3e plan autisme le gouvernement se déresponsabilise 8 mois après son arrivée et interpelle les ministres
Alors que le gouvernement précédent avait reconnu de nombreuses erreurs dans l'application du plan autisme, la reconnaissance avec le label grand cause nationale avait elle aussi causé de grands espoirs.
Une année qui semble se terminer après le congrès dans un sentiment de déception pour les familles de 600 000 personnes en France concerné par l'autisme et/ou de trop nombreux préjugés est encore bien présent. Celle-ci interpelle les ministres Marisol TOURAINE et Marie Arlette CARLOTTI.
Depuis la mise en place du nouveau gouvernement, l'association Vaincre l'autisme membre Comité national autisme (CNA) en charge d'élaborer le 3e plan autisme na eu de cesse d'agir sur tous les fronts et auprès de tous les ministères concernés.
Si elle reconnaît avoir salué à juste titre les initiatives et la réactivité des gouvernements à se saisir de la question épineuse de l'autisme en France. Elle regrette et s'inquiète de l'enlisement qui au fil des réunions du CNA « se dessine et se confirment des perspectives contraires à l'intérêt de l'autisme et des personnes concernées ».
Une lettre ouverte face a de nombreuses inquiétudes
Un sujet pour lequel le président de la République avait à plusieurs repris lors de la campagne présidentielle prit des engagements. Ceux-ci seraient-ils une fois de plus mis de côté ? Dans sa Lettre ouverte à Mme Marisol TOURAINE et au gouvernement français, l'association soulève notamment les sérieuses inquiétudes sur le tournant que va prendre le 3e plan autisme lancé par Marie-Arlette CARLOTTI en juillet dernier.
Car si personne ne semble revenir les orientations annoncées, elles n'auraient « pourtant servi qu'à noyer une politique floue, reposante sur la mise en place de « groupes de travail » et de « comité ad hoc » aux missions et objectifs non définis ». Et d'ajouter dans son craindre que Mme CARLOTTI « use du prétexte de concertation du Comité national Autisme pour déguiser une politique "à l'ancienne", en train de se remettre en place avec les pouvoirs établis, allant à l'encontre des évolutions significatives menées par le gouvernement précédent (structures innovantes, socle de connaissance, recommandations, label grand cause nationale, etc.) ».
Une lettre qui demande qu'au lieu de se référer aux connaissances existantes, le gouvernement délègue ce problème grave de santé publique qu'est l'autisme à des personnes novices en la matière, qui ne connaissent pas le sujet et cherchent à ménager les « spécialistes » de la psychiatrie psychanalytique, du sanitaire et du médico-social, ceux-là mêmes pour lesquels la France est pointée du doigt dans le monde entier.
La fin d'un système de soin...
Vaincre l'autisme d'affirmer que c'est ainsi selon elle que se profile un retour en arrière, à travers le renforcement du cloisonnement institutionnel de l'autisme : retour des forces du fonctionnariat, maintien du système défaillant à travers les CAMSP, les hôpitaux de jour, les CRA, etc.
Un système qui a des conséquences graves : déscolarisation, mise en hôpital psychiatrique, décès, etc. Deux visions de soin entre la méthode ABA et psychiatrique qui continu a s'affronter. En 2012 pour l'association, le gouvernement français aura le devoir de mettre en place des mesures coercitives et de cesser de financer les structures inadaptées. Cette situation exige une législation dédiée à l'autisme prenant en compte ses besoins spécifiques.
L'autisme appelle à des mesures fermes de la part du gouvernement français afin que cessent les mauvais et faux diagnostics, les traitements inadaptés, les discriminations, les délaissements, la dégradation de l'état de santé. Sans réactivité et prise en compte sérieuse de cette problématique, le gouvernement se retrouvera très vite confronté à la colère grandissante des parents.
Le gouvernement français a le devoir de se responsabiliser de la question de l'autisme et de prendre des mesures fermes. L'association Vaincre l'autisme annonce qu'elle se mobilisera avec les familles en tant qu'association avant-gardiste et proactive pour l'innovation en matière d'autisme.
Les responsables de souligné que « L'autisme appelle à des mesures fermes de la part du gouvernement français afin que cessent les mauvais et faux diagnostics, les traitements inadaptés, les discriminations, les délaissements, la dégradation de l'état de santé. Sans réactivité et prise en compte sérieuse de cette problématique, le gouvernement se retrouvera très vite confronté à la colère grandissante des parents »
Stéphane LAGOUTIÉRE
Dernier jours avant l’Appel à candidatures des 3èmes Trophées de l’Accessibilité
Placés sous le haut patronage du Président de la République et organisés par les associations "Accès pour tous" et "Conseil national du handicap", les Trophées de l'Accessibilité récompensent des démarches et des initiatives qui s'inscrivent dans la durée. Un prix dont les délais de dépôt des dossiers a été prolongé jusqu'au 15 décembre.
L'objectif de ce prix étant selon ces organisateurs de faire découvrir les attitudes, et les bonnes pratiques qui aboutissent à l'accessibilité pour tous et préfigurent la « cité de demain ». C'est donc l'ensemble de la chaîne des compétences de l'accessibilité qui est récompensée. Les lauréats seront eux dévoilés le 11 février 2013 à l'occasion d'une soirée exceptionnelle au Théâtre de la Porte Saint Martin.
Un prix qui pour rappel comporte neuf dans les catégories suivants : ● Le trophée Conseil d'enfants et de jeunes. ● Le trophée Produit accessible à tous. ● Le trophée accessibilité des établissements recevant du public (ERP). ● Le trophée accessibilité, intégration, mixité et citoyenneté.● Le trophée accessibilité & emploi. Le trophée Collectivités territoriales. ● Le trophée des collectivités avec deux prix plus et moins de 5000 habitants. ● Le trophée communication et sensibilisation. Enfin le trophée Tourisme et Handicap qui sera lui une nouveauté en 2013.
Les candidats peuvent dont si il le souhaite télécharger et déposé leur dossier de candidature sur les deux associations organisatrice et qui devra être adressés, au plus tard le 15 décembre 2012. Celui sera alors étudié par un comité scientifique présidé par Catherine BACHELIER, ancienne déléguée ministérielle à l'accessibilité. Ils seront chargé de nommer cinq dossiers de candidature par catégorie de prix les dossiers feront alors l'objet d'une communication aux médias et seront proposés au jury.
Un jury national composé de représentants des associations de personnes handicapées, de professionnels du cadre bâti, du transport, du tourisme, de la culture et de la voirie, et d'instances locales (maires, conseils généraux) votera par Internet et désignera les lauréats des Trophées de l'Accessibilité. Et dont le président sera une nouvelle fois Patrick GOHET, désormais ancien président du Conseil National Consultatif des Personnes Handicapées et ancien délégué interministériel aux personnes handicapées.
La Rédaction
Marseille organise les journées du bénévolat et les Bourses au Bénévolat sous le signe de la solidarité
A partir d'aujourd'hui et pendant près de dix jours organisée en partenariat avec France Bénévolat Marseille et de nombreuses autres associations, cette journée a pour objectif de faciliter la rencontre entre les Marseillais, de tous les âges, et les associations de la Ville à la recherche de bénévoles.
Une journée lancée officiellement par Séréna ZOUAGHI Conseillère municipale déléguée à la concertation avec les CIQ, Cité des Associations, Cité des Rapatriés
Une manifestation qui voie le jour pour la cinquième année consécutive, la semaine du bénévolat propose ainsi: conférence-débat, bourses au bénévolat, soirée de remise des médailles sans oublier une invitation au dôme, pour le gala de Marseille- Espérance.
15 bénévoles qui auront été tirés au sort se verront remettre la médaille de la ville de Marseille le lundi 3 décembre à l'Hôtel de Ville. Cette soirée sera l'occasion de remercier tous les bénévoles marseillais qui s'investissent et donnent quotidiennement de leur temps et participent ainsi au mieux vivre ensemble à Marseille.
A la veille de l'année 2013, Marseille intensifie son soutien aux associations marseillaises en développant les manifestations inter associatives, les temps d'échange et les rencontres avec le public marseillais.
La Rédaction
Égalité de traitement des MDPH mis en cause par l’APF dans réforme de la décentralisation.
Mise en avant par plusieurs associations comme l'UNAPEI, l'APAJH ou en la FNATH pour ne citer que celle-ci, l'APF qui après son lancement de son opération : Les Etats régionaux de l'inclusion, qui devait accueillir la ministre Marie Arlette CARLOTTI le 27 novembre dernier a tout de même interpellé par courrier les membres du gouvernement au sujet de la réforme de la décentralisation.
Une réforme qui selon eux pourrait frapper de plein fouet, les départements se voyant « confier l'ensemble de la politique du handicap et de la dépendance, hors du champ de l'assurance maladie ». Des départements dont pour certaines les dépenses représentent un tiers de leurs budget.
Dans un entretien avec les responsables de l'association, Marie-Arlette CARLOTTI, ministre chargée des personnes handicapées, avait indiqué, qu'elle consulterait les associations à ce sujet. L'APF qui soucieuse d'apporter sa contribution à exprimer sa ferme opposition à toute modification du statut actuel des MDPH.
Une situation qui aurait manifestement des conséquences regrettables pour le citoyen français handicapé et leur famille et qui surtout risquerait de mettre en cause non seulement l'égalité des chances, mais également l'égalité face au service public et quelques soit son département de résidence.
Lieux uniques d'accès aux droits
L'APF qui rappelle aux membres du gouvernement ses positions sur le fonctionnement des MDPH, créées par la loi du 11 février 2005. L'association qui porte un regard contrasté sur le fonctionnement des ces lieux uniques d'accès aux droits et sur les réponses apportées aux personnes en situation de handicap.
Si les Conseils généraux et les équipes des MDPH sont particulièrement mobilisés, l'APF constate de « réelles difficultés de fonctionnement, un recul d'accès aux droits pour certaines catégories de personnes ainsi que de fortes disparités de fonctionnement et d'accès aux droits entre les départements ».
Missionnée sur cette question la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) avait déjà apporté sa réponse, mais l'État peut-il vraiment se démettre au risque comme dans ce cas de remettre en cause son rôle de garant de l'égalité et de l'équité de traitement sur l'ensemble du territoire en maintenant sa participation au sein des instances.
Un désengagement de l'État en la matière serait catastrophique ! L'indique l'association des paralysées de France, qui précise que « les Conseils généraux, déjà en grandes difficultés financières, sont à la fois décideurs et payeurs, il est fort probable que des économies soient réalisées au détriment des droits et des besoins des personnes en situation de handicap et de leur famille ! »
L'État qui doit maintenir et élargir sa participation au groupement d'intérêt public (GIP) des MDPH qui permet une gouvernance impliquant l'État, les associations et les organismes de protection sociale. Un désengagement de l'État ne ferait qu'aggraver les dysfonctionnements actuels des MDPH. Une solution que l'APF souhaite fermement garantissant selon elle ainsi l'équilibre entre : une réelle représentativité des personnes concernées et la présence de l'État, contributeur et garant de l'égalité de traitement sur tout le territoire.
Une présence qui doit maintenir également la coopération entre les MDPH et les partenaires institutionnels intervenant dans des champs d'action de droit commun : le Service public de l'emploi, l'Éducation nationale, le champ de la santé et du médico-social et bien sûr le maintien du département dans son rôle de responsable de la MDPH.
Stéphane LAGOUTIÉRE
Premier Week-end ERDF Handi Coup de Pouce a Toulouse sous le signe de l’innovation et de l’emploi
Organisée sous l'égide de l'ERDF et créée dans la lignée de l'accord Handicap signé en 2009 par ERDF Sud-Ouest, ce rendez-vous ayant était l'occasion pendant deux jours de rassemblée des personnes handicapées et des étudiants de l'enseignement supérieur. Afin d'apporter leurs soutiens à un projet économique de création d'entreprises ou d'associations ou de produits visant à favoriser l'employabilité des travailleurs handicapés. Un Week-end parrainé et présidé par le rugbyman, Pablo NEUMAN, président du Stade toulousain Rugby handisport.


