Le Gouvernement présente son bilan sur le handicap lors du dernier conseil des ministres
Comme un dernier appel avant de quitter le bateau, le gouvernement de François FILLON réuni a réuni son dernier conseil des ministres avant le deuxième tour des élections. Parmi les sujets, abordée la présentation du bilan de la politique du handicap. À cette occasion Roselyne BACHELOT et Marie MONTCHAMP ont présenté ce qu'elles ont estimé « un résultat positif et cela malgré un contexte difficile » de l'action du gouvernement. Un gouvernement qui se targue au final dans un contexte de crise économique, d'avoir fait vu les moyens progressé de près de 25 % entre 2007 et 2012, atteignant 40 Md € en 2012.
Mais le bilan reste mitigé aux yeux des associations, car au-delà de la promesse de la revalorisation de l'AAH sur cinq ans, bon nombre n'auront pas vu le jour ou parfois mise en danger comme l'accessibilité ou la création de place en hébergement. Une politique qui selon la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale et la secrétaire d'État auprès de la ministre des Solidarités et de la cohésion sociale auront « été menée en étroites concertations avec les associations et les autres parties prenantes ». Une présentation d'un bilan qui lui revenu sur cinq axes principaux de cette politique de la scolarité, de l'insertion professionnelle, du pouvoir d'achat, de l'accessibilité et enfin l'accueil dans les structures.
Pour l'éducation Roselyne BACHELOT a souligné le renforcement de la scolarisation des enfants handicapés avec 214 600 enfants handicapés à la rentrée 2011 soit une hausse 38 % depuis 2007. Les ministres oubliant de soulignant que ces chiffres comprenant également des enfants parfois scolarisés que deux à quatre heures par semaine. Peut ont parlé d'intégration, la question reste ouverte. Reste que la précarité et le manque de formations des AVS n'aura pas trouvé de solution ou plutôt si celui de s'en remettre aux associations. La ministre soulignant aussi la progression selon elle du nombre d'étudiants handicapés pour atteindre aujourd'hui 11 000 dans l'enseignement supérieur. Chiffre qui semble correct, mais continue à être dérisoire sachant que 10% des élèves handicapés peuvent réellement y accéder.
Concernant l'insertion professionnelle, celles-ci sont revenues sur le nombre d'entreprises n'employant aucun travailleur handicapé qui aurait diminué de 93 % entre 2008 et 2010 et 49 % des entreprises dépassent déjà le taux d'emploi légal de 6 %. Des chiffres qui ne semblent pas correspondre à ceux de l'AGEFIPH. Oubliant de préciser la fonction publique et notamment d'État si elle fait mieux que le secteur privé son taux d'emploi a même régressé dans le dernier rapport de l'organisme en charge du dossier le FIPHFP. Pire, à elle seule progression du chômage de + 14 % en 2011 aura été une année noire et le premier semestre 2012 ne sera pas meilleurs + 5,7 % chez les travailleurs handicapés.
L'améliorer le niveau des ressources des personnes handicapées, grâce notamment à une revalorisation de 25 % du montant de l'allocation aux adultes handicapés, portant ainsi son montant à 776 € par mois fins 2012, soit 155 € de plus qu'en 2007 aura peut-être le seul moment positif et de vérités pour les deux ministres lors de cette présentation. Une revalorisation qui laisse malgré tout les personnes en dessous du seuil de pauvreté et progression des loyers, de l'énergie, des soins médicaux et de la part laissée à la charge des personnes handicapées souvent grosses consommatrices de produits de santé. Aura eu pour conséquence de donner d'une main, ce que l'on reprend de l'autre.
Concernant l'important dossier de l'accessibilité les ministres ont simplement précisé que l'objectif de la politique aura été maintenir un effort constant pour l'accessibilité, notamment des transports, des bâtiments, des services de communication, de la culture, du tourisme, des loisirs. Une version qui vraiment ne manque de courage alors que le gouvernement et les ministres successifs n'aura d'autre et quatre tentatives législatives d'instituer des dérogations à ces règles, dont deux censurées par le Conseil Constitutionnel. Auquel s'ajoute un réel manque de moyens financier notamment pour les petites communes.
Dernier point et non des moindres celui concernant la création de place en établissement ou service médico-social et les places avec le lancement en 2008 d'un plan pluriannuel visant à créer 51 400 places et la prise en compte des besoins spécifiques de chaque handicap (le plan autisme et le plan déficients visuels en 2008, le schéma handicap rare en 2009 et le plan handicap auditif en 2010). Des places qui comme l'avaient confirmé Valérie LETARD dans son rapport remis en mars dernier sur le bilan du plan autisme loin d'avoir réalisé. Des Français toujours condamné à partir e exil vers la Belgique.
Stéphane LAGOUTIERE
Publication : 03/05/2012
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