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Amiante : la déclaration du cancer devient obligatoire, les associations satisfaites

Rédigé le 24 Janvier 2012

Plus de onze ans après le début d'une phase pilote engagé au sein de six régions par l'institut de veille sanitaire, la déclaration obligatoire du mésothéliome est désormais Forme rare de cancer appelée mésothéliome qui affecte la plèvre. La cause étant soit liée a des risques professionnels ou a l'environnement comme la démontré l'Inserm en 2010Forme rare de cancer appelée mésothéliome qui affecte la plèvre. La cause étant soit liée a des risques professionnels ou a l'environnement comme la démontré l'Inserm en 2010étendue à toute la France. Le ministère de la Santé a déposé le décret n°2012-47 du 16 janvier 2012 qui ajoute cette maladie à la liste des trente déjà présente. Cette mesure constitue l'action 9.1 du Plan cancer 2009 - 2013. L'InVS qui rappelle que l'objectif vise lui a renforcé la surveillance épidémiologique de cette affection, provoquée dans la majorité des cas, par une exposition professionnelle à l'amiante.

Cette déclaration obligatoire s'inscrit plus largement dans la lutte contre le cancer et en particulier des cancers liés à l'exposition à l'amiante qui représente un enjeu important de santé publique. Cette exposition, qui a pu survenir plusieurs dizaines d'années avant l'apparition de la maladie, représente actuellement le seul facteur de risque avéré de mésothéliome. Elle est le plus souvent professionnelle, mais peut également être d'origine "environnementale".

Une décision prise suite au rapport établi Laurence Chérié-Challine, Ellen Imbernon, présentant les résultats de l'expérimentation, les 10 facteurs identifiés et les modalités préconisées pour le déploiement national, validés par le Comité de pilotage et le haut conseil de santé publique. Il ressort qu'un système purement passif sans animation nationale, ni gestion active régionale a peu de chances d'aboutir. La motivation des acteurs devra être entretenue, avec l'appui des professionnels et des institutionnels, par des retours d'information montrant en quoi ce système présente un intérêt de santé publique et pour les patients. Dans certaines régions, des actions spécifiques seront indispensables pour mettre en place cette DO.

Une maladie qui continue à ronger les travailleurs

Le nombre de nouveaux cas de mésothéliomes survenant chaque année en France est actuellement estimé entre 800 et 1 200, soit 0,3 % de l'ensemble des cancers. Le mésothéliome est un cancer principalement la plèvre, parfois le péritoine et rarement le péricarde ou la vaginale testiculaire. Il prédomine chez les hommes qui représentent deux tiers des cas. Le pronostic du mésothéliome pleural est parmi les plus sombres de tous les cancers (taux de survie relative à cinq ans estimé à 7 % pour les patients diagnostiqués entre 1989 et 1997). Selon le PNSM, on estime que « chez les hommes environ 83 % des mésothéliomes pleuraux sont attribuables à une exposition professionnelle à l'amiante. Chez les femmes, cette proportion tombe à 38 %, sans que l'on puisse clairement en expliquer les raisons. Les expositions environnementales sont encore mal connues ».

Un meilleur suivit des connaissances

La déclaration obligatoire « répond essentiellement à des objectifs de connaissance », explique l'Institut de Veille sanitaire (InVS). Ses responsables veulent en effet « mieux suivre le nombre de cas survenant dans le territoire, leurs caractéristiques et mieux comprendre leur lien possible avec une exposition non professionnelle à l'amiante ». Pour cela, des enquêtes environnementales seront mises en œuvre lorsque aucune exposition professionnelle n'aura été repérée.

Trois populations particulières, dont la cause de la maladie peut s'expliquer par une exposition non professionnelle à l'amiante, seront alors enquêtées : les femmes, les moins de 50 ans et les mésothéliomes non localisés à la plèvre et notamment du péritoine. La DO vient compléter la surveillance assurée par le Programme national de surveillance des mésothéliomes (PNSM) pleuraux dans 23 départements métropolitains et mis en place en 1998. En effet, si celui-ci reste la référence, il ne permet pas de suivre les mésothéliomes pleuraux dans les départements non couverts (70 % de la population), ni les autres localisations de mésothéliomes dans les départements couverts. Il est important de noter que la DO ne se substitue en aucune façon au système de déclaration des maladies professionnelles.

La Rédaction

Pour en savoir plus et consulter le guide « déclarer, agir, prévenir » édité par l'InVs

L’INSERM recrute 1000 patients pour suivre l’évolution des valvulopathies liées au Médiator

Rédigé le 20 Janvier 2012

Laboratoire du centre de recherche de l'hôpital européen Georges Pompidou ©Inserm / E. BegouenLaboratoire du centre de recherche de l'hôpital européen Georges Pompidou (Archives) ©Inserm / E. BegouenIntitulé REFLEX (Recherche sur l'évolution des fuites valvulaires et benfluorex) et à la demande de l'Afssaps, l'équipe INSERM U700 a lancé une étude de cohorte prospective, liée à la prise de Médiator et de ses génériques. L'objectif était d'étudier l'évolution échographique des atteintes valvulaires (régression, stabilité ou progression). Par ailleurs, cette évolution sera étudiée en fonction des différents facteurs prédictifs potentiels de cet effet indésirable.

Pour cela, l'INSERM en charge de l'étude recrute environ 1000 patients, qui ont pris du benfluorex entre 2006 et 2009, et qui présentent des images de valvulopathies. Ses patients seront suivis annuellement pendant trois ans par échographie cardiaque. L'étude ne modifie pas les conditions de prise en charge des patients et n'ajoute pas d'examens contraignants pour eux. Les patients répondant à ces critères, qui seraient volontaires pour participer à cette étude, peuvent obtenir plus de renseignements sur les modalités pratiques en contactant l'équipe de recherche par téléphone ou par E. mail*.

Il est rappelé aux cardiologues ayant pris en charge des patients susceptibles de rentrer dans le cadre de cette étude observationnelle que les obligations de déclaration des effets indésirables par le circuit habituel de pharmacovigilance pour chaque cas restent les mêmes. Au cas où cette déclaration n'aurait pas été faite lors de l'inclusion, ils sont invités à la réaliser lors d'un prochain examen de suivi.

La Rédaction

* Contact pour participer à l'étude : téléphone : 01.57.27.75.74 --- Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Les aveugles alertent l’opinion publique et politique à travers un calendrier

Rédigé le 19 Janvier 2012

2012.01.19.campagne-federation-francaise aveugles de franceAprès une campagne mettant en scène nos hommes et femmes politiques équipent d'une canne blanche, la Fédération des aveugles et handicapés visuels (FAF) a sorti un calendrier mettant en scène des candidats à la présidentielle malvoyante, guidés par des rivaux à qui il sont obligés de faire confiance, pour alerter l'opinion sur les injustices subies et sur leurs droits.

Pour son président, Vincent MICHEL« En éditant ce calendrier un brin provocateur, la FAF - qui mène des actions au quotidien sur le terrain - souhaite alerter les décideurs, les journalistes et l'opinion publique sur les injustices quotidiennes auxquelles sont confrontées les personnes aveugles et malvoyantes. Et rappeler que les personnes déficientes visuelles sont des citoyens à part entière »

Un calendrier marque le début d'une campagne intense de la FAF en 2012 pour faire entendre les droits des personnes aveugles et handicapées visuelles. « Ce coup d'audace ne restera pas sans lendemain et d'autres actions, plus rudes s'il le faut, seront engagées cette année tant que droit ne nous sera pas fait », conclut le Président de la FAF

Appel à une prise de conscience et des promesses engagées

Aujourd'hui, plus d'un million de nos compatriotes sont aveugles ou malvoyants, et selon l'OMS, la déficience visuelle sera, avec la maladie d'Alzheimer, le fléau de demain. Prendre en compte la question du handicap visuel dans les politiques nationales est impératif, car il est aussi une question majeure de santé publique.

Accès à l'information, l'emploi, les transports, la voirie, l'éducation, la culture... Les droits des personnes aveugles et handicapées visuelles s'amenuisent sans que personne ne s'en aperçoive réellement. Pour preuve, ce chiffre : seuls 15%s des lieux publics sont accessible à tous à ce jour. À ce rythme, l'objectif de 100 % au 1er janvier 2015 rendu obligatoire par la loi de février 2005 sera loin d'être tenu. Aussi, dans cette société marquée par l'image, nous avons choisi d'en détourner quelques-unes afin d'éveiller les consciences. Un taux d'accessibilité parfois encore plus désastreux en fonction du handicap.

Ce calendrier marque le début d'une campagne intense de la FAF en 2012 pour faire entendre les droits des personnes aveugles et handicapées visuelles. « Ce coup d'audace ne restera pas sans lendemain et d'autres actions, plus rudes s'il le faut, seront engagées cette année tant que droit ne nous sera pas fait », conclut Vincent MICHEL.

La Rédaction

Handitour : pour une plus grande intégration professionnelle des personnes handicapées

Rédigé le 13 Janvier 2012
Lancement du Handitour au siège de Quille construction a Nantes© Willy Berré

Quille Construction, première filiale régionale de Bouygues Construction pour tout l'ouest de la France, à lancé hier le HandiTour, une opération dont l'objectif est de sensibiliser au Handicap l'ensemble des collaborateurs de l'entreprise. L'occasion, de la sigature d'une convention de partenariat au siège de l'entreprise, entre M. Jean-Michel MENDRET, Directeur général de Quille Construction et M. Sylvain GACHET, directeur Grands Comptes de l'Agefiph. Une manifestation parrainé par Florian MERRIEN, pongiste, champion paralympique en 2008.

Condamnation EasyJet pour discrimination fondée sur le handicap

Rédigé le 13 Janvier 2012
Un avion de la compagnie Easy Jet

L'Association des paralysés de France (APF) salue la décision du Tribunal de Grande Instance de Bobigny qui vient de condamner la compagnie EsayJet à 70 000€ d'amendes pour discrimination fondée sur le handicap à l'égard de trois plaignants. La compagnie EasyJet avait en effet refusé l'embarquement à trois personnes en situation de handicap entre novembre 2008 et janvier 2009, invoquant des raisons de sécurité. Pour l'APF, qui s'est constituée partie civile lors de ce procès, ces refus d'embarquement étaient fondés sur le handicap des personnes et relevaient bien de discrimination.