Le Dr DENORMANDIE présente son rapport sur l’aide techniques pour l'autonomie des personnes handicapées ou âgées
Après avoir été missionné une première fois en 2019 et rendu un rapport sur l’accès au soins pour les personnes en situation de handicap en 2019. Philippe DENORMANDIE avec Cécile CHEVALIER ont remis à Brigitte BOURGUIGNON, Ministre déléguée auprès du Ministre des Solidarités et de la Santé chargée de l’Autonomie et Sophie CLUZEL, Secrétaire d’Etat chargée des Personnes Handicapées. Un second rapport sur . Des recommandations censé améliorer le recours aux aides techniques, à travers un accompagnement renforcé des personnes et des professionnels de santé, des dispositifs de financement simplifiés et mieux adaptés, et un accès plus direct à l’innovation.
« Développer mais aussi la reconquérir »…
« Considérer aujourd’hui les aides techniques comme des accélérateurs de l’autonomie des personnes, pour la développer mais aussi la reconquérir ». Ces dans terme que la secrétaire d’Etat Sophie CLUZEL débute sa lettre pour cette mission nationale sur les aides techniques du 5 décembre 2019. Ces mots ont sous-tendu les travaux, non seulement par la préoccupation de répondre à la commande, mais aussi parce que la plupart des parties prenantes rencontrées partagent un même constat : le levier des aides techniques n’est pas utilisé, aujourd’hui en France, à la hauteur de ce qu’il pourrait être.
Trop de temps et d’efforts sont aujourd’hui tournés vers l’accès financier au matériel ou logiciel, dans des conditions parfois peu aidantes, au détriment d’une approche centrée sur l’autonomie et la qualité de vie des personnes. À cela se rajoute un regard trop souvent négatif sur l’objet qui matérialise la difficulté à faire et
stigmatise en négligeant l’impact positif de l’utilisation des aides techniques sur l’autonomie et la participation sociale des personnes.
Ainsi à l’inverse de nombreux pays européens dont les pays scandinaves, la politique actuelle des aides techniques en France ne permet pas ou peu de souplesse dans l’adaptation ou le changement des aides techniques en fonction de l’évolution des besoins. Ne traitant pas, ou alors à la marge et de façon très inégalitaire, de l’accompagnement professionnel permettant d’optimiser les chances de la personne dans son projet, et ce le plus tôt possible. Un dernier point fort critiqué par les associations sachant que les associations de professionnelles sont elle beaucoup plus cher réduisant ainsi le nombre d’heure auquel peuvent accédé les bénéficiaires.
« La capacité à disposer d’aides techniques »…
Pour Sophie Cluzel, « Les aides techniques représentent une illustration très concrète de la promesse politique de soutien à l’autonomie que nous portons à travers la création d’une cinquième branche de sécurité sociale ». La secrétaire d’Etat précisant « C’est en facilitant le recours à des aides techniques innovantes, les plus « sur mesure » possible, que nous permettrons à chacune et à chacun d’exercer son pouvoir d’agir, et améliorerons la qualité de vie de millions de nos concitoyens comme de leurs aidants ».
Après d’importants travaux conduits en associant étroitement les représentants des parties prenantes (associations de personnes, fédérations, élus, professionnels de santé, fabricants et distributeurs, administrations, …), le Dr. Philippe DENORMANDIE et Cécile CHEVALIER. Ce rapport dresse un diagnostic très étayé du système actuel et des difficultés trop souvent rencontrées par les personnes, et formule de nombreuses propositions concrètes, pour mieux évaluer les besoins des personnes et accompagner la prise en main des aides techniques, pour améliorer leur financement et baisser les restes à charge, pour renforcer la qualité du service rendu par les fabricants et les distributeurs, pour faire évoluer la gouvernance de ces politiques publiques, et enfin pour stimuler la recherche et l’innovation.
Les principales recommandation…
Alors que la 5ème branche de la Sécurité sociale vient d’être voté par l’assemblée nationale en première lecture par 326 contre 204 voix. Pour Philippe DENORMANDIE et Cécile CHEVALIER ces derniers le résume en sept point essentiel. La nécessité d’une meilleure information sur les aides techniques existantes et sur l’accès aux services et financements. Celle d’accompagnée dans la découverte, l’acceptabilité, l’apprentissage, l’accoutumance à l’aide technique, en associant autant que nécessaire ses proches aidants et les professionnels qui interviennent au quotidien. Mais aussi d’être accompagnée dans l’évolution de son corps, dans l’amélioration ou l’aggravation de ses déficiences et capacités (croissance, vieillissement, évolution d’une maladie ou pathologies intercurrentes…). Accompagnée dans les évolutions de ses besoins, ses attentes, ses activités sociales, éducatives, professionnelles, de son environnement… tout au long de sa vie, comme par exemple dans la parentalité,
Les trois dernières ont pour objectif d’avoir des aides techniques permettant une utilisation aisée par la qualité des matériels, la qualité de l’entretien réalisé et la qualité et la réactivité des services lors des réparations en cas de panne. La mise en place et rester efficace à terme, cette politique doit être pilotée tant à l’échelon local que national. Enfin d’avoir l’ambition de défendre est de passer d’une approche des aides techniques financière et palliative à une approche d’accompagnement dans une vision émancipatrice pour faire de ce levier un axe fort de la politique de soutien à l’autonomie des personnes, quel que soit leur âge.
Stéphane LAGOUTIÉRE
Publication : 30/10/2020
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