15 questions à se poser sur la téléassistance avant de souscrire
En 2030, les plus de 60 ans représenteront un tiers de la population française. Les sociétés de téléassistance fleurissent de plus en plus en France. Mais ces dispositifs sont-ils fiables pour ce public fragile ? Pour y répondre, l’Institut national de la consommation (NC) avec le soutien de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) a réalisé durant toute une année et l’aide du CENTICH(1), une étude comparée sur ce secteur. Avec un panel de 24 seniors, l’INC a ainsi pu jauger de la qualité de ces services. Sur les huit, Vitaris et Presence verte sortent du lot avec une note de 15/20 pour l’un et 14,5/20 pour l’autre. De son côté, le mauvais élève est Azurveil qui obtient 9/20. Alors que les plus de 60 ans représenteront un tiers de la population en 2030.
Des personnes âgées voudront retarder le plus tard possible leurs entrées dans une institution. Elles ont de plus en plus envie de rester autonome à la maison. Mais leur entourage sont inquiets pour elles surtout face aux chutes. C’est pour cette raison que les aidants sont plus rassurés avec le dispositif de la téléassistance.
Aujourd’hui, 500 00 personnes sont abonnés à ce service. C’est pour cette raison que l’Institut national de la consommation (INC) avec le soutien de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) a réalisé durant toute une année une étude comparée sur le secteur de la téléassistance afin de voir si le service est fiable.
L’INC a alors évalué huit dispositifs dont six nationaux (Vitaris, Azurveil, Assystel, Mesanges, Présence verte et Arlea) et deux départementaux (ADMR Vendée et le Conseil général de Loire-Atlantique). Chaque équipement a été testé par trois séniors durant au moins trois mois.
En France seulement 7,5% des personnes de plus de 75 ans sont équipées d’un dispositif de téléassistance
« On n’a jamais remis en question la fiabilité des dispositifs. Ils remplissent leur fonction première c’est-à-dire le déclenchement d’une alerte. Il y a quand même quelques faiblesses techniques notamment avec un public déficient auditif. C’est également
compliqué de converser avec la personne si elle est tombée dans ue autre pièce. Il est également très difficile d’utiliser le dispositif en extérieur. D’un point de vue sécuritaire, c’est un petit peu léger. On n’a jamais dit que la téléassistance ne sauvait pas de vie. Avec un abonnement d’une vingtaine d’euros, on est en droit d’avoir un service de qualité. On ne sait pas si l’alerte est passée et lorsqu’on à la personne au bout du fil, elle vous dit qu’elle envoie quelqu’un puis elle raccroche. Enfin l’opérateur ne s’assure pas systématiquement qu’une aide est apportée à l’usager. Il faut également faire des progrès sur les contrats. Il ne faut pas non plus être trop négatifs car les dispositifs de téléassistance ont le mérite d’exister. C’est un secteur qui est en quête d’une plus grande qualité de service », a expliqué l’ingénieur en charge des études de service à l’Institut national de la consommation, Marie-Cécile JACQUOT.
Depuis 2007, la téléassistance a fait du chemin. Avec des prestataires peu scrupuleux, ce secteur a du faire beaucoup d’effort pour effacer les erreurs du passé. Grâce à la norme NF X50-520 mise en place sous l’égide de l’Afnor a vu le jour en 2013 et entrée en vigueur en décembre 2014, les acteurs de ce marché auront plus de force pour convaincre les personnes âgées de s’abonner à ce service e téléassistance.
Aujourd’hui, c’est un marché en plein développement. En France seulement 7,5% des personnes de plus de 75 ans sont équipées d’un dispositif de téléassistance alors qu’il dépasse les 17% en Espagne et au Royaume-Uni et atteint les 25% en Suède.
« La raison est, que chez nous, l’équipement est plus souvent subi que choisi, déplore le président de l’Association de téléassistance, Christophe BOUTINEAU, dans 60 millions de consommateurs. Or, la téléassistance ne sert pas seulement à appeler les secours en cas de problème. Elle permet aussi de rompre avec l’isolement. » Reste désormais aux services de téléassistance de se mettre au pas afin de rendre un service de qualité pour les personnes âgées et handicapées.
LES QUINZES BONNES QUESTIONS POUR UNE SOUCRIPTION
Comment fonctionne le service de téléassistance ? --- 2. Faut-il une installation téléphonique spécifique --- 3. Qui se charge de l'installation ? --- 4. A qui s'adresser ? --- 5. Quel mode de souscription choisir ? --- 6. Quelle est la durée du contrat --- 7. Est-ce possible de résilier le contrat facilement ? --- 8. Comment le résilier ? --- 9. Conséquence de la résiliation : le trop perçu est-il remboursé ? --- 10. La suspension du contrat est elle possible ? --- 11. Qui assurer la maintenance du matériel --- 12. Combien coûte un contrat de téléassistance ? --- 13. Quel moyen de paiement est demandé ? --- 14. Est-il possible d'obtenir une aide financière ? --- 15. Faut-il souscrire une assurance spécifique ?
Romain BEAUVAIS
1) Centre d'expertise national des technologies de l'information et de la communication pour l'autonomie
Publication : 28/01/2015
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