Mondial Assistance s'engage avec ses collaborateurs dans le mécénat de compétences
Lancé en septembre 2010 « Mondial Assistance Solidaire », est un programme pluriannuel d'engagement solidaire sous la forme de mécénats de compétences. Ce plan regroupe les quatre sociétés du groupe Mondial Assistance présentes en France*. Dans le cadre de ce plan, plusieurs associations ont été choisies pour leurs champs d'action et leurs besoins en compétences. Les collaborateurs de mondial assistance volontaire peuvent répondre à ces besoins en offrant bénévolement leur temps et leur savoir-faire pour aider ces associations à mener à bien leurs actions.
« Nos collaborateurs sont des spécialistes du service dont la mission quotidienne consiste à aider partout et à tout moment. Il est donc naturel pour mondial assistance d'organiser une forme de bénévolat pour que nos collaborateurs puissent offrir leurs compétences à des associations qui en ont besoin dans un cadre organisé. La mission du programme est de venir en aide aux exclus qui ne bénéficient pas habituellement de nos services, » commentent Daniel ARNOUX, PDG de SEPSAD et responsable du programme
Trois champs d'intervention
Pour remplir sa mission, le programme « Mondial Assistance Solidaire » a identifié trois groupes d'associations et trois modes d'intervention.
Les collaborateurs de Mondial Assistance sont des volontaires donnant une partie de leur temps et apportant leurs compétences à des associations comme Solidarités nouvelles face au chômage (SNC), l'ADAPT (Association pour l'insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées) ou ATD Quart Monde. Ces interventions prennent différentes formes : accompagnement de personnes en recherche d'emploi, aide spécifique à la réinsertion professionnelle pour des handicapés, encadrement d'activités, événements et sorties sportives ou culturelles.
D'autres actions d'un deuxième type sont menées avec des associations comme Force Femmes (aide au retour à l'emploi de femmes de plus 45 ans et plus) ou l'ADIE (Association française pour le droit à l'initiative économique). Mondial Assistance offre bénévolement ses services à ces associations. Ainsi, l'équipe Mondial Assistance spécialisée dans l'orientation professionnelle s'est engagée à traiter bénévolement 40 dossiers par an pour Force Femmes. De même, une équipe d'experts de Mondial assistance France a aidé l'ADIE à créer, organiser et exploiter un service de hotline téléphonique pour répondre à toutes les questions des personnes qu'elle accompagne dans leur projet professionnel.
Enfin, le programme prend aussi en compte la dimension internationale de l'activité de l'entreprise en accompagnant l'association Planète Urgence dont l'objectif est de renforcer l'autonomie et le développement des populations du sud. Dans ce cadre, les collaborateurs Mondial Assistance volontaires peuvent consacrer des congés solidaires pour des missions de deux ou trois semaines pour transmettre leurs compétences et savoirs dans différents pays.
Organiser le bénévolat pour encourager la participation
Le programme « Mondial Assistance Solidaire » est un véritable engagement pour les quatre sociétés présentes en France. Un engagement moral auprès des associations, un engagement financier concrétisé par le don de services et un engagement des collaborateurs qui décident de donner de leur temps libre. Ce programme est lui gérer par un comité de mécénat et un conseil et régi par un règlement. « Notre objectif est de proposer à tous les collaborateurs de Mondial Assistance de s'ouvrir vers l'extérieur de l'entreprise pour découvrir d'autres dimensions du service, pour d'autres publics que ceux que nous avons l'habitude d'aider. Le bénévolat de compétences est, un formidable moyen d'élargir sa vision et ses références en utilisant son savoir-faire au service de causes humaines, » a conclu Daniel ARNOUX.
La Rédaction
* Mondial Assistance, GTS (Téléassistance), SEPSAD (Télésurveillance) et le siège international du groupe Allianz Global Assistance basé à Paris.
AZF : La douleur des familles et des victimes en appel 10 ans après l’explosion
Quelques semaines après les cérémonies officielles, c'est donc l'heure des comptes comme l'affirment certaines victimes, mais seront-ils entendus cette fois. C'est que va tenter de juger à nouveau ce procès qui débute le 3 novembre pour une durée de quatre mois, deux ans après la relaxe au bénéfice du doute le directeur, Serge BIECHLIN et de l'industriel Grande Paroisse. Des accusées poursuivies pour homicides involontaires...
Le procès se déroulera dans la salle municipale Jean-Mermoz, et les débats seront filmés pour la postérité comme lors des 400 heures d'audience du procès de première instance en 2009. Un procès dont France Handicap Info vous proposera chaque semaine un compte rendu.
Quatre mois de procès ou la cour devraient travailler sur la base d'instruction représentant 7500 cotes sur près de 54.000 pages réparties en 109 tomes. Plus de 1.700 scellés sont joints au dossier. 31 experts judiciaires développeront la thèse de l'accident chimique face à une cinquantaine de "témoins experts" appelés par la défense du groupe Total pour réfuter cette piste. Face à face une soixantaine d'avocats, ainsi que la citation à la barre de 180 témoins est la présence des 2700 parties civiles sur les 3149 représentées au premier procès et qui avait suivi l'appel du parquet après la relaxe en première instance.
La cour d'appel va ainsi réexaminer, la sécurité de l'usine, la piste chimique, mais aussi celle de l'acte volontaire, écartée en première instance. Une thèse soutenue par des ex Salarié proche de la défense est pour lequel l'ancien juge antiterroriste Jean-Louis BRUGUIÈRE sera leur témoin clé !
Une première journée qui portera devant la cour portera sur une citation directe de parties civiles visant à faire aussi juger total et son président de l'époque Thierry Desmarest. Le tribunal l'avait estimée irrecevable, car le juge d'instruction avait refusé leur mise en examen. Mais la décision avait été repoussée en fin de procès, et Total avait dû participer auparavant à tout le procès avec les prévenus.
Salariés et Victimes une réconciliation douloureuse
Si lors du 21 septembre dernier, bon nombre d'associations commencées à entrevoir une certaine entente, nombreuses sont néanmoins encore les voix discordantes dans ce dossier pour ce qui fût la plus grave catastrophe industrielle en France depuis 1945.
Entre les salariés au sein de l'association Mémoire et Solidarité présidées par Jacques MIGNARD ancien délégué CGT, réfutant toujours la thèse de l'accident et déplorant encore « l'incompréhension dont ont été victimes les salariés qui défendaient leur collectivité de travail et voulaient redémarrer l'usine après l'explosion, face à ceux qui exigeaient la fermeture des usines de mort ».
Contre celle Jean-François GRELIER, président des Sinistrés du 21 septembre, qui rétorque que « l'ignorance de l'industriel est déjà une mise en danger de la vie d'autrui ». Il s'appuiera pour cela sur le premier jugement qui relevait « les défaillances organisationnelles de l'exploitant (...) le tribunal a la conviction que les experts judiciaires approchent de la vérité et que l'essentiel des objections de la défense n'a été qu'artifice...
Toulouse aux côtés des victimes...
Le député-maire Pierre Cohen a fait savoir que la ville sera à nouveau partie civile lors de ce nouveau procès en appel. « Nous n'avons pas admis les attendus du jugement du procès en 2009, à savoir que Grande Paroisse était moralement coupable, mais pénalement innocente. C'est pourquoi nous nous devons d'être toujours présents dans ce procès. Nous voulons être aux côtés du ministère public pour participer à la recherche de la vérité sur cette catastrophe qui a meurtri la ville de Toulouse et ses habitants » ont précisé Pierre Cohen.
Stéphane Lagoutiére
Citoyens handicapés : aux urnes ? Le CDH appel à une prise de conscience !
Avec les élections présidentielles qui auront lieu dans quelques mois, les politiques, toutes tendances confondues, savent qu'il faudra compter avec les 12 millions de personnes en situation de handicap et leurs familles. Un électorat qui selon Jean Louis Fontaine Président du CDH, et « peut manifester son mécontentement et son désarroi, comme faire payer cher la précarité dans laquelle beaucoup se trouvent aujourd'hui ».
Assistons-nous au commencement du « bal des promesses », comme souvent en ces périodes ? se demande J.L Fontaine, il vrai reconnait-il « que flatter cet électorat quelques semaines n'engage à rien.... à condition de tenir ses promesses ». Des promesses de 2007 qui n'auront été au mieux que partiellement tenu et la crise économique et certes bien réelle, les déficits sont eux effectivement bien présents, mais doivent pourtant autant mettre en danger le maintient de notre politique sociale.
« Plus que d'autres, les personnes handicapées ou les personnes âgées, supportent très mal de n'intéresser certains qu'à l'occasion des élections. Comme beaucoup de citoyens, elles sauront faire la différence entre la réelle volonté de prendre en compte leur situation et le cynisme électoraliste ». Constate le président du CDH.
Ont ne peut que constater d'un coté un président de la République qui tente par tous les moyens de rassurer les associations, notamment sur les questions d'accessibilités, Nicolas Sarkozy qui avait dans un communiqué réaffirmé « l'intangibilité de l'objectif de la loi de 2005 et demandé au gouvernement de refuser toute dérogation nouvelle à cet objectif ou encore l'annonce de recrutement supplémentaire parmi dans les AVS ».
Qui a ce jour seul deux tiers sur les 2000 annoncés ont était embauché.
Et de l'autre un parti socialiste, qui vient à peine de terminer ses primaires et dans lequel les questions de handicap auront était totalement oubliés voire même écarter, a l'exception peut être de dix secondes par F.Hollande faisant référence a la politique de l'éducation.
Le questionnaire envoyé a ce titre par le CDH leur posant cinq questions : sur l'éducation, la perte d'autonomie et l'emploi. Un document qui n'aura reçu qu'une attention pour le moins réduite avec pour seule réponse seule adressée par Martine Aubry ou encore Segoléne Royal.
Au regard de ce constat, le CDH semble lui appeler les citoyens concernés par les questions liées au handicap ou en situation de handicap eux-mêmes de prendre leurs destins en main et de faire cette fois pression sur des candidats dont il faut espérer qu'ils n'auront pas cette foi pas que la parole facile, mais aussi de prendre conscience des engagements....
Un vote et comme un crédit un jour il faut rembourser ses dettes !
Stéphane Lagoutiére
Sciences Po-Entreprises 2011 : un forum placé sous le signe de l’accessibilité
Tous les ans, le forum Sciences Po Entreprises est une opportunité pour les étudiants de rencontrer et d'échanger avec les représentants de plus de 70 grandes entreprises. Pour la première fois en 2011, ce forum sera rendu accessible aux élèves en situation de handicap. Mieux vaut tard que jamais, me direz-vous ! Pour une école supposée concevoir les têtes pensantes de la classe dirigeante !!! A cette occasion, Marie-Anne Montchamp, Secrétaire d'Etat auprès de la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale s'est rendue sur les lieux pour visiter les différents stands et aborder la question de l'insertion professionnelle des personnes en situation de handicap.
Discours Ouverture Marie-Anne Monchamp a Science Po sur le Handicap en 2010
Cette démarche s’inscrit dans le cadre du programme Sciences Po accessible, auquel s’associent plusieurs entreprises désireuses de favoriser la diversité des parcours au sein de l’établissement. Le programme lancé en 2008 développe l’autonomie des étudiants en situation de handicap en leur assurant un accès quotidien à l’ensemble du matériel pédagogique et des infrastructures de Sciences Po ainsi qu’un soutien individualisé : présence de lecteurs/accompagnateurs en bibliothèque et d’assistants de vie universitaire, aide à la prise de notes et aux examens.
Chaque année, Sciences Po accueille un plus grand nombre d’élèves en situation de handicap : ils étaient 20 en 2007, ils sont actuellement 97. Sciences Po a fait appel à l’association Aditus, dont le délégué général Jérémie Boroy est un ancien diplômé et lui-même en situation de handicap. Une mise en place consistant en différents dispositifs permettant aussi l’accueil des étudiants en fauteuil, que les non ou malvoyant ou encore les sourds ou malentendants. Ainsi a ce titre le forum disposera lors des tables rondes d’un sous-titrage sur des écrans et en LSF ou encore la a disposition de boucle magnétique.
Sciences Po compte 10 000 étudiants, dont 40 % sont d’une autre nationalité que la nationalité française et viennent de plus de 130 pays. Après plusieurs années d’enfermement, les grandes écoles ont commencé à ouvrir leurs portes. En effet l’institution consacre 37 % de son budget à la recherche et se caractérise par une internationalisation poussée. Responsabilité sociale et diversité et culturelle une composante structurante de son identité a vu celle-ci évolué. 26 % des étudiants sont boursiers à Sciences Po en 2011, alors qu’ils n’étaient que 6 % en l’an 2000.
Avec 70 entreprises au rendez-vous, l’édition 2011 du Forum Sciences Po -Entreprises a pour vocation de faire découvrir les activités des grands groupes français aux étudiants de Sciences Po, afin qu’ils cernent mieux leurs attentes et appréhendent de manière concrète certaines perspectives de carrière en France et à l’international. Les étudiants peuvent également saisir de nouvelles opportunités de stage ou d’emploi et élargir leur réseau professionnel.
La Rédaction
Le Sénat durcie la loi sur le médicament et vote l’action de groupe pour les victimes
Les Sénateurs de gauche et centriste ont approuvé le projet de loi sur le médicament après l’avoir sérieusement amendé. L’UMP, s’abstiendra estimant ce dernier « déséquilibré » par rapport a la version de l’assemblée. C’est désormais en commission paritaire que Sénateur et député vont essayer de se mettre d’accord.
Dans tous les cas, les derniers mots reviendront à l’Assemblée nationale, reste à savoir si son vote saura celui du pouvoir financier ou de celle des victimes.
Proposé quelques jours après le scandale du Médiator, ce projet de loi est destiné à empêcher de nouveaux scandales sanitaires de telle ampleur. Il oblige les responsables et experts d’autorités sanitaires à déposer et à actualiser une déclaration publique d’intérêts pour signifier leurs liens avec l’industrie pharmaceutique dans les cinq dernières années. Ils ne pourront siéger dans les instances dont ils sont membres lorsque le débat portera sur les entreprises avec lesquelles ils sont liés.
Parmi les principaux amendements, déposés par la toute nouvelle majorité de gauche, sont l’interdiction de tout lien d’intérêt à quatre dirigeants d’organismes de la santé : la Haute Autorité de santé, l’Agence de sécurité sanitaire, l’Institut de la recherche médicale et l’Institut national du cancer. Les sénateurs n’étant pas allés jusqu’à interdire tout lien d’intérêt aux experts. Le Sénat a aussi voté un renforcement des pouvoirs de l’agence chargée de contrôler les médicaments. Elle pourra demander à l’industrie pharmaceutique de mener des essais comparatifs pour montrer l’amélioration d’un nouveau médicament par rapport à une spécialité existante.
Des Sénateurs qui ont approuvé une disposition, déjà votée à l'Assemblée, protégeant de toute sanction ou discrimination, en particulier de la part de l'employeur, un professionnel de santé qui alerterait les autorités sanitaires sur la nocivité d'un médicament.
Désaccord aussi sur l’appellation le nom de cette agence, qui remplacera l'Afssaps, très critiquée pour sa passivité dans le scandale du Mediator. M. Bertrand veut la nommer Agence nationale de sécurité du médicament (Ansm) et les sénateurs préfèrent l'appeler Agence française de sécurité des produits de santé (Afseps). Mais il ont surtout ajouté un amendement prévoyant la présence des usagers et qu’ils soient représentés au conseil d'administration de l'agence que par des associations sans lien avec l'industrie pharmaceutique, et que les associations de victimes d'accidents médicamenteux y siègent.
Enfin, le Sénat a demandé au gouvernement - ou à celui qui lui succèdera après la présidentielle - de lui remettre avant début 2013 un rapport sur l'avenir des 18.000 visiteurs médicaux, accusés de confondre information des médecins et promotion des médicaments, et dont les effectifs ne cessent de baisser.
La FNATH satisfaite, mais prudente…
Présente depuis longtemps aux cotés des victimes de nombreux scandale sanitaires ou industrielles, l’association se dit ravi de la décision du vote autorisant les associations de victimes d’un médicament nocif à mener en justice une action de groupe qui est courant aux États-Unis, mais n’existe pas en France. Une mesure dont l’association rappel qu’elle avait proposé dans un document adressé à l’ensemble des parlementaires. La FNATH qui se montre prudente et qui espère que cette disposition « sera maintenue par la commission mixte, car il s’agit d’une mesure régulièrement annoncée et tout aussi régulièrement enterrée ».
Un besoin essentiel, pour des victimes dont chacun connait leurs isolements, les grands scandales comme le sang contaminé, l’amiante ou la récente affaire du médiator prouve combien celle-ci son bien seule face la puissance économique et judiciaire des groupes industriels. Un choix qui si il confirmer par les députés, devrait éviter à la fois a ses victimes déjà atteintes psychologiquement ou physiquement et a leurs familles de subir un véritable parcours du combattant.
L’introduction d’une telle action de groupe selon l’association « devrait permettre aux victimes du médicament d’obtenir une indemnisation rapide et directe auprès du responsable sans attendre 10 ou 15 années de procédure ou la constitution d’un énième fonds d’indemnisation dont le financement, au final, est le plus souvent assuré par les deniers publics ».
Les CISS expose ses craintes faces des plusieurs dispositions
A noté que quelque jours auparavant les Collectif inter-associatif sur la santé avait adréssée lui aussi une lettre ouverte au sénateur, dans lequel il demande au sénateur si cette loi est vraiement destinée a protégée les patients. Le CISS avait ainsi demandé de document la problème de trois dispositions. Premierement sur les reconnaissances temporaires d’utilisation (RTU), puis autorisations temporaires d’utilisation (ATU). Enfin l’interdiction de siéger au conseil de l’Agence française de sécurité des produits de santé (AFSPS) opposée aux associations d’usagers agréées qui ont reçu la moindre subvention ou quelque avantage des entreprises produisant ou commercialisant des produits de santé. Des points que n’auront que partiellement prise en compte les sénateurs.
La Rédaction
