire du Juge des libertés et de la détention, faisant valoir, documents médicaux à l'appui, que « suite à sa blessure au doigt, une intervention complexe [devait] intervenir au service SOS mains de Tourcoing, suivie d'une rééducation » et demandé « son assignation à résidence sous surveillance électronique ».

Mais le 21 juin 2012, la chambre de l'instruction, mettant en avant l'absence de « délais impératifs » pour l'opération, avait estimé que l'intéressé ayant déjà été condamné à divers délits, il existait un « sérieux risque de récidive et de non-représentation en justice », et qu'ainsi, la détention provisoire était « l'unique moyen d'éviter toute pression, concertation ou représailles ».

Le 8 août 2012, une nouvelle demande de remise en liberté était rejetée, au motif que les documents médicaux produits ne permettaient pas « d'évaluer la nécessité et l'urgence de l'opération envisagée (...) étant observée qu'en cas d'impérieuse nécessité, une autorisation de sortie sous escorte [...] pourrait être envisagée ». Une décision de rejet confirmée par la chambre de l'instruction de la Cour d'appel le 30 août 2012. Le 24 septembre, le Juge des libertés et de la détention prolongeait par ordonnance la détention provisoire d'A.P., soulignant à nouveau que « ce type d'opération, dont l'urgence n'[est] pas démontrée pouvait intervenir dans le cadre carcéral », et « qu'aucun élément nouveau ne permettait de remettre en cause cette appréciation ».

Des motivations difficiles à comprendre pour A.P. qui a reconnu la plupart des trafics qui lui sont reprochés, d'autant qu'il ne pourra rencontrer les principales personnes mises en cause dans la même affaire qui se trouvent également en détention provisoire. Tandis que l'instruction s'étire en longueur, A.P. voit s'accroître de jour en jour, le risque de perdre définitivement l'usage de son quatrième doigt et donc la possibilité d'exercer à sa sortie le métier de plaquiste, ce qui mettrait à mal ses perspectives d'insertion professionnelle. L'avocat d'A.P. va déposer dans les prochains jours une nouvelle demande de remise en liberté.

L'OIP rappelle dans son communiqué que : l'article 46 de la loi pénitentiaire du 24 nov. 2009 qui dispose que « la qualité et la continuité des soins sont garanties aux personnes détenues dans des conditions équivalentes à celles dont bénéficie l'ensemble de la population.» tout comme l'article 2 de la même loi, selon lequel le service public pénitentiaire « contribue à l'insertion ou à la réinsertion des personnes qui lui sont confiées par l'autorité judiciaire, à la prévention de la récidive et à la sécurité publique dans le respect des intérêts de la société ».

La Rédaction

La Rédaction

Une semaine après ont toujours sans nouvelle du jeune trisomique disparu dans l'Oise

Rédigé le 26 Décembre 2012
Bruno le jeune trisomique disparu dans l'Oise en février 2010 il était alors âgé de 15 ans ©DR

Disparu depuis le mardi 18 décembre à Ribécourt-Dreslincourt, dans l'Oise, ont est toujours sans nouvelle du jeune trisomique surnommé Cody âgé de 17 ans. Plus d'une semaine après sa disparition alors qu'il se trouvait au lycée horticole, où il effectuait un stage de confection de bouquets entouré d'éducateurs quand il a soudainement quitté la serre où il travaillait. Depuis, il reste introuvable malgré les recherches qui poursuivent les gendarmes.

Des recherches plus difficiles en cette période de fêtes de fin d'années et notamment et ce 25 décembre "on a un peu plus de mal à contacter les gens. Les interlocuteurs sont moins disponibles", a indiqué le commandant Michaël FUMERY, de la compagnie départementale de gendarmerie de Compiègne. Des équipes de la gendarmerie qui continuaient de quadriller différents secteurs, mais aussi de vérifier les renseignements obtenus grâce à l'appel lancé au niveau national.

Si le village a fait l'objet d'un déploiement important des forces de l'ordre. La population de la commune reste très inquiète du sort de ce jeune homme et participe aux recherches. « Le soir, je tourne dans les rues, près des bois, pour voir si je ne l'aperçois pas. Un membre de ma famille est aussi trisomique. Alors, c'est un peu comme si c'était mon frère ou mon cousin que je cherchais. » Mounir, « On ne peut pas s'empêcher de s'interroger...» Ajoute Victor FARIA, un autre habitant. Car le mystère règne autour de cette disparition.

Un adolescent dont les parents sont de plus en plus inquiets et qui vient de fêter ses 17 ans le 23 décembre aurait pu prendre un bus ou un train. "C'est techniquement possible, si c'était le cas on aurait peut-être eu plus de renseignements. En revanche, il a pu monter dans la voiture de quelqu'un", a avancé l'officier de gendarmerie. "Nous sommes passés dans une phase où on fait beaucoup d'exploitation de renseignements, soit des gens qui nous appellent, soit des recherches systématiques comme contacter des chauffeurs de bus", a-t-il ajouté. Un sentiment confirmé par la procureure de Compiègne Ulrika DELAUNAY-WEISS.

Un jeune homme qui mesure 1,70 m est présente une corpulence forte qui selon le parquet de Compiègne, est décrit comme "un enfant peureux, mais qui paradoxalement va facilement vers les personnes". En cas de renseignements, la gendarmerie de Ribécourt-Dreslincourt prie de l'aviser au 03.44.75.82.17 ou via le numéro d'urgence 17

La Rédaction

La greffe de rein d'un donneur vivant fête ses 60 ans : un succès scientifique et humain

Rédigé le 24 Décembre 2012
Affiche de l'association renaloo à l'occasion de l'anniversaire des soixante ans de la greffe de rein représentant un chirurgien découpant un gâteau d'anniversaire

Tous justes 60 ans après la réalisation à Paris de la toute première greffe rénale, la situation des malades dont les reins ne fonctionnent plus mérite d'être améliorée. En effet, leur accès à la transplantation, de très loin le meilleur traitement, mais aussi le plus économique, reste bien trop limité. En particulier, la France est très en retard en ce qui concerne la greffe à partir d'un donneur vivant.

C'est pour faire savoir que donner un rein, c'est la possibilité exceptionnelle de venir en aide et de donner les meilleures chances à un proche que Renaloo lance une campagne nationale consacrée à cet anniversaire historique. L'hôpital Necker s'apprête à célébrer le 60e anniversaire de la première greffe de rein à partir d'un donneur vivant au monde.

Fin décembre 1952, Marius Renard, jeune charpentier de 16 ans, tombe d'un échafaudage. Une hémorragie conduit à lui retirer son rein unique. Marius semble promis à une mort certaine. Sa mère, Gilberte, désespérée, supplie les médecins de l'hôpital Necker de greffer un de ses reins à son fils. Jean Hamburger et son équipe décident de tenter cette opération de la dernière chance.

En cette nuit de Noël 1952, la greffe est réalisée et semble être un succès. Pourtant, trois semaines plus tard, le rein greffé cesse soudainement de fonctionner. Les mécanismes du rejet ne sont pas connus, les médicaments immunosuppresseurs encore moins. Marius s'éteint le 27 janvier 1953. Quelques jours plus tard, plusieurs milliers de personnes assisteront à ses obsèques... Malgré la cruauté de cet échec, cette grande première a eu un retentissement mondial et a marqué le début de l'ère de la transplantation d'organes, pour laquelle la France a joué un rôle pionnier

La pénurie d'organes en France est une réalité, mais pas une fatalité

Au cours de l'année 2011, plus de 12 000 patients ont attendu un rein. Moins de 3000 d'entre eux ont effectivement été transplantés dans l'année... Pourtant, il existe différents moyens connus et efficaces pour greffer plus de patients, plus rapidement.

Le principal est sans aucun doute le recours aux greffes à partir de donneur vivant. Une personne en bonne santé peut donner de son vivant un rein à un proche. On vit tout à fait normalement avec un seul rein1. De plus, ces greffes sont celles qui fonctionnent le mieux et le plus longtemps1&2.

Pourtant, le don du rein est une possibilité encore méconnue en France. En 2011, seulement 10 % des transplantations rénales en France ont été faites à partir d'un donneur vivant, contre 38 % au Royaume-Uni, 23 % en Allemagne, 45 % en Suède ou 37 % aux USA... Ce taux reste donc très faible, même si la loi a récemment évolué (loi de bioéthique du 7 juillet 2011). Le don peut notamment désormais provenir d'un ami...

Une campagne pour des milliers de vie sauvés

Une campagne pour rappeler que la greffe de donneur vivant a 60 ans et qu'elle a d'ores et déjà sauvé des milliers de vies. Parce que les donneurs vivants témoignent unanimement de leur joie d'avoir pu redonner littéralement la vie à leur receveur, l'agence BETC, qui s'est engagé gracieusement aux côtés de Renaloo, a fait le choix d'une campagne délibérément optimiste et festive, déclinée sous la forme d'un spot télé, d'affiches et d'annonces presse.

Au travers de cet anniversaire exceptionnel, il s'agit de témoigner une profonde reconnaissance aux donneurs, mais aussi aux professionnels de santé qui œuvrent chaque jour pour rendre possibles ces greffes. Il s'agit également de rappeler qu'au-delà de la sensibilisation du public, il reste beaucoup à faire en France pour améliorer le sort des malades... Tel est l'objectif des États généraux du rein, qui se tiennent en ce moment et jusqu'en juin 2013.

Initiés par les patients et réunissant toutes les parties prenantes (soignants, établissements, institutions, etc.), ils visent à faire émerger des propositions consensuelles d'amélioration. Une des toutes premières d'entre elles, issue d'une des tables rondes, consiste à ce que la greffe devienne dans les faits le traitement de première intention de l'insuffisance rénale terminale.

Qui peut donner de son vivant ?

Par ailleurs, le don du vivant est très encadré en France. Les donneurs peuvent donner dans des conditions définies par la loi. Il existe en France notamment quatre conditions.

Première condition : le lien familial ou affectif

Une personne majeure vivante, volontaire et en bonne santé peut donc donner un rein dans les conditions définies par la loi. Pour répondre aux attentes des patients et de leurs familles et favoriser ce type de greffe, la loi de bioéthique du 7 juillet 2011 a élargi le cercle des donneurs vivants d'organes qui peuvent être le père ou la mère et, par dérogation, un fils ou une fille, un frère ou une sœur du receveur, son conjoint, ses grands-parents, oncles ou tantes, cousins germains ainsi que le conjoint du père et de la mère. Le donneur peut également être toute personne apportant la preuve d'une vie commune d'au moins deux ans avec le receveur ainsi que toute personne pouvant apporter la preuve d'un lien affectif étroit et stable depuis au moins deux ans avec le receveur.

Deuxième condition : la compatibilité

Comme n'importe quelle greffe, il faut que le donneur et le receveur soient les plus compatibles possible : groupe sanguin, proximité des systèmes HLA... C'est d'ailleurs pourquoi ce sont les membres de la famille très proche, génétiquement très semblables, qui ont le plus de possibilités de don.

Troisième condition : l'état de santé du donneur

Les conditions médicales à réunir sont très strictes. Le candidat au don fait l'objet d'un bilan médical complet comportant des examens cliniques, radiologiques et biologiques. On vérifie notamment s'il peut subir une intervention chirurgicale sans risque et s'il n'est pas porteur de certaines maladies transmissibles.

Quatrième condition : la liberté du choix

Pour donner un rein ou une partie de son foie de son vivant, il ne suffit pas d'être volontaire et de répondre aux conditions exposées ci-dessus. Il faut aussi suivre un processus au cours duquel le donneur candidat reçoit une information éclairée et transparente l'aidant à prendre sa décision en toute connaissance. Par ailleurs, il est reçu par un comité appelé « comité donneur vivant » composé de cinq membres nommés par arrêté ministériel : trois médecins, une personne qualifiée en sciences humaines et sociales et un psychologue.

Il est chargé de vérifier que le donneur a bien compris les enjeux et les risques éventuels de l'opération, qu'il n'a pas subi de pression psychologique ou financière de l'entourage et qu'il est bien libre de son choix. Le donneur pressenti doit exprimer son consentement devant le président du tribunal de grande instance ou le magistrat désigné par lui. Jusqu'à l'opération, il peut revenir sur sa décision à tout moment.

À propos de Renaloo

Créée et animée par des patients, pour des patients, Renaloo est la première Communauté web francophone de patients et de proches sur les maladies et l'insuffisance rénales, la dialyse, la greffe. C'est aussi une association de malades, engagée dans le domaine de la démocratie sanitaire, pour améliorer la qualité de la vie, l'accompagnement et la prise en charge des personnes qui vivent avec une maladie rénale.

La Rédaction

Les Salariés handicapés de l’ESAT "Cat'Appahm" en Martinique en colère contre leurs employeurs

Rédigé le 24 Décembre 2012
Les salaries de l ESAT Cat’Appahm situé en Martinique devant leur entreprise et lieu de travail ©DR

Dans une situation plus que jamais difficile, les travailleurs handicapés de l'ESAT "Cat'Appahm" (établissement et service d'aide par le travail), ont entamé, hier, un mouvement social. Si connus pour leur joie de vivre, ils sont pourtant aujourd'hui en colère, alertent les autorités sur leurs problèmes de rémunération. L'entreprise en question étant spécialisée dans la préparation et la promotion des artistes handicapés de la Martinique. Une vingtaine de travailleurs handicapés sont employés au sein de cet ESAT, situé au Lamentin. Hélas, leur rémunération n'est pas à la hauteur de leur travail.