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Michel MERCIER récompensé pour une charte sur le logement adapté à la dépendance

Rédigé le 25 Novembre 2011

Roselyne BACHELOT, ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, a remis à Michel Mercier le premier prix de l'édition 2011 du concours "Vivre ensemble aujourd'hui et demain", le 22 novembre lors du Salon des maires et des collectivités locales à Paris. Michel Mercier pour qui ce prix vient récompenser le travail de toute une équipe et d'une volonté farouche d'intégration.

2011.11.22.michel mercier_ recompense_pour_une_charte_sur_ le_logementMichel MERCIER reçoit des mains de la ministre à la Cohésion sociale, Roselyne BACHELOT le prix du concours « Vivre ensemble aujourd'hui et demain »"Vivre ensemble aujourd'hui et demain" est le premier concours francophone à récompenser les réalisations et les projets qui favorisent l'intégration des aînés dans la cité et l'échange entre les générations. Le thème de l'édition 2011 était, «Vous croyez que c'est une utopie ? ". Le jury du concours est particulièrement attentif au caractère reproductible et économiquement viable des projets soumis.

L'objectif de la Charte « Rhône , vivre chez soi », portée par Michel Mercier et signée en novembre 2010 par une vingtaine de partenaires, est d'amener les promoteurs et les bailleurs sociaux à produire 20 à 25 % de logements adaptés pour personnes dépendantes ou en perte d'autonomie. Le projet insiste sur la banalisation de ces logements adaptés, c'est à dire non étiquetés personnes âgées ou handicapées.

De nombreux autres projets mis en avant

Roselyne Bachelot a également récompensé le dispositif « Voisin-âge » de l'association « Petits Frères des Pauvres », permettant la mise en relation entre des habitants d'un même quartier et des personnes âgées isolées et la « Vallis Aurea ».

Mais aussi un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) et un « foyer de développement territorial et de bien-vivre intergénérationnel » de l'AREPA (Association des résidences pour personnes âgées) situé à Saint-Sorlin-En-Valloire (26).

Le projet « Bien Vieillir Ensemble » (Think tank architecture) a obtenu un coup de cœur du jury pour sa conception de logements adaptés et adaptables pour les seniors, suivant une organisation urbaine et architecturale permettant de mutualiser les services et les fonctions et de favoriser la mixité générationnelle.

Enfin, les encouragements du jury vont au foyer d'activité sociale « Fas Res » : accueil social pour personnes âgées (foyer du Ségala). Le foyer d'activité sociale (FAS) à destination des personnes âgées ou handicapées est un lieu de vie et d'animation dans le but de maintenir actifs et acteurs les seniors de notre territoire le plus longtemps possible à domicile et de fournir aux aidants familiaux des espaces-temps de répit.

Un concours ouvert à l'international

Le coup de cœur du jury est revenu au « Diagnostic communautaire de la commune de Gland », un projet de Pro Senectute, la plus grosse organisation professionnelle au service des personnes âgées en Suisse, qui a établi un état des lieux de la qualité de vie des plus de 55 ans au cours de l'année 2010. Une cérémonie spéciale organisée à Montréal en mars 2012 récompensera le projet « Habitat 1460 » du centre d'hébergement des personnes démunies « La Traversée ». Leur projet d'habitation permet de créer un milieu de vie communautaire intergénérationnelle en plein cœur d'un quartier populaire à Montréal.

La Rédaction

Norbert MAS condamné à 15 de réclusion pour le meurtre de sa fille autiste

Rédigé le 24 Novembre 2011

2011.11.23.dossier affaire_norbert_masCertains parleront de Justice, d'autres affirmeront que la responsabilité n'appartient pas à l'homme, mais à la société face à son manque récurrent de solidarité envers les
familles. Faut-il sanctionner un tel acte ? La réponse est oui, mais il faut trouver comme dans les cas d'euthanasie la part d'humanité qui peut résider en chacun de nous. Morgane GILBERT, avocate de l'accusé, a-t-elle surtout mis en avant la personnalité fragile de son client.

15 années de réclusion sera la réponse des jurées face à l'acte de ce père qui avait étouffé, en septembre 2009, sa petite fille autiste âgée de 10 ans. Un procès dont les jurées iront pourtant au-delà des réquisitions du procureur. L'avocate générale Élisabeth CATTA martèlera lors de son réquisitoire que si « avoir un enfant autiste est une épreuve, personne n'avait le droit de l'entraîner dans la mort » insistant que « Nous ne devons pas faire le procès d'un père d'enfant autiste, mais celui d'un père qui a tué son enfant, n'oubliez pas qu'il s'agit d'un meurtre », martèle Élisabeth CATTA, à l'adresse des jurés. La Procureur qui demandera après un réquisitoire de près de 45 minutes une peine entre 10 et 12 ans pour un meurtre « accompli volontairement, sciemment ».Norbert MAS dans le box des accusés de cour assise de LyonNorbert MAS dans le box des accusés de cour assise de Lyon

À la barre, à l'évocation de son enfant qui criait ou se tapait parfois la tête contre les murs, Carole ne peut retenir ses larmes. Le corps parcouru de tremblements, elle répète qu'elle aurait aimé que son mari, homme dépressif, qui a tenté à plusieurs reprises de se suicider, se confie. « Il aurait pu me parler de la rupture avec sa nouvelle compagne, de ses angoisses. J'aurais pu l'aider et Natacha serait encore là ». Isabelle DAMIANO, son avocate insiste également sur la responsabilité du père. « Sa souffrance, on l'entend. Son désespoir, on l'entend. Mais de là, à entraîner dans la mort, l'être que l'on aime le plus, il y a un fossé que l'on ne franchit pas ».

De son côté l'avocat de l'accusé, Me Morgane GILBERT, n'aura pas réussi à convaincre les jurées, pour lequel le problème est beaucoup plus complexe. « Cet homme mérite d'être sanctionné, il le sait. Mais son discernement a été altéré par son désespoir. Sa place aujourd'hui n'est pas en prison, mais à l'hôpital ».

Stéphane LAGOUTIÉRE

Le CISS proteste ferment et demande que les indemnités journalières ne soient pas réduites !

Rédigé le 24 Novembre 2011

Après l'annonce d'un retrait de la baisse sur le niveau des indemnisations en cas d'arrêt maladie en octobre dernier et notamment sur le 4e jour de carence, provoquant Feuille de demande d'arrêt maladie (illustration)©FHI Feuille de demande d'arrêt maladie (illustration) un gronde générale parmi la population. Une mesure pourtant qui selon spécialiste et le CISS pourrait bien faire l'objet d'un retour lors de travaux parlementaires. Selon le CISS, dans un récent sondage effectué à leur demande auprès de 1006 personnes les 17 et 18 novembre par ViaVoice expriment un avis contraire. 60% estimes que la création d'un nouveau jour de carence aura pour principale conséquence une baisse de revenu subie par les travailleurs en arrêt-maladie. Il ne serait que 25% à affirmer que la création d'un nouveau jour de carence aura pour principale conséquence une baisse de revenu subie par les travailleurs en arrêt-maladie.

Toujours selon ce sondage, ils seraient plus de huit sur dix à considérer que cette baisse de revenu est injustifiée, car trop préjudiciable pour les malades, et ce malgré le contexte de la crise mis en exergue pour engager des mesures d'économie sur les dépenses d'Assurance maladie. Les Français rejoignent en cela les positions du CISS qui s'opposent radicalement à ce que les « indemnités journalières en cas d'arrêt maladie » soient une variable d'ajustement de l'équilibre des comptes de l'Assurance maladie.

Aux finales deux raisons essentielles pour l'association du collectif inter associatif pour la santé, la première consiste sont les nombreuses inégalités profondes entre les salariés en fonction de la couverture extra-légale qui peut exister entre salariés et différents accords d'entreprises ou contrat de prévoyance. La seconde en fait que ce type de mesure devrait concerner en premier lieu les populations les plus précaires faces à l'emploi.

Une situation qui va manifestement comme le dénonce le CISS « la volonté répétée du gouvernement de réaliser des économies sur l'indemnisation des arrêts de travail des personnes malades ». Le gouvernement mettant en avant comme toujours les erreurs souvent minoritaires. Certes comme dans tout système celui-ci n'est pas infaillible, mais peut-il pourtant décider de prendre des mesures sur le principe de réduire des abus qui restent largement minoritaires. « Plutôt que d'agiter cet épouvantail, il conviendrait d'évaluer objectivement l'efficacité des mesures de contrôle mises en place les années précédentes comme la « contre-visite par le médecin de l'employeur ». Comme le souligne le collectif.

Le CISS qui estime que l'équilibre budgétaire de l'Assurance maladie doit un réalisé à long terme. Comme le demandent depuis de nombreuses années les associations, ce travail doit être le fruit d'une réflexion concertée jouant de façon équitable sur l'optimisation des recettes et des dépenses, en prenant soin que les unes comme les autres soient ajustées dans le souci d'une contribution de chacun en fonction de ses moyens et d'une mise à disposition du système pour tous en fonction de ses besoins. Des Français conscients de l'importance de la préservation de cet acquis social et de solidarité de1945, ils savent aussi que seul le débat démocratique permettra la préservation d'un tel système, au moment où les effets de la crise vont le rendre d'autant plus indispensable.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Marie-Anne MONTCHAMP et Frédéric BOUSCARLE inaugurent le siège administratif du CEREMH

Rédigé le 24 Novembre 2011

La Secrétaire d'État auprès de la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale et le président fondateur HANDI POP' ont à l'occasion d'une visite sur l'IUT de Vélizy-
Marie-Anne MONTCHAMPMarie-Anne MONTCHAMPRambouillet dans les Yvelines, inaugurer le siège administratif du Centre de ressources et d'innovation mobilité handicap (CEREMH). Ce dernier à vocation nationale et dont la mission principale est de favoriser la mobilité pour tous à tous les âges de la vie.

À ce titre le centre propose un ensemble de services au sein de différents domaines tels que la recherche et le développement, l'innovation et le soutien au développement de la filière économique liée aux problématiques du handicap, ainsi que de mettre en œuvre un réseau social.

L'établissement étant lui accueilli par L'IUT de Vélizy-Rambouillet, pôle universitaire opérationnel depuis l'année 2010-2011, a l'ambition de parfaire un pôle de recherche dans les nouvelles technologies (informatique et l'ingénierie des systèmes)

Pour lequel selon Frédéric BOUSCARLE, cela s'inscrivant dans la continuité des engagements mis en œuvre par le Président de la République lors de la conférence nationale du handicap le 8 juin 2011.

Ces engagements ont pour but de développer et soutenir la recherche et l'innovation technologique en faveur des personnes en situation de handicap pour leur permettre d'acquérir une meilleure autonomie, d'intégrer plus facilement le monde professionnel et de vivre pleinement leur citoyenneté.

Reste que comme le confirment de nombreuses associations, les moyens sont encore largement insuffisants et que le CEREMH doit aussi son existence grâce à son partenariat avec la région Ile-de-France, l'AFM, le CNSA, la MACIF, ERDF ou encore la MAIF ou la Fondation Norauto et bien sûr la Sécurité routière.

Le président HANDI POP qui précise enfin dans son communiqué que l'UMP à l'initiative Jean-François Copé sera réunira le 1er décembre dans le cadre de l'un de ses ateliers sur le handicap à l'occasion duquel seront présentées les propositions de l'UMP sur ce thème.

La Rédaction

Un père de famille devant les assises du Rhône pour le meurtre de sa fille autiste

Rédigé le 22 Novembre 2011

Une situation qui nous rappel que ce drame ne cesse de répéter dans une société ou des parents parfois totalement abandonnés. Seul et décourager en arrêt de travail Norbert MAS dans le box des accusés de cour d'assise de LyonNorbert MAS dans le box des accusés de cour d'assise de LyonNorbert MAS, sera jugé pour avoir drogué sa fille Natacha âgée de 10 ans avant de l'étouffer. Un homme qui aura peu après tenté de se suicider.

Des faits remontent au 24 septembre 2009, ou Natacha est alors retrouvée morte par la police au domicile de son père à Meyzieu dans l'agglomération lyonnaise. Allongé aux côtés de sa fille, les poignets entaillés à la lame de rasoir, son père a tenté de se suicider. Inconscient, il est transféré à l'hôpital. Des policiers prévus par l'ancienne nourrice de la fillette ex-compagne du père, dont il était séparé depuis quelques jours. Celle-ci ayant reçu un SMS: « Poune (le surnom de la fillette) est partie, je la rejoins ». Sur place, une lettre faisant état d'un projet suicidaire a été retrouvée.

Lors de l'instruction, le père confiera notamment « avoir compris que plus personne ne voulait plus de sa fille, ni de lui ». Il a reconnu avoir fait ingérer à Natacha des neuroleptiques en les mélangeant à de la nourriture, avant de l'étouffer, une fois endormie, précisant que son geste n'était pas prémédité. Décrit comme « solitaire, serviable et gentil » par son employeur, ce dernier avait des problèmes Ouverture du proces avec ici de gauche a droite la grande-mère maternel et la la mère et ex épouse de Norbert MAS et son avocat. Un mère qui vient réclamer des compte après avoir seul son mari avec sa filleOuverture du proces avec ici de gauche a droite la grande-mère maternel et la la mère et ex épouse de Norbert MAS et son avocat. Un mère qui vient réclamer des compte après avoir seul son mari avec sa fillepsychologiques, suite à une enfance difficile, et avait consulté un spécialiste de sa propre initiative.

Lors de l'enquête et ses auditions devant le juge, Norbert MAS, accusera notamment son ex-épouse à plusieurs reprises de violences envers sa fille. Des accusations contestées par la mère qui a admis sa souffrance d'avoir une enfant si difficile à vivre au quotidien, et dont les cris nocturnes l'épuisaient. Question, comment avoir laissé seul son mari face une telle situation ?

Divorcé de la mère de sa fille Natacha depuis fin 2008, avec laquelle il existait des divergences éducatives, le père disait ne pas percevoir sa fille comme handicapée. Autiste, la fillette souffrait pourtant de graves troubles du comportement, ne parlait pas, ne mangeait pas seule et marchait difficilement, selon l'institut médico-éducatif où elle était scolarisée depuis 2005.

Mis en examen pour meurtre sur mineure de moins de 15 ans, il est en détention provisoire depuis le 26 septembre 2009, au sein d'une unité psychiatrique spécialisée. Son jugement commence aujourd'hui avec une condamnation dont son avocat Maître Morgane GIBERT espère encore l'acquittement.

Stéphane LAGOUTIÉRE