Accéder au contenu principal

Remise de la pétition pour un mémorial aux personnes handicapées victimes du régime nazi à François HOLLANDE

Charles GARDOU lors de la remise petition

Lancer en fin 2013, aura connu en quelques mois un véritable succès, réunissant plus de 45 000 signatures, un nombre qui aurait selon l’un des instigateurs de cette pétition impressionnée les trois conseillers de l’Élysée a qu-il vient de remttre. Une victoire pour ce professeur à l'Université Lumière Lyon 2, auteur de nombreux ouvrage sur le handicap aux Éditions Eres. « C'est fait, vos signatures pour la création d'un mémorial en hommage aux victimes handicapées exterminées par le régime nazi ou condamnées à mourir par celui de Vichy sont maintenant entre les mains de François HOLLANDE », a-t-il souligné dans un communiqué envoyé aux signataires.

Ajoutant avec optimisme «  je peux d'ores et déjà vous dire que les échanges sur la possible création de ce mémorial sont positifs ». Précisant que rien n’était encore joué et que la prochaine rencontre dans quelques semaines avec les conseillers serait capitale. « D’ici là, il faut absolument que notre appel prenne de l'ampleur pour que ce premier pas se concrétise. Restons donc mobilisés! Plus de 5000 personnes ont déjà visionné la vidéo "Pour que plus jamais on ne touche aux Intouchables", témoignage de Philippe Pozzo di Borgo, Éric Toledano et Olivier Nakache appelant à signer la pétition. Si encore plus de personnes voient ce film, nous pouvons atteindre rapidement 50.000 signatures ».

Crimes immondes et inoubliables !

Or, qui se souvient de ces victimes ? Quel acte symbolique a été posé dans notre pays pour perpétuer leur mémoire ? Aucun. Nous ne pouvons plus l'accepter ! Alors qu'en Allemagne un site commémoratif dédié aux victimes handicapées des crimes d'euthanasie commis par le régime nazi, va ouvrir ses portes à l'automne 2014, la France n'a t'elle pas le même devoir de mémoire et de respect pour ces innombrables victimes ? Le pays des droits de l'Homme peut-il s'exonérer d'un mémorial aussi symbolique qu'utile pour les prochaines générations comme pour la mémoire des victimes ?

Ce plan d'extermination fut précédé et accompagné de stérilisations contraintes, pratiquées à partir de l'une des toutes premières législations nazies. Au nom de l'"hygiène raciale", elle fut appliquée à la manière d'une "ordonnance médicale", pour protéger le peuple de la "gangrène ou de la tumeur cancéreuse", que représentaient ceux que l'on jugeait "génétiquement inférieurs".

On estime à 400 000 le nombre des personnes stérilisées entre 1934 et 1945, en incluant celles relevant des territoires annexés par l'Allemagne après 1937 tenue d'appliquer la même loi.

En France, s’il n’y a pas eu d’extermination programmée, 50 000 personnes internées dans les hôpitaux psychiatriques français, sous le régime de Vichy, sont mortes par abandon, absence de soin, sous-alimentation et autres maltraitances comme le rappel lui dans le message vidéo Phillippe POZZO DI BORGOS.

La devise Liberté, Égalité, Fraternité qui donne un socle à notre République, la raison et l'éthique qui fondent notre citoyenneté, la vulnérabilité qui nous relie et nous humanise, leur fragilité bafouée et persécutée, appellent, pour eux comme pour toutes les victimes de la barbarie, un devoir de connaissance et de vérité, un devoir de témoignage et d'humanité.

Rendons-leur hommage et justice, pour que plus jamais cela ne se reproduise. Parce que, sous aucun motif, la dignité et la valeur des existences humaines ne peuvent se hiérarchiser. Parce que, ni hier ni aujourd'hui, il n'est pas de vies minuscules méritant le mépris et l'oubli. Signez cet appel pour la création d'un mémorial en hommage aux personnes handicapées victimes du régime nazi et de Vichy, et diffusez-le autour de vous.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Catégorie : PÉTITION & TRIBUNE LIBRE
Publication : 21/04/2014

Articles en relation

Lettre ouverte au maire et à son adjointe chargée des affaires sociales de Tréguier dans les Côtes-d’Armor

Ecrite par Marie STEGNER, celle-ci s’adresse au maire de Tréguier Guirec ARHANT et à son adjointe chargée des affaires sociales situé dans les Côtes-d'Armor. Dénonçant l’absence de dialogue réel avec la mairie, le manque de considération pour les personnes précaires. Mais surtout la suppression de sa domiciliation au CCAS sans préavis, en dépit de ses droits et de sa situation stable à Tréguier depuis huit ans. 

Tribune, Lettre et Pétition revendiquant « l'amélioration de l'accès aux soins de santé mentale »

Après la Tribune le Dr Bruno FALISSARD, spécialiste de la psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, à l’INSERM réagissant sur l’intention du Premier ministre de faire de la santé mentale la grande cause nationale de 2025. Une question abordée a nouveau par la députée Anne-Cécile VIOLLAND, députée Horizons de Haute-Savoie le 2 octobre dernier. Un sujet critique tant il vrai avec la progression des dépressions depuis 2005, quelque soient la tranche d’âge. Situation qui n’a pas était améliorer face la diminutions permanente du nombre de lit en psychiatrie et de personnel.

Cancers pédiatriques : l’Association rassemble plusieurs centaines de parlementaires et professionnels de santé

Chaque année en France, plus de 2 500 enfants sont diagnostiqués d'un cancer et 500 en décèderont, soit l'équivalent de 20 classes d'école. Face à cette réalité, Eva pour la vie et la Fédération Grandir Sans Cancer, ont publié la tribune « Mobilisons-nous jusqu’au bout pour soigner les cancers pédiatriques ! » rédigée par Eva pour la vie & la Fédération Grandir Sans Cancer. Objectif sensibilise les pouvoirs publics à la nécessiter de porter le fonds dédié à la recherche sur les cancers de l'enfant de 5 à 25 M€/an, afin d'y inclure la recherche clinique. De plus, les cosignataires demandent la création d'un fonds d’investissement visant à permettre le développement de startups du médicament pédiatrique, ou d'un établissement public du médicament, en priorisant les cancers et les pathologies de mauvais pronostic chez l'enfant.

L’appel des soignants aux députés : « Protégez les personnes les plus vulnérables et les valeurs du soin ! »

2024.05.27.une vieille femme endormi sur une chaise avec une infirmière en blouche blanche a ses côtés 2ac22Après l’étude et le vote en commission, l’Assemblée nationale étudie actuellement le projet de loi sur la fin de vie débute ce lundi. Un monde médical dont plusieurs organisations de soignants appellent les à entendre leur voix, et à ne pas adopter un texte qui, en l’état, bouleverserait en profondeur la pratique médicale. Ce projet de loi s'inscrit dans un contexte où plusieurs pays occidentaux ont déjà légiféré sur des questions similaires, reconnaissant le droit à l'euthanasie ou au suicide assisté sous certaines conditions strictes. La proposition de loi envisage notamment la création de maisons d'accompagnement pour les personnes en fin de vie et propose une aide à mourir pour les personnes atteintes d'une maladie incurable avec un pronostic vital engagé, tout en encadrant strictement l'utilisation de produits létaux.

Exigeons plus de moyens pour lutter contre l'endométriose ! lance la présidente de l’association EndoAction

Maladie gynécologique, l’endométriose est une maladie inflammatoire qui affecte aujourd’hui en France environ 10 % des femmes en âge de procréer, soit plus de deux millions de personnes. Depuis février 2022, la France dispose d'une stratégie nationale de lutte contre l'endométriose, qui vise à améliorer le dépistage, l'orientation et le traitement des femmes concernées, à renforcer leur information et la formation des professionnels de santé, et à développer la recherche sur cette pathologie. Une stratégie qui selon la présidente de l’association EndoAction Myriam POULAIN, qui n’a pas permis d’améliorer sa prise en charge, raison de cette pétition qui atteint aujourd’hui de plus 18 000 signatures.

Sécurité Sociale : Ce que veut dire le budget de la Sécu 2020

Les mesures prises pour éteindre le mouvement des « gilets jaunes » ont précipité la Sécurité sociale dans le déficit, regrette l'économiste Frédéric BIZARD. C'est une lourde responsabilité pour l'État, qui déprécie de fait la qualité de la protection sociale des classes moyennes, comme c'est le cas pour les pensions, la santé et la politique familiale. Faire parler un budget est une mission périlleuse. En 2016 et en 2018, deux gouvernements différents annonçaient prématurément un moment historique pour l'année suivante avec une Sécu à l'équilibre. Cette communication politique d'affichage cache pourtant l'essentiel : l'évolution du modèle social et la pertinence des choix budgétaires sur la qualité de vie des citoyens.