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Les départements au premier rang de la lutte contre la pauvreté, une charge de plus en plus lourde

Claudy Lebreton président de l'assemblée des départements de France s'exprime à la tribune, le 14 septembre 2006 à Reims ©AFP / Alain Julien

Moins de dix jours après la conférence nationale sur la pauvreté, Claudy LEBRETON, président de l'Assemblée des Départements de France, vient de saluer à travers un communiqué le dispositif présenté par le premier ministre en conclusion de la Conférence nationale de lutte contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale.

Cette conférence, à laquelle l'ADF était représentée par Michel DINET, Président du conseil général de Meurthe-et-Moselle, a permis de réhabiliter le rôle des politiques sociales à destination de nos concitoyens les plus en difficultés, politiques qui sont au cœur de l'action quotidienne des départements.


La décision du gouvernement, « de redresser la courbe de progression du RSA socle pour amener son niveau à 50 % du SMIC », se traduisant par une augmentation de 10 % sur cinq ans, en plus de l'indexation annuelle sur l'inflation, était particulièrement attendue.

Des départements ayant pour mission d'en assurer le versement constatent selon lui que le gouvernement apportera une compensation intégrale de cette évolution. Cette garantie devrait permettre d'ouvrir dans des conditions plus sereines la négociation que doit mener l'ADF avec le gouvernement, dès 2013, sur la mise en place d'un financement pérenne des trois allocations individuelles de solidarité, dont le RSA fait partie.

Pour le Président, Claudy LEBRETON, « Les Départements de France unanimes et solidaires attendent beaucoup de cette négociation. Ils seront exigeants et attentifs, pour qu'enfin justice soit faite dans notre pays à l'endroit des familles de nos départements ».

Un avis loin d'être majoritaire

Un avis que semble ne pas partager Bruno SIDO, Président du groupe DCI et président du Conseil général de la Haute-Marne, pour qui la question du financement de cette annonce unilatérale est posée de façon prégnante pour les départements : « Qui payera la note de cette augmentation ? Est-ce que le gouvernement se rend compte des incidences financières pour nos budgets départementaux ! Aujourd'hui, comme hier, les finances départementales ne doivent pas être la variable d'ajustement des décisions gouvernementales, quand bien le gouvernement nous promettrait-il la définition d'un financement suffisant, consolidé et pérenne aux Conseils généraux ? »

Les élus du groupe DCI s'impatientent de l'absence de signes donnés aux départements en ce sens et protestent contre toute décision gouvernementale qui ferait une politique de l'assistanat, à bon compte et sur le dos des finances départementales.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Catégorie : POLITIQUE GOUVERNEMENT
Publication : 19/12/2012

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