L’Agefiph présente la web-tv Handichat sur le salon paris pour l’emploi, pour un moment d’interaction
Du 2 au 3 octobre 2014, de 9 h à 18 h, l’Agefiph présente la web-TV handi-Chat, sur le salon Paris pour l’emploi : espace dédié à la présentation de politiques d’emploi des entreprises et de dialogue en direct sur le site Handichat.fr pour les personnes handicapées en recherche d’emploi. Un moment qui il faut l’espérer pourrait permettre a des employeurs récalcitrants a l’embauche de travailleurs en situation de handicap dont le taux de chômage dépasse les 22.5 % !!! Avec plus de 1 000 m² qui seront exclusivement dédiés au recrutement des travailleurs handicapés.
L’adjointe au Maire de Paris, visite le chantier du futur centre de santé et d’acceuil pour étudiants handicapés
Marie-Christine Lemardeley, Adjointe à la Maire de Paris chargée de l'enseignement supérieur, de la recherche et de la vie étudiante, Conseillère du 5e arrondissement à visiter hier 25 septembre, le chantier du Centre Colliard de la Fondation Santé des Étudiants de France. Un lieu qui devrait accueillir à partir de la rentrée 2015-2016 des étudiants handicapés physiques en situation de grande dépendance fonctionnelle.
Une visite Marie-Christine Lemardeley, a effectué en présence de Ian BROSSAT, Adjoint à la Maire de Paris chargé du logement et de l'hébergement d'urgence, Bernard JOMIER, Adjoint à la Maire de Paris chargé de la santé, du handicap et des relations avec l'AP-HP, et Christian FORESTIER, président la Fondation Santé des Étudiants de France.
Un projet qui permettra d'améliorer les chiffres du taux d'étudiant en situation de handicapé moins de 2 %, et ceux malgré son doublement en plus de dix ans. Mais qui comme les étudiants valides sont de plus en plus sujets a renoncé aux soins faute de moyens sans parler de l'incroyable carence de l'offre d'hébergement pour les étudiants handicapés physiques dépendants à Paris.
Un Iieu de vie en plein cœur de Paris
Un chantier en cours, réalisé en partenariat avec la ville de Paris ainsi que la région ile de France. Un établissement pour lequel la fondation a souhaité un projet inclusif afin d'appréhender le public étudiant de façon globale, sans morceler les problématiques sociales, familiales, médicales et pédagogiques. Le centre situé rue Quatrefages se composera de deux pôles
Un Pole santé et de soin
L'objectif premier sera de favoriser l'accès aux soins des étudiants par une prise en charge adaptée à leur mode et rythme de vie, à leur niveau de ressources, à leur projet d'étude. Cette prise en charge devra recourir à une organisation spécifique en termes d'amplitude des plages d'ouverture de la structure, d'accueil, d'offre de soins, d'actions de prévention et d'éducation thérapeutique, de collaboration avec le réseau...Le centre proposera différentes consultations notamment de médecine générale, d'ophtalmologie, de gynécologie, de nutrition et d'addictologie
Un pôle hébergement
proposera un foyer d'hébergement pour étudiants lourdement handicapés avec 16 logements accessibles et domotisés, avec services adaptés aux besoins des étudiants handicapés physiques en situation de grande dépendance fonctionnelle. Il s'agira pour l'essentiel de jeunes atteints de lésions médullaires et neuromusculaires de type myopathes, tétraplégiques.
Un bâtiment qui après rénovation permettra a l'étudiant en fauteuil roulant électrique de déambuler en toute autonomie par un accès à distance à l'ensemble des commandes de l'environnement. À cela s'ajoutera également un service d'aide et d'accompagnement notamment pour les tâches quotidiennes, ou de la vie courante, mais également un soutien humain et technique pour faciliter le projet d'étude en lien avec les services universitaires ou scolaires. Voir un accompagnement à l'élaboration du projet professionnel.
Un manque d'investissement public ?
Un établissement dont le cout global aura été de 7.5 M€, financés a 61 % par la fondation et un emprunt, ainsi que par la ville de Paris pour 30 % et la région pour 9 %. On peut ainsi s'interroger sur la faiblesse du taux de participation de la région, mais surtout de l'absence totale de l'état. Une situation qui permet la encore de s'interroger sur la politique déclarée de la ministre de l'Enseignement supérieur et celle réellement pratiquée. Un centre qui devrait permettre la création 25 a 30 emplois en équivalent temps plein...
La FSFF c'est quoi exactement...
La Fondation Santé des Étudiants de France (FSEF) créée en 1923 à l'initiative de l' UNEF et reconnue d'utilité publique en 1925 dispense des soins à des adolescents et jeunes adultes de 12 à 25 ans souffrant de troubles psychiques, de maladies chroniques ou de suites d'accidents et leur permet de poursuivre une scolarité au sein des structures de soins.
La Fondation regroupe 12 établissements sanitaires et 10 structures médico-sociales situés dans toute la France ; elle accueille plus de 5000 patients par an. Une annexe pédagogique, rattachée à un lycée public, est implantée dans chaque clinique. Les patients peuvent ainsi poursuivre leurs études et bénéficier d'enseignements dispensés par 300 professeurs de l'Éducation nationale. La scolarité des patients est adaptée à leur état de santé.
Les établissements de la Fondation santé des étudiants de France participent au service public hospitalier et font partie du secteur privé d'intérêt collectif (ESPIC). Le budget annuel de la Fondation santé des étudiants de France est de 165 M€ et le nombre de salariés est près de 2500 dont 160 médecins.
Des soins actifs dispensés dans diverses spécialités avec 43 % aux activités en psychiatrie, 43 % en soins de suite de et réadaptation (Médecine physique et de réadaptation et soins de suite médicalisés). Le reste pour 11 % sont liée a des activités médico-sociales + 8.500 actes de BAPU, enfin 3 % pour la médecine en court séjour (MCO, dialyse).
Stéphane LAGOUTIÉRE
T’HANDIQUOI : Un nouveau jeu pour mieux vivre le handicap au travail ?
Intégrer 6% de personnes handicapées semble encore difficile à atteindre pour de nombreuses entreprises. Seule la moitié d’entre elles respectent leur obligation légale d’emploi de travailleurs handicapés. Parmi les freins : le regard des salariés sur le handicap et la non-déclaration de leur propre RQTH par les salariés eux-mêmes selon l’un de ces concepteurs. Pourtant, lorsque l’entreprise est active sur le sujet, déclarer son handicap peut-être un cercle vertueux, permettant au salarié de travailler dans de meilleures conditions et, à l’entreprise, d’être plus performante. Un quiz dont la fabrication a été confiée à l’entreprise adaptée Handiprint.
Contre le crime, la barbarie et l'exclusion souvenons nous, la France decrete un deuil nationale de trois jours
Pays des droit l’homme, la France est en deuil depuis aujourd’hui et jusqu’au 28 septembre, les drapeaux seront mis en berne, pour rendre hommage à Hervé Gourdel, guide de montagne de 55 ans décapité en Algérie par un groupe islamiste qui a fait allégeance à l’EI. Un crime indigne, sans nom et qui le début de l’intolérance et l’exclusion, celle contre quoi les Français en situation de handicap lutte notamment tous les jours.
À Nice, où vivait Hervé Gourdel, les drapeaux ont d'ores et déjà été abaissés comme dans d'autres villes. Et dans le village de Saint-Martin-Vésubie (Alpes-Maritimes), où il avait créé un bureau des guides, les habitants lui ont rendu un premier hommage hier en fin d'après-midi, avant prévus celui a Nice avec la famille samedi. "La France tout entière est en deuil après l’exécution barbare de notre compatriote Hervé GOURDEL", comme le précise l’Emysée. "Ce crime ne saurait rester impuni".
La rédaction de France Handicap Info, et toute son équipe se joint a ces lecteurs, au français, a tous les réprésentants civils, politiques et religieux pour lui apporter dans ses moments de peine et de souffrance, toutes ces condoléances et son soutien...
Stéphane LAGOUTIÉRE
Rédacteur en Chef du journal
L’Unapei demande le déploiement dispositif d'inclusion scolaire destinée aux enfants autistes
Constitué par la mise en œuvre du troisième plan autisme représentant l’une des mesures porteuse de plans, les 30 classes d'IME(1) implantées dans les écoles maternelles ordinaires ne joue tous pas leurs rôle d'inclusion. Une déception pour l’association depuis sa mise en oeuvre, car a ce jour il ne concernerait ainsi que 210 enfants autistes, une situation qui ne peut être acceptable pour la principale association de parent d’enfant et adultes déficients mental.
Une situation dont l'Unapei estime dans un communiqué que la « création de ces places doit être un début et son déploiement à la hauteur des besoins de tous les enfants en situation de handicap mental et cognitif encore loin d'être satisfaits ».
Ce « dispositif répond en tout point à ce que l'Unapei demande depuis de nombreuses années : la prise en charge précoce des enfants autistes, l'inclusion dansl'école de la République et la collaboration indispensable du médico-social et de l'Éducation nationale. C'est une des réponses au manque de solution criant de tous les enfants en situation de handicap mental et cognitif qu'il faut déployer pour espérer satisfaire l'ensemble des demandes en souffrance » déclare Christel PRADO, présidente de l'Unapei.
Entre théorie et pratique, la différence et parfois grande…
Une déception d’autant plus grande, car si en théorie ce dispositif semble répondre aux attentes des parents et de l’association, l’inclusion à l’ordinaire qui représente pour celle-ci le meilleur des apprentissages du vivre ensemble. Mais aussi en matière d’un accompagnement précoce, ou preuve a été faite que la prise en bas âge attenuer les symptômes de l'autisme.
L’association qui reconnait que les deux expériences sont nécessaires et complémentaires. À la fois celle de l'Éducation nationale qui détient l'expertise des apprentissages, le secteur médico-social détient celle de l'accompagnement des élèves handicapés. Les Unités d'enseignement (classes d'IME) implantées dans les écoles ordinaires ont l'intelligence de partager et mutualiser les compétences sur une unité de lieu et de temps.
Reste qu’en pratique, les associations rencontrent de nombreux obstacles à la création de ces places. Les difficultés résident dans le fait que le diagnostic précoce de l’autisme reste exceptionnel. Les rares enfants autistes à avoir été diagnostiqués avant l'âge de trois ans doivent également avoir obtenu une notification de la CDAPH(2) les orientant vers cette Unité d'enseignement délocalisée à l’école.
Cela suppose aussi que la MDPH(3) ait été bien informée de l'implantation de l'UE et de ses enjeux. Par ailleurs, les jeunes enfants autistes ayant obtenu un diagnostic précoce sont souvent accompagnés par le secteur sanitaire. Or la coopération entre le secteur sanitaire et le secteur médicosocial est loin d'être optimale, elle se doit d'être renforcée afin de permettre à ces jeunes enfants d'accéder aisément à ces classes.
L'Unapei qui demande dans son communiqué, le déploiement de ce dispositif en maternelle, mais aussi en élémentaire à la hauteur des besoins de tous les enfants en situation de handicap mental et cognitif.
Le dispositif en détail :
Un dispositif dont le détaillent du cahier des charges de cet accueil avait l’objet d’une publication dans le journal officiel du 13 février 2014 dans le cadre d'une instruction interministérielle. Celle-ci prévoyant notamment que ces 30 unités d'enseignement d'IME scolarisent chacune sept enfants autistes âgés de 3 à 6 ans et sont implantées dans des écoles maternelles (1 par académie). L'accompagnement global de ces jeunes enfants se fait au sein des écoles afin de mobiliser les capacités d'inclusion et d'apprentissage au plus tôt, par des approches éducatives, thérapeutiques et d'enseignements adaptés.
La Rédaction
(1) IME : Institut médicoéducatif
(2) CDAPH : commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées
(3) MDPH : Maison départementale des personnes handicapées




