Accéder au contenu principal

L’adjointe au Maire de Paris, visite le chantier du futur centre de santé et d’acceuil pour étudiants handicapés

Facade exterieur du futur Centre Colliard Maison de sante des etudiants

Facade exterieur du futur Centre Colliard Maison de sante des etudiantsMarie-Christine Lemardeley, Adjointe à la Maire de Paris chargée de l'enseignement supérieur, de la recherche et de la vie étudiante, Conseillère du 5e arrondissement à visiter hier 25 septembre, le chantier du Centre Colliard de la Fondation Santé des Étudiants de France. Un lieu qui devrait accueillir à partir de la rentrée 2015-2016 des étudiants handicapés physiques en situation de grande dépendance fonctionnelle.

Une visite Marie-Christine Lemardeley, a effectué en présence de Ian BROSSAT, Adjoint à la Maire de Paris chargé du logement et de l'hébergement d'urgence, Bernard JOMIER, Adjoint à la Maire de Paris chargé de la santé, du handicap et des relations avec l'AP-HP, et Christian FORESTIER, président la Fondation Santé des Étudiants de France.

Un projet qui permettra d'améliorer les chiffres du taux d'étudiant en situation de handicapé moins de 2 %, et ceux malgré son doublement en plus de dix ans. Mais qui comme les étudiants valides sont de plus en plus sujets a renoncé aux soins faute de moyens sans parler de l'incroyable carence de l'offre d'hébergement pour les étudiants handicapés physiques dépendants à Paris.

Un Iieu de vie en plein cœur de Paris

Centre Colliard Vue aérienne des espace communUn chantier en cours, réalisé en partenariat avec la ville de Paris ainsi que la région ile de France. Un établissement pour lequel la fondation a souhaité un projet inclusif afin d'appréhender le public étudiant de façon globale, sans morceler les problématiques sociales, familiales, médicales et pédagogiques. Le centre situé rue Quatrefages se composera de deux pôles

Un Pole santé et de soin

L'objectif premier sera de favoriser l'accès aux soins des étudiants par une prise en charge adaptée à leur mode et rythme de vie, à leur niveau de ressources, à leur projet d'étude. Cette prise en charge devra recourir à une organisation spécifique en termes d'amplitude des plages d'ouverture de la structure, d'accueil, d'offre de soins, d'actions de prévention et d'éducation thérapeutique, de collaboration avec le réseau...Le centre proposera différentes consultations notamment de médecine générale, d'ophtalmologie, de gynécologie, de nutrition et d'addictologie

Un pôle hébergement

proposera un foyer d'hébergement pour étudiants lourdement handicapés avec 16 logements accessibles et domotisés, avec services adaptés aux besoins des étudiants handicapés physiques en situation de grande dépendance fonctionnelle. Il s'agira pour l'essentiel de jeunes atteints de lésions médullaires et neuromusculaires de type myopathes, tétraplégiques.

Un bâtiment qui après rénovation permettra a l'étudiant en fauteuil roulant électrique de déambuler en toute autonomie par un accès à distance à l'ensemble des commandes de l'environnement. À cela s'ajoutera également un service d'aide et d'accompagnement notamment pour les tâches quotidiennes, ou de la vie courante, mais également un soutien humain et technique pour faciliter le projet d'étude en lien avec les services universitaires ou scolaires. Voir un accompagnement à l'élaboration du projet professionnel.

Un manque d'investissement public ?

Un établissement dont le cout global aura été de 7.5 M€, financés a 61 % par la fondation et un emprunt, ainsi que par la ville de Paris pour 30 % et la région pour 9 %. On peut ainsi s'interroger sur la faiblesse du taux de participation de la région, mais surtout de l'absence totale de l'état. Une situation qui permet la encore de s'interroger sur la politique déclarée de la ministre de l'Enseignement supérieur et celle réellement pratiquée. Un centre qui devrait permettre la création 25 a 30 emplois en équivalent temps plein...

La FSFF c'est quoi exactement...

La Fondation Santé des Étudiants de France (FSEF) créée en 1923 à l'initiative de l' UNEF et reconnue d'utilité publique en 1925 dispense des soins à des adolescents et jeunes adultes de 12 à 25 ans souffrant de troubles psychiques, de maladies chroniques ou de suites d'accidents et leur permet de poursuivre une scolarité au sein des structures de soins.

La Fondation regroupe 12 établissements sanitaires et 10 structures médico-sociales situés dans toute la France ; elle accueille plus de 5000 patients par an. Une annexe pédagogique, rattachée à un lycée public, est implantée dans chaque clinique. Les patients peuvent ainsi poursuivre leurs études et bénéficier d'enseignements dispensés par 300 professeurs de l'Éducation nationale. La scolarité des patients est adaptée à leur état de santé.

Les établissements de la Fondation santé des étudiants de France participent au service public hospitalier et font partie du secteur privé d'intérêt collectif (ESPIC). Le budget annuel de la Fondation santé des étudiants de France est de 165 M€ et le nombre de salariés est près de 2500 dont 160 médecins.

Des soins actifs dispensés dans diverses spécialités avec 43 % aux activités en psychiatrie, 43 % en soins de suite de et réadaptation (Médecine physique et de réadaptation et soins de suite médicalisés). Le reste pour 11 % sont liée a des activités médico-sociales + 8.500 actes de BAPU, enfin 3 % pour la médecine en court séjour (MCO, dialyse).

Stéphane LAGOUTIÉRE

Catégorie : ÉTUDE SUPÉRIEURE
Publication : 26/09/2014

Articles en relation

Mobilité internationale des étudiants : Treize bourses pour compenser les surcoûts en situation de handicap

Ce jeudi 4 juillet 2019, la Conférence des grandes écoles (CGE) et la Mission Handicap Assurance (MHA) ont remis à treize étudiants en situation de handicap des bourses d’encouragement à la mobilité internationale. Une cérémonie à l’Hôtel de Lassay, en présence Richard FERRAND, Président de l’Assemblée nationale et Sophie CLUZEL, Secrétaire d'État en charge du handicap. Auquel aura participé la CGE représentée par Yves POILANE, Président de la commission Relations Internationales. Une belle cérémonie qui cache avant tout une réalité celle de la présence des étudiants en situation de handicap qui sont moins de 2 % à pouvoir accéder a étude supérieur en 2018.

Aphasie et téléphone : création du premier diplôme universitaire pour accompagnants

Alors que l’année scolaire se termine et que les bacheliers se prépare à passer leurs examens de fin d’étude. D’autres prépare déjà ce que sera l’année scolaire ou universitaire 2019-2020 avec la création premier diplôme universitaire de formation des accompagnants chargés d'assister les personnes aphasiques lors de leur conversation téléphonique. Une initiative soutenue par la Fédération française des télécoms auprès de la fédération nationale des aphasiques de France. Un nouveau diplôme dont les inscriptions sont elle disponible.

Le premier réseau mondial des universités et des grandes écoles pour l'inclusion des personnes handicapées lancé à Paris

Le 8 avril dernier à Paris, sous l'impulsion de Handicap International et de l’institut Harkin, universités, grandes écoles et instituts d'enseignement supérieur du monde entier ont posé les bases du premier réseau mondial Global University Disability and Inclusion Network (GUDIN). Un réseau destiné à mieux penser l'accès à l'enseignement supérieur des étudiants handicapés. Une nécessité également en France quand ont sais que moins de 2 % des élèves en situation arrive à accéder au étude supérieur. Avec plus d’un milliard de personnes son aujourd'hui en situation de handicap dans le monde, ces derniers son sous-représentées dans l'enseignement supérieur, voir quasiment inexistantes, elles sont les grandes oubliées de la vie étudiante.

La CGE souhaite promouvoir la création d’un statut international d'étudiant en situation de handicap

Depuis le mois de juillet 2017, la Conférence des grandes écoles (CGE) porte auprès des pouvoirs publics et des instances internationales le projet de création d’un Statut international d’étudiant en situation de handicap (SIESH). À quelques semaines de la Conférence de Bologne et du Salon handicap à Paris où il sera présenté le 24 et 25 mai prochain, la CGE lance une campagne pour la création de ce statut qui permettrait de limiter les discriminations dont peuvent faire l’objet les étudiants (e)s en situation de handicap dans le cadre de cursus internationaux.

Étudiants handicapés : Toujours aussi peu nombreux dans les facultés françaises

La ministre de l’Éducation nationale, Mme Najat VALLAUD-BELKACEM, et le Secrétaire d’État de l’enseignement supérieur Thierry MANDON, ont présenté hier matin lors d’une conférence de presse la rentrée universitaire 2016à l'université Paris Descartes. Inscription, logement, accessibilité des bâtiments, mais aussi des cours, plus que jamais celle-ci reste et demeure plus dix ans après l’instauration de loi de 2005 un vrai parcours du combattant. Pour preuve ils n’étaient ainsi que 1.3 % a pouvoir accéder a des cours en 2015 il seront a peine 1.5 %. Une situation que le "vol" de la ministre de 30 M€ au FIFPH pour assurer le financement de la sécurité n'arrange en rien...

Les universités accusées de payer les vigiles en charge de la sécurité avec les fonds destinés au handicap

À la veille de la rentrée université, voilà qu’une fois de plus le gouvernement Français n’hésite pas à nouveau à vider les caisses des organismes en charge du handicap, après l’AGEFIPH ou le FIPHFP. Dans un Tweet signé Najat Belkacem, ministre de l'Éducation nationale, le 31 août 2016 précisant que « La rentrée se fera dans des conditions de sécurité renforcée. Nous apporterons 30 M€ pour cela ». Une sécurité des étudiants qui se fera une fois de plus sur le dos des personnes handicapées, et qui a provoqué une colère générale dans le monde associatif, comme chez les étudiants handicapés qui ne sont que 2 %, financé par les fonds du handicap !