Les personnes handicapées, un avenir toujours insatisfaisant et manque d’engagement
Alors, simplement et rapidement revenons sur quelques points essentiels de la politique conduite en France et en Europe. Ainsi malgré un défilé des promesses politique, les avancer en matière, d'emploi, d'accessibilité, d'éducation, de santé, de retraite, d'accident du travail ou de maladie professionnelle ou de recherche scientifique ne progresse que trop peu ! Une suffit pour cela de se rappeler l'étude Euro-Barorométre en décembre 2009 sur la discrimination qui progresse !
Ou encore en matière d'accessibilité l'étude réalisée par l'APF, même si celle-ci ne concerne que le handicap physique, elle demeure consternante ! Une année 2010 qualifiée de Noir par les associations françaises, et le collectif ni pauvre ni soumis ou de nombreux auront été le sentiment d'une régression sociale ! Un sentiment souvent justifié, comme avec l'imposition des revenus liés aux accidents du travail dénoncé par la FNATH.
La situation face à l'emploi resté préoccupant, car malgré les initiatives qui certes existent on ne peut que le reconnaître, la situation n'évolue pas et le taux de chômage reste toujours à 19,7 % chez les travailleurs handicapés. Une situation pour lequel la crise économique ne donne pas toutes les explications, mais aussi de formation tout comme un manque de volonté politique hormis parfois certaines régions qui ont pris des initiatives exclusivement locales.
Les Administrations bien qu'au-dessous du secteur privé ne sont qu'à 4,02 %. Un manque de formation peut être, mais comment en offrir à des enfants ou à des adolescents qui ne peuvent bénéficier d'AVS et ils sont malgré la condamnation de l'État à deux reprises par l'Europe et le Conseil d'État, la situation n'évoluant que trop peu. Des Étudiants handicapés qui ne doivent quand ils sont arrivés à ce niveau que compter sur eux-mêmes ou alors sur des initiatives réalisées grâce à des associations comme Handivalide. Quant à l'accessibilité, le résumé tient dans un seul mot catastrophique
La Déficience mentale toujours laissée de côté
Toujours d'actualité l'énorme discrimination qui réside au travers des différents types de déficience. Les Français, comme la communauté mondiale a tendance a percevoir encore le handicap à travers une personne en fauteuil ou
amputé, une situation due au Guerre mondiale et des conflits armés. Laissant de côté déficient visuel, auditif, ou handicap dit invisible, mais surtout la déficience mentale dont nos sociétés continue à percevoir une image liée à la folie et hôpital psychiatrique.
Pour la présidente de l'UNAPEI, mère d'un enfant polyhandicapé, cette discrimination existe et rappel avoir le 1er décembre dernier annoncé avoir saisi la HALDE. Une réclamation en raison du blocage d'un projet de construction d'un établissement d'accueil pour personnes handicapées mentales vieillissantes à Meudon (Hauts-de-Seine), par un riverain « ne voulant pas avoir de handicapé mental près de chez lui ».
Une situation de discrimination existante y comprit à travers les personnes atteintes d'un handicap différent. La preuve par le sport, entre les fédérations des sports adaptés et handisports, la première comptant 45 000 licenciés et la 15 000. Malgré de nombreux palmarès sportifs dans le sport adapté, celle-ci continue à manquer considérablement de moyen financier et du soutien des entreprises pour lequel l'image ne semble pas « aussi porteur ». Des questions qui existent et pour lequel la communauté devra elle-même trouver des réponses.
Les Nations unies appellent les États à tenir leurs promesses
M. Ban Ki-moon, Secretaire Général des Nations unies a dans un communiquer appeler les gouvernements a plus de responsabilité et a davantage de mesure pour aider les personnes handicapées. Cette journée, a-t-il indiqué aura pour thème : « Tenir les promesses : prise en compte de la problématique du handicap dans le cadre des objectifs du Millénaire pour le développement ».
Rappelant à ce titre les engagements pris lors d'un sommet les Objectifs du Millénaire pour le développement de septembre, les dirigeants politiques du monde entier ont notamment pris l'engagement d'améliorer l'existence des personnes handicapées. Une population, a-t-il précisé où peuvent des personnes dans notre entourage des membres de notre famille, des amis, des voisins. Les incapacités physiques, mentales et sensorielles, très répandues, touchent en effet 10 % de la population mondiale.
M. Ban Ki-moon, qui a rappelé que le handicap resté aujourd'hui dans nos sociétés « Étroitement lié à la pauvreté. Dans les pays en développement, les personnes handicapées représentent approximativement 20 % des pauvres. Partout dans le monde, elles sont très touchées par le chômage et ont du mal à obtenir une instruction suffisante et les soins de santé dont elles ont besoin. Nombre de pays ne prennent aucune disposition en leur faveur, si bien qu'elles se retrouvent isolées et coupées de leur propre groupe social »
Concluant son message a l'égard des chefs d'état et responsable politique en souhaitant que nous puissions prendre « Acte du fait que la bataille contre la pauvreté, la maladie et la discrimination ne saurait être gagnée en l'absence de lois, de politiques et de programmes visant à autonomiser les personnes handicapées. Engageons-nous à garder en vie, pour la communauté des personnes handicapées, l'espoir né des Objectifs du Millénaire pour le développement. Et durant les cinq années qui nous restent pour atteindre ces objectifs, faisons des personnes handicapées non seulement les bénéficiaires de notre action, mais aussi des agents du changement à part entière ».
Un tour du monde rapide !
Si la terre tourne, on pourrait parfois se poser la question, comment est dans quel sens ? Certes l'évolution et le combat mené depuis des années par Handicap international, commence à porter ces fruits dans en matière de mine
antipersonnel ou des BASM avec la première convention à Laos il quelques semaines. Des armes qui néanmoins continuent à faire plusieurs milliers de victimes chaque année ! Le tremblement de terre à Haïti aura été aussi un évènement exceptionnel avec plusieurs centaines de milliers des Haïtiens amputés, aveugle... Des femmes, des enfants ou plus d'une décennie seront nécessaires pour la reconstruction de l'Île. Sans oublier les nombreuses tortures dont plusieurs handicapés mentaux font encore l'objet dans bon nombre de pays notamment au Maghreb ou en Afrique.
L'Europe, elle aussi concerné par de telles atrocités avec 15 ans après la Roumanie, les centres en Bulgarie dont le pays devra répondre devant la justice européenne...Sans oublier, la Chine où les personnes handicapées représentent près d'un tiers total de la communauté mondiale. Des hommes et des femmes et des enfants souvent totalement laissés à eux-mêmes sans soins et parfois abandonné par leur famille due à la politique de l'enfant unique. La cerise sera celle de la condamnation à mort par les États-Unis des détenus déficients mentaux ou atteints de maladie psychiatrique violant la base même des droits de l'homme pour lequel il prétende en être les défenseurs. Pour le reste, à vous de juger, la liste serait trop longue !
Stéphane LAGOUTIÉRE
Publication : 03/12/2010
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Des experts de l'ONU qui ont annoncé avoir informé l'État français de leurs préoccupations quant à la situation de Timothée D. et demandent qu'il soit mis un terme de toute urgence à son hospitalisation psychiatrique ainsi qu'à l'administration de médicaments altérant sa santé, tels que les neuroleptiques. « Il est indispensable que des mesures adéquates soient prises au plus vite afin de faciliter son retour au sein de son milieu familial et afin que son droit à une éducation inclusive et à l'inclusion sociale soit enfin respecté », ont-ils déclaré. Les experts se sont déclarés à la disposition des autorités françaises afin de leur prêter toute assistance nécessaire sur ce sujet.
Un placement sans justification...
Selon la famille, et le communiqué des experts de l'ONU, ce placement est intervenu quelques jours seulement après son placement dans un Institut Médico-Educatif (IME). Jusqu'alors l'adolescent bénéficiait d'une inclusion scolaire en milieu ordinaire et vivait au sein de sa famille. Les raisons de ce placement en hôpital psychiatrique ne sont, à ce jour toujours pas connues de sa mère, qui avait été interdite de le voir.
« L'institutionnalisation de Timothée D. en milieu psychiatrique constitue une grave atteinte au droit à la liberté et sécurité de sa personne et au respect de son intégrité physique et mentale », a déclaré la Rapporteuse spéciale1) sur le droit des personnes handicapées, Catalina DEVANDAS AGUILAR. Précisant que cette situation « viole également les droits de cet adolescent à l'autonomie et à l'inclusion dans la société, à vivre au sein de sa famille et à exprimer librement son opinion sur toute question l'intéressant ».
« Il est particulièrement grave que l'intérêt supérieur de cet adolescent, qui n'a jusque-là guère été pris en compte dans les décisions le concernant, ait été invoqué pour le priver de voir des membres de sa famille », conclut Mme DEVANDAS AGUILAR.
La France ne cesse de violer les droits autistes...
La situation de Timothée D. est d'autant plus préoccupante que dès février 2014, précise le communiqué que le Conseil de l'Europe concluait à la violation des droits des enfants autistes à la scolarisation en priorité dans les établissements de droit commun et à l'absence de prédominance d'un caractère éducatif au sein des institutions spécialisées prenant en charge les enfants et les adolescents autistes. Une situation qu'avait également rappelé le commissaire au droit l'homme lors d'une visite en France en décembre 2014..
Mme DEVANDAS AGUILAR qui reprend également une partie du rapport paru en X, par le Commissaire européen, tout comme certaines décisions du Conseil d'État, en rappelant qu'« Aucun élève ne peut être exclu du système d'enseignement général sur le fondement de son handicap et seuls les systèmes éducatifs de type inclusif peuvent offrir aux personnes handicapées à la fois un enseignement de qualité et la possibilité d'améliorer leur situation sociale »,
Des soins psychiatriques un « impact négatif »
Dès son institutionnalisation en IME, la santé physique et mentale ainsi que le bien-être de l'adolescent se seraient dégradés menant à son hospitalisation psychiatrique d'urgence où il a été assujetti à de fortes doses de neuroleptiques selon le communiqué.
« Comme nous l'avons déjà fait savoir aux autorités, nous sommes beaucoup préoccupés par l'impact négatif que la décision de placer Timothée D. dans un IME pourrait avoir sur son droit de jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible, aussi bien que sur son bien-être », a souligné le Rapporteur spécial sur le droit à la santé, Dainius PURAS.
« Afin de garantir le droit à l'éducation inclusive, en particulier des enfants autistes, nous encourageons fortement la désinstitutionnalisation et la création d'alternatives au placement institutionnel. Il faut dépasser le modèle médico-social de prise en charge et s'engager dans un modèle des droits de l'homme basé sur la non-discrimination, l'inclusion, et la participation ainsi que sur le renforcement des liens familiaux et des structures sociales et communautaires », conclut M. PURAS.
Stéphane LAGOUTIERE
Des experts européens se réunissent pour discuter de l’impact de la crise économique sur la santé
À partir de demain, de hauts responsables de gouvernement représentant les 53 États membres de la Région européenne de l'OMS se réuniront à Oslo en Norvège, les 17 et 18 avril 2013. Une réunion au sommet afin d'examiner l'impact de la crise économique sur la santé et les systèmes de santé dans la Région. L'autre objectif des participants sera de discuter de diverses mesures, pouvant être pris, et de se faire part mutuellement des enseignements acquis afin de convenir des meilleurs moyens pour les pays, de se préparer pour l'avenir.
Une réunion qui devrait servir à actualiser les bases factuelles présentées lors de la réunion ministérielle d'Oslo intitulée « La santé en période de crise économique mondiale : le point de la situation dans la Région européenne de l'OMS », qui s'est tenue voici exactement quatre ans. Des ministres de la Santé, des représentants d'organisations multilatérales et des experts techniques passeront en revue les bases factuelles les plus récentes, en s'inspirant de l'étude « Santé, systèmes de santé et crise économique en Europe : impact et répercussions sur les politiques » menée par l'Observatoire européen des systèmes et des politiques de santé avec l'OMS/Europe. Les résultats montrent que les dépenses de santé publique ont diminué dans de nombreux pays depuis 2008.
« En temps de crise, il est encore plus important de protéger le financement des systèmes de santé, étant donné que les besoins sanitaires peuvent augmenter rapidement ; la garantie d'accès aux services de santé est un élément central du filet de sécurité sociale au sens plus large », a déclaré Mme Zsuzsanna Jakab, directrice régionale de l'OMS pour l'Europe lors d'un discours de présentation. En précisant que l'OMS demandait à tous les gouvernements du continent européen dans le cas d'une politique budgétaire de rigueur « faites-le avec sagesse, et non de manière généralisée, et de protéger les personnes vulnérables pour garantir une couverture universelle des soins de santé. C'est l'essence même de la politique européenne de l'OMS, Santé 2020. Les bases factuelles montrent que des réductions budgétaires inadaptées dans le secteur de la santé peuvent aggraver la situation. En même temps, le secteur de la santé devrait tout mettre en œuvre pour limiter les dépenses inutiles, et veiller à ce que les ressources disponibles soient concentrées sur les services dont la valeur est attestée » à telle conclut !
Un avis soutenu par M. Jonas Gahr Støre, ministre norvégien de la Santé et des Services de soins pour lequel « Nous devons être attentifs à ce que, dans le secteur de la santé, les mesures d'économies n'augmentent pas les inégalités sociales. Notre capacité à repérer les personnes les plus faibles de notre société et à leur accorder la priorité doit être notre principe directeur, tant lorsque l'économie va bien que lorsqu'elle va mal. Dès lors, il est encourageant que beaucoup de pays prennent des mesures pour protéger les groupes vulnérables, de manière à ce que ceux-ci soient moins affectés par la décision d'augmenter les frais à la charge du patient ». Avant de rappeler que la situation économique et actuelle obligera « tous les pays européens devront, dans les prochaines années, prendre de difficiles décisions et établir des priorités pour garantir la viabilité à long terme de nos systèmes de santé. Par conséquent, il est important pour les autorités norvégiennes de la santé de participer à cette conférence et de faire la lumière sur les effets – positifs et négatifs – des changements qui ont été introduits, ce qui nous permettra de prendre des décisions plus éclairées à l'avenir ».
La santé sensible au changement économique...
Même si les données recueillies ont leurs limites, les bases factuelles indiquent que la santé mentale est extrêmement sensible à la récession économique, qui augmente la probabilité de tomber malade et ralentit la guérison. Dans toute l'Union européenne, les suicides de personnes âgées de moins de 65 ans ont connu une hausse depuis 2007, inversant la tendance antérieure.
Tant le chômage que la crainte du chômage sont de puissants facteurs contribuant à cette situation. En outre, l'incidence des maladies infectieuses (telles que l'infection à VIH) a fortement augmenté dans certains des pays les plus touchés, où des coupes budgétaires ont entraîné une atrophie des programmes de prévention (par exemple, pour l'échange de seringues) et des services de traitement au stade initial de la maladie.
Cela démontre à quel point il est important non seulement de protéger, mais aussi de renforcer les services de prévention, pour lesquels la demande augmente durant les périodes de crise économique. De même, il est essentiel, pour éviter une aggravation de l'appauvrissement, de protéger en particulier les personnes pauvres et vulnérables des risques financiers liés à l'accès aux soins, à un moment où leurs besoins augmentent.
En outre, la baisse du revenu des ménages a un impact sur les comportements peu sains, tels que le tabagisme et la consommation nocive d'alcool, même si de nombreux pays signalent un recul de ces comportements dans l'ensemble.
Les bases factuelles indiquent que dans toute la Région européenne de l'OMS, les pouvoirs publics ont consenti d'importants efforts pour atténuer l'effet des coupes budgétaires et protéger l'accès en réduisant le coût des services. Ce faisant, ils ont gagné en efficience. Lors de la réunion de 2013, plusieurs ministres de la Santé de pays touchés par la crise décriront comment les difficultés peuvent être transformées en opportunités pour améliorer l'accès aux soins et la qualité de ces derniers, tout en maîtrisant les coûts.
La Rédaction
Le Secrétaire Générale de l’ONU Ban KI-MOON lance appel au rassemblement
A la veille de la journée mondiale de l'autisme, le secrétaire général des Nations-Unies à lui appeler dans un message à l'occasion de la journée mondiale à une plus grande attention internationale sur l'autisme et d'autres troubles développementaux qui affectent des millions de personnes à travers le monde. Un message que aura personnellement adressé son epouse par l'intermédaire d'une vidéo.
Ban KI-MOON, remémorant le vote de la session de l'Assemblée générale des Nations Unies ayant adopté une nouvelle résolution sur cette question et qui démontre un engagement à aider les personnes touchées et leurs familles. Une résolution qui encourage les États membres et d'autres pour renforcer la recherche et de développer leur prestation de santé, d'éducation, d'emploi et d'autres services essentiels.
Après la journée mondiale de la santé qui aura lieu le 4 avril prochain, le secrétaire général a lui indiqué que le « Conseil exécutif de l'Assemblée mondiale de la Santé prendra également l'objet de troubles du spectre autistique à sa prochaine session en mai ». Une volonté qui vraisemblablement prouve l'attention de lutter contre la stigmatisation, le manque de sensibilisation et de structures de soutien inadéquats.
Un message dans lequel le secrétaire général souligne également que les recherches actuelles indiquent que les interventions précoces peuvent aider les personnes souffrant de maladies autistes à réaliser des gains significatifs dans leurs capacités. « C'est maintenant le temps de travailler pour une société plus inclusive, mettre en évidence les talents des personnes affectées et assurer des possibilités pour eux de réaliser leur potentiel ». Un travail qui sera effectué par l'Assemblée générale qui tiendra une réunion de haut niveau le 23 septembre pour répondre aux conditions de plus d'un milliard de personnes handicapées, y compris ceux ayant des troubles du spectre autistique.
J'espère a conclu le secrétaire Ban KI-MOON, que les « dirigeants vont saisir cette occasion pour faire une différence significative qui permettra à ces personnes et à notre famille humaine dans son ensemble. Laissez-nous continuer à travailler main dans la main avec des personnes souffrant de troubles du spectre autistique, les aidants à cultiver leurs atouts tout en répondant aux défis auxquels ils sont confrontés afin qu'ils puissent mener une vie productive qui leur revient de droit ».
La Rédaction
