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Politique du médicament : Le CISS présente une vision commune dans l’intérêt de l’usager

Une Pharmacie le lieu de discusion de la Politique du medicament

A la veille d'une conférence de presse, sur les dépassements d'honoraires médicaux, le collectif interassociatif sur la santé et les 40 associations qu'il regroupe, a fait connaître sa position sur la politique du médicament. Une position dont le CISS veut être un moteur et qui réclame plusieurs évolutions comme sur les critères d'évaluation des produits, la politique du générique, ou la fixation du prix du médicament, mais aussi la sécurité des médicaments et de la prescription médicale.

Une démocratie de la santé, dont pourra s'inspirer le nouvel institut mis en place ce 19 mai par Marisol TOURAINE.

Une position que rendu public le CISS, alors que le groupe de travail sur l'évaluation du médicament, confié à Mme Dominique POLTON, doit rendre à la fin du mois de juin ses conclusions, une mission d'information sénatoriale planche également sur le médicament.

Une politique qui devra répondre non seulement a ces intérêts de sécurité mise a mal par le scandale du médicament Mediator® qui a montré les failles du système en matière d'évaluation du médicament, d'indépendance de l'expertise, de pharmacovigilance et a mis en évidence la nécessité d'une refondation de la politique du médicament. Mais aussi sur le fort taux de croissance de la consommation pharmaceutique et ses incidences sur les dépenses d'assurance maladie d'intervenir davantage dans la maîtrise des dépenses de santé. Une loi dont certains aspects comme la généralisation du tiers payant, dont les médecins et les spécialistes refusent son application.

Des recommandations du CISS dont il faut espérer quel est également prise en compte alors que la loi de modernisation du système de santé qui arrive devant le Sénat. Un travail de réflexion qu'a souhaité la Sénatrice de la Seine Saint-Denis, Aline ARCHIMBAUD, à organiser, au nom de son groupe parlementaire, une table ronde sur le médicament pour échanger sur l'accessibilité financière pour toutes et tous, la transparence de la fixation des prix des médicaments et la réforme du Comité économique des produits de santé.

Création d'un Institut pour la démocratie en santé

La ministre de la Santé Marisol Touraine a signé ce 19 mai 2015, sur le stand de la FHF, aux Salons Santé Autonomie de la Porte de Versailles, la convention officialisant la création de l'Institut pour la démocratie en Signature creation de l IPDSsanté (IPDS) destiné à favoriser l'implication des patients dans la définition de politiques publiques et l'organisation des soins.

Créé par la Fédération hospitalière de France (FHF), le Collectif interassociatif sur la Santé et l'École de hautes études en santé publique (EHESP), celui-ci doit permettre de "former les responsables du système de santé" aux enjeux de la démocratie sanitaire tels les directeurs d'établissements et d'agence régionale de santé

Il disposera pour cela centre de ressources « pour regrouper, partager et diffuser les connaissances sur les expériences prometteuses » en matière de démocratie sanitaire, ainsi que le développement de la recherche feront aussi partie de ses missions selon le CISS.

Une initiative dont les pouvoirs publics ont mis la main à la poche, et dont Marisol TOURAINE a fait état d'un investissement de 400 000€. Un Institut qui devrait également disposer des moyens apportés par l'école "au titre des ressources humaines et financements supplémentaires octroyés dans le cadre des communautés d'universités et d'établissement.

Un Institut dont le "comité de pilotage" sera composé de représentants de la FHF, du CISS, et de l'EHESP, et d'un "conseil d'orientation" présidé par un représentant des usagers du système de soins, et d'un comité scientifique.

La Rédaction

Sources : Communiqué

Catégorie : POLITIQUE GOUVERNEMENT
Publication : 20/05/2015

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