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Chiens guides d’aveugles : La FFAC dit STOP aux idées reçues !

Rédigé le 4 Juillet 2012

Un chien guide d'aveugle au main d'un non-voyant ©FHITrop d'idées reçues sur les chiens-guides d'aveugles, trop peu d'informations sur la cécité et la déficience visuelle, trop peu de connaissances sur l'utilité du chien-guide d'aveugle dans la vie d'une personne qui en a besoin... expliquent qu'en France, seulement un chien-guide d'aveugle est remis pour 100 personnes déficientes visuelles. C'est trop PEU pour la FFAC qui souhaite combattre les idées reçues qui freinent les demandes de chiens guides d'aveugles !

La FFAC veut faire stopper ses fausses idées comme celle « Obtenir un chien guide s'est payant ! » non c'est gratuit ! Ou des malvoyants qui imaginent « Ce n'est que pour les aveugles ! » De ceux qui pensent que « C'est plus contraignant qu'utile » non, un chien guide apporte confort, sécurité et autonomie au quotidien ! Quand aux délais d'attente, il existe, mais ne dépasse jamais deux ans après la demande et peut même intervenir dans un délai de six mois. Quand à ceux qui pensent qu'ils risquent d'avoir des difficultés pour circuler dans les lieux publics, qu'ils se rassurent NON, les chiens guides sont autorisés dans tous les lieux publics !

Et comme le confie Leila, 63 ans et malvoyante, « j'ai longtemps cru que les chiens guides étaient réservés aux aveugles. Je me suis renseigné et quelques mois plus tard Sony arrivait à la maison. Je peux enfin me promener sans avoir peur de me cogner ».

Pour éviter ces fausses idées et permettre à tous ceux qui le souhaite se promener sans peur, la FFAC lance cette année la première édition de la Semaine du chien guide d'aveugle, du 24 au 30 septembre 2012, dans un seul objectif, accompagner toujours plus de personnes déficientes visuelles vers l'autonomie. Le rendez-vous de la semaine à ne pas manquer avec en conclusion une journée porte ouverte dans les dix écoles des chiens guides le 30 septembre

Une occasion unique de découvrir le travail d'éducation des chiens, de rencontrer des personnes déficientes visuelles, des familles d'accueil et de s'informer sur les modalités de remise d'un chien guide. Pour en savoir plus rendez-vous sur le site de la manifestation chiens-guides. Pour en parler avec un maître de chien guide, obtenir des informations et recevoir gratuitement un DVD avec audiodescription, un seul numéro N° Vert 0 800 147 852

La Rédaction

Pôle emploi fait progresser son taux d’emploi des travailleurs handicapés en 2011

Rédigé le 4 Juillet 2012
l'entrée d'une agence pôle emploi ©FHI

En 2010, avec 5,89% de taux d'emploi légaux de travailleurs en situation de handicap, Pôle emploi dépassait le taux moyen légal dans les trois fonctions publiques, qui s'élevait à 4,22%. Mais restait cependant en dessous du seuil légal de 6 %. En 2011, à la dernière déclaration annuelle obligatoire d'emploi des travailleurs handicapés (DOETH) réalisée par Pôle emploi fin mai 2012 le taux légal avait été dépassé avec 6,16% d'emploi de salariés en situation de handicap. Une amélioration rendue possible par le travail de la mission nationale handicap des conseillers interrégionaux à l'intégration et des correspondants régionaux handicaps.

L’APAJH annonce vouloir faire entendre la voix du handicap à l’ occasion de législature

Rédigé le 3 Juillet 2012
Le Président des Fédérations APAJH, Jean-Louis GARCIA demandant au gouvernement de tenir ses promesses ©APAJH

Dans un communiqué hier et dix jours après sa 36e assemblée générale a la cité universitaire de Paris, l'Association pour adultes et jeunes handicapés qui fête son cinquantenaire a réaffirmé ses propositions pour l'inclusion des personnes en situation de handicap. L'association est son président Jean-Louis Garcia, qui n'hésite pas à rappeler que le candidat François HOLLANDE avait se reconnaître « pleinement dans l'esprit du Pacte handicap 2012 de l'APAJH.

Dans ce communiqué le président de l'APAJH Jean-Louis Garcia, revient notamment sur ses engagements François HOLLANDE affirmant à l'époque que « La devise que vous avez mise en exergue, " ce qui est utile pour la personne en situation de handicap est utile pour la société tout entière " est très juste. [...] C'est une société plus inclusive pour tous que nous avons à construire. [...]. Un président qui avait à l'époque également reconnu « La création de 60 000 postes supplémentaires est le socle de mon engagement en faveur des enfants en situation de handicap ».

Une série de promesses que le candidat et désormais chef de l'État s'est ainsi engagés non seulement auprès de l'APAJH, mais de l'UNAPEI qui a été la première a lancé un site, suivit de la FNATH ou de l'APF. Des candidats qui ont l'époque n'avaient pas tous répondu. Le Président de l'APAJH qui souligne « qu'au-delà des intentions, les premiers contacts avec le gouvernement et ses premières déclarations sont des signes positifs ».

Des déclarations comme celle que Marie-Arlette CARLOTTI, ministre déléguée aux personnes handicapées et à la lutte contre l'exclusion, a adressé aux militants une lettre saluant le travail effectué par le mouvement APAJH pour améliorer le quotidien des personnes en situation de handicap, promouvoir leur autonomie et lutter contre toutes les discriminations. Une lettre adressée à l'association qui confirme les trois chantiers prioritaires que son l'éducation, l'emploi et l'accessibilité dont elle a parlé le 22 juin dernier lors du congrès de la FNATH à Toulouse où elle est intervenue pour là pour fois.

Si l'APAJH déclare être satisfaite de ces déclarations, elle reste néanmoins vigilante et attend les actions précises et les moyens alloués pour juger de l'engagement de la nouvelle majorité. Pour Jean-Louis Garcia, « comme à son habitude, la Fédération, association militante et gestionnaire, souhaite travailler dans le cadre d'un partenariat constructif avec les pouvoirs publics pour construire une République toujours plus inclusive et mobilisée pour garantir la citoyenneté et l'autonomie de tous et de chacun ».

Stéphane LAGOUTIÉRE

Une offre et un foyer de vie adapté au handicap pyschique inuaugurée au coeur de Paris

Rédigé le 3 Juillet 2012
Christine FREY Élue dans le 3ème arrondissement de Paris au micro avec a sa gauche Gauthier Caron Thibault, conseiller de Paris et maire adjoint du 3ème et en arrière plan a droite Philippe Fabre-Falret, président de l'Oeuvre Falret, lors de l’inauguration

Placé dans le IIIe arrondissement il s'agit d'une première pour ces vingt adultes homme et femme, atteint de maladie mentale qui sont accueillis dans ce nouveau foyer de vie « la résidence Marie Laurencin » depuis décembre 2010 placé en plein de cœur de la capitale. Un centre de vie qui après dix-huit mois de fonctionnement a été officiellement inauguré le 27 mai dernier par Pierre AIDENBAUM, Maire du IIIe arrondissement et Véronique DUBARRY adjointe au maire de paris en charge du handicap, ainsi qu'en présence des élus locaux Laure LECHATELLIER et Jean-Yves MANO. L'occasion aussi pour la résidence d'organiser une après-midi porte ouverte. L'occasion aussi de revenir sur handicap mental et handicap physique souvent confondu a tord...

Fruit de la volonté commune de l'association œuvre Falret et de l'hôpital Esquirol, ce projet aura nécessité plusieurs mois de travail rigoureux pour convaincre la Ville de Paris, le Conseil Régional d'Île-de-France, et la mairie du IIIe arrondissement et à Paris Habitat OPH, de l'utilité d'un tel pari sur l'avenir. Ainsi, ce foyer de vie, a vu le jour au sein d'un immeuble ancien entièrement réhabilité et aménagé pour l'accueil d'adultes à l'autonomie réduite par leurs troubles psychotiques et ne pouvant pas travailler. Un projet permettant aussi et surtout à des résidents depuis longtemps tenus éloignés des centres-villes d'y revenir. Un éloignement qui trop souvent sépare ces derniers davantage encore les enfants de leurs parents adultes vieillissants.

Une nouvelle étape de vie...

Ainsi, la résidence Marie-LAURENCIN leur offre un lieu où vivre au cœur de la cité, au plus près de leur famille, mais aussi de la société. Pour ces hommes et femmes, où ont résidé des dizaines d'années dans leur famille, dans des lieux d'hébergement non adaptés ou en milieu hospitalier, cet établissement est une étape nouvelle de leur chemin de vie. Plus qu'un hébergement, le foyer assure un accompagnement à la vie quotidienne pour permettre à chacun l'acquisition d'une autonomie dans différents domaines (courses, démarches administratives...... afin de favoriser son insertion sociale tandis que le suivi médical est assuré à l'extérieur par les deux Centres médico-psychologique en charge des Ier, IIe, IIIe et IVe arrondissements.

Des préjugée encore beaucoup trop fréquent

Un éloignement des villes souvent causé par la peur et par l'actualité qui a mis en avant des situations parfois dramatiques, mais qui reste somme toute exceptionnelle. Ainsi comme le confirme une enquête Ipso réalisée, en 2009, * révélant que 47% des interrogées associent encore les maladies mentales à des dénominations négatives : débile, attardé, aliéné, dément... Des Français dont le taux d'« acceptation sociale » est plus élevé dans d'autres pathologies comme l'autisme ou 80 % seraient prêt à travailler ou que leur enfant soit dans la même classe. Un résultat du notamment à politique d'informations importantes ces dernières années. Pour preuve la méconnaissance reste importante, ainsi 65 % considèrent qu'un schizophrène représente un danger pour les autres alors ils ne sont scientifiquement que 0,2% à être dans ce cas. La principale difficulté étant pour les Français de parler ou de reconnaître leurs problèmes psychiques ainsi ils sont seulement 5% a déclaré être ou avoir été atteints d'une maladie mentale, mais ils sont, en revanche, 62%, à considérer qu'ils pourraient un jour être atteints d'une maladie mentale. Enfin, le déficit d'information reste important pour preuve 2/3 des Français s'estiment insuffisamment informés, et ce quel que soit le canal.

Un handicap psychique mal pris en compte

Avec une personne sur cinq atteints de maladie psychiatrique contre 1 % pour le cancer on oublie souvent que celle-ci se classe parmi les deuxièmes causes mondiales de handicap. La France n'échappe pas à cette règle les Français étant d'ailleurs connus comme les plus gros consommateurs d'anti-répresseurs. Les maladies psychiatriques constituent aussi le 2e motif d'arrêt de travail et la première cause d'invalidité et représentent un dixième des dépenses de santé et la première en dépense hospitalière. Comme le confirme le livre du Pr Michel DEBOUT « le suicide un tabou français », 12 000 suicides sont répertoriés chaque année en France et plus 58 000 en Europe.

La difficulté comme ne cesse, de le dire l'UNAFAM* provient à la fois de la réduction des moyens voire de l'abandon du système hospitalier psychiatrique en France. Un système qui de plus ne correspondant souvent plus a l'atteinte des patients et répondant souvent dans l'urgence. Le retard des diagnostics et l'absence diagnostic des pathologies associées n'ont fait qu'aggrave la situation à laquelle s'ajoute un déficit chronique depuis plusieurs années dans le secteur de la recherche ou seulement 2% du budget de la recherche biomédicale publique et privée y consacrer alors que 20% sont destinée au cancer.

Handicap mental ou handicap psychique quelle différence ?

Comme à chaque fois un petit rappel s'impose face souvent à la méconnaissance d'un public qui a trop souvent encore tendance à confondre les deux qui pourtant doivent être différencié. Même s'il vrai que le travail se révèle difficile et complexe. En effet on entend dans les termes de maladie mentale, handicap psychique ou souffrance physiques celle résultante d'une pathologie mentale avérée, c'est-à-dire diagnostiquée et confirmée. Malgré les efforts apportés par la loi handicap de 2005, il n'existe pas de définition scientifique du handicap psychique qui soit unanimement reconnue et admise. La loi de 2005 précisant comme « toute limitation d'activité ou restriction de participation à la vie en société subie par une personne dans son environnement en raison d'une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques (...) ».

Le handicap mental étant lui contrairement une déficience innée et comme le dit l'UNAPEI dans sa définition explique selon elle que l'expression « handicap mental » qualifie à la fois une déficience intellectuelle (approche scientifique) et les conséquences qu'elle entraîne au quotidien (approche sociale et sociétale). Le handicap mental se traduit par des difficultés plus ou moins importantes de réflexion, de conceptualisation, de communication, de décision, etc. Ces difficultés doivent être compensées par un accompagnement humain, permanent et évolutif, adapté à l'état et à la situation de la personne. C'est à la solidarité collective qu'il appartient de reconnaître et de garantir cette compensation. Pour lequel la différence avec le handicap psychique c'est que la personne en situation de handicap mental éprouve des difficultés plus ou moins importantes de réflexion, de conceptualisation, de communication et de décision. Elle ne peut pas être soignée, mais son handicap peut être compensé par un environnement aménagé et un accompagnement humain, adaptés à son état et à sa situation.

Pour l'UNAFAM, le handicap psychique est, quant à lui, la conséquence d'une maladie mentale. Pour lequel la personne malade mentale est un individu « qui souffre de troubles d'origines diverses qui entachent son mode de comportement d'une façon momentanée ou durable et inégalement grave ». Le handicap psychique n'affecte pas directement les capacités intellectuelles, mais plutôt leur mise en œuvre. Il est toujours associé à des soins et ses manifestations sont variables dans le temps.

Ou comme l'affirme Édouard Bertaud, psychologue à l'ŒUVRE FALRET que la prise en compte de la dimension psychique dans cette définition très large du handicap de l'article 2 de la loi de 2005 englobe ainsi toutes les personnes souffrant de troubles psychiques avec des répercussions dans les activités quotidiennes (scolarité, formation, activités professionnelles et/ ou activités sociales et citoyennes compromises) et des conséquences sociales (isolement, stigmatisation, risque de marginalisation) accentuées par un diagnostic souvent tardif et une difficulté à comprendre les manifestations de cette souffrance (handicap non visible). Dès lors, « La recherche d'un état de santé mentale ne se réduit pas à une approche psychiatrique, mais suppose aussi une approche médico-sociale » conclue Édouard Bertaud,

Stéphane LAGOUTIÉRE

Le premier ministre Jean-Marc Ayrault, la rigueur sera présente mais inconnu du discours

Rédigé le 3 Juillet 2012
Jean-Marc Ayrault concluant son discours de politique générale, le 3 juillet à l'Assemblée nationale ©Lejeune

Après la remise la veille du rapport par la cour des comptes, le premier ministre a présenté sa feuille de route détaillant devant les députés notamment les grandes réformes du quinquennat dans lequel il à notamment précisait le calendrier. Une intervention 1 heure 30 ou le handicap bien qu'évoquer ne l'aura été que façon épisodique. Jean-Marc Ayrault, a sans la citer évoquer les efforts nécessaires pour atteindre les règles fixé par Bruxelles en 2013. L'assemblée nationale qui de l'intervention des présidents de groupes parlementaires, la voté la confiance augouvernement Ayrault par 302 voix pour, et 225 contre sur 577.

Un discours ou sans jamais prononcer le mot rigueur celle-ci sera constamment évoqué afin de redresser un pays « abîmée moralement » et « affaiblie économiquement », appelant l'ensemble du peuple française à une mobilisation générale. Un premier ministre qui évoquera celle-ci face à un contexte ou le gouvernement a été à 0,3% pour 2012 et environ 1,2% pour 2013, contre 0,4% et 1,7 % attendu respectivement jusqu'à présent. Poursuivant sur sa lancé Jean-Marc AYERAULT a confirmé l'objectif d'un retour à l'équilibre budgétaire en 2017, passant par une réduction du déficit public à 4,5%% du PIB cette année. Affirmant également que le gouvernement entendait « solliciter d'abord ceux qui jusqu'ici ont été exonérés de l'effort collectif », visant les« contribuables aisés » et les « grandes entreprises. ». Des détails qui seront présenté demain après la présentation du « collectif budgétaire ». Jean-Marc AYRAULT qui lors de son intervention préférant parler de «redressement dans la justice» plutôt que des idées d'austérité budgétaire.

Calendrier des grandes reformes

Jean-Marc AYRAULT qui évoquera alors les principales promesses de campagne de François Hollande avec le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels, réforme sur la loi des universités et des aides pour les étudiants, loi sur l'audiovisuel, conférence environnementale à la rentrée. Mais aussi le vote à la proportionnelle et fin du cumul des mandats ou encore, loi de vote sur les étrangers, lutte contre la pauvreté. Un dernier point ou le premier ministre à confirmer est la création prochaine « Un plan de lutte contre la grande pauvreté ». Tout en précisant qu'une conférence sera organisée « à l'automne avec les associations, les collectivités locales, les organismes de protection sociale, qui sont au cœur de la lutte contre la pauvreté, non, mesdames et messieurs de l'opposition, pas pour parler, mais pour trouver ensemble les solutions que les Français attendent », poursuit le premier ministre, rappelant qu'une famille sur sept vit « dans une grande précarité ».

Des associations étonnées

Plusieurs associations ont par regretter cette absence de précision dont la campagne présidentielle a quasi oublié le sujet. L'APF qui regrette que la question de la perte d'autonomie ne soit envisagée que pour les personnes âgées, sans prendre en compte les personnes en situation de handicap dont les besoins sont actuellement insuffisamment couverts, par la prestation de compensation du handicap (PCH). La question des ressources a également été ignorée, alors que plus d'un million de personnes vivent avec l'allocation aux adultes handicapés (AAH) ou des pensions d'invalidité, soit largement sous le seuil de pauvreté. Un discours qui aura un cependant un signe d'ouverture avec sa présentation et « traduction » à destination du handicap mental dont a été chargé de réaliser l'UNAPEI

Stéphane LAGOUTIERE