SOS Prema s’associe à la publication des premiers résultats de l’étude Epipage 2
C’est toujours un moment magique lorsqu’unenfant naît. À cette occasion, SOS Préma s’est associée à la publication par l’INSERM des premiers résultats de l’étude EPIPAGE 2, une enquête qui propose une évaluation fine du développement et de la santé des grands prématurés (nés avant 7 mois). Cette enquête a été lancée en mars 2011 par Pierre-Yves ANCEL, François GOFFINET et Jean-Christophe ROZÉ, et compte suivre des enfants jusqu’à 12 ans. Les premières constatations montrent que les grands prématurés s’en sortent mieux qu’avant. SOS Préma s’est associée à la publication par l’INSERM des premiers résultats de l’étude EPIPAGE 2, une étude qui fait suite à l’étude EPIPAGE 1 de 1997 et permet de voir l’évolution des résultats depuis 14 ans.
Le pronostic vital des bébés nés entre 25 et 30 SA s’est sensiblement amélioré et dans de meilleures conditions (pour 7 enfants pris en charge en 2011, 1 de plus survit sans complication vitale par rapport à 1997). Derrière ces chiffres, il y a l’humain. Ce sont des familles durement impactées par cet événement difficile qu’est la naissance d’un bébé prématuré dont le handicap peut parfois être présent de façon définitive. Il est important que les pouvoirs publics comprennent que ce sujet est capital pour notre société.
La prématurité ne s’arrête pas à la sortie de l’hôpital, il est donc primordial de travailler sur l’accompagnement des bébés , notamment grâce aux soins de développement, une technique de soins centrée sur l’enfant et sa famille. Rappelons qu’il y a encore de nombreux combats à mener pour qu’il y ait une vraie prise de conscience de la société et des pouvoirs publics pour ce que vivent les familles et pour le suivi de ces enfants vulnérables. Par ailleurs, les bébés qui sont nés en dessous de 32/33SA (7 mois) représentent environ 8 500 naissances par an en France. La prématurité représente alors en tout 60.000 naissances.
Les résultats d'EPIPAGE 2 ont montré que 0.44% des naissances se produisaient avant 27 semaines en France, 0.84% entre 27 et 31 semaines et 1.8% à 32-34 semaines. Après analyse, les données de 2011 montrent que plus les enfants sont prématurés, plus le taux de survie diminue. Ainsi, la survie atteint 99% à 32-34 semaines, 94% à 27-31 semaines, 60% à 25 semaines et moins de 1% avant 24 semaines. Les enfants prématurés étant à haut risque de complications néonatales, cérébrales, respiratoires et digestives en particulier, les taux de survie sans pathologie néonatale grave sont plus faibles. Ils atteignent 97% à 32-34 semaines, 81% à 27-31 semaines, 30% à 25 semaines et 12% à 24 semaines.
«Nous observons une importante augmentation du taux de survie chez les enfants de la cohorte EPIPAGE 2 nés en 2011. Comparée à 1997 (première étude EPIPAGE), la proportion des enfants ayant survécu sans morbidité sévère a augmenté de 14% pour les prématurés nés entre la 25ème et la 29ème semaine et de 6% pour les enfants nés entre 30 et 31 semaines d'aménorrhée» explique Pierre-Yves Ancel, responsable de l'équipe Inserm d'Epidémiologie Obstétricale, Périnatale et Pédiatrique à l'origine de l'étude. Ces données suggèrent donc une amélioration de la prise en charge des enfants prématurés en 15 ans. Les résultats chez les enfants les plus immatures ont en revanche peu évolué. Ils traduisent une grande incertitude sur le devenir de ces enfants et la prise en charge à proposer. Les résultats d’EPIPAGE 2 pourraient être l’occasion d’une réflexion sur la prise en charge des plus petits. Cette réévaluation devra prendre en compte la "morbidité" et les séquelles à long termes. «Les données recueillies par l'étude EPIPAGE 2 sont précieuses pour définir les besoins de prise en charge spécifiques pendant l’enfance et mieux connaître les conséquences de la prématurité», concluent les chercheurs.
A ce jour, plus de 4 000 enfants sont suivis dans le cadre de l'étude. Les familles ont complété des questionnaires à 1 et 2 ans. A l'âge de 2 ans, des informations ont également été recueillies auprès du médecin en charge du suivi médical de chaque enfant. La prochaine étape importante est le suivi à 5 ans. Cette étape vise à faire un bilan complet de la santé et du développement des enfants dans des centres prévus à cet effet. Une étude que vous pouvez suivre sur le site epipage2
La Rédaction
Publication : 05/02/2015
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