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Le CNRS annonce avoir découvert un nouveau marqueur de l’autisme : Une découverte majeure ?

Rédigé le 19 Janvier 2016
Matthieu un jeune autiste diagnostique en 2007

Matthieu un jeune autiste diagnostique en 2007C'est par l'analyse de la morphologie du cerveau de très jeunes autistes, que les chercheurs du CNRS, d'Aix-Marseille Université et de l'AP-HM ont identifié un marqueur cérébral spécifique de l'autisme, détectable par IRM et présent dès l'âge de deux ans. Une découverte qui pourrait dans les années à venir permettre de détecter l'autisme plus tôt chez l'enfant et dès l'âge de deux ans. Une découverte rendue possible par les compétences en traitement d'imagerie médicale de l'Institut de neurosciences de la Timone (CNRS/Aix-Marseille Université) et par l'accès à une cohorte de patients homogènes, diagnostiqués très jeunes et ayant tous été évalués selon le même protocole au Centre de ressources autisme PACA. Des résultats d'une étude et de leur collaboration qui ont été publiées, le 12 janvier 2016 dans la revue Biological Psychiatry : Cognitive Neurosciences and Neuroimaging.

Une prise en charge plus rapide....

Les chercheurs français qui selon Christine DERUELLE, directrice de recherche CNRS à l'Institut de neurosciences de l'hôpital de la Timone à Marseille, précise dans un communiqué que l'anomalie repérée consiste en un pli moins profond au niveau de l'aire de Broca, une région du cerveau spécialisée dans le langage et la communication, deux fonctions qui sont typiquement altérées chez les patients atteints d'autisme. Cette anomalie, qui est visible dès l'âge de deux ans, pourrait vraisemblablement aider à diagnostiquer l'autisme beaucoup plus tôt qu'on peut le faire actuellement, ce qui permettrait une prise en charge plus précoce.

Un argument important comme le souligne Christine DERUELLE « En effet à l'heure actuelle, le diagnostic n'est posé que sur la base de signes cliniques, à partir de l'observation des enfants et d'entretiens avec leurs parents, et en moyenne à l'âge de 4 ans et demi. On gagnerait donc deux ans, ce qui permettrait probablement de personnaliser les soins visant à développer leur langage et leurs compétences, à adapter leur comportement et à gérer leurs émotions »

L'autisme se cache-t-il dans un pli du cerveau ?

Une étude pour lequel les chercheurs du CNRS se sont intéressés à un nouveau marqueur géométrique, appelé « sulcal pit », Il s'agit du point le plus profond de chaque sillon du cortex cérébral. Ils ont alors pour cela comparé à partir de résultats d'IRM, la profondeur maximale de chaque sillon du cortex cérébral de 102 jeunes garçons âgés de deux à dix ans, dont 59 étaient atteints d'autisme typique, 21 présentaient un trouble envahissant du développement non spécifié (TEDNS) et 22 étaient exempts de tout trouble du spectre autistique.

C'est à partir de ces points que se développent les plis présents à la surface du cerveau. Ceux-ci sont donc mis en place très tôt au cours du développement, probablement sous influence génétique, ce qui en fait des indicateurs adaptés aux comparaisons entre individus.

En comparant les trois groupes, ils ont découvert que, dans l'aire de Broca (une région connut dans le langage et la communication), la profondeur maximale d'un sillon était moindre chez les enfants atteints d'autisme par comparaison aux deux autres groupes.

De manière intéressante (bien que contre-intuitive), cette atrophie très localisée est corrélée aux performances de communication chez le groupe d'enfant autiste : plus le sulcal pit est profond, plus les compétences en termes de production de langage sont limitées.

Selon les chercheurs du CNRS, cette anomalie spécifique, aux enfants atteints d'autisme pourrait donc constituer un biomarqueur de la pathologie qui pourrait aider à un diagnostic et à des prises en charge plus précoces, dès l'âge de deux ans. En effet, à l'heure actuelle, l'autisme est diagnostiqué sur la base uniquement de signes cliniques, à partir de l'observation des enfants et d'entretiens avec leurs parents et le diagnostic est posé en moyenne à 4 ans et demi en France.

Cette étude a aussi débouché sur une découverte concernant le développement du cerveau. Alors que l'on pensait que le plissement du cortex était achevé à la naissance, les chercheurs ont observé que certains sillons (les plus superficiels) continuent à se creuser avec l'âge. Et ce, de manière identique chez les enfants atteints d'autisme et chez les autres. La recherche biomédicale peut donc également nous éclairer sur la compréhension des mécanismes du vivant.

Stéphane LAGOUTIERE

La nouvelle Agence Régionale de Sante Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon a pris ses fonctions

Rédigé le 19 Janvier 2016
Depuis le 1er Janvier la nouvelle agence regionale de sante se trouve a Montpellier

La nouvelle ARS Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon a vu le jour le 1er janvier 2016, en même temps que la grande région. À sa tête Mme Monique CAVALIER, qui devra diriger cette nouvelle agence dont la tache loin d'être évidente, devra garantir l'égalité d'accès aux soins sur un territoire régional marqué par de fortes disparités sociales et territoriales. Mais aussi une population, qui augmente, mais qui vieillit et un taux de handicap qui lui progresse également avec une offre de soins inégalement répartie. Des priorités nouvelles auquel la nouvelle ARS devra s'adapter à ces priorités de santé.

Handicap psychique et autonomie, une nouvelle résidence dans les Yvelines et la volonté de concilier l’impossible…

Rédigé le 18 Janvier 2016
La nouvelles residence accueil qui propose 30 logement aux personnes en situation de handicap psychique

Alors que Pierre BEDIER, président du département des Yvelines, s'est uni avec trois départements de la grande couronne parisienne de Seine-et-Marne, du Val d'Oise et de l'Essonne pour interpeller à nouveau le gouvernement sur leurs budgets 2016 qu'ils jugent "asphyxié" par la hausse des dépenses sociales et la baisse des dotations de l'État. Pierre BEDIER, démontre que son département poursuit avec l'investissement social comme avec l'ouverture depuis le 1er janvier d'une résidence sociale pour personnes en situation de handicap psychique stabilisé qui a ouvert ses portes à Follainville-Dennemont. Une première pierre d'une démarche visant à développer des logements à destination des plus fragiles.

« Avoir un petit chez moi... »

« Vivre chez mes parents, c'est bien, mais j'aimerais bien avoir un petit chez moi un jour. » A 32 ans, Christophe a des envies d'ailleurs. Malgré un état de santé stabilisé et un emploi en Esat (Établissement et service d'aide par le travail), il vit toujours dans sa chambre d'enfant au domicile de ses parents, à Houilles. Une situation qui représente pour beaucoup de personnes en situation de handicap une solution forcée, et qui si elle peut présenter des avantages représente une perte importante vers l'autonomie.

« Nous n'avons jamais trouvé de places dans les établissements spécialisés qui réunissaient toutes les conditions à un déménagement », regrette Mireille, sa mère. Une situation qui pourrait rapidement se débloquer. En collaboration avec les intercommunalités, le Département développe en effet la démarche « Yvelines Résidences ».

C'est qu'offre cette nouvelle résidence accueil de Follainville-Dennemont qui propose 29 studios et un deux pièces aux personnes en situation de handicap psychique. Une première dans les Yvelines. Une innovation pour lequel comme l'explique la conseillère départementale déléguée au logement, Alexandra ROSETTI, « Il s'agit de créer des formes de logements adaptés aux publics les plus sensibles : étudiants, jeunes en insertion professionnelle, adultes en perte d'autonomie et personnes en situation d'exclusion sociale ou de handicap psychique ».

Cette ouverture est un exemple concret, les critères d'admission ? Être autonome et stabilisé dans sa maladie précise le communiqué. Une «résidence qui offre un cadre de vie semi-collectif et la garantie d'un accompagnement sanitaire et social, dans le cadre de partenariats formalisés avec le secteur psychiatrique et médico-social. En résumé, comment concilier suivi médical et autonomie.

Un second projet en cours de réalisation à Croissy-sur-Seine

Une seconde résidence du même type devrait voir le jour à Croissy-sur-Seine avant la fin de l'année (28 logements). En tout, 300 places dédiées au handicap mental vont être créées d'ici à 2020. Sans doute suffisant pour permettre à Christophe de trouver son bonheur et s'offrir enfin son indépendance.

Entre 2015 et 2020, le Conseil départemental veut créer 2 500 places en résidence accueil à l'attention des publics les plus fragiles, soit une enveloppe de 20 M€. « Un investissement lourd, mais nécessaire. Le Département se doit d'être aux côtés des plus fragiles », explique Pierre BEDIER, Président du Conseil départemental des Yvelines. Reste a esperer que le gouvernement laisse les moyens financier a son département d'aller jusqu'au bout de son objectif...

La Rédaction

Un homme condamné à 12 ans de réclusion pour avoir défenestré son père handicapé

Rédigé le 18 Janvier 2016
La Cour d'assise de Strasbourg au sein du palais de Justice

Des familles abandonnées, voilà ce que représente avant tout cette triste histoire au sein de ce foyer. Celle d'un homme qui le 26 octobre 2013, aura roué de coups et défenestré du premier étage de sa maison mortellement son père, à Reitwiller, au nord de Strasbourg, car il affirmait ne plus supporter ce sexagénaire lourdement handicapé. La victime, Jean-Claude KILAR, 67 ans, était décédée peu après des suites de ses blessures.

Ségolène NEUVILLE inaugure un établissement d’éducation et soins à Domicile de l’Adapei’66.

Rédigé le 15 Janvier 2016
Segolene NEUVILLE lors de l inauguration du SESSAD Esperanza coupant le ruban ce 15 janvier 2015

Porté par l'Association départementale de parents et amis de personnes handicapées mentales des Pyrénées-Orientales (ADAPEI66) en coopération avec l'Association Autisme Esperanza. Le SESSAD a ouvert en novembre 2015 et a permis d'accompagner 15 enfants sans solutions à Toulouges dans les Pyrénées Orientales. Un établissement que est venu inauguré chez elle dans son département, la Secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées Ségolène NEUVILLE.