Pietinons les préjugés : tel est le nom d’une campagne et enquête d’opinion lancé par l’agence E&H LAB
Dans une société ou la communication rytme souvent avec apparence, les idées sur la personne handicapée restent nombreuse. L’handicap réduit souvent au seul fauteuil ou a la canne blanche…Une conception commune à de nombreux pays percevant le handicap ou la personne comme un frein face a des perceptions et des idées reçues ! Refusant de voir la personne l’être humain face a ces innombrables diversités.
Afin d'interpeler le grand public sur les préjugés liés au handicap et lutter efficacement contre les discriminations, l’agence E&H LAB lance sa nouvelle campagne intitulée "Piétinons les préjugés". Ce sondage anonyme est une étape importante de ce projet. Une campagne dont ces concepteurs affirment vouloir créer de nouvelles connexions et de rencontre entre des personnes appartenant a des milieux culturels et sociaux différents.
Un projet mis en œuvre par Deza Nguembock, femme entrepreneure d’origine camerounaise handicapée de naissance et qui a fondé l’agence E&H LAB. Qui explique que cette idée et né sur la base de « permettre à un plus grand nombre de personnes non concernées directement par la question du handicap de participer de manière spontanée, directe et palpable à la lutte contre les discriminations liées au handicap à travers un évènement fédérateur ».
Des participants qui au-delà de ce sondage, sont invités à piétiner les préjugés inscrits soit sous forme de tags éphémères sur la voie publique soit d’une installation sous forme de sol tactile ; puis à vivre une expérience unique et originale à l’intérieur d’une bulle artistique conçue avec des illustrations, des animations, des jeux interactifs, des textes et du son. Ce dispositif sera complété en 2015 par Monsieur Préjugés : une installation artistique qui se veut permanente.
Une campagne qui sera lancée officiellement demain, 7 octobre à Gentilly par une grande manifestation de street-art, pour toucher tous les publics et sera ensuite déployée dans de nombreuses communes en France, dont Paris très prochainement.
La Rédaction
12 ans de prison pour l'homme accusé d'avoir transmis le VIH a son épouse
Après 4 jours de procès commence le 29 septembre dernier, devant la Cour d’Assises d’Aix-en-Provence, a été condamnée hier 2 octobre, Christophe MORAT surnommé "le passeur de sida", âgé de 40 ans, pour avoir transmis le VIH, sciemment et état de récidive. L’accusé condamné à douze ans de réclusion criminelle, face aux 15 ans requis par l’avocate générale, Martine ASSONION, demandant pardon à nouveau pardon aux femmes assises en face de lui sur le banc des parties civiles.
Une sentence qui n’est pas une première l’homme ayant déjà été condamnée, ce dernier avait déjà été reconnu coupable d'avoir exposé cinq autres femmes à ce risque. Il avait déjà été définitivement condamné en 2005 pour des faits similaires à six ans d'emprisonnement
En Allemagne en 2011, une chanteuse allemande Nadja Benaissa, 28 ans, membre du groupe féminin No Angels, avait condamnée à deux ans de prison avec sursis pour avoir transmis le virus du sida à un partenaire sexuel à qui elle avait caché sa séropositivité. L'association allemande de lutte contre le sida Deutsche AIDS-Hilfe avait alors déclaré "profondément regretté" le verdict qui va, selon elle, provoquer "des dégâts dramatiques" en stigmatisant les séropositifs.
Un homme a la double personnalité et destructrice
Christophe MORAT était jugé pour "administration volontaire de substances nuisibles" à plusieurs femmes, ayant entraîné pour l'une d'entre elles, contaminée, "une mutilation ou une infirmité permanente" et pour cinq d'entre elles, séronégatives, une atteinte à l'intégrité psychique, le tout "avec préméditation et en état de récidive légale". L'avocate générale, a dépeint l’accusé lors de son réquisitoire le 2 octobre, comme un homme "théâtral, comédien", "charmeur, séducteur", avec "deux personnalités" : le "tendre" et le personnage "abject, qui parle de manière dure".
Revenant longuement, sur les multiples aventures sexuelles de l'accusé dès sa sortie de prison, entre 2008 et 2011. "M. MORAT est en chasse", et va "continuer son oeuvre destructrice". Précisant que l’accusé était parfaitement au courant « de tous les modes de transmission » du VIH.
La défense, Me François MASON, Me Barbara CAMOIN soulignera que "La trahison, l'infidélité, sont le lot de la nature humaine, mais ne constitue pas une infraction pénale". Me François MASON se sera surtout attaché à démontrer l'absence de préméditation, qui a justifié son renvoi devant une cour d'assises, et non devant un tribunal correctionnel. Le sida, c'est le cumul de trois grands tabous : le sexe, le sang, la mort", a-t-il également lancé pour expliquer son incapacité à avouer sa séropositivité à ses partenaires.
Stéphane LAGOUTIÉRE
Les avocats de Paris sur les parvis de la capitale au service de l’information et du conseil des citoyens
Accessibilité, logement, santé…pénale et civile, les avocats de Paris seront du 6 au 12 octobre prochain dans la rue, non pas cette pour manifester pour protéger les professions libérales ou quelconques privilège, mais informer et conseiller le citoyen de ces droits et obligations. L’opération l'avocat dans la Cité, organisée pour la troisième année consécutive du 6 au 12 octobre 2014 par le barreau de Paris, en partenariat avec la Mairie de Paris.
Inclusion et compensation du handicap de l’enfant les sénateurs terminent leurs mandats, sans réponse
Alors que le Sénat a procédé dimanche dernier à ces élections de la moitié des sièges sénatoriaux. Les sénateurs Marcel RAINAUD de l’Aude et Mireille SCHURCH de l’Allier auront quitté leurs sièges sans avoir obtenu de réponse aux questions qu’ils ont posées au gouvernement concernant la politique du handicap. Une vision pour les ministres en charge de ses questions et ne pas correspondre pas aux affirmations du premier ministre, Manuel VALLS, qui se dit soucieux de cette politique.
Deux questions qui pour celle du socialiste, Marcel RAINAUD, publié dans le JO Sénat en novembre 2013, rappelle à Mme la ministre déléguée aux personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion, ces interrogations nombreuses sur: " l’inclusion sociale des personnes en situation du handicap ".
Ou encore celle de l’ancienne Sénatrice Mireille SCHURCH, publiée dans le JO Sénat en août 2013, attiré l’attention de la ministre déléguée sur le fait que depuis le 1er avril 2008, les parents d'enfant handicapé peuvent choisir, si la situation et les besoins de l'enfant le justifient, entre un complément d'allocation d'éducation d'enfant handicapé (AEEH) et une prestation de compensation du handicap (PCH).
L’ancienne sénatrice qui rappelé que les compléments AEEH seraient, a priori, plus favorables pour les très jeunes enfants et pour les besoins éducatifs de garde ou de soins, alors que la PCH concernerait plutôt les interventions d'aidants salariés ou familiaux sur les temps d'aide quotidiens importantes. Face aux situations souvent très complexes et évoluent dans le temps.
Un point important quand on sait, sans réponse aujourd’hui en ce qui concerne le PCH au vu de l’affirmation de nombreux parents soulignent son inadaptation lorsqu'il s'agit de s'occuper d'un enfant totalement dépendant.
Mireille SCHURCH, qui avait demandé quelles dispositions comptent prendre le Gouvernement pour que soient revus ces modes de compensation pour les personnes mineures en situation de handicap, notamment en matière d'aide humaine, dans un esprit de simplification pour les familles.
Stéphane LAGOUTIÉRE
L’accès aux transport et lieux public pour les chiens guide ouverte au personnes invalide a partir de 50 %
Les chiens guides et les chiens d’assistance constituent une aide pertinente permettant à de nombreuses personnes handicapées de vivre en plus grande autonomie. Une liberté d’accès, total et gratuit à tous les transports et lieux ouverts au public qui était jusqu’à présent réduit aux chiens des personnes avec un taux d’incapacité de plus de 80 %. Une ordonnance vient de réduire ce taux à 50 %.
L’ordonnance n°2014-1090 du 26 septembre 2014 a corrigé cette lacune législative en modifiant l’article 88 de la loi n°87-588 : désormais les chiens des personnes handicapées titulaires de la carte de priorité (taux d’incapacité compris entre 50 et 79 %) et les chiens en formation (afin qu’ils s’habituent aux lieux qu’ils fréquenteront avec leur futur maître) peuvent accéder à tous ces lieux et services de transport. Ce droit ne comporte aucune exception : le fait d’interdire l’accès à un chien guide ou d’assistance est sanctionné par une contravention de 3e catégorie. Une disposition applicable depuis le 28 septembre dernier.
L’élargissement des personnes pouvant entrer dans les lieux publics et les services publics de transport avec leur chien guide ou d’assistance a été précédé par la création d’un véritable statut du chien guide ou d’assistance. Ainsi un "certificat national" a été créé. Celui-ci est remis aux familles d’accueil, pour les chiens en cours d’éducation, par les centres d’éducation, puis aux personnes handicapées attributaires d’un chien éduqué. Parallèlement la procédure de labellisation des centres d’éducation pour chiens-guides d’aveugles ou d’assistance a été simplifiée.
Pour accompagner ce dispositif, le Gouvernement a annoncé également la mise en place des outils favorisant sa compréhension (fiches pratiques, foire aux questions, auto-diagnostic, etc.). Ainsi, une campagne d’information radio et internet sera déployée, la Caisse des Dépôts et consignations et Bpifrance mettent en place des prêts à taux bonifié, et 1000 ambassadeurs d’accessibilité seront recrutés sur l’année dans le cadre du service civique pour expliquer les dispositifs sur le terrain.
La Rédaction




