La ville de Saint-Brieuc en Bretagne, ouvre un espace de concertation pour les acteurs de la santé mentale
Saint-Brieuc a réuni aujourd’hui la première assemblée du Conseil local de la santé mentale (CLSM), la première en Côtes-d'Armor, présidée par le Maire Bruno JONCOUR, auquel à participé l’adjoint au maire en charge du handicap, de la santé Pierre DELOURME. Des conseils créés par la 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé, un lieu qui a notamment pour vocation d’offrir un espace de concertation et un moyen de coordination aux acteurs des politiques de la santé mentale et aux usagers. Les membres fondateurs se sont entendus sur deux axes stratégiques : le logement l'accès au droit et aux soins.
Des CLMS, encore peu implantées sur le territoire...
Implantés de manière plus ou moins formelle, d'abord timidement avec seulement trente-cinq opérationnels en 2010, ils ont atteint fin 2015 environ 125. Présents aujourd’hui sur l'ensemble des régions, dans les métropoles comme dans les territoires ruraux. La Bretagne qui avait elle créée ces conseil local à, Brest, Rennes, Saint-Malo, Morlaix afin de se doter de cet outil de politique de santé. Celui de Saint-Brieuc est lui le premier à être créé dans les Côtes-d'Armor
Prise en compte de la santé mentale et coordination
Avec une prise de conscience depuis les années 2000, l’importance des questions de la santé mentale dans notre société reste un véritable sujet, l’actualité le démontrant a plusieurs chaque année. Un renouvellement dans les politiques publiques qui ont conduit à ces nouveaux dispositifs et de nouvelles pratiques locales, non plus dans les institutions, mais dans la cité elle-même.
Des initiatives locales ont mis en exergue l’importance du travail transversal et des notions de parcours de soin, de citoyenneté et d’autonomisation des usagers. Selon la définition du plan psychiatrie le CLSM, étant un outil de coordination au service des professionnels et des usagers, « un espace de dialogue, au plus près de la population, entre la société et le système de soins psychiatriques ».
« Un outil qui permet de faire émerger des nouvelles formes de solidarité et d'actions, en s'appuyant sur les acteurs de proximité, dans le champ social et au-delà, en utilisant toutes les ressources de la cité. Le rôle des maires et des collectivités territoriales est donc primordial dans la mise en œuvre d'un CLSM ». Comme le précise la ville de Saint-Brieuc.
La Ville et son maire qui rappellent que « La santé mentale concerne tous les types de publics (jeunesse, personne âgée, personnes en situation de précarité...) ». À partir d'un diagnostic local, le CLSM propose des actions concrètes pour améliorer la prévention et le parcours de soin des personnes, entreprendre des opérations en faveur de la santé mentale.
Un outil coordonné par le pôle handicap...
Coordonné par le pôle handicap de la ville, dirigé par Véronique GOUIN et composé d’un groupe de travail existant depuis plusieurs années dans le cadre de la participation de Saint-Brieuc à la Semaine de la Santé mentale et au sein de la cellule CESAME qui examine les cas complexes.
La ville et son Maire, Bruno JONCOUR, et l’adjoint au maire en charge du handicap, Pierre DELOURME qui ont fait appel à trois partenaires pour travailler à ses côtés sur ce projet, soutenir sa création, garantir sa pérennité et évaluer son efficience: l'UNAFAM, la Fondation Saint-Jean de Dieu - Centre hospitalier Dinan / Saint-Brieuc, et la Mutualité Française des Côtes-d'Armor.
Chacun représente l'un des champs d'acteurs garants d'un CLSM légitime et opérationnel : les usagers et les familles, la psychiatrie santé, le social et le médico-social, ou la cité et les institutions de droit commun. Une journée qui aura été précédée lors signature de la convention constitutive du CLSM de l'intervention du Dr ROELANDT, psychiatre et directeur du centre collaborateur de l'OMS pour la recherche et la formation en santé mentale au sein de l'EPSERM Lille Métropole et de Mme GUEZENNEC, sociologue, chargée de mission « Les CLSM : un cadre dynamique et créatif pour une approche communautaire de la santé mentale ».
Stéphane LAGOUTIÉRE
Source communiquée
Publication : 06/06/2016
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