La France connaît une augmentation des greffes, mais la liste d’attente s’allonge aussi !
L'Agence de la Biomédecine vient de publié aujourd’hui les chiffres clés des dons et greffes d’organe pour 2015 soit une augmentation de 7% par rapport à 2014. Une bonne nouvelle pour Agence ou les Associations, se réjouissent de voir les campagnes de « sensibilisation portent leurs fruits petit à petit ». Un chiffre obtenu aussi par la progression de greffes de rein grâce à des donneurs vivants, mais, rançon du succès et conséquence du vieillissement de la population. Les chiffres qui selon les associations ne doivent pas masquer « le fait que la liste d'attente s'allonge et qu'il reste à ce jour 21 378 personnes qui sont toujours en attente d'une greffe ».
Plus de 15 greffes d’organes réalisées chaque jour…
Des chiffres pour lequel "2015 a été une bonne année pour la greffe", a estimé Anne COURREGES, directrice générale de l'agence sanitaire ce 16 février, tout en souhaitant progresser encore. Durant l’année 2015, il y a eu plus de 15 greffes d’organes réalisées chaque jour. Au total, ce sont 5 746 organes qui ont été greffés, soit une augmentation de 7% par rapport à 2014 (5 357 greffes en 2014) et près de 400 greffes supplémentaires. Permettant de dépassé avec un an d'avance l’objectif fixé pour fin 2016 par le ministère. « La greffe ne permet plus seulement de sauver des vies, elle s’impose comme un atout thérapeutique majeur qui offre aux patients et à leur entourage une qualité de vie retrouvée », souligne l'Agence de la biomédecine (ABM). En France, en 2015, 54 659 personnes étaient porteuses d’un greffon fonctionnel.
Une liste d’attente qui s’allonge…avec 21 378 personnes…
Un succès et le vieillissement de la population qui ont aussi comme conséquence directe de voir la liste nationale des personnes en attente de greffe, une bonne moitié concernant le rein, ne cessent de croître. « Elles sont aujourd'hui 21.378 ». Un chiffre qui aura plus que doublé en vingt ans. Les greffes de rein ont progressé de près de 8% soit près 3.486 au total, par rapport à 2014, et les greffes de foie représente eux 1.355, dont 24 partielles grâce à des donneurs vivants) de près de 6%. Les pays qui tentante depuis plusieurs année pour augmenter le nombre de greffons, le prélèvement de reins sur des donneurs vivants.
Une pratique plus courante dans le nord de l’Europe continue à croître, avec 547 donneurs vivants prélevés d'un rein l'an dernier (contre 302 en 2011), et représente 15,7% de l'ensemble des greffes rénales. Mais ce niveau est encore loin des scores des Pays-Bas qui réalisent la moitié de ses greffes de rein à partir de donneurs vivants, note le Dr Karim LAOUABDIA, directeur adjoint à l'ABM. Les donneurs sont pour la plupart des membres de la famille ou de l'entourage d'un malade, soumis à des séances contraignantes de dialyse pour pallier la défaillance des reins. Une dialyse dont la prise en charge risquerait encore de baissé après une baisse en 2015 et contre lequel la FNAIR a protesté violemment (v.article).
Le Refus de prélèvement encore trop fréquent…
Si la Greffe constitue un véritable moyen d’amélioration de la vie des patients, comme dans le cas du rein par exemple « au bout de 10 ans, près des deux tiers des greffons rénaux sont toujours fonctionnels » note l'agence sanitaire. Et des greffés du coeur, dix ans après la greffe, voire plus, mènent une vie professionnelle et sociale épanouie, ajoute-t-elle.
La difficulté vient que le nombre le taux de refus de prélèvements après le décès d'une personne susceptible de donner ses organes reste bloqué, depuis dix ans globalement autour d'un tiers, pour diverses raisons (formation des équipes à l'hôpital, accueil des familles, problèmes funéraires...). Avec des variations régionales qui peuvent exister comme en Bretagne où il n’est que de 20 %.
Un refus qui peut aussi être dû a l’incompréhension de « La notion de mort encéphalique ou mort cérébrale - qui veut dire que le sujet est mort, même si des machines lui donne une apparence de vie - n'est pas toujours bien comprise » du public, alors que le prélèvement est possible à ce stade, ajoute le Pr Olivier BASTIEN, directeur Prélèvement greffe organes tissus de l'Agence de la Biomédecine.
Informées et non plus consultées…
Le don d'organe repose en France sur le principe du consentement présumé, avec la possibilité d'exprimer son opposition de son vivant en s'inscrivant au registre national de refus, qui compte 120.000 personnes. La Loi Santé votée en 2015, prévoit que, à partir de 2017, les familles seront informées et non plus obligatoirement consultées. Une annonce qui avait à l’époque suscité les soignants et les associations de patients. Un décret devrait préciser les modalités d'application pratiques et toujours en attente de publication.
Journée mondiale du rein le 10 mars 2016
Si la FNAIR organise une semaine entière du 5 au 12 mars 2016, la journée nationale organisée par l'IFKF avait comme thème "Des reins en bonne santé : c'est vital pour tous !". Le choix des organisateurs a été un message de prévention « Prendre soin de ses reins, pour sa santé de demain ! ». Des opérations de dépistage gratuit des maladies rénales ont lieu sur tout le territoire, notamment en Ile-de-France, dans le cadre de cette journée, mais aussi par la FNAIR. En présence nombreuses associations
Une course sera également organisée afin de continuer à se mobiliser et à sensibiliser toujours plus largement le grand public. Ainsi la 30e édition de la Course du Cœur soutenu par le Pr Christian CABROL, aura lieu du 30 mars au 3 avril prochain. C’est une équipe de 20 personnes greffées d'un organe, entouré de près de 300 coureurs de grandes entreprises, qui vont parcourir en relais, durant 4 jours et 4 nuits, les 750 km qui séparent Paris de Bourg Saint Maurice en Savoie. Un rendez-vous à ne pas manquer !
La Rédaction/avec l’AFP
Publication : 16/02/2016
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