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La France choisit la gauche et François HOLLANDE dans une idée de changement

Rédigé le 7 Mai 2012
Au centre de la scène situé place de la bastille et devant 30 000 a 50 000 personnes réunis, François HOLLANDE le 7 mai 00H30 avec lui sur la scène les dirigeant du Partis Socialiste © Philippe Grangeaud/PS

Après un message à tulle et une remontée triomphante vers la bastille en fin de soirée, le nouveau président élu François HOLLANDE est devenu le 7e président de la Ve république. Un homme qui a annonçait travailler dès aujourd'hui sur la composition de son nouveau gouvernement et qui manifestement ne devrait pas bénéficier de ce « traditionnel état de grâce » d'une durée d'environ 100 jours. François HOLLANDE qui devient le premier président de gauche depuis François Mitterrand (1981-1995).

Un mandat qu'il obtient après été le "poulain" de Lionel JOSPIN et avoir été pendant onze ans chef du Parti socialiste, maire de Tulle, député et l'actuel président du conseil général de Corrèze, mais n'aura jamais exercé de fonction ministérielle.

Investis officiellement le 15 mai prochain et présidé son premier conseil des ministres le 16 mai. Le président élu qui fera néanmoins une première apparition à une cérémonie officielle en tant que les cérémonies du 8 mai commémorant la fin de la Seconde Guerre mondiale, au côté du chef de l'État Nicolas SARKOZY. François qui regroupe actuellement les ténors du parti socialiste avait fait comprendre la semaine dernière qu'il avait une idée sur le nom du candidat possible à Matignon. Deux noms qui seraient soit Jean-Marc Ayrault actuel maire de Nantes ou la patronne du Parti socialiste Martine Aubry Maire de Lille et fille de Jacques DELORS sont donnés tous deux favoris pour diriger son premier gouvernement.

« Justice et Jeunesse seront les deux points ou je demande à juger »

Le Président élu qui aura adressé son premier discours à 21 h 30 sur la place de la cathédrale à Tulle en Corrèze, devant une foule compacte d'environ 20 000 personnes. François HOLLANDE qui commencera ce message en affirmant « Devant vous, je m'engage à servir mon pays avec le dévouement et l'exemplarité que requiert cette fonction ». Remerciant le président sortant, « à ce titre j'adresse un salut républicain à Nicolas Sarkozy qui a dirigé la France pendant cinq ans et qui mérite à ce titre tout notre respect ». Insistant sur l'importance du rassemblement celui-ci précise que « Trop de fractures, trop de blessures, trop de ruptures, trop de coupures ont pu séparer nos concitoyens, c'en est fini ».

François Hollande qui n'hésitera pas à faire comprendre la difficulté de la tache et comme pour vouloir éviter un lendemain de fête qui sera nécessairement difficile. Crise économique et rigueur et situation européenne ne pourront être sous sa seule décision. « C'est de rassembler et d'associer chaque citoyen à l'action commune pour relever les défis qui nous attendent, et ils sont nombreux et ils sont lourds : le redressement d'abord de notre production pour sortir notre pays de la crise, la réduction de nos déficits pour maîtriser la dette, la préservation de notre modèle social pour assurer à tous le même accès aux services publics » souligne son intervention.

Parlant de ses priorités comme l'Éducation, la transition écologique ou la politique de l'emploi, ce dernier avant de dire au revoir aux Corréziens demandera, « Je demande à être jugé sur deux engagements majeurs : la justice et la jeunesse. Chacun de mes choix, chacune de mes décisions se fondera sur ces seuls critères : est-ce juste et est-ce vraiment pour la jeunesse ? »

Une cohabitation reste possible

Elle serait manifestement un réel échec pour la gauche, une situation qui l'empêcherait alors de mettre en place les projets politiques du parti socialiste. Une possibilité à prendre au sérieux au vu de l'écart très serré entre les deux hommes. Une victoire essentielle pour cette équipe qui ira à la bataille des élections législatives des 10 et 17 juin pour « confirmer » la victoire de François Hollande. La droite, de son côté, mit en garde des 20 h sur les plateaux sur l'importance concentration excessive du pouvoir entre les mains des socialistes. La France est régie par un système présidentiel à forte composante parlementaire, dans lequel le chef de l'État doit disposer d'une majorité à l'Assemblée nationale pour pouvoir gouverner. Dans le cas contraire, c'est le premier ministre qui est le personnage clé de l'exécutif. La France qui aura connu deux cohabitations une sous le mandat de François MITTERRAND, puis sous le second mandat de Jacques CHIRAC avec comme premier ministre Lionel JOSPIN.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Handicap à l'école: cinq ans après, sombre bilan et loin du «droit opposable »

Rédigé le 7 Mai 2012
Charlotte Brun secretaire nationale au partis socialiste en charge du handicap

« En cinq ans, la politique gouvernementale a eu pour principale conséquence d'isoler des autres ceux qui, pour reprendre l'expression du candidat sortant, "n'ont pas eu de chance". (...) Ce n'est pas une question de chance, mais de droit .» revendique ici la secrétaire nationale du Parti socialiste en charge du handicap, Charlotte BRUN. Il y a cinq ans, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy s'affrontaient violemment au cours du débat d'entre-deux tours sur la scolarisation des enfants en situation de handicap. Le mandat du président sortant s'achevant, il est l'heure de tirer le triste bilan de ce quinquennat.

EasyJet condamnée pour discrimination fondée sur le handicap les associations salue la décision

Rédigé le 4 Mai 2012
Un dessins de Olivero ou le titre indique Easyjet condamnée et ou un homme affirme une a une personne en fauteuil : il formellement interdit de rouler dans un avion ©olivero / le monde

Pour la deuxième fois en 2012, la compagnie a été condamnée par les tribunaux dans le cadre d'une discrimination liée au handicap tel est la décision rendue par le tribunal réuni en chambre correctionnelle de Paris. La compagnie aérienne qui devra verser à cette femme 5000 € de dommages et intérêts, ainsi que 4000 € à l'APF, celle-ci ayant annoncé son attention de faire appel. Une nouvelle décision qui prouve encore que la discrimination reste bien présente et ce dans la vie quotidienne.

Maison de la SEP : écoute, conseille et soutient pour les patients de sclérose en plaques et leurs familles

Rédigé le 4 Mai 2012

affiche manifestation de la maison de la sep avec le logo comportant quatre personnage de couleur avec sur leurs tête un toitTels sont les trois objectifs de cette initiative originale menée dans sept régions de France après une première édition en 2011. Des rencontres organisées du 1er au 9 juin prochain par Biogen Idec France, en partenariat avec les réseaux de professionnels de santé dédiés à la SEP et des associations de patients comme l'Association Française des Sclérosés en Plaques (AFSEP).

Mener la vie la plus normale possible est l'un des défis posés par la sclérose en plaques. Malgré les répercussions de cette maladie sur la vie quotidienne, il est important pour les patients et leur entourage de continuer à se faire plaisir, à aller vers les autres, à avoir des activités de loisir. Pour cela, la rencontre et le dialogue avec les soignants sont primordiaux.

Une 2e édition de la Maison de la SEP qui viendra conclure la semaine nationale de sensibilisation à la SEP qui a 23 au 30 mai 2012 et la journée mondiale le 30 mai prochain. Ainsi pendant un ou deux jours et sept villes françaises, patient, famille et grand public pourront s'informer sur leur maladie. L'occasion de rencontrer et échanger avec des professionnels de santé, des psychologues, des assistants sociaux, des associations de patients et d'autres patients, dans un lieu convivial et chaleureux. Des ateliers sur l'intérêt de la sophrologie dans la SEP seront animés par des professeurs de la Fédération française de sophrologie (FFS). Retrouvez toutes les informations pratiques détaillées ville par ville sur le site de la manifestation.

Sclérose en plaques c'est quoi ?

Thierry, un témoin de la Sclérose en plaque a Toulouse le 26 mai 2011 lors de la journée de la SEP organisé a Toulouse©F.H.ILa Sclérose en Plaques (SEP) est la cause la plus fréquente de handicap non traumatique chez l'adulte jeune. La SEP est une maladie neurologique caractérisée par la destruction progressive de l'enveloppe protectrice des nerfs du cerveau et de la moelle épinière. Elle touche environ 70 000 à 90 000 personnes en France et plus de 2 millions de personnes dans le monde et son incidence se situe probablement entre 4 et 6 nouveaux patients pour 100 000 habitants par an. Maladie chronique qui évolue sur plusieurs années, la SEP concerne avant tout une population jeune (âge de début de la maladie moyen estimé à 32,4 ans) et majoritairement féminine (71 % de femmes). La SEP est caractérisé par une très grande variété de symptômes et, dans la grande majorité des cas, se manifeste par l'apparition de poussées (troubles neurologiques) pouvant laisser des séquelles. Ces dernières années, la recherche a accompli des progrès importants dans les connaissances des mécanismes en cause dans le développement de la SEP. La recherche, très active dans ce domaine, est porteuse d'espoir pour les patients et aujourd'hui plusieurs traitements sont disponibles pour ralentir l'évolution de la maladie.

 

Le Gouvernement présente son bilan sur le handicap lors du dernier conseil des ministres

Rédigé le 3 Mai 2012

les ministres et le chef du gouvernement réunit en conseil des ministres a l'Elysée attendant l'arrivée du Chef de l'EtatComme un dernier appel avant de quitter le bateau, le gouvernement de François FILLON réuni a réuni son dernier conseil des ministres avant le deuxième tour des élections. Parmi les sujets, abordée la présentation du bilan de la politique du handicap. À cette occasion Roselyne BACHELOT et Marie MONTCHAMP ont présenté ce qu'elles ont estimé « un résultat positif et cela malgré un contexte difficile » de l'action du gouvernement. Un gouvernement qui se targue au final dans un contexte de crise économique, d'avoir fait vu les moyens progressé de près de 25 % entre 2007 et 2012, atteignant 40 Md € en 2012.

Mais le bilan reste mitigé aux yeux des associations, car au-delà de la promesse de la revalorisation de l'AAH sur cinq ans, bon nombre n'auront pas vu le jour ou parfois mise en danger comme l'accessibilité ou la création de place en hébergement. Une politique qui selon la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale et la secrétaire d'État auprès de la ministre des Solidarités et de la cohésion sociale auront « été menée en étroites concertations avec les associations et les autres parties prenantes ». Une présentation d'un bilan qui lui revenu sur cinq axes principaux de cette politique de la scolarité, de l'insertion professionnelle, du pouvoir d'achat, de l'accessibilité et enfin l'accueil dans les structures.

Pour l'éducation Roselyne BACHELOT a souligné le renforcement de la scolarisation des enfants handicapés avec 214 600 enfants handicapés à la rentrée 2011 soit une hausse 38 % depuis 2007. Les ministres oubliant de soulignant que ces chiffres comprenant également des enfants parfois scolarisés que deux à quatre heures par semaine. Peut ont parlé d'intégration, la question reste ouverte. Reste que la précarité et le manque de formations des AVS n'aura pas trouvé de solution ou plutôt si celui de s'en remettre aux associations. La ministre soulignant aussi la progression selon elle du nombre d'étudiants handicapés pour atteindre aujourd'hui 11 000 dans l'enseignement supérieur. Chiffre qui semble correct, mais continue à être dérisoire sachant que 10% des élèves handicapés peuvent réellement y accéder.

Concernant l'insertion professionnelle, celles-ci sont revenues sur le nombre d'entreprises n'employant aucun travailleur handicapé qui aurait diminué de 93 % entre 2008 et 2010 et 49 % des entreprises dépassent déjà le taux d'emploi légal de 6 %. Des chiffres qui ne semblent pas correspondre à ceux de l'AGEFIPH. Oubliant de préciser la fonction publique et notamment d'État si elle fait mieux que le secteur privé son taux d'emploi a même régressé dans le dernier rapport de l'organisme en charge du dossier le FIPHFP. Pire, à elle seule progression du chômage de + 14 % en 2011 aura été une année noire et le premier semestre 2012 ne sera pas meilleurs + 5,7 % chez les travailleurs handicapés.

L'améliorer le niveau des ressources des personnes handicapées, grâce notamment à une revalorisation de 25 % du montant de l'allocation aux adultes handicapés, portant ainsi son montant à 776 € par mois fins 2012, soit 155 € de plus qu'en 2007 aura peut-être le seul moment positif et de vérités pour les deux ministres lors de cette présentation. Une revalorisation qui laisse malgré tout les personnes en dessous du seuil de pauvreté et progression des loyers, de l'énergie, des soins médicaux et de la part laissée à la charge des personnes handicapées souvent grosses consommatrices de produits de santé. Aura eu pour conséquence de donner d'une main, ce que l'on reprend de l'autre.

Concernant l'important dossier de l'accessibilité les ministres ont simplement précisé que l'objectif de la politique aura été maintenir un effort constant pour l'accessibilité, notamment des transports, des bâtiments, des services de communication, de la culture, du tourisme, des loisirs. Une version qui vraiment ne manque de courage alors que le gouvernement et les ministres successifs n'aura d'autre et quatre tentatives législatives d'instituer des dérogations à ces règles, dont deux censurées par le Conseil Constitutionnel. Auquel s'ajoute un réel manque de moyens financier notamment pour les petites communes.

Dernier point et non des moindres celui concernant la création de place en établissement ou service médico-social et les places avec le lancement en 2008 d'un plan pluriannuel visant à créer 51 400 places et la prise en compte des besoins spécifiques de chaque handicap (le plan autisme et le plan déficients visuels en 2008, le schéma handicap rare en 2009 et le plan handicap auditif en 2010). Des places qui comme l'avaient confirmé Valérie LETARD dans son rapport remis en mars dernier sur le bilan du plan autisme loin d'avoir réalisé. Des Français toujours condamné à partir e exil vers la Belgique.

Stéphane LAGOUTIERE