Handicap international : Une présence mondiale et 30 années d’action auprès des plus fragiles
Le jeudi 19 juillet marquera le 30e anniversaire de Handicap International. Présente sur le théâtre des principaux désastres humanitaires, l'ONG incarne aujourd'hui la volonté d'intervenir aux côtés des personnes vulnérabilisées par une catastrophe, un conflit ou une extrême précarité. À la tête de plus de 320 projets dans près de 60 ans pays, l'association a su évoluer et se structurer pour répondre aux nouveaux enjeux humanitaires posés par la multiplication des catastrophes, la dégradation de la sécurité et l'approfondissement des situations de grande pauvreté. Son ambition : rester présente sur les fronts de l'urgence, tout en ancrant son action dans la durée.
En 1982, Handicap International est née de l'initiative de deux médecins français et leurs compagnes, engagées auprès des centaines de milliers de réfugiés cambodgiens. Fuyant éperdument le régime de terreur des Khmers Rouges et l'occupation de leur pays par les troupes vietnamiennes, ils constituaient d'immenses campements de fortune le long de la frontière thaïlandaise. Parmi eux erraient 6 000 amputés, principalement victimes de mines antipersonnel, étrangement privées d'une aide humanitaire spécifique, en dépit d'un impressionnant déploiement de secours internationaux.
C'est pour leur venir en aide que Jean-Baptiste et Marie Richardier, rejoints par Claude et Marie Ève Simonnot créent l'association. S'appuyant sur les compétences des réfugiés et les matériaux disponibles localement, en quelques mois ils ouvriront 17 ateliers de fabrication de prothèses artisanales qui tourneront à plein régime pendant les 13 années que durera la présence des réfugiés. « Notre réussite doit beaucoup à cette situation extrême » se souvient Jean-Baptiste Richardier, aujourd'hui Directeur général du réseau fédéral. « Pour tous le besoin était absolument évident ; c'est pour cette raison que l'efficacité du service rendu a été perçue comme spectaculaire ».
Cambodge, Roumanie, Rwanda, Sierra Leone, Haïti... depuis cette époque fondatrice, les équipes de Handicap International ont accompagné les populations touchées par les plus graves catastrophes écologiques ou d'origine humaine de ces dernières décennies. Apportant son soutien en priorité aux personnes handicapées et à leur famille, et plus largement aux populations vulnérabilisées par ces épreuves et confrontées au quotidien à des difficultés majeures, l'association a progressivement diversifié ses activités : couverture des besoins de base en urgence, soins aux blessés, appareillage et réadaptation, mais aussi protection maternelle et infantile, soutien aux familles confrontées au VIH-Sida et à l'exclusion, prévention de la violence armée, prévention routière...Sans oublier les projets d'insertion scolaire ou économique, de formation de compétences locales, de soutiens aux associations communautaires.
Fort de son engagement et de sa légitimité sur le terrain, le réseau Handicap International s'est engagé avec succès dans le combat pour l'interdiction des mines antipersonnel. À partir de 1992, l'ONG dénonce « un massacre programmé et l'inaction des États », fonde avec cinq autres ONG la Campagne Internationale pour interdire les Mines et s'implique dans des opérations de déminage et de dépollution. Cette détermination aboutit en 1997 au Traité d'Ottawa - regroupant aujourd'hui la signature des 162 États ayant renoncé aux mines antipersonnel - et à la reconnaissance du Prix Nobel de la Paix pour les ONG de la campagne. Ces mêmes ONG seront encore à l'origine du Traité d'Oslo - entré en vigueur en 2010 - qui interdit les bombes à sous-munitions, un autre type d'arme conventionnelle indiscriminée par nature, et dont l'écrasante majorité des victimes sont des civils longtemps après la fin des hostilités.
Au fil du temps, l'association fondatrice s'est transformée en une véritable organisation internationale, structurée pour contribuer à relever les défis de solidarité et d'accompagnement social des populations les plus fragiles, dans les suites des conflits armés et des catastrophes naturelles ou faire face aux conséquences de la pauvreté et son cortège de carences qui frappent les structures de santé et les systèmes sociaux. Tout comme pour intensifier ses différentes actions dans le champ de la prévention des risques parmi les principales causes de handicap ; pour mener enfin les combats militants qui favorisent l'accès des personnes handicapées à tous leurs droits.
Handicap international est aujourd'hui constitué de huit associations nationales implantées en Allemagne, en Belgique, au Canada, aux États-Unis, en France, en Grande-Bretagne, au Luxembourg et en Suisse. Afin d'élargir leur impact, garantir leur indépendance financière et renforcer leur liberté d'entreprendre, ces huit associations nationales sont structurées au sein d'une Fédération, un réseau capable de mobiliser des ressources privées et publiques en constante augmentation, d'influencer les choix des bailleurs de fonds, de sensibiliser le grand public, et de recruter des spécialistes du monde entier.
La Rédaction / Handicap International
La cours d’appel condamne une nouvelle fois l’entreprise Steria pour discrimination
La politique des travailleurs handicapés doit se faire au détriment de salariés valides de l'entreprise. La logique veut que non, la personne handicapée étant une personne à part entière. Ainsi, le syndicat Steria Avenir a-t-il dénoncé ce double politique à l'occasion de la troisième condamnation en 2012 de la SSII pour harcèlement moral et discrimination à l'encontre d'un syndicaliste. Des salariés reprochent un plan favorisant l'emploi des travailleurs handicapés, accompagné d'une hotline dédiée à ces derniers. Il semble que les travailleurs « normaux » n'aient pas droit à tant d'attention souligne le syndicat.
La crise économique et les difficultés d'emploi vont-elles nous obliger à voir ce genre d'incident de plus en plus fréquemment ? Non il faut l'espérer, tout homme et femme a le droit de travailler, mais il ne faut certes que cela puisse être contre d'autres salariés. Des partenaires sociaux encore plus fragilisés selon l'arrêt de la cour d'appel de Versailles, qui vient de condamner la SSII à repositionner un de ses salariés, par ailleurs représentant du personnel, à un niveau supérieur avec alignement du salaire et versement des arriérés dus. Jugement qui fait suite à une autre décision similaire par la Cour d'appel de Toulouse en avril 2012.
Un syndicat qui dénonce ainsi dans un communiqué l'absence de tout dialogue sociale se traduisant à termes par des mouvements sociaux des salariés en clientèle comme chez Bouygues Télécom. Un syndicat qui dénonce selon lui la reprogrammation permanente par la direction des réunions salariales. Ce dernier qui n'hésite pas à reprendre une enquête de satisfaction réalisée par la société de conseil Great Place To Work l'hiver dernier et qui s'était révélé catastrophique pour l'entreprise. Plaçant Steria en queue du classement des quelque 145 entreprises françaises auditées sur des critères comme crédibilité, respect, équité, fierté d'appartenance, camaraderie...
Steria Avenir, qui rappelle également que la société aurait déjà été condamnée à plus de 10 reprises pour les mêmes raisons, pour un total de plusieurs centaines de milliers d'euros. Le syndicat rappelant que le médecin du travail responsable des établissements parisiens (4.000 salariés environ) avait démissionné de l'entreprise en 2011 après avoir rédigé un rapport sur les risques psychosociaux encourus par les salariés. Son successeur, arrivé en septembre 2011, avait lui aussi rédiger un rapport en ce sens avant de présenter à son tour sa démission début 2012. Ce dernier n'a pas été remplacé depuis, empêchant les visites médicales obligatoires, notamment en cas de reprise du travail d'un salarié. L'inspection du travail vient d'ailleurs de mettre l'entreprise en demeure de respecter ses obligations en la matière.
Une affaire à suivre et pour lequel pour l'instant les dirigeants de l'entreprise ni des ressources humaines ou de la mission handicap n'ont voulu commenter.
La Rédaction
Le président François HOLLANDE relance le débat sur l’euthanasie lors d’une visite à Rueil-Malmaison
Présent dans le débat de la présidentielle notamment lors des discussions sur le 5e risque, l'euthanasie avait été soutenue par l'association AMD qui avait montré les candidats sur un lit d'hôpital. Le chef de l'État comme il l'avait indiqué lors de la campagne a confirmé lors d'une visite en visite dans une maison médicale de Rueil-Malmaison du 17 juillet son intention de présenter une réforme sur la « fin de vie » sans jamais parler d'euthanasie.
Une visite effectuée en compagnie de la ministre des Affaires sociales et de la santé, Marisol Touraine. La Gauche, et le gouvernement, mais aussi François HOLLANDE qui devra néanmoins faire face à équation difficile. Répondre à une demande de la société, tout en, ne s'attirant pas les foudres des croyants toutes religions confondues.
Une proposition pour lequel le chef de l'État confirme sa position ou celle-ci est abordée dans le N° 21 de ces « soixante engagements pour la France ». Une position soutenue par Marisol Touraine qui lors de la campagne avait précisé lors d'une interview à Libération constaté le «laisser mourir » de la loi dite LEONETTI de 2005, ajoutant qu'il s'agit aujourd'hui de « permettre d'aider à mourir ». Et d'ajouter « La frontière est certes ténue, et les modalités seront à discuter avec tous les acteurs. Il s'agit de fixer un cadre très strict de recueillement du consentement de la personne. Il s'agit d'encourager les directives anticipées, comme la désignation des personnes de confiance ; de garantir, aussi, le dialogue entre le médecin, les soignants, le malade et sa famille. Au final, le médecin ne doit pas être seul, il faut un collège de soignants, et respecter, bien sûr, l'objection de conscience pour le médecin. Et dans ce cadre strict, permettre une aide active à mourir ».
Le Président qui a annoncé lors de cette visite avoir confié une mission sur la fin de vie au professeur Didier Sicard. Une annonce qui risque fort de relancer le débat sur l'euthanasie et l'acharnement thérapeutique. «Poser cette question, c'est ouvrir une perspective qui elle-même entraîne un débat», a affirmé François HOLLANDE, demandant qu'il soit «noble et digne» à souligner le chef de l'État.
Un homme connu pour son peut être « bien que oui, peut-être bien que non ». Une position présente déjà dans une interview qui révèle en fait une position plus modérée, plutôt intermédiaire entre les "pros" et "anti" euthanasie: « "Qu'observons-nous ? Il y a d'un côté la plupart des scientifiques, de l'autre ceux qui placent au premier plan la religion. Ces deux camps sont propriétaires, dépositaires d'un territoire sur lequel ils sont arc-boutés. Pour ma part, je pense qu'il vaut mieux poser la question de savoir ce que nous voulons pour nous-mêmes comme société humaine nous permettant de nous respecter », répond Didier Sicard.
Catholiques et conservateurs parle d'assistance au suicide
Tant l'Église catholique rappelant les commandements de la Bible, « Tu ne tueras point ». Une position inchangée depuis 1991 qui indiquait alors que "L'homme n'a pas à provoquer délibérément la mort de son semblable; cela dépasse son pouvoir", et rappelé, en 2007 lors de la conférence des évêques de France. Droite conservatrice et une grande partie de l'UMP restent majoritairement opposées à une telle solution. Lors du dépôt d'une proposition de loi relative à la fin de vie en 2011, 286 députés du groupe UMP avaient alors voté contre.
Jean-Luc Romero : respectons la volonté des personnes
S'il avait reconnu être satisfait des engagements de Marisol TOURAINE lors de la campagne, et nota "la première des conditions, c'est la volonté de la personne, et là on évite que d'autres le décident". Le Président de l'association pour le droit de mourir dans la dignité a qualifié mardi de "mauvais signal" le choix par le président François Hollande du Pr Didier Sicard pour mener une mission sur la fin de vie. "La fin de vie est une question citoyenne intime et pas une question médicale", explique Jean-Luc Romero dans un communiqué. Il relève que le Pr SICARD, ancien président du Comité consultatif national d'éthique, était "proche de la théologie morale catholique". Pour M. ROMERO, en conséquence, cette mission "ne sera sans doute qu'une énième mission relative à la fin de vie qui esquivera le véritable enjeu: celui du respect absolu des volontés individuelles".
Ouverture d'un débat public
Tel est la solution proposée par le député, Jean LEONETTI à l'origine de la loi de 2005 et qui porte son nom. Est-il vraiment le mieux placé pour cela, alors qu'il se trouve dans l'opposition et qu'alors qu'il se trouvait dans la majorité ce dernier n'a fait que ralentir, voire empêcher l'étude sérieuse de cette liberté que nous devons pouvoir accorder à ceux qui le souhaitent. Jean LEONETTI qui « propose que le sujet soit abordé de manière plus large: la fin de vie ne se limite pas aux problèmes de l'euthanasie, elle ne peut pas être abordée que par les politiques et les experts ». « La fin de vie interpelle notre société sur la fragilité, la vulnérabilité, la dépendance, le respect de la dignité de la personne humaine et le sens même de la vie, et doit donc être abordée dans la diversité de ces sujets", souligne l'ancien ministre. "Dans une démocratie moderne et apaisée, et au moment où les soins palliatifs ont prouvé leur efficacité et où la loi de 2005 commence à rentrer dans les mœurs et représente un modèle pour d'autres démocraties, ce type de débat permettra à l'ensemble de la population de mieux connaître la loi actuelle et de s'approprier ce sujet complexe et douloureux", conclut-il.
Stéphane LAGOUTIÉRE
Mc Donald's interdit toute différence et handicap au sein de ses restaurants
La France pays du tourisme et terre d'accueil aurait-elle changé de conception et oublié ses valeurs universelles ? Il faut espérer que non, mais l'expérience qu'a vécue un touriste canadien handicapé, Steve Mann et a sa famille en visite à Paris sur l'une des plus belles avenues du monde « les Champs Élysée ». Ce dernier sera prié avec force de quitter la chaîne de restauration rapide américaine Mc Do. Un fait divers dévoilé par un jeune blogueur Korben.
Le Bucodes-Surdi France s’agrandit, avec l’adhésion avec la venue de deux associations
C'est a l'occasion de son Assemblée Générale tenue en 2012, que le bureau de l'association Bucodes-Surdi France (BSF) à entériné l'adhésion de deux nouvelles associations : l'AICHB, l'Association des Implantés Cochléaires de l'Hôpital Beaujon, et l'association Surd'Iroise, association de malentendants du Finistère Nord, ce qui porte désormais à 38 le nombre d'associations (ou sections d'association) que fédère le Bucodes-Surdi en France, est désormais présent dans 32 départements.
Récemment, deux autres associations ont sollicité le BSF et le processus de leur adhésion est engagé. Ces nouvelles adhésions devront être validées lors de la prochaine Assemblée Générale, ce qui porterait à 40 le nombre d'associations adhérentes, avec une présence dans 33 départements.
Ces nouvelles adhésions sont la conséquence de la stratégie menée par l'association qui depuis 2 ans qui vise à une meilleure représentation des personnes malentendantes et à une meilleure défense de leurs intérêts spécifiques. Les principaux éléments de cette politique sont portés à la connaissance de tous dans la revue trimestrielle 6 Millions de Malentendants, lancée par le Bucodes-Surdi en 2011, ainsi que sur son site internet : www.surdifrance.org.
La Rédaction
* Fédération des associations de malentendants, reconnue d'utilité publique et représentative des usagers par le Ministère de la Santé


