L’entreprise Steria annonce le lancement d’un plan triennal en faveur des travailleurs handicapés
L'entreprise malgré certaines difficultés passagères et des actions judiciaires dont les décisions sont attendues dans les jours prochains par la Cour d'appel de Versailles pour discrimination vient d'annoncer un plan triennal pour favoriser l'emploi, la formation et la reconversion des personnes handicapées. L'entreprise avec moins de 2% de salariés handicapés s'engageant à recruter 75 personnes en situation de handicap en trois ans sur l'intégralité des postes existants ou ouverts au sein du groupe et à améliorer les conditions de travail de ces travailleurs.
La FNATH regrette l’annonce de nombreuses concertations sans les associations ou les usagers
Au lendemain de la clôture du premier grand rendez-vous social est alors que le gouvernement commence à faire face une vague de licenciements. La FNATH s'est dite elle attentive au discours de Jean-Marc Ayrault en clôture de la grande conférence sociale. Si celle-ci partage, de nombreux éléments de la feuille de route regrettent les nombreuses imprécisions concernant en particulier la qualité de vie au travail et la prévention de la souffrance au travail. Autre argument et partagé par toutes les associations représentatives du handicap, l'absence de la société civile que représente le cœur associatif lors des concertations.
Un premier ministre qui aura à l'occasion, de son discours lancé plusieurs pistes de travail et un temps de travail, restreint dans le temps. La FNATH retient de ce discours certaines thématiques rejoignant ses préoccupations. Parmi celles-ci, la négociation interprofessionnelle sur l'amélioration de l'accès à l'emploi et de la formation professionnelle des travailleurs handicapés, ou encore une réflexion sur l'emploi des personnes handicapées dans les fonctions publiques. Mais aussi un groupe de travail « pour véritablement prendre en charge la pénibilité au travail ».
La FNATH qui avait envoyé à la ministre sa contribution (v.article), regrette que le sujet de la santé au travail, certes évoqué dans le discours du premier ministre, reste à ce stade principalement abordé sous l'angle, nécessaire, mais limitée, de l'égalité professionnelle. Un premier ministre resté notamment silencieux sur des thématiques liées à la reconnaissance des risques psychosociaux dans le privé, à la multiplication des maladies professionnelles. Notamment, en particulier souligne la fédération sur les troubles musculo-squelettiques, à la prévention de la désinsertion sociale et professionnelle, ainsi qu'à l'indemnisation des victimes du travail. Sujets rappellent pourtant Arnaud de Broco, le secrétaire général de la FNATH sur laquelle le Président de la République s'était engagé auprès de la Fédération lors de la campagne présidentielle.
« Concernant la concertation avec les associations, il n'est pas sûr que le changement soit pour maintenant ! De nombreux travaux auront lieu au sein d'instances dans lesquelles les associations n'ont délibérément pas été incluses, telles que le haut conseil pour le financement de la protection sociale, alors même que le financement est de plus en plus basculé sur les ménages. La parole des personnes malades et handicapées devra donc encore attendre et continuera de passer par des corps intermédiaires, c'est-à-dire les partenaires sociaux ». Conclut la FNATH dans son communiqué
Autre point de regret de la Fédération celle ne comprend pas que le premier ministre puisse annoncer une réflexion sur le financement des organisations syndicales et l'exercice des fonctions syndicales dans les entreprises. Alors même les dépenses d'intervention de l'État - incluant notamment les subventions aux associations- vont diminuer encore davantage. Par ailleurs, c'est aussi le statut des bénévoles qu'il conviendrait de définir et de revoir.
Des doutes qui persistent du patronat aux Syndicats des salariées
Une conclusion nous incite néanmoins à affirmer que le patronat sort lui tous les cas le grand perdant de cette conférence. Laurence PARISOT pour lequel il n'est pas vraiment quel est prêté une oreille attentive et encore moins a celui du premier ministre Jean-Marc AYRAULT. Une patronne du Medef qui est ressortie au final particulièrement mécontent de la grande conférence sociale. Face a une CGT qui émet un jugement globalement positif, Force ouvrière étonnement satisfait, et une CFDT ravie de ce festin de négociations à venir. Mais cela reste de l'apparence les syndicats restant extrêmement prudents sur la réalité de l'application de ce qu'il appelle des idées.
La Rédaction
Marie CARLOTTI vient planter un arbre au Foyer Médicalisé pour autiste « La Lendemaine »
La ministre déléguée en charge des Personnes handicapées, Marie-Arlette CARLOTTI, venu en visite dans un d'un foyer pour adultes autistes dans le cadre de l'année 2012 proclamée grande cause nationale. Une visite ou après avoir planté un arbre, celle-ci a annoncé la réunion du comité national autisme le 18 juillet prochain afin de négocier le troisième plan qui devrait être mise en place pour novembre.
Trois axes, qui ne sont « pas exhaustifs » et peuvent être modifiés, a précisé la ministre, ont été dégagés : la recherche, avec notamment des diagnostics réalisés de façon plus précoce, le développement de l'offre en termes d'accompagnement, et la sensibilisation, la formation. « Il y a trop de retard dans le diagnostic », a regretté la ministre, qui souhaite des dépistages réalisés entre 18 mois et trois ans, au lieu de six ans en moyenne actuellement. « Je veux que les PMI (centres de protection maternelle et infantile) se saisissent de la question », a-t-elle souhaité en voulant « associer les professionnels de la petite enfance ». Pour les adultes, « le plan pluriannuel de création de places sera respecté. Nous soutiendrons les aidants familiaux ».
Marie Arlette CARLOTTI, qui également promit que le bilan des deux premiers plans, mis en place sous les précédents gouvernements, sera également refait. « On ne peut pas être juge et partie », a estimé la ministre. Le dernier bilan du plan 2008-2010 publié par le précédent avait d'ailleurs démontré les nombreuses carences et qui ne faisaient état de 342 places réellement installées pour les adultes et 1330 pour les enfants, à la fin 2010, sur 4.100 places (dont 2.000 pour les adultes) prévues pour la période 2008-2014.
La ministre qui recevra le 17 juillet prochain la présidente, Mme Danièle LANGLOYS, Présidente d'Autisme France dans le cadre d'un entretien préparant ainsi la réunion devant le Conseil national de l'autisme auquel assistera la ministre des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion Marie-Arlette CARLOTTI
Espace naturel, scientifique et culturel
En construction, « La Lendemaine » accueillera, fin 2013, 24 personnes atteintes d'autisme ou de troubles autistiques dans 3 maisonnées de 8 chambres, pour une superficie totale de 1 923 m² de bâtiments, au sein d'un espace écologique et interactif de 7 hectares. "Ce sera une très belle réalisation", explique Marjolaine Rauze, Vice-présidente du Conseil général chargée des solidarités et de la Santé. "Un bâtiment HQE, un projet de vie active et des méthodes innovantes en prise avec la recherche pédagogique, médicale et scientifique".
Géré par l'association SAUGE (Solidarité Autisme Gestion), « La Lendemaine » répondra à de nombreux objectifs : accueillir le handicap, valoriser les espaces naturels, resserrer les liens entre la recherche scientifique et les pratiques médico-sociales, partager la culture et l'art, créer des emplois dans un contexte en profonde évolution de la compréhension et de la prise en charge de l'autisme et des troubles envahissants du développement.
"Le projet de « La Lendemaine » répond aux objectifs fixés par le Schéma départemental en faveur des personnes en situation de handicap en Essonne, qui prévoit la création de places pour les personnes atteintes de troubles autistiques en foyer de vie ou en foyer d'accueil médicalisé", ajoute Marjolaine Rauze. "La grande originalité de ce projet c'est également la coopération entre deux départements, Paris et l'Essonne. Le Grand Paris, c'est aussi celui de la solidarité et la « Lendemaine » en est une belle illustration !", explique Jérôme Guedj. "L'Essonne a toujours été précurseur en matière de prise en charge de l'autisme c'est donc une très grande satisfaction pour nous tous d'accueillir aujourd'hui Marie-Arlette Carlotti dans notre département !".
Stéphane LAGOUTIERE
Les enfants handicapés plus souvent confrontés à la violence dans les pays riches
Dans le cadre d'une conclusion d'une enquête demandée par l'OMS et que celle-ci vient de dévoiler une étude met en avant une réalité difficile, mais bien réelle celle de la probabilité plus grande pour les enfants handicapés d'être sujet à la violence que les enfants dits « valides ». Des violences de toutes sortes ou ils auraient 3,7 plus de risques, mais aussi physique avec 3,6 fois plus et 2,9 fois plus de risques d'être victimes de violences sexuelles. Pire et la réalité quotidienne dans les médias nous le rappel, ce sont ceux les enfants qui ont une maladie mentale ou une déficience intellectuelle qui se révèlent les plus vulnérables, avec un risque 4,6 fois plus élevé de violences sexuelles par rapport à ceux qui ne sont pas handicapés.
L'urgence d'établir un tableau mondial
Près de cinq ans, son vote à l'ONU, la convention relative aux droits des personnes handicapées des Nations unies nous rappelle la nécessité de protéger les droits des enfants handicapés et de veiller à ce qu'ils participent pleinement à la vie de la société, à égalité avec les autres. Cela implique d'éviter les expériences négatives résultant de la violence pendant l'enfance, sachant qu'elles ont un grand nombre de conséquences néfastes sur la santé et sur le bien-être à un stade ultérieur de la vie. Plus que jamais si le travail consiste à étendre l'étude dans le domaine du mondial, la faillite de la prévention, des soins et du soutien aux enfants victimes de violences, pourraient à terme avoir un aspect catastrophique pour les sociétés futures et la guérison de ces enfants compliquant encore plus leurs inclusions dans nos sociétés.
L'analyse présentée aujourd'hui englobe 17 études sur une période située entre le 1er janvier 1990 et le 17 août 2010, apportant des données sur 18 374 enfants handicapés vivant dans des pays à haut revenu - Espagne, états-unis d'Amérique, Finlande, France, Israël, Royaume-Uni et Suède et elle souligne le besoin urgent de mener des recherches de qualité dans les pays à faible revenu ou intermédiaire.
Prévention élément fondamentale de protection de l'enfant
Certains programmes de visite dans les maisons de soins pour les enfants exposés au risque de violence et les formations pour améliorer les compétences parentales ont apporté la preuve de leur efficacité pour éviter la violence à l'encontre des enfants n'ayant pas de handicap. La priorité devrait être de mettre en œuvre ces mesures prometteuses et d'autres, décrites dans le Guide sur la prévention de la maltraitance des enfants et dans Violence prévention : The évidence, publiée par l'OMS, et d'évaluer leur efficacité.
Une prévention nécessaire afin de permettre de réduire un maximum des facteurs des risques connus aujourd'hui. Parmi eux on peut noter ceux qui sont liés à la stigmatisation, les discriminations et le manque d'information concernant le handicap, de même que l'absence de soutien social aux personnes s'occupant des enfants souffrant de handicap sont des facteurs exposent ceux-ci à un risque accru de violences. Le placement des enfants handicapés en institution les rend aussi plus vulnérables. Dans ces milieux et ailleurs les enfants ayant des déficiences au niveau de la communication ont une moindre capacité à révéler les expériences abusives.
« Les résultats de cette étude prouvent qu'il y a une vulnérabilité disproportionnée des enfants handicapés face à la violence et que leurs besoins ont été négligés beaucoup trop longtemps», relèvent le Dr Étienne KRUG, Directeur du Département prévention de la violence et du traumatisme est handicap à l'OMS. « Nous savons qu'il existe des stratégies spécifiques pour prévenir la violence et pour en atténuer ses conséquences. Il nous faut maintenant déterminer si elles sont efficaces aussi pour les enfants handicapés. Un programme d'action doit être établi » aura-t-elle souligné.
Impératif de renforcer la protection de l'enfant
Le Rapport mondial sur le handicap de l'OMS et de la Banque mondiale décrit ce qui fonctionne pour améliorer la santé et la participation sociale des enfants handicapés et favoriser leur désinstitutionnalisation. Pour les enfants handicapés actuellement placés hors de leur domicile, il est impératif de renforcer les soins et la protection en remédiant aux cultures et aux structures des institutions qui exacerbent le risque de violence.
« La manière, dont l'entourage traite un enfant handicapé conditionné énormément l'impact qu'aura son handicap sur sa qualité de vie», souligne le Dr Mark BELLIS (photo), Directeur du Centre for Public Healt à l'Université John MOORES de Liverpool, un centre collaborateur de l'OMS pour la prévention de la violence, et chercheur principal pour cette étude. « Il incombe au gouvernement et à la société civile de veiller à exposer et à prévenir de tels processus de victimisation » conclut-elle.
Des conclusions alarmantes
Les résultats de cet examen systématique confirment que les enfants handicapés dont le nombre est estimé à environ 93 millions sont plus susceptibles d'être victimes de violences que leurs pairs qui ne sont pas handicapés. Toutefois, la pénurie continue de preuves solides, en raison d'un manque d'études de recherche bien conçues, les normes de pauvres mesurent de l'incapacité et de la violence et à l'évaluation insuffisante de savoir si la violence précède le développement du handicap, laissent des lacunes dans les connaissances qui doivent être abordées.
Stéphane LAGOUTIÉRE
1er prix de l'innovation sécurité incendie attribué à siemens au salon préventica 2012
La division Building Technologies de Siemens, comptant parmi les leaders sur le marché de la sécurité incendie, a reçu le 1er Prix de l'Innovation dans la catégorie Sécurité Incendie au salon Préventica 2012 qui a eu lieu fin juin a Strasbourg. Une récompense destinée à son produit SIWAYTM Handicap, une solution d'alerte textuelle, vibrante et/ou vocale, destinée aux personnes déficientes auditives ou visuelles en situation d'isolement. Un prix décerné par un jury de professionnels composés d'utilisateurs et de prescripteurs. Ils récompensent les meilleures innovations pour leur performance, fiabilité et capacité à améliorer les conditions de travail.
Alerte textuelle, vibrante et/ou vocale
Un produit qui permet ainsi aux personnes souffrant de déficiences auditives ou visuelles d'être prévenues du déclenchement d'une alarme incendie à tout moment, en tenant compte de la spécificité des locaux et de leurs différentes situations de handicap. Le système se compose d'un boîtier audiotexte et d'un bracelet-montre vibrant. Ces deux types de récepteurs embarqués peuvent être utilisés de manière complémentaire ou séparée.
Le système complet répond parfaitement aux modifications du Code du travail dans les ERT (Établissements recevant des Travailleurs) en entrant dans l'aménagement des postes de travail, ainsi que celles du règlement de Sécurité contre l'incendie et les risques de panique relatif aux Établissements recevant du public en permettant de rendre l'alarme perceptible.
Un niveau de sécurité optimal
Le système SIWAYTM Handicap est composé d'un serveur central, relié au système de sécurité incendie de l'établissement, et d'un réseau de balises émettant des fréquences radio. Lorsqu'une alarme est générée par le central incendie, elle active instantanément le serveur, qui relaie l'information, via les balises, aux récepteurs (boîtier et bracelet). Ces derniers reçoivent ainsi en temps réel l'alerte incendie et les consignes d'évacuation.
Un pupitre simple d'utilisation constitue l'interface homme /machine. Outre l'activation et la désactivation des récepteurs, il informe l'exploitant des différents défauts pouvant survenir (défaillance des récepteurs, défaut du système, problème de connexion au serveur). Des récepteurs permettant aux personnes qui en sont porteuses de se déplacer librement dans l'ensemble des zones protégées, et bénéficient ainsi d'une réelle autonomie.
La Rédaction





