La fédération des diabétiques en colère lance une pétition pour dire non à l’exclusion a certains métiers
Il s’appel Pacome il a neuf ans, Alizée âgé de 22 ans et championne de Judo ou encore Maximilien il rêve tous d’un d’exercer un métier celui d’agent du raid, ou de policier ou encore de pilote d’avion. Un rêve aujourd’hui anéantie simplement pour la seule raison qu’ils sont diabétiques. Un destin brisé que la fédération française des diabétiques (FFD) et l’Aide aux Jeunes Diabétiques (AJD) n’acceptent pas et ne comprennent pas a décidé de lancer une campagne intitulée « Je fais un vœu » sur YouTube, mais aussi une pétition directement sur un site dédié a cette campagne qui a ce jour obtenu plus de 31700. Une pétition que la Fédération souhaite adresser aux candidats a la présidentielle de 2017 et modifier la loi en vigueur.
Pourquoi briser un rêve ?...
Trois exemples de vies brisées, que dénonce la Fédération française des diabétiques (FFD) qui affirme ne pas comprendre cette interdiction alors que la technologie ne cesse progressé et nous montre chaque jour un peu plus la disparition des contraintes qui pouvait exister au sein de cette maladie. Mais aussi souligne l’association la méconnaissance « de la maladie par les employeurs », mais aussi « la surtout une législation ». Une situation pour lequel tout nous montre qu’ils urgent de faire évoluer « ces textes réglementaires et législatifs discriminants afin de lever leurs restrictions inadaptées et injustifiées » précise la FFD. Une nécessité alors que la France compte plus de quatre millions de personnes diabétiques selon les chiffres de la FFD.
Des textes archaïques pour des milliers emplois ...
Ingénieur des mines, marin, policier, pilote, hôtesse de l’air, contrôleur de la SNCF ou de la sécurité sociale, pompier des métiers qui malgré une demande en constance progression sont aujourd’hui encore totalement interdits aux personnes souffrant de diabète. Injuste pour les associations de patients et les médecins qui rappellent que les textes réglementant l’accès à certaines professions datent de plusieurs décennies.
Pour preuve celui d’ingénieur des mines, une profession interdite aux personnes diabétiques parce qu’autrefois ces ingénieurs descendaient dans les mines et devaient donc avoir une très bonne vision pour travailler dans un environnement aussi sombre. « Une situation qui n’existe plus aujourd’hui avec la disparition en France des mines », déplore Daniel VANDEVOIR, médecin du travail à Caen.
« Il ne devrait plus y avoir de profession interdites a priori », martèle Gérard Raymond, président de la FFD et d’ajouter « Bien sûr, certaines seront plus difficilement accessibles, mais chaque histoire et chaque diabète sont particuliers, on ne peut pas généraliser ». Un sentiment que confirme Daniel VANDEVOIR pour qui il est parfaitement possible d’« imaginer qu’une personne diabétique travaille dans la police scientifique par exemple, ou soit marin au long cours parmi un équipage ».
Des personnes diabétiques témoignent
Et ils sont nombreux à témoigner leurs vœux comme Pacôme, âgé de 9 ans, qui témoigne dans la vidéo exprimant que son « rêve est d’intégrer le raid, ce sont les plus forts ! Mais avec mon diabète, je ne peux pas. Il faut que cela bouge et que la loi soit changée ! ». Mais aussi Mathilde, âgée de 21 ans, atteinte par le diabète depuis l’âge de 15 ans. « Je ne me sentais pas à la hauteur ». Mais voie son rêve d’intégrer, comme son père, l’école Polytechnique s’effondrer lorsque Mathilde est recalée « sans discussion à cause de mon diabète » à la visite médicale de l’École polytechnique, alors qu’elle y avait été admise après 2 ans de classe prépa. Elle intègre alors l’école Centrale de Paris, pour devenir ingénieure aéronautique, mais « ce n’était pas mon premier choix ».
Mais Djamel B âgé de 24 ans, diabétique depuis l’âge de 4 ans, très sportif et actif comme Alizée âgé de 22 ans, Djamel gère son diabète depuis 20 ans sans pour autant se « considérer comme malade ». Porteur d’une pompe à insuline, il a réussi les tests oraux, écrits et sportifs pour entrer dans la police, mais lors du test médical, il a été déclaré inapte au métier de policier à cause de son diabète. « J’ai reçu une grosse claque ». Depuis, il suit une formation d’informaticien, car « je ne veux plus qu’on me reproche mon diabète ».
Des, hommes, des femmes et des futurs adultes qui voie leurs rêves d’avenir ou celui de l’accès a une profession ou a une formation, brisé simplement par le simple fait qu’il soit diabétique. Où est le droit à l’égalité et l’inclusion ?
Pourquoi cette pétition ?
Des raisons pour lequel l’association qui sur le site de sa pétition demande donc aux candidats à la Présidence de la République de s’engager à notamment à la fois la création d’un « groupe interministériel qui réévalue au moins une fois par an, au regard des évolutions technologiques et médicamenteuses, la liste des professions interdites aux personnes diabétiques », mais aussi de « Passer d’un cadre restrictif a priori à un cadre ouvrant l’accès à toutes les professions sur la base d’une évaluation au cas par cas, notamment pour les personnes ayant un diabète insulinodépendant ».
Précisant dans son communiqué qu’il ne s’agit pas « de faire prendre des risques ni de mettre des personnes en danger, mais d’être responsable en continuant à préserver la sécurité de ceux qui ont un diabète et des autres ». Stipulant que l’objectif est avant de permettre une révision des « textes de loi et les décrets, avec objectivité, avec mesure et sans démagogie, en tenant réellement compte des conditions actuelles d’exercice des métiers, de l’évolution des traitements et des très grands progrès de l’auto surveillance glycémique ».
Stéphane LAGOUTIERE
Source : Fédération française des diabétiques
Publication : 17/01/2017
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