Absence des candidats devant le comité d’entente pour aborder leurs projets sur le handicap
Invité par 80 associations représentatives du handicap regroupé au sein d’un comité d’entente, les quatre principaux candidats MM. F.FILLON, B.HAMON, E.Macron et J-LUC Mélenchon à l’élection présidentielle auront une nouvelle fois envoyé leurs représentants pour discuter des propositions sur le sujet du handicap. Décision surprenante pour ceux qui lutte contre la discrimination et pour le respect de la démocratie le refus convier le Front national à cette rencontre.
Un raisonnement soutenu par la Fondation Nicolas Hulot, qui avait lancé le 23 mars dernier, l’appel des solidarités avec ce comité d’entente. Invitant chaque citoyen à répondre « présent » en signant l’appel pour pousser les politiques à faire de la solidarité la « pierre angulaire de leur action ». Un choit que Nicolas HULOT justifie en affirmant que « Nous devons être les garde-fous de cette tentation d’adhérer aux thèses d’extrême droite ». Une thèse qui ne semble pas convaincre 21 % des électeurs en situation de handicap affirmant vouloir voter pour le Front Nationale dans un récent sondage IFOP pour l’APF.
Absence totale du handicap dans cette élection...
Cette audition, qui s’est tenue cet après-midi au siège de l’APF, qui a été l’occasion pour le Comité d’Entente de transmettre ses revendications basées sur le constat de « droits toujours bafoués ». Ce dernier propose, pour ce prochain quinquennat, sept lignes directrices indissociables et cumulatives pour lever les blocages à l’effectivité des droits des personnes en situation de handicap et de leurs familles.
Au-delà de quelques indications dans les différents programmes de l’un des onze candidats, les propositions reste soient totalement farfelue ou irréalisable, soit largement insuffisante...Aucun ne présentant même celle de Marine Le Pen dans une lettre ouverte adressée aux personnes handicapées ne répond véritablement sur le fond à une volonté politique d’engagement au-delà des mots ou des promesses ! Des promesses qui conduisent aujourd’hui 92 % des Français en situation de handicap à ne plus avoir confiance aux politiques dans ce domaine.
Une invitation ou ainsi les représentants auront été présents, à l'instar de Pierre DENIZIOT pour François FILLON représentant la droite et le centre, de Dominique GILLOT pour le candidat PS, Benoît HAMON, mais aussi Marie-Sophie DESAULLE pour le candidat d’En Marche, Emmanuel MACRON ou encore Sergio AVALOS pour Jean-Luc MELENCHON.
Un comité qui affirme ne pas comprendre leurs absences alors qu’a contrario ces candidats a la présidence de la république auront répondu personnellement comme François Fillon, Emmanuel Macron et Marine Le Pen, répondu présent a l’invitation du principal syndicat agricole la FNSEA ou encore a celui du MEDEF qui accueilli pendant deux jours.
80 associations qui reconnaissent néanmoins avoir bénéficié d’un « débat intéressant, ce type de rencontre permet de confronter les points de vue et de sensibiliser à nos revendications.» Précise le président de l’APF, Alain ROCHON, qui reconnaît que « leurs présences auraient constitué un signal fort. » Un débat qui aura été l’occasion de pour le Comité d’entente de proposé aux candidats sept lignes directrices au travers d’un un plan global pour l’emploi. D’un plan d’urgence de lutte contre la précarisation. D’une mise en œuvre d’une compensation répondant aux réels besoins. Ou encore des mesures en faveur des aidants.
Un choix sélectif loin d’une idée démocratique...?
Reste que l’idée de n’inviter que cinq des principaux candidats parait loin de l’image démocratique que revendique l’APF ou encore toutes ces associations, car leurs rôles et d’être un moteur d’expression de la voie du handicap en France, elle n’est pas de choisir a la place des Français et encore de choisir celui ou celle qui a le droit de s’exprimer a ce sujet.
Le rôle de ces associations et d’entendre les politiques sur ce sujet voir d’exprimer ensuite leur accord ou non avec leurs projets politiques du handicap en France. Comment ne pas se montrer suspect avec par exemple l’APF dont l’ancienne Présidente elle-même vient de rejoindre Emmanuel MACRON. Ont peut donc véritablement se poser la question sur l’indépendance même de ce mouvement.
Stéphane LAGOUTIÉRE
Publication : 04/04/2017
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