Inauguration du centre de recherche et développement d’Alexion, pour les traitements des maladies rares
C'est en présence de nombreuse personnalité de premier plan parmi lesquelles, la ministre de la santé, Marisol TOURAINE, Thierry Mandon, désormais secrétaire d'État à la Recherche. Entouré du directeur général de l'Assistance publique Hôpitaux de Paris, Martin HIRSCH, et le PDG de l'INSERM, Yves LEVY qu'a été inaugurée hier à Paris avec son propriétaire, le groupe américain de biotechnologies Alexion Pharmaceuticals, au sein de l'Institut Imagine. Une structure de recherche et de développement sur les maladies rares, pour lequel devrait être embauché, une vingtaine de scientifiques.En France, chaque année environ 30 000 nouveau-nés sont porteurs d'une maladie rare.
Un centre de recherche qui sera dirigé par Jean-Philippe ANNEREAU, un polytechnicien issu du centre de recherche et développement Pierre Fabre, de Toulouse. L'une de ses principales missions consistera à faire le lien entre la firme et la recherche académique française.
La France moteur de la recherche ?
La ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol TOURAINE, qui a salué aujourd'hui « une preuve tangible, concrète, de l'attractivité de la France », et a apporté « tout (son) soutien » à cette initiative qui bénéficiera d'une « participation pleine et entière de l'AP-HP et de l'INSERM », a-t-elle ajouté. Et de précise que « Relever le défi de l'innovation en santé est (...) un enjeu de santé publique, de sécurité et d'indépendance sanitaires », a affirmé la ministre.
Une indépendance qui malgré une « réelle passion pour les maladies rares en France », explique le vice-président d'Alexion, Martin MACKAY, en charge de la recherche et du développement. La France dont le réseau de centres experts français à fourni le plus de patients à la firme, dans le cadre de la mise au point l'éculizumab dans l'indication de l'hémoglobinurie nocturne paroxystique (HNP) et du syndrome hémolytique et urémique atypique (SHU), « c'est le réseau de centres experts français qui ont fourni le plus de patients à la firme ».
Un réseau qui néanmoins manque cruellement de moyen financier pour rivaliser avec ces concurrents. Alors même que les Français dans se domaine par leur générosité comme a l'occasion du téléthon n'ont eu de ces de faire progressé ces investissements. Des moyens financiers de fonctionnement de cette nouvelle structure, dont le groupe a refusé de divulguer le budget. Martin MACKAY ayant simplement précisé qu'il s'agit d'un « investissement significatif » pour l'entreprise.
Vers une nouvelle coopération
« Il s'agit du moment idéal pour étendre nos initiatives de recherche en France », aura lui déclaré le PDG d'Alexion, David HALLAL, cité dans un communiqué. Le Groupe qui a annoncé également son intention de nouer une collaboration de recherche avec le service Hématologie Greffe de l'Hôpital Saint-Louis (AP-HP) pour étudier des stratégies thérapeutiques contre la réaction du greffon et l'insuffisance de la moelle osseuse.
Un nouveau de centre recherche parisien qui fonctionnera en coopération avec les deux structures déjà existantes, aux États-Unis, où la firme emploie déjà 400 chercheurs, situés à Cheshire (Connecticut) et sur le campus de Cambridge, à Boston. « Aux États-Unis, nous avons des gens qui sont très compétents et les outils pour tout ce qui concerne le screening de molécules ou le développement d'anticorps monoclonaux ou d'ARN messagers », explique le vice-président Martin MACKAY, « ils vont s'appuyer sur la recherche sur les mécanismes physiopathologiques effectuée à Paris. C'est également à Paris que ces traitements subiront leurs premières expérimentations ».
En attente de projet de recherche...
Si aucun projet de recherche n'est encore fixé, le groupe compte passer en revue les maladies rares pour lesquelles de fortes expertises existent en France. Le laboratoire parisien contribuera cependant à la trentaine de programmes de recherche et de développement que l'entreprise a déjà lancés. Les molécules les plus avancées dans leur pipeline sont l'asfotase-alfa, dans l'indication de l'hypophosphatasie (un déficit héréditaire de la minéralisation osseuse) et la sebelipase-alfa, dans celle de la maladie de Wolman.
Stéphane LAGOUTIÉRE
Publication : 26/06/2015
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