«AAH, pensions d’invalidité : Non au recul des droits et de la précarité ! » les associations se mobilisent
Moins de trois semaines après les annonces du premier ministre Édouard PHILIPPE le 21 septembre dernier lors de la première réunion de ce gouvernement du Comité interministériel du Handicap (CIH) annonçant l’augmentation de l’AAH porté de 810 € à 900 en 2019, alors que le seuil de pauvreté évalué par l’Insee correspond a 1 008 € / mois. Les associations expriment leurs colères au travers d’une pétition. Pour ces associations il s’agit avant tout d’un recul du pouvoir d’achat pour plus 500 000 personnes en situation de handicap ou atteintes de maladie invalidante se trouvant en couple…
Des couples totalement ou partiellement exclues…
Des associations qui si elles se disent à la fois que partiellement satisfaite concernant l’AAH, la jugeant « timides et différées dans le temps », mais qui refuse essentiellement de voir la personne en situation de handicap dépendre des revenus de son conjoint. Un choix que la Secrétaire d’État aux personnes handicapées assume en affirmant « »
Pour les auteurs de cette lettre au travers de cette pétition(1) qui compte plus de 20 000 signataires, adressés au Président de la République des « décisions inadmissibles, qui sont contradictoires avec les engagements qu'il avait pris « pour l’amélioration du pouvoir d’achat de toutes les personnes en situation de handicap ». Une pétition appelant les Français à se mobiliser pour la « suppression de ces mesures qui mettent en grande difficulté des centaines de milliers de personnes en situation de handicap ou atteintes de maladie invalidante ! ». Une pétition loin d’être une première, mais pour lequel ont peut regretter le nombre de signatures nécessaires pour envoyer celle-ci au chef de l’État, fixé a 25 000.
Allocataire de l’AAH principale victime… ?
Des victimes qui seront prés de 500 000 selon les associations auteur de cette pétition, les principaux concernés seront allocataires de l’AAH vivant en couple avec 230 000 personnes ! Pour lequel l’augmentation promise ne devrait avoir aucune répercussion. Le gouvernement ayant décidé le gel du plafond de ressources appliqué au couple sans répercuter la hausse annoncée dans le plafond, et risque même de provoquer une perte du pouvoir d’achat tout comme pour la prime d’activité annoncée récemment.
Les autres représentants 250 000 sont les personnes en emploi titulaires d’une pension d’invalidité. Des pensions qui n’ont été revalorisées que de 1 % en quatre ans. Le gouvernement Édouard PHILIPPE ayant annoncé qu’à partir du 1er janvier 2018, la prime d’activité pour les salariés bénéficiant d’une pension d’invalidité sera supprimée soit une perte moyenne de pouvoir d’achat de 158 € / mois.
Auquel s’ajoutent enfin les bénéficiaires du complément de ressources dont les associations craigne une perte très significative de pouvoir d’achat ou très peu de gain pour 65 000 personnes ! Le gouvernement ayant en effet prévu la fusion des deux compléments d’AAH (majoration pour la vie autonome de 104,77 € / mois et complément de ressources de 179,31 € / mois). En effet les critères d’éligibilité à ces compléments étant différents, cette fusion risque a terme pour les associations « entraîner au mieux un gain de pouvoir d’achat à la fin du quinquennat de 15 € / mois, au pire une perte de près de 90 € / mois ». Un droit pourtant acquis après une longue bataille et inscrit dans la loi de 2005.
Stéphane LAGOUTIÉRE
(1) Organisations signataires : AFM-Téléthon – AIDES – APF – CFPSAA – FFAIMC – FNATH – GIHP -- Santé Mentale France – Unafam – Unapei -- UNIOPSS
Publication : 13/10/2017
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