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Midi-Pyrénées accrois le nombre de logements pour étudiants à mobilité réduite

Martin Malvy, Président de la région Midi-Pyrénées, a inauguré en présence de plusieurs personnalités locales les deux nouvelles résidences universitaires Maryse Bastié et l'Aérophile. Ce sont ainsi plus 500 nouveaux appartements qu'occupent depuis la rentrée 2011 les étudiants de la région. Parmi ces logements environ une vingtaine ont 2012.02.06.inaugurations-des-residences-universitaires-maryse-bastie-et-l-aerophileMartin MALVY, a droite dans la résidences universitaires en face de lui un jeune étudiant et a gauche de ce dernier Nicole BELLOUBET, 1ere vice-présidente du conseil régionale en charge de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la recherche. Une cérémonie à laquelle a participé Olivier DUGRIP, recteur de l'Académie de Toulouse, Stéphane CARASSOU, adjoint au maire de Toulouse, Thierry Bégué, directeur du CROUS, Jean-Pierre Cremer, Alain Carréaménagé pour pouvoir accueillir des étudiants handicapés de plus en plus nombreux. Un investissement nécessaire pour les universités de la région situées en 3e  position après Paris, Lyon, la ville de Toulouse qui accueille près de 75 000 soit près 17,78 % de la population.

Deux résidences construites sur des terrains de la région. La première érigée sur le site du lycée Renée-Bonnet compte 277 logements et un logement de fonction, construits par la SA HLM « le Nouveau Logis Méridional ». Une résidence qui tire son nom de l'aviatrice nièce de l'ingénieur Clément Ader. Des appartements d'une surface de 16 à 20 min 2 s pour les T1 et de 35 à 38 m2 pour les T2 auxquels s'ajoutent locaux communs et de stationnement. Une résidence universitaire située à côté de la résidence universitaire Clément Ader, avec laquelle des équipements et des personnels seront mutualisés.

Pour la résidence universitaire l'Aérophile qui tire son nom d'une première revue française consacrée à l'aviation. Ce sont là 235 logements et appartement de fonction qui ont réalisé par la SA HLM « Cité Jardins ». C'est dans ce bâtiment que l'on était prévu les studios 20 à 27 m2 permettant d'accueillir des personnes à mobilité réduite et de 30 à 32 m2 pour les T2.

Une offre encore trop insuffisante

Alors que Toulouse reste et une ville jeune et que celle-ci ne cesse de progresser la baisse de ses étudiants reste une réalité, une situation qui ne contredit en rien le manque de logement. Concernant les étudiants à mobilité réduite, passée de 700 dans les années 1980, puis 7600 en 2004 et en 10 000 recensés à la rentrée en 2011 sur les 2 359 200 étudiants. Un chiffre qui pourtant n'est guère satisfaisant ceux-ci ne représentant encore que 0,5 % des effectifs totaux ! À Toulouse où les étudiants seraient environ 79 000, les étudiants handicapés ne seraient qu'au nombre de 401.

Malgré tout, le logement reste un souci majeur, parfois l'élément leur obligeant à choisir le lieu de leurs études. Si il vrai que la région Midi-Pyrénées a produit un efforts important ces dernières années et a permis grâce à cela d'améliorer de façon continue l'accès au logement universitaire aux personnes à mobilité réduite, celui-ci reste difficile. Un dossier d'autant plus essentiel au vu du secteur privé où cela reste exceptionnel. Le secteur des bailleurs sociaux et lui en amélioration, mais loin des atteintes.

Il n'en reste pas moins que la ville universitaire ne dispose avec ses derniers logements universitaires de moins d'une cinquantaine d'appartements, comme les vingt logements domotisés de la résidence universitaire Clément Ader, sur le site de l'Université Paul Sabatier. Ces derniers permettant d'accueillir des étudiants handicapés dépendants devant être secondés pour certains actes de la vie quotidienne. Au total, ces nouvelles constructions neufs supplémentaires pour les étudiants toulousains, ne permette d'atteindre péniblement que 0,8 % des logements consacrés aux étudiants handicapés. 

De son côté le CROUS dispose de chambres ou logements spécialement aménagés pour les différents types de handicaps et de très nombreuses chambres ou logements accessibles. La demande de logement en résidence universitaire s'effectue par la constitution du dossier social étudiant (DSE), qui est le document unique pour toute démarche auprès du CROUS. Cette demande s'effectue sur le site du CROUS entre le 15 janvier et le 30 avril précédant la rentrée universitaire.

Un investissement nécessaire...

Un financement ou la région a mis à disposition les deux terrains situés aux abords des lycées et a apporté un complément de financement global à hauteur de 311 000 €. Un budget qui rentre le cadre du contrat de projets Etat-Région(CPER) 2007-2013, la Région a déjà consacré près de 6 M€ pour la construction de 1 119 logements et la rénovation de 1 160 chambres. Par ailleurs, la Région a lancé à la rentrée 2011, un dispositif de garantie régionale pour l'accès des étudiants au logement locatif, en partenariat avec le CROUS et le PRES. La Région garantit au bailleur le paiement des loyers et charges locatives en cas de défaillance du locataire, pour des étudiants français ou étrangers qui n'ont pas de garants ou de cautionnaires. La garantie couvre au maximum dix mensualités de loyers, plafonnés à 500 € par mois pour un étudiant vivant seul ou en colocation et à 650 € par mois pour un étudiant vivant en couple. À ce jour, plus de 1 000 étudiants ont déjà bénéficié de la garantie régionale depuis sa mise en place.

La Rédaction

Catégorie : ÉTUDE SUPÉRIEURE
Publication : 07/02/2012

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