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Un marchand de vin en Bourgogne déni le droit des chiens guide, l'ANMCGA en appel a la Ministre

Rédigé le 26 Novembre 2012
Ici un golden retriever servant de chien guide pour un homme déficient visuel

Une nouvelle fois et comme le montre régulièrement les associations AVH ou FAF cette fois c'est l'Association Nationale des Maîtres de Chiens Guides d'Aveugles qui dénonce cette discrimination faite a Martine Russel. L'association qui a lancé une pétition sur "Change.org" intitulé « Partout avec mon chien guide » adressé à Mme la ministre déléguée en charge des personnes handicapées, Marie-Arlette CARLOTTI et qui a recueilli a ce jour 21 920 signatures. Auquel a été ajoutée une adresse email spécifique pour recueillir des témoignages, du lobbying auprès des parlementaires...

l’APAHJ et le CHU de la Réunion signe une convention améliorer l'accueil des personnes handicapées

Rédigé le 26 Novembre 2012
Le président de l'APAJH, Pierre RODDIER signant a droite la convention a l'invitation du Directeur du CHU David GRUSON, qui venait de la parapher

Le 20 novembre dernier, la Maison Pierre LAGOURGUE un foyer d'accueil pour adultes en situation de handicap situé à Sainte-Marie, l'APAJH et le CHU Félix Guyon ont signé une convention pour faciliter l'accueil des personnes en situation de handicap en milieu hospitalier. Une nécessité pour les personnes porteuses de handicaps dont la prise en charge doit être adaptée. "C'est un combat à mener pour donner un meilleur accès aux soins pour les personnes en situation de handicap", explique le président de l'APAJH, Pierre RODDIER. Un accord qui pourrait aussi servir d'exemple en métropole.

La ville de un débat citoyen sur le devenir urbain et sociétale de Montpellier à l’horizon 2040

Rédigé le 26 Novembre 2012
Vue aérienne du centre ville de Montpellier

Vue aérienne du centre ville de MontpellierQuelques semaines après la manifestation annuelle Handi'Com, le 3 octobre dernier, avec comme mot d'ordre « changer les regards, pour changer les comportements ». Mme le Maire Hélène MANDROUX lancera officiellement le 4 décembre prochain un débat citoyen, sur le devenir urbain de Montpellier à horizon 2040, autour d'une question quelle ville voulons-nous construire pour les trente ans à venir ?

Si le débat ne concerne nullement uniquement la personne à mobilité réduite celle-ci au vu des nombreux retards pris sur l'accessibilité notamment les ERP reste plus que jamais d'actualité. Une réflexion qui sera menait réaliser l'équipe italienne d'architectes-urbanistes Secchi & Vigano sélectionné par la ville pour mettre en œuvre ce programme d'urbanisme du futur. Douze mois de négociation et de tractation qui devraient permettre selon la ville de réunir le temps d'un véritable débat public les élus, experts, citoyens et acteurs de la société civile.

Une consultation essentielle pour une ville qui depuis plusieurs années ne cesse de connaître une croissance urbaine et devrait conduire Montpellier à dépasser les 300 000 habitants en 2040. S'il n'est pas question de l'empêcher la question posée et comment l'anticiper et comment encadrer la croissance urbaine, afin quel puisse s'inscrire dans le territoire et dans la ville.

Montpellier qui pour ces raisons a fait le choix d'engager, en 2011, une démarche de prospective destinée à renouveler sa stratégie urbaine pour les trois décennies à venir. Cette démarche permettra de doter la Ville d'un nouveau « projet urbain » apte à guider, dans une vision transversale et de long terme, l'ensemble de ses politiques publiques et, plus particulièrement, son action en matière d'urbanisme.

Un document de référence qui touchant à l'ensemble des leviers de l'action publique locale sur le territoire, le projet urbain « Montpellier 2040 » aura également, vocation à préparer la prochaine révision générale du Plan local d'urbanisme et, en coordination avec la Communauté d'agglomération de Montpellier, à alimenter la révision du Schéma de cohérence territoriale qui s'engage aujourd'hui.

Garantir le droit à d'une ville pour tous...

Quelles seront les bénéfices pour les Montpellierains ?Parmi les pistes de réflexion au cœur de ce débat, deux seront certainement au cœur même de l'action. Celle de l'espace public et de sa lecture. Ville parfois fragmentée, repliée derrière ses murs et ses clôtures, Montpellier doit s'ouvrir à elle-même, pour tisser des liens et des continuités entre les quartiers.

Le projet urbain devra explorer, en prenant notamment appui sur son réseau hydrographique, les possibilités de créer de nouveaux parcs, jardins, promenades et parcours urbains. De manière plus globale, il proposera une nouvelle lecture de l'espace public, des places et des rues de la ville pensées, non plus uniquement en fonction de contingences circulatoires, mais bien d'abord, à l'échelle humaine du piéton citadin, chaland autant que citoyen.

Il devra aussi garantir l'accès d'une ville à tous. Montpellier qui devra en effet faire face, a moins à moyen terme, à une situation sociale particulièrement fragile. La lutte résolue contre la précarité, la pauvreté, la marginalité devra, en particulier, être intégrée à la réflexion du projet urbain en veillant à y traduire les valeurs fortes de justice et de solidarité qui guident la politique municipale. Dans cet esprit et plus globalement, le projet urbain aura à renouveler l'ambition d'un droit à la ville pour tous, où chacun puisse accéder au logement, à l'emploi, à l'éducation, à la mobilité, à la culture ou au sport.

L'accessibilité reste un chantier important...

Si la ville a commencé un apercevoir une politique du handicap à partir de 2008 avec la création par Hélène MANDROUX du poste d'une délégation transversale sur les questions d'accessibilité et de handicap à Magalie COUVERT. Près de trois ans auront été nécessaires pour voir la création d'une commission extra municipale sur l'accessibilité prévue par la loi du 11 février 2005. La ville qui bien que passé d'une note de 14,2 en 2010 a 12,8 en 2011 sur le baromètre de l'APF, mais ne prenant en compte que le handicap physique.

Une ville qui a néanmoins depuis deux ans réalisés des efforts important en comparaison de ville similaire. Une ville que l'on doit féliciter notamment pour le respect de son obligation d'emploi puisque situé au-dessus de l'obligation avec 7 % des agents municipaux sont reconnus travailleurs handicapés.

Si certes des améliorations ont été apportées comme la mise en accessibilité du nouvel Hôtel de Ville grâce notamment au service web-sourd, au cheminement podotactile...Installation d'une centaine de feux à commande vocale pour les personnes déficientes visuelles ou encore Organisation de cartoparties (collecte de données par les citoyens), en partenariat avec différentes associations, qui permettent de recenser quartier par quartier tous les lieux accessibles de la ville (commerces, espaces publics, administrations...) aux personnes atteintes d'un handicap moteur.

Reste que le vieillissement de la population, l'agrandissement de la population dans les trois décennies à venir ainsi que la progression du nombre des citoyens qui auront demain des difficultés de déplacement ou perte d'autonomie obligent Montpellier à répondre à cette obligation d'accessibilité fixée avant le 1er janvier 2015. Certes un délai qui ne sera pas respecté, mais si le handicap et la perte d'autonomie et prise réellement en compte alors la ville pourrait celle du futur...

Stéphane LAGOUTIERE

A vous de voir : comment je m’habille ? Ou le monde de l’apparence !

Rédigé le 26 Novembre 2012

Des femmes défiliant sur un poduim présentant une collection de vétement issus d'un extrait du documentaire A vous de voir comment je m'habille © Bleu Krystal media / France 5  Alors que Paris connaîtra la 5è présentation Mode & Handicap créée en 2006 et son défilée été/printemps 2013/2014 organisée dans le cadre de la manifestation « Mois Extraordinaire » le 29 novembre prochain. France 5 nous amène dans le cadre d'un documentaire de 26 minutes dans une société ou l'apparence et l'image de soi prévalent de plus en plus.

il semble légitime de se demander comment les personnes déficientes visuelles vivent ce monde du paraître. Comment vivent elles la mode ? Le prêt-à-porter ? Comment maîtrisent-elles leur relation quotidienne au vêtement ? Roxane, Véronique et Wahiba nourrissent cette réflexion et racontent leur vécu respectif.

Roxane travaille à l'Institut des Jeunes Aveugles (INJA) et s'occupe notamment des relations extérieures. Pour elle, la tenue vestimentaire s'avère d'une grande importance. Elle livre son quotidien et révèle l'organisation de sa garde-robe, organisation lui permettant de rester autonome.

Véronique, ancienne mannequin, a travaillé dans une boutique de prêt-à-porter avant de devenir non-voyante. Elle raconte comment son rapport au monde et à la mode s'est modifié, et revient sur son passé de mannequin.

Wahiba est une « mordue » de mode et de nouvelles tendances depuis toujours. Non-voyante depuis l'âge de 18 ans, cette passion ne l'a pas quittée. Elle a aujourd'hui décidé de monter un projet avec de jeunes étudiants stylistes qu'elle a mis au travail sur la création d'une collection de prêt-à-porter autour du thème de la déficience visuelle, jusqu'à son dévoilement officiel au public lors d'un défilé de fin d'année.

Un documentaire si proche de cette réalité que vivent tout les jours déficient visuelle notamment comme peuvent le vivre les personnes touché aussi par une déficience physique ou mental. Un documentaire réalisé par Isabelle Saunois et Produit par Bleu Krystal Media avec la participation de France Télévision et soutien du CNC et de l'UNADEV. Un documentaire a voir le 3 et 8 décembre prochain a 8h25 et 23h00.

La Rédaction

Découverte d’un nouveau type de rejet aigu chez les transplantés rénaux et l’optimisation d’un traitement

Rédigé le 23 Novembre 2012

Un rein en passe d'être greffé sur un patient (illustration)Le rejet représente le principal obstacle au succès de la greffe. Il est responsable de la perte de l'organe avec des répercussions importantes sur la survie des patients. Jusqu'à présent, 2 types de rejets étaient reconnus par la classification internationale. Une avance qui sera présenté officiellement le Professeur Xavier JOUVEN au PARCC le 26 novembre prochain.

Un travail collaboratif d'équipes hospitalo-universitaires françaises mené par le Professeur Xavier JOUVEN du Centre de Recherche Cardiovasculaire de Paris (Unité mixte Inserm-Université Paris Descartes 970) qui vient d'identifier une nouvelle forme de rejet dont la survenue augmente de neuf fois le risque de perte du rein.

À terme, un traitement spécifique permettrait de sauver ces greffons. Ces résultats publiés dans la revue The Lancet datée du vendredi 23 novembre 2012 (en anglais) vont conduire à une modification des critères internationaux de rejet.

En 2012, la transplantation rénale représente le traitement de choix de l'insuffisance rénale terminale. Actuellement en France, 30 000 patients sont transplantés d'un rein et 12 000 attendent un greffon. La prévention et la meilleure compréhension du rejet constituent donc un enjeu majeur pour ces patients avec des conséquences importantes en termes de santé publique.

L'équipe coordonnée par le Pr Xavier JOUVEN a développé depuis 4 ans une approche innovante en transplantation intégrant des outils mathématiques, immunologiques et histologiques et des compétences en néphrologie, cardiologie et épidémiologie sur de larges cohortes de patients. Jusqu'à présent, le diagnostic de rejet opposait le rejet cellulaire (médié* par les lymphocytes T) au rejet humoral (médié par les anticorps).

Les chercheurs français ont analysé une population de 2079 patients transplantés rénaux dont 302 ont présenté un rejet aigu, suivis pendant 6 ans dans 3 centres parisiens (Hôpital Necker et Saint Louis de l'AP-HP et l'Hôpital Foch) en collaboration avec le Laboratoire régional d'histocompatibilité Jean Dausset.

Le Professeur Xavier JOUVEN Les deux auteurs principaux de cette étude, Carmen LEFAUCHEUR et Alexandre LOUPY mettent en lumière un profil nouveau de rejet de greffe. Ce rejet, appelé rejet vasculaire est caractérisé par l'inflammation des artères du greffon en réponse à la présence d'anticorps dirigés contre le donneur.

Ces nouvelles observations font dire aux chercheurs que, dans l'état actuel de la classification internationale, 45% des patients présentant un rejet vasculaire sont classés de façon erronée. Ceci a pour conséquence un impact délétère sur leur prise en charge thérapeutique et un sur risque majeur de perte du greffon.

Les auteurs démontrent que l'utilisation d'une thérapie ciblant les anticorps améliore significativement le pronostic de la greffe chez ces patients. La portée de ces résultats dépasse le domaine de la transplantation rénale et concerne également les greffes cardiaques, pulmonaire, pancréatique et d'organes composites.

Pour Carmen LEFAUCHEUR et Alexandre LOUPY, « ces données ouvrent un très large champ d'investigation dans le domaine de la transplantation d'organe et de la pathologie cardiovasculaire ». Cette étude est accompagnée d'un Éditorial par un spécialiste international de la discipline, qui souligne le caractère novateur de l'approche scientifique ainsi que les répercussions attendues dans le domaine de la transplantation. Ce travail inaugure par ailleurs une nouvelle direction de recherche prometteuse développée par une équipe multidisciplinaire au sein du centre de recherche cardiovasculaire de Paris de rayonnement international

La Rédaction

* Jouer un rôle de médiateur ou Faire communiquer, relier. Il provient du mot anglais médiate, jouer le rôle d'intermédiaire