Soins et recherche en psychiatrie et santé mentale : l’Unafam fait part de ses positions
Trois semaines après la publication créant les groupements hospitaliers de territoire (GTH) et des Communautés psychiatriques de Territoire (CPT) et surtout un manque de moyen concernant le dernier plan psychiatrie santé mentale. L’Unafam qui a tant dans le domaine de la prise en compte des activités de soins, du diagnostic ou des urgences qu’il s’agisse de la filière psychiatrie et santé mentale. L’association qui rappel ces pathologies sont l’une des premières causes d’invalidité et d’arrêts maladie de longue durée.
Mais aussi selon elle que les réponses à apporter, multiples et complexes, demandent synergie et complémentarité de l’ensemble des acteurs des secteurs sanitaires, social et médicosocial.
Un projet du médical partagé du GHT comme le CPT doivent prendre selon elle une ampleur beaucoup plus importante afin de pouvoir être sur d’atteindre les défis de cette filière. Les raisons du premier échec ayant été le manque de moyens nécessaire pour répondre a une société qui ne cesse connaître des facteurs aggravants dans ces domaines. Il sont selon l’Unafam l’une des raisons essentielles de l’échec du dernier plan psychiatrie santé mentale" (PPSM). L’association qui semble fortement critiquée également les multiples raisons, face à une situation à la coordination de l’ensemble des acteurs sont essentielle.
Cinq objectifs prioritaires....
L'association formule par conséquent une série de propositions en six axes. Des propositions soutenues par le respect des droits essentiels du patient : droit à la santé et à la citoyenneté.
• Développer les dispositifs de prévention
• Répondre aux situations de crise et d’urgence
• Accéder aux soins somatiques et prendre en charge les facteurs de comorbidité
• Garantir une réponse au handicap psychique avec un accès aux accompagnements sociaux et médicosociaux
• Développer une politique optimale et volontariste concernant la recherche en terme de moyens, d’excellence, d’approche et de diffusion
Cinq objectifs prioritaires, mais aussi souligne la Présidente de l'Unafam Béatrice BORREL celle de « L'expérience avérée de l'Unafam, ses longues années de proximité et d'observation des lieux de soin, nous donnent un regard irremplaçable sur les pratiques dispensées dans le champ de la santé mentale. C'est cette qualité qui nous a amenés à recenser des pratiques de prise en charge psychiatriques que nous souhaitons voir se généraliser en France ».
Des situations d’urgence mieux prise en compte...
Parmi l’une des situations jugées comme préoccupantes par l’association celle manifestement prioritaire, face a établissement et le développement de réponse « ambulatoire, connue, repérable et réactive ». Mais aussi celle d’un meilleur fonctionnement des centres médicopsychologiques (CMP). Avec la présence d’un personnel et des équipes mobiles d’intervention psychiatrique qui pourront répondre et accueillir en urgence 24h/24. Elle demande notamment la création sur le 15 d’une ligne téléphonique spécialisée en psychiatrie. Des détailles de propositions que vous pouvez retrouver dans son l’intégralité de ce document.
Des soins somatiques encore à améliorer tous comme l’échange d’information
À titre d’exemple l’Unafam plaide dans son document d’un meilleur développement aux soins incluant la mise en place de dispositifs d’accompagnements du parcours de santé, ainsi qu'un développement des dispositifs "d’aller vers". Par exemple, des interventions à domicile des CMP, si nécessaire, ou des équipes mobiles adaptées à différents publics (adolescents, personnes en grande précarité, personnes âgées...).
L’Unafam qui plaide également pour la mise en place d’une meilleure organisation « systématique d’informations entre médecin traitant et psychiatre ». Affirmant la nécessité pour une recherche systématique, par le psychiatre et le médecin traitant, des addictions et mises en place d’un traitement approprié, ainsi que pour une prise en charge, dans le cadre de l’affection longue durée (ALD), des coûts liés aux pathologies somatiques et aux addictions ainsi qu’aux soins bucco-dentaires. Rappelant dans son communiqué l’importance de sensibiliser les familles, l’entourage, ainsi que le personnel paramédical et médico-social, à l'importance d'assurer un suivi somatique à ces personnes souffrant de pathologies psychiatriques.
Pour rappel L'Unafam a fait paraître en avril 2015, dans le cadre son observatoire, son Recueil des bonnes pratiques de prise en charge psychiatrique. Celui-ci présente ses demandes prioritaires et quelques exemples de dispositifs qui répondent aux besoins des malades et de leurs proches dans le parcours de soin.
Stéphane LAGOUTIÉRE
Publication : 10/06/2016
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