Accéder au contenu principal

Les maladies rares sous le signe de la solidarité « Rares, mais fort ensemble » pour cette 5e journée

Affiche Journée mondiale des maladies rares 2012

Avec environ à ce jour, près de 7000 maladies rares connues et cinq nouvelles maladies rares identifiées par mois. Une cinquième édition place cette année sous le thème de la solidarité, « Rares, mais forts ensemble ». Un slogan, qui rappelle qu'au-delà de la rareté de chaque maladie, les trois millions de malades en France et 28 à 30 millions en Europe partagent les mêmes combats, les mêmes attentes la solitude et les mêmes désarrois...C'est unis, solidaires au-delà des frontières, et comptant sur le soutien de l'ensemble des acteurs, pour que les patients atteints de maladies rares relèvent les mêmes défis.

Présente dans 46 pays en Europe, aux États-Unis, au Canada, en Asie, en Amérique Latine, en Australie et en Afrique. En Europe, elle est coordonnée par Eurordis en association avec les Alliances Maladies Rares locales. En France, l'association Alliance Maladies Rares en est l'organisatrice. Une multitude d'actions seront également déclinées en région, de la Champagne-Ardenne en Languedoc-Roussillon en passant par la Bretagne ou Midi-Pyrénées. Une formidable occasion pour journée de donner un coup de projecteur sur la cause des maladies rares et d'en améliorer leur connaissance.

Des maladies moins rares qu'on le pense ! 

Maladie rare ? La définition des maladies « rares » est bien précise : ce sont des affections dont chacune touche moins d'une personne sur 2 000. Autant dire que bien des maladies « collent » à cette définition. À noter que maladie rare ou maladies orphelines n'ont pas la même signification. Une maladie rare n'est pas nécessairement une maladie orpheline, appellation réservée à une maladie contre laquelle il n'existe pas de traitement pour la soigner.

Une petite fille française atteinte du syndrome Marshall Smith Le-syndrome Marshall-Smith, le combat d'une trentaine d'enfants au mondeCe qui fait leur particularité est le nombre de personnes touché par une de ces maladies dont certaine ne touchant que quelques centaines voire parfois seulement quelques dizaines de personnes dans le monde. À titres d'exemple celle du syndrome de Turner pour lequel HAS édité un guide en 2008, la spina bifida et l'atrésie de l'œsophage constituent le « trio de tête », avec des taux de prévalence importants. Ces maladies pourtant sont peu connues, tout comme l'hypertension artérielle pulmonaire qui touche 50 cas pour un million d'adultes.

En effet, aujourd'hui, les patients restent isolés et ont toujours du mal à avoir accès à l'information. Selon l'observatoire mis en place par Maladies Rares Info Services, l'errance diagnostique est encore de mise pour une bonne partie d'entre eux. La moitié des patients déclarent avoir consulté deux à cinq médecins de ville et la même proportion de médecins hospitaliers avant de savoir de quoi ils étaient atteints. 9 % considèrent n'avoir aucune information sur leur pathologie et 40 % une information partielle. Un document réalisé par l'INSERM et le professeur LEVY vous permet de façon simple et précise de comprendre de façon approfondie cette question des maladies rares.

Concernant la politique française sur ce sujet la France a mis en place depuis 2011 un plan maladies rares pour une période de trois ans entre 2011 et 2014 et qui a été instauré à l'occasion de la précédente journée internationale des maladies rares. Un plan dont beaucoup d'association l'AFM y comprit regrette la lenteur de sa mise en place et les manques de moyens consacrés.

Une fondation pour financer la recherche

Lancée demain à l'occasion de la journée internationale des maladies rares 2012, cette nouvelle fondation de coopération scientifique reconnue d'utilité publique, dont les statuts ont été approuvés par décret le 7 février dernier. Celle-ci sera destinée à promouvoir la recherche et c'est installé sur le site de l'hôpital Broussais à Paris, avec à sa tête le Pr Nicolas LEVY, directeur de l'Institut des Maladies Rares, connu pour ses travaux sur la progéria, maladie du vieillissement accéléré. Ce dernier sera assisté par Céline HUBERT, généticienne, pour la direction opérationnelle.

Une fondation, qui a vu le jour sur l'initiative de cinq partenaires AFM (myopathies/Téléthon), Alliance des Maladies Rares, INSERM, Conférence des directeurs généraux des CHU et Conférence des présidents d'universités, contribue au financement et à la dotation de la Fondation. La Fondation pourra aider les équipes à monter des projets d'essais cliniques et à en trouver le financement. Le coût des essais peut en effet varier, selon leur nature, d'un demi-million à plusieurs millions d'euros.

Avec comme objectif de contribuer à coordonner la recherche et à faciliter le financement de la recherche au bénéfice des malades, selon son directeur. « Moins d'une centaine de traitements sont actuellement disponibles face aux nombreuses pathologies rares répertoriées » précises le Pr LEVY. D'où le besoin d'élargir les sources de financement (mécénats, partenariats privés, etc.) pour faire avancer la recherche, souligne-t-il.

Sur les rails et dans les gares

L'association Alliance Maladies Rares s'allie à Orphanet autour d'une opération de sensibilisation du grand public à bord des iDTGV. Des conférences seront proposées dans les trains au départ de Paris à destination Lyon, Marseille, Nice ; Strasbourg, Toulouse et Montpellier. Des dépliants d'information et des quiz sur les maladies rares seront distribués avec quelques cadeaux à la clé, ainsi que la visite d'une exposition de photo. Une opération organisée avec le soutien de la Fondation Groupama pour la santé et des laboratoires Genzyme. Une opération qui avait déjà réalisé, en 2011 et avait connu un franc succès auprès du grand public. À noter le rassemblement prévu, lui a Paris sur le Parvis des Droits de l'Homme, face à la Tour Eiffel, à 13H00

Alors au final me direz-vous une journée, c'est peu par rapport aux 164 autres, mais au moins on en parle, on se penche sur leur quotidien difficile un réconfort pour ces familles et malades et le sentiment de solitude, de désarroi est souvent très grand.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Pour aller plus loin :  Site de la journée internationale des maladies rares ou le portail des maladies rares OrphanetSans oublier le site européen ou de nombreux renseignement son disponible. Vos contacts Alliance Maladies Rares en région : Alsace : Laurent Ecochard Aquitaine : Françoise Tissot Bourgogne : Sylvie Castella Bretagne : Ginette Volf-Philippot Champagne-Ardenne : Marie-Françoise Méresse Centre : Alain Huguet Franche-Comté : Philippe Grammont Languedoc-Roussillon : Olivier Nègre Lorraine : Marianne Rivière Midi Pyrénées : Pascal Dero Nord-Pas-de-Calais : Jean-Pierre Blois PACA : Philippe Hanriat Pays de Loire : Dominique Le Berre Rhône-Alpes : Alain Donnar

Catégorie : JOURNÉE MONDIALE
Publication : 28/02/2012

Articles en relation

AVC première cause de handicap moteur seconde : Une urgence de santé publique encore trop méconnue

Chaque 29 octobre, la Journée mondiale de l’accident vasculaire cérébral (AVC) rappelle l’ampleur d’un fléau qui bouleverse des millions de vies. Première cause de handicap acquis chez l’adulte, et première cause de décès chez la femme et deuxième chez l’homme, l’AVC reste encore trop souvent sous-estimé par la population, alors que chaque minute compte pour sauver des vies et limiter les séquelles. En France elle touche plus 160 000 personnes, et plus de 30 000 décès chaque année.

Journée de la Santé mentale : Une santé qui se dégrade chez les jeunes de 11-24 ans en 2023

La Journée mondiale de la santé mentale est célébrée chaque année le 10 octobre afin de faire mieux connaître les questions de santé mentale dans le monde entier et d’améliorer l’aide aux personnes qui ont des problèmes de santé mentale. Une journée l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) ont placée cette année sous le thème « La santé mentale est un droit humain universel ». La France loin d’être exemplaire, telle que l’exil forcé des enfants et adulte autisme en Belgique, mais aussi l’importante dégradation du système psychiatrique en France.

Le suicide un réelle santé publique majeur : Un journée placé sous le thème « Créer l’espoir par l’action »

Une journée créer en 2003 instituée en 2003 par l’Association internationale pour la prévention du suicide1 qui célébrera sa 21ème édition. Un suicide qui dans le monde représente la mort de plus 770 000 mort chaque année et la quatrième cause de mortalité chez les 15-29 ans. Dont 77 % dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Le suicide est un problème de santé publique majeur qui touche environ 56.000 personnes par an en Europe, soit 1,1 % de tous les décès. La France fait partie des pays européens où le taux de suicide est le plus élevé, avec 13,8 décès pour 100.000 habitants en 2019, derrière la Lituanie, la Lettonie et la Slovénie.

« Sang, plasma : partageons la vie, donnons souvent ! » Solidarité et générosité ce don sauve des vies

Le slogan de la campagne de la Journée mondiale du donneur de sang 2023, célébrée le 14 juin, est « Sang, plasma : partageons la vie, donnons souvent ! ». Il porte avant tout sur les patients nécessitant un soutien transfusionnel à vie et souligne le rôle que chaque personne peut jouer en faisant le don précieux de sang ou de plasma. Il souligne également l’importance de donner régulièrement du sang ou du plasma pour créer un stock sûr et durable en sang et en produits sanguins qui puisse être toujours disponible, partout dans le monde, de sorte que tous les patients qui en ont besoin puissent recevoir un traitement en temps voulu.

Épilepsie : Les parents pauvres des maladies neurologiques, les associations poussent un cri d’alarme !

A l’occasion de la journée mondiale de l’épilepsie ce 11 fevrier, l’association Epilepsie-France interpelle les pouvoir public et la société française concernant les 800 000 épileptiques en France représentant la 3ème maladie neurologique en France après la migraine et la démence. au niveau mondial avec plus de 50 millions de personnes dans le monde. Une maladie qui en France demeure le parent pauvre des maladies neurologique avec un déremboursements, absence de plan national accentué par le problème, une stigmatisation des malades, des déserts médicaux. Une journée, organisée à l'initiative de l'International Bureau for Epilepsy (qui regroupe les associations de patients à travers le monde) et la Ligue Internationale Contre l'Épilepsie regroupant les sociétés savantes en épilepsie.

Le Braille plus de siècles d’existence, a-t-il encore un avenir a l’heure du tout numérique ?

Pour célébrer la naissance de Louis Braille, le 4 janvier a été déclaré « Journée Mondiale du Braille » en 2001, date correspondant a la naissance de son inventeur Louis BRAILLE qui aura mis au point cette écriture destinée aux personnes mal et non-voyantes. Des déficients visuels qui dans le monde représentent plus de 00 millions de personnes. En France ils sont ainsi plus 2 millions de personnes de déficients visuels. Plus de deux siècles plus tard, qu’en est-il aujourd’hui de son usage, notamment à l’ère du numérique ? Nous faisons le point, avec le témoignage de Francis Rocher, formateur non-voyant en informatique adaptée à l’UNADEV, au centre régional de Toulouse.